jeudi 21 juin 2007

Redéfinir la lâcheté

21 juin
65 ans plus tard, le Québec est aussi lâche
Redéfinir la lâcheté

65 ans après le plébiscite sur la conscription, le Québec aujourd'hui se prononce à 70% contre la présence canadienne en Afghanistan. Dans un sondage à la méthodologie douteuse, comme Léger marketing sait le faire, après une campagne de désinformation intense, même 41% souhaitent le retrait immédiat de la présence canadienne, ce qui laisserait les Afghans aux mains des Talibans, ces animaux qui mettent des draps noirs avec grille de métal sur la tête de leurs femmes et font sauter les bouddas géants, un trésor détruit du patrimoine mondial.

Je suis en colère, je bouilles.

En 1942, pendant que Hitler appliquait sa "solution finale", mettait en marche la machine à tuer 6 millions de Juifs d'Europe, les goujas de Québécois votaient à 80% contre la conscription, alors que le Canada dans son ensemble votait en faveur. En histoire dans les années '90, on vantait dans les polyvalentes nationales du Québec, la fierté d'être distinct sur tout... et sur ce point. Nous étions "pacifistes"...

Non, nous étions lâches. Et nous le sommes encore.

Aujourd'hui il n'y a plus de conscription possible, les gens zappent à la télé, et s'abreuvent de Richard Latendresse, comme "source d'information". Personne ici n'est obligé d'aller se battre là-bas... Aujourd'hui nous allons combattre un mal sombre, aussi malade que le nazisme: le fanatisme islamique. Nous le faisons à l'invitation du président élu de l'Afghanistan, reconnu par l'ONU, dans une opération avec l'approbation de l'ONU, de l'OTAN. Le Canada compte 50 morts en 5 ans. Le Canada a perdu pljus de citoyens le 11 septembre dans les attaques terroristes que pendant 5 ans en Afghanistan. En réalité... vous vous contre-fichez des soldats morts. Hypocrisie, vous les utilisez.

L'occident a ses maillons faibles... Dans le Canada, il y a le Québec. Un endroit où il est répandu dans l'intelligensia que la démocratie n'est pas le meilleur système. Un endroit où les chemises brunes de Adrien Arcand ont fait des grands rassemblements dans les années 30... Une province francophone, où la majorité francophone, voudrait devenir un pays... Mais pourquoi un pays?

Un pays qui est contre l'OTAN? Un pays anti-américain? Un Cuba du Nord où l'assassin Fidel Castro a été applaudi (Montréal septembre 2000)?

Au Québec on a toujours quelque chose à réinventer... Nulle part ailleurs on a de meilleures idées, surtout pas aux États-Unis, tête de l'empire. On cultive la Gaule versus les méchants Romains, on se projette dans toutes les "victimes" de "l'impérialisme" dans le monde.

Certains ont même déja parlé de génocide, comparant la situation des canadiens-français à celle justement des Juifs, exterminés en partie. Quelle honte je ressents.

Le père des nationalistes québécois, un antisémite notoire: le chanoine Lionel Groulx.

Auparavant plutôt favorables aux Américains, à la fin des années '40, le Québec bascule... Les États-Unis reconnaissent Israël, un état Juif en terre sainte catholique. Nous étions en plein totalitarisme catholique sous Duplessis.

Récemment, le Québec s'est polarisé avec ses nationalistes contre l'intervention en Afghanistan. Parce que des petits Québécois, des Tremblay, Gagné, Bélanger, sont envoyés, et que certains mourront... Des Smith, ça n'a aucune valeur, "des têtes carrées".

Les Québécois peuvent être contre l'intervention en étant des suiveux non-informés, ou désinformés... Mais l'élite elle, est coupable. Son antisémitisme est en dormance, discret, mais son anti-américanisme, son socialisme très vivant, une distinction à ajouter sur le foyer.

Je ne suis qu'un imbécile pour m'indigner de cette situation, j'ai compris. Je suis un traître à ma nation. Je déteste aujourd'hui ce que le Québec représente.

Et je dois faire aimer mon pays aux mentalités douteuses, au rude climat, à la femme que j'aime... qui a vécu le totalitarisme. Je suis en colère, j'ai honte.

Et j'apprends dans ce sondage de merde que les femmes sont plus nombreuses à trahir la démocratie, la liberté, à trahir les femmes afghanes.

Vous me rendez malade quand j'y pense.

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