mercredi 26 mars 2008

Traitement injuste envers un gagnant au Québec (premier d'une série)

Il n'est pas le seul, mais le personnage Patrick Roy représente ce que déteste un grand nombre de "petits Québécois", il fut le plus grand de son sport dans les filets, il est multi-millionnaire, c'est un arrogant, un gagnant qui a gagné. J'ai moi-même détesté le numéro 33 du Canadien, parce que j'ai toujours été un fervent partisan des Nordiques de Québec. J'ai quand même par la suite découvert de grandes qualités à l'homme, un natif de ma ville.

Ce que fait la presse montréalaise depuis samedi n'est plus de la démesure, n'est plus de l'acharnement, et dépasse l'expression de "règlement de comptes".

Dans une société qui vénère le veau d'or de la rectitude politique, comme nulle part ailleurs, les grandes prêtresses qui pratiquent la castration à grande échelle ne peuvent pas accepter qu'il y ait de bagarres sur une glace de hockey, encore moins qu'il y ait un clin d'oeil entre un père et son fils sur la question.

Je vous arrête tout de suite: à mon avis la conduite de Jonathan Roy mérite une suspension, car elle a un sens déloyal, mais rien n'obligeait la LHJMQ d'imposer une peine de cinq matchs à l'entraîneur Patrick Roy. Comme l'a dit le père de Patrick Roy, grand-père de Jonathan, dans le pire des cas, le signe de la main de l'entraîneur est une levée de l'interdiction de se battre. Pouvons-nous saisir la nuance?

La suite des événements dans les médias ne peut pas se justifier par une blessure, un mort, même pas une marque au visage du gardien Bobby Nadeau. Ceux qui ont joué au hockey savent qu'un gardien qui se bat a une portée limitée et a une protection qui empêche la quasi-totalité des coups de se rendre. Pourquoi faire sa vierge offensée sur du chamaillage de juniors?

Parce que ça implique l'équipe de Québec, dirigée par un arrogant, qui n'a jamais eu l'habitude de lècher le derrière des journalistes sportifs et qui en plus a claqué la porte de la "sainte flanelle" en 1995. Pour le journaliste castré, c'est une sorte de tout en un: on s'en prend en gang à celui qui a un caractère plus fort, on fait de la place publique un "Tout le monde en parle" national, on s'en prend au plus riche dans une société qui dénonce continuellement le confort matériel, même si aquis de façon honorable. On le dit favorisé par les moyens financiers et les contacts, mais on cherche à compenser par un acharnement continuel.

Aucun débat sur les bagarres au hockey n'aurait lieu cette semaine si le match de samedi dernier avait été un match entre l'équipe de Trois-Rivières et celle de Sept-Iles (je sais, elles n'existent pas), avec le gardien Steve Tremblay autorisé à se battre par son père et entraîneur Bertrand Tremblay, pas millionnaire, ignoré par la presse montréalaise parce qu'il n'a jamais claqué la porte du Canadien de Montréal.

Patrick Roy a apporté beaucoup à son sport et il a poursuivi à sa retraite en investissant dans le sport amateur au Québec. Il aurait pu passer son temps et son argent au golf dans le sud, loin des autobus bloqués dans la réserve faunique des Laurentides par la neige. Pour le remercier, les médias du petit Québec lui fait la guerre, pour peut-être obtenir un jour sa tête.

Que ce soit lorsque des leaders d'opinion exigent des sanctions criminelles à un jeune homme de 19 ans, parce que son père est Patrick Roy, afin de lui nuire pour le reste de ses jours comme s'il avait tué un joueur...

Que ce soit lorsque la presse décide de lyncher un simple candidat aux élections, parce qu'il a voulu apporter un "bémol" à ce qui a été appellé "l'équité salariale" par certains, mais qui représente plutôt des augmentations rétroactives à des dizaines de milliers d'employés choyés et protégés de la fonction publique, hommes et femmes...

Que ce soit lorsqu'on a décidé dans un certain cercle fermé de "nettoyer" la "radio-poubelle" de Québec, afin de servir certains intérêts politiques...

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond au Québec... et ce n'est pas la violence des jeunes hommes au hockey.

lundi 24 mars 2008

Santé de la démocratie dans le monde - Épisode 2: La corruption Européenne au service des Maoïstes

Dans "Santé de la démocratie dans le monde - Épisode 1", j'écrivais à propos de cette Russie Poutinisée, corrompue et antidémocrate, après un espoir de quelques années avec la libéralisation post-soviétique sous Boris Elstine. Aujourd'hui je vous présente mon épisode 2: La corruption Européenne au service des Maoïstes.

On l'avait vu venir: lorsque le CIO a accordé les Jeux Olympiques de 2008 à Pékin, on offrait à nouveau le prestige des jeux à un pays au régime sale qui en juin 1989 tuait des milliers d'étudiants manifestant pour plus de démocratie après des décennies de noirceur, de pauvreté, de famines. Les gauchistes occidentaux ont toujours minimisé les horreurs du communisme chinois, même plusieurs politiciens connus se sont déja affichés comme étant "maoïstes", comme Gilles Duceppe, dans son jeune temps de fouteur de troubles syndical. L'histoire retient autre chose de la grande révolution amenée par Mao.

Elle retient un régime autoritaire communiste amené par une guerre sanglante qui a suivi une occupation japonaise qui a tué des millions de chinois. Le communisme, contrairement à ce que certains pseudo-intellectuels affirment, n'a jamais été instauré après un choix libre de la population, coups d'état, guerre civile, assassinats politiques et enfin, terreur. Mao a un jour souhaité que la Chine puisse faire de l'acier... Donc les fonctionnaires ont visité les villes et les villages afin de confisquer tout le métal que les paysans avaient en leur posession, afin d'en faire des lingots de mauvaise qualité avec des fours rudimentaires. Résultat: La Chine ne peut plus produire les maigres rations de riz nécessaires à nourrir le peuple le plus nombreux du monde. Il s'en est suivi une famine qui a causé des
dizaines de millions de morts.

À lui seul, Mao a causé entre 40 et 72 millions de morts... Ce qui le place sur le podium des Hitler et Staline.

Il y a eu le Tibet, le toit du monde, occupé depuis les années 50, et colonisé. Outre le fait qu'un gourou religieux et chef politique vit en exil en Inde, la Chine a retiré le droit à un peuple de près de 2 millions de personnes de s'auto-déterminer, et graduellement le régime chinois a instauré sa propre loi afin de servir ses propres intérêts.

Depuis le massacre de la place
Tian'anmen, qu'a fait la Chine pour mériter un événement de prestique comme les Jeux Olympiques? Il y a eu une métamorphose de l'économie, un investissement majeur de capitaux qui a eu tendance à nous faire croire que la Chine était sur la bonne voie. Il y a eu aussi la rétrocession de Hong Kong, autrefois britannique, à l'échéance d'un traité en 1997. Bien qu'il y ait eu le maintient d'un statut particulier à Hong Kong, des améliorations du niveau de vie des chinois, pour le reste, les manifestants sont écrasés soit lorsqu'ils demandent plus de démocratie, ou pour que des centaines de miliers de maisons ne soient pas déplacées sans juste compensation de l'état par un projet fait avec Hydro-Québec.

La Chine est toujours dirigée d'une main de fer, la presse n'y est pas libre, et pour la récompenser d'être un état irrespectueux, le CIO a cédé aux pressions de la Chine pour obtenir cet événement. C'est connu, certains jeux ont été obtenus par du généreux graissage de pattes de la part des organisations. Après les jeux de Nagano en 1998, la scandale avait éclaté, et avait fait rouler des têtes au CIO. Nagano et Salt Lake City (2002) avaient versé des pots-de-vin pour obtenir les jeux Olympiques. J'ai bien peur que rien n,ait changé depuis, avec Pékin, et aussi avec le cadeau que le CIO a fait à la Russie "poutiniste" en accordant les jeux d'hiver à la station balnéaire Russe de la Mer Noire, Sochi, en 2014.

Il semble que les endroits où la corruption est galopante et où les droits humains sont bafoués, ont une longueur d'avance maintenant pour l'obtention de jeux. Pourquoi ne pas accorder les jeux d'hiver de 2018 à Pyongyang, Corée du Nord, et les jeux d'été de 2016 à Téhéran?

Le CIO n'est pas à son premier choix débile: Hitler en 1936 a eu les jeux, il en a fait une grande fête à sa gloire, deux ans après la nuit des longs couteaux, ce qui l'a rendu fort rapidement après son accession au pouvoir sur les chapeaux de roues. Après le triomphe des jeux de Berlin, Hitler disposait d'assez de capital, de mainmise sur le peuple Allemand, qu'il a pu déclencher le plus horrible des conflits armés de l'histoire. 1980, Moscou organise les jeux, nous sommes en pleine guerre froide, la tension est forte avec l'occident et Brejnev opère des camps de concentration (rééducation de dissidents). Il a fallu que Brejnev et Andropov meurent au pouvoir pour que puisse arriver la perestroïka dans la 2e moitié des années '80.

Attention, ceux qui affirment que les jeux peuvent avoir une retombée positive pour les droits humains dans les pays douteux qui ont cet honneur se trompent: Dans l'histoire réelle, à chaque fois qu'un gouvernement obtient les jeux, il s'en sert pour écraser davantage les détracteurs et montrer au monde entier la puissance de son régime.

De dire qu'en cas de boycott de jeux, seuls les athlètes seront pris en otages est d'un relativisme mal avisé. Qu'est-ce qui est plus important? Des médailles au cou de quelques athlètes sur un podium, ou le droit des Tibétains, aux Chinois, à réclamer plus de liberté?

Dans le cas d'un boycott, seul le CIO est à blâmer. Pour penser organiser des jeux, pour être admissible à soumettre une candidature, un pays doit avoir un minimum de libertés civiles, son peuple doit avoir la liberté d'expression et des élections libres et transparentes (que la Russie et la Chine n'ont pas, que l'Union Soviétique et l'Allemagne nazie n'avaient pas). J'ose même suggérer que le CIO soit aboli, et qu'une autre instance soit mise en place pour confier l'organisation des jeux à des gens qui ont les mains plus propres, afin de ne plus jamais tacher de sang le drapeau Olympique et les médailles que porteront à leur cou l'élite du sport. L'Olympisme est trop noble pour être souillé par des gérants de camps de la mort et être utilisé pour la grandeur d'un régime cannibale.
L'idée de boycotter Pékin 2008 repose sur une certaine logique, alors que l'idée d'affirmer dès cette semaine que nous ne boycotterons pas enlève notre seul moyen stratégique de faire pression sur la Chine avec cette menace que nous pouvons faire planer sur ce régime béni par le CIO.

mardi 18 mars 2008

Observations actuelles et questions obsessives (épisode 1)

Scène 1: Les toits tombent

Les toits tombent sous le poids de la neige au Québec, comme si c'était la première fois qu'on avait épais de neige à la fin de la saison. Personne n'ose mentionner le concept de responsabilité/négligence dans l'entretien de ses bâtiments. Quand j'étais haut comme quatre ou cinq pommes, avant l'apparition de poils, j'aidais mon père à déneiger le toit de notre maison familiale style canadien, avec la longue galerie. J'aimais me jeter en bas du toit dans le tas qui dépassait deux mètres de neige d'épaisseur. On dirait que les gens aujourd'hui ne sont plus capables de rien faire d'eux même. On dirait que le monsieur en Mauricie avec sa maison de paille écolo, le monsieur artistiquement impliqué dans sa communauté, trouvait ça beau épais de neige sur sa maison fragile et verte. On en a fait un héros, parce qu'il a fait sortir sa famille, mais après l'avoir mis en danger... On gars qui semblait avoir ses quatre membres, qui aurait pu prendre la pelle et son échelle samedi matin. Bravo les champions!

Personne n'ose en plus questionner la qualité de la construction verte de monsieur Beauparlant à part un drôle de personnage à la radio de Québec le midi. Êtes-vous assez imbéciles et verts pour vous construire une maison de paille? L'imbécilité tue parfois... l'histoire des trois petits cochons... vous connaissez?

Scène 2: Dion victorieux, mais avec un siège en moins?

Après avoir lu trois quotidiens aujourd'hui, je cherchais un article qui aurait spécifié que les Libéraux de Dion avaient un siège en moins ce matin, et les Conservateurs de Harper en avaient un de plus. Rien d'authentique représentant la situation politique et concrète d'imprimé sur nos pages de merde. On titre que les Libéraux ont agrandi l'écart qui leur était favorable en 2006 dans une circonscription de Toronto, ou on a présenté l'ancien premier ministre ontarien contre des nobodys. Même chose à Radio-Canada.

Information partiale et partielle, pour des élections partielles.

Scène 3: Une femme au pouvoir

On a annoncé ces derniers jours que le Mouvement Desjardins allait avoir une femme à sa tête. La première réaction de la principale intéressée: "Homme ou femme, le Mouvement Desjardins est au-dessus de ça".

Voilà une attitude gagnante, une attitude d'une femme qui semble avoir fait sa place, qui a probablement du se battre pour l'obtenir, plutôt que de réclâmer une place à cause de son sexe sans réellement la mériter, contrairement à bien des dindes que vous retrouvez en politique parce qu'on a abaissé des standards au lieu de promouvoir une réelle égalité entre les sexes.

Scène 4: 50 000$ à Dumont

L'hystérie journalistique est sur le dos de Mario Dumont depuis le début de la fin de semaine dernière. Comme Jean Charest, il est payé par le parti pour être le chef du parti, en plus de son salaire. On a jamais eu vraiment de questions sur le temps que André Boisclair a passé à se tourner les pouces payé par les contribuables, à se demander s'il devait quitter ou rester, pendant que sa circonscription était orpheline.

Dumont réplique qu'il n'a pas de leçons à recevoir de la part de la chef du Parti Québécois, le troisième parti toujours présenté dans les médias comme s'il était le deuxième parti, elle qui s'était fait aménager une toilette silencieuse de 400 000$ dans ses bureaux alors qu'elle était ministre de la santé sur liste d'attentes.

Réplique percutante, les médias condamnent: "Dumont lance de la boue" titre Le Soleil ce matin...

lundi 17 mars 2008

Journal de crétins pour crétins

La quasi-totalité de la presse écrite québécoise est pourrie. Ce n'est pas le cas que de quelques pommes dans un panier, mais plutôt qu'il ne reste que quelques pommes saines dans le lot. Ces quelques pommes saines sont de moins en moins nombreuses. La télévision québécoise va dans le même sens. Mais aujourd'hui, ceux que je veux dénoncer sont l'équipe de choc que représente l'empire Quebecor, dans ses journaux gras, qui salisent les doigts de millions de Québécois.

Depuis près d'un an, Quebecor a mis à la rue ses journalistes de Québec qui travaillaient au Journal de Québec qui ont fondé le Médiamatin, quotidien qui tire 40 000 copies en semaine, distribuées gratuitement. Les journalistes du Journal de Québec n'étaient pas tous des héros, ni des zéros. Quelques pommes gâtées, quelques autres saines.

Mais depuis le début du conflit, on a un autre panier, celui des "scabs", des remplaçants, des journalistes "sans nom" comme la marque-maison à rabais. Ils ne signent pas leurs textes, le journal est rempli de fautes, et d'incohérences... Pire qu'avant.

Le problème n'est pas seulement situé au niveau des textes signés par des amateurs qui traversent la ligne de piquetage, travaillant au nom d'agences bidons créées spécifiquement pour ce conflit... Nous pouvons constater que le Journal de Québec est dirigé par des imbéciles, et avec tout le réseau de Quebecor, par le choix des chroniqueurs d'opinion, que ce soit de Québec ou de Montréal, on démontre un sérieux problème entre les oreilles au sein des dirigeants des quotidiens des trois S: sexe sang et Séline.

Sexe: Lorsque dans un reportage sur la protitution en République Dominicaine, mettant en cause des mineurs, on laisse quelques photos brouillées montrant de jeunes filles question de vendre des copies aux perverts.

Sang: Lorsque dans un reportage sur un meurtre dans la capitale il y a quelques années, on a photographié un couteau ensanglanté, vraisemblablement de façon artificielle, et on a publié à la une cette image tachée de rouge.

Séline: Presque à intervalles réguliers, on trouve quelque chose à dire de Céline Dion, parce que ça fait vendre des copies pour les crétins qui sont vraiment intéressés par des dossiers de fond.

Vous pourriez m'accuser de chercher à dénigrer des gauchistes imaginaires dans un média que vous trouvez de droite, vu qu'il publie l'excellente professeure Nathalie Elgrably de l'Institut Économique de Montréal... Les chroniques de cette collaboratrice font réfléchir certains, mais si vous remarquez la stratégie derrière ça, c'est de stimuler un groupe de quelques nationalo-sociaux qui reviennent toujours dans le courrier du lecteur. Pour le reste, vous retrouvez:

Benoît Aubin : Un anti-américain primaire, qui a l'air de se croire un intellectuel, avec une plume de cegepien d'association étudiante, et des idéaux emplis de candeur qui auraient pu toucher le coeur d'un homme comme Saddam Hussein. Il se vante d'avoir 30 ans de métier... Mais je ne l'avais jamais lu avant 2007.

Serge Côté: En haut de ses chroniques, une photo qui ne peut pas mettre personne en valeur, on dirait le croque-mort de Daisy Town. Il écrit comme un gamin du primaire, et vomit sur la jeunesse d'aujourd'hui qui ne sait ni lire ni écrire. L'éternel discours des vieux déconnectés qui déconnent. D'une tape dans le dos, vous le sauverez de l'asphyxie, lorsqu'il avale son dentier, qu'il recrachera avec des restes d'un cendrier bien garni à moitié digéré.

Richard Latendresse: Un Tintin avec toupet blond de reporter joyeux d'être content. Tout le monde se souvient du reportage à TVA où il était supposément en scène de guerre en Afghanistan, chuchotant dans son micro, scène qui en fait était un entrainement de l'armée canadienne dans le désert. Richard est aujourd'hui l'envoyé en territoire de violence, de racisme, d'oppression des pauvres, vous aurez compris qu'il est le correspondant aux États-Unis, à Washington. Il nous explique dans sa colonne la guerre, le comportement de ces primitifs qui demeurent dans ce pays sans valeurs ni culture, où prévaut l'intégrisme religieux, et il nous fait la couverture des primaires et de la campagne présidentielle en cette année électorale dans la première puissance du monde. Un gros mandat pour un gars qui selon une histoire amusante aurait déja envoyé un message à son patron demandant de voir plus souvent Richard Latendresse, avec son propre e-mail : opération ratée.

Je pourrais vous en énumérer plusieurs autres comme Coco Fortier, pour qui lorsque le coco craquera sortira un petit poussin bleu avec une carte du Parti Québécois.

La fin de semaine vous avez droit à des traductions de chroniques écolo-merdiques comme celle de Vivian Song du réseau anglophone de Quebecor, SunMedia. Elle nous expliquait il y a quelques semaines que les couples en difficulté devraient se forcer pour continuer leur vie commune, parce que deux adultes vivant séparément consomment plus, ce qui a un impact sur les gaz à effets de serre. Allez racontez ça à la femme qui endure des coups sur la gueule, au moins elle aura une raison verte d'endurer sa brute au quotidien.

Dans la verdure toujours, vous avez Daniel Green du Sierra Club. Lui il est contre tout développement, contre l'éolien, contre les mines, contre les maisons, les autos, la nourriture, c'est du genre à souhaiter le retour de l'homme chasseur-cueuilleur, préférablement seulement ceuilleur dans la mesure qu'il pense à l'équilibre de la biodiversité nu dans sa steppe africaine après s'être sauvé d'un lion qui en aurait bien fait une entrée. Peut-être que comme dans un épisode de South Park sur les voitures hybrides, notre ami respire ses propres pets, pour ne pas agresser gaïa et son fragile équilibre. On lui donne une demie-page chaque semaine... comme s'il y avait rien de mieux à faire pour parler d'écologie, que de confier une chronique à un écologiste militant... C'est comme de donner une carte de presse à un émeutier altermondialiste pour nous parler d'économie.

Pourquoi pas terminer le délire vert avec l'astro-physicien Hubert Reeves qui s'abaisse à nous expliquer comment faire du compost.

Bien c'est ça Quebecor... Et ça représente bien le reste de la presse québécoise, n'en déplaise aux libéraux anti-libéraux de La Presse, aux snobinards marxistes bourgeois du plateau Mont-Royal qui se donnent du plaisir dans Le Devoir, ou bien dans une version hybride des deux derniers, pour Sillery, Le Soleil.

Seulement qu'aujourd'hui... Vous retrouvez dans notre quotidien du sang, sexe et Séline, que l'Afghanistan est "Irak des Canadiens" avec "Toujours plus de violence, tant au sein des troupes canadiennes que dans la population civile", alors que plus bas l'on retrouve un tableau qui en fait démontre qu'il y a une diminution nette de décès de soldats Canadiens depuis 2006, même si dans leur statistiques, ils ne font aucun discernement entre soldats blessés ou morts en terrain hostile, et ceux qui sont morts de causes naturelles, accidents de la route ou autres.

On appelle ça de la malhonnêteté et de la manipulation grossière. Moi ça m'insulte, et j'ai le goût d'insulter à mon tour ceux qui m'insultent.

Après on vous montera une main qui tient une petite pousse verte à pleine page, alors que cette page est elle-même tirée d'un arbre qui a été abattu en vain, parce que même si les ventes du Journal de Québec ont fondu, on imprime encore plus de copies, en donnant un grand nombre d'entre-elles, et en jetant les autres.

Voilà ce qu'est un journal de crétins pour des crétins, voilà ce qu'est un pur torchon qui amène tout un peuple à son niveau.

jeudi 6 mars 2008

Une autre balloune?

Définitivement, on ne traite pas toutes les "ballounes" de la même façon à Radio-Canada. Je ne parle pas ici d'un juge qui se promène à 0,26 au volant de sa voiture en plein après-midi sur le Boulevard Champlain, mais des nombreuses constructions de nouvelles, de scandales, par Radio-Canada, l'opposition officielle à qui l'on devrait donner des sièges à la chambre des communes.

Aujourd'hui, au lieu de s'interroger à savoir si c'est vraiment bien pour le Canada que les démocrates frileux au libre-échange prennent la présidence aux États-Unis, on accuse encore Stephen Harper d'avoir fait de quoi de très mal.

Quelqu'un à son cabinet aurait révélé un document interne à la presse, selon lequel on s'inquiètait du discours anti-libre-échange du sauveur gauchiste noir, Barack Obama. Il semble que celui qui donne la fièvre, qui fait perdre la raison aux masses démocrates, n'aime pas trop le concept de libre-échange. Pourtant, avec un dollar canadien fort, les États-Unis sont maintenant en position d'exporter davantage...

Une renégociation de l'ALENA, pourrait mettre en péril l'économie canadienne comme rien ne l'a fait jusqu'à maintenant. Rien à voir avec la présente crise dans le secteur manufacturier (le chômage demeure historiquement bas présentement), rien à voir avec la balloune du bois d'oeuvre (dont nous étions en bonne partie responsables).

Ça serait une terrible ingérence. Plus terrible que la gaffe monumentale de Chrétien en 1994 qui avait dit que Chirac avait autant de chances de gagner la présidentielle française, qu'un référendum séparatiste de gagner au Québec... Une ingérence tellement plus terrible que tout le mal que le Canada a dit des États-Unis et de leur président W. Bush, avec les gouvernements libéraux démagogues de Chrétien et de Martin.

Est-ce que nos leaders gauchistes et leurs "cheerleaders" des médias tiennent plus à la campagne des démocrates qu'aux intérêts économiques du Canada?

Donc, avec ma petite tête de droitiste qui ne comprend pas grand chose, je me dits que c'est bien de s'ingérer dans les élections américaines lorsque c'est pour nuire au grand satan Bush, mais pas lorsqu'on s'interroge sur l'éventualité qu'un président démocrate remette en question l'accord de libre-échange. C'est du concret ici... des jobs, le tiers de notre économie, de notre niveau de vie... Pas des voeux pieux de paix dans le monde.

Donc, ces journalistes, et cette opposition Dionesque/Laytonienne soutenue par le cartel de l'information du Canada auraient plus à coeur la santé de la campagne du messie démocrate, qui pour le moment semble jouir d'un grand silence sur le contenu de ses discours: les gens doivent voter pour lui parce qu'il est noir, et parce que c'est un sauveur qui fera arrêter la guerre comme par magie.

Question que ne semble pas comprendre les idios de gauchistes tant canadiens qu'américains: Voter pour un noir, parce qu'il est noir... est-ce un vote raciste? Silence...

mardi 4 mars 2008

La démocratie selon Carole Beaulieu

Mme Carole Beaulieu est rédactrice en chef du magazine "L'Actualité", une publication qui va dans le même sens que tout ce que l'on retrouve dans les médias du Québec, que ce soit chez Gesca, Quebecor, ou Radio-Canada... De la pensée unique, sauce gaucho-nationalo anti-américaine.

Ce mois-ci Mme Beaulieu nous instruit sur la démocratie dans le monde, dans un exercice laborieux et tordu de justification de dictature, de kleptocratie, c'est à dire de la mafia Russe au pouvoir au Kremlin appellée "Le système Poutine", jusqu'au communisme chinois.

La démocratie, c'est un sujet que Mme Beaulieu connaît bien, elle réclamait la fermeture d'une station de radio, ici au Québec il y a même pas quatre ans dans "Carton rouge mérité pour CHOI" dans le numéro de septembre 2004, ce qui nous illustre très bien combien elle tient à la liberté d'expression et aux principes démocratiques.

"La réponse à tous les maux de la terre"

Dès le départ, dans "Démocratie blues" (L'Actualité mars 2008 page 9), elle nous apprend sans vraiment nous dire pourquoi, que "la démocratie libérale telle qu'on la connaît en Occident n'a pas réponse à tous les maux de la terre". Effectivement, personne, aucun système n'a réponse à tous les maux de la terre, mais attaquer la démocratie sous la base qu'elle ne répond pas à tout le mal des hommes, les catastrophes, la souffrance, c'est un peu niaiseux mais à la "mode" dans un certain millieu pédant des gérants d'estrades pop-politique aux 5 à 7 du plateau Mont-Royal. Selon Mme Beaulieu, nous devons constater en ce début des années 2000, les limites de nos démocraties, et comptons sur elle pour les fixer, elle le fait si bien. Elle écrit: "Voter ne résout pas tout". Mais qu'est-ce qui peut tout résoudre? Existe-t-il une formule pour tout résoudre, telle une formule magique? C'est encore une de ces phrases vides, et pourtant vraies, qui sont trop creuses pour servir dans un argumentaire intelligent, qui sont trop stupides pour avoir été pensées par quelqu'un de sensé.

Une réponse pour tout, une solution à tous les problèmes, "à tous les maux de la terre", ça ressemble à du délire religieux, de la pensée magique.

Pour appuyer que "voter ne résout pas tout", elle nous dit que voter n'a pas résolu les problèmes de la Palestine... Toujours qu'il faudrait au moins être capable d'identifier les réels problèmes de la Palestine, soit le fanatisme religieux et la corruption financée par la connerie des occidentaux anti-israéliens et les régimes fanatiques du moyen-orient tel que celui de l'Iran. Voter ne résout pas tout en Russie, elle ne peut qu'admette timidement que "Vladimir Poutine n'est pas un grand démocrate"... C'est comme de dire qu'il n'y a pas beaucoup de chaleur en Antarctique.

Mme Beaulieu souligne qu'enfin en Russie, les fonctionnaires sont payés... Mais au prix de la vie de combien de journalistes, opposants, ou tout simplement de locataires d'un immeuble résidentiel situé sur un terrain que reluque un proche du système? (ref: http://en.wikipedia.org/wiki/Russian_apartment_bombings version anglaise seulement) Est-il possible dans la tête de Mme Beaulieu que l'on puisse payer les fonctionnaires, et les rentes des personnes âgées sans tuer? Pourquoi tant d'acharnement de la part de certains à dénoncer les Américains en Irak, les combats contre les talibans en Afghanistan, et passer sous silence que la Russie a labouré à l'aveuglette tout le sol de la Tchétchénie depuis 1994, dans une supposé lutte anti-terroriste ressemblant parfois au génocide?

Et comment expliquer Mme Beaulieu que 15 millions de Russes ont fuit la Russie ces dernières années, et que parmi les anciens pays du bloc communiste, la Russie est un des pays qui se portent le moins bien, malgré une exploitation pétrolière abondante que d'autres pays n'ont pas?

Plus loin, elle s'avance du côté du Kenya:

"Si l'après-guerre n'avait pas plaqué sur le Kenya des institutions démocratiques ne tenant pas compte de ses composantes ethniques et tribales, aurait-on eu les tueries sanglantes qui ont suivi le récent scrutin présidentiel? Si les grandes instances financières internationales ne liaient pas leur aide à certaines formes de démocratisation les Kényans se seraient-ils dotés d'institutions différentes? D'une démocratie à leur sauce qui fonctionnerait pour eux?"

Un des principes de base de la démocratie, c'est que tous peuvent s'exprimer, voter, et que chaque vote en principe doit être considéré également. Si l'on y met de la sauce tribale, ethnique, religieuse, les humains ne sont plus égaux, leur vote n'est pas considéré également. De quelle "sauce" Carole Beaulieu parle-t-elle? Il est clair que certaines sociétés sont plus avancées que d'autres, plus instruites que d'autres, moins "tribales" que d'autres, la démocratie ne peut effectivement pas être viable dans une société tribale où les gens s'entre-tuent pour une appartenance à un groupe ethnique. L'ordre doit d'abord règner. Dans la plus élémentaire des logiques, une démocratie à la "sauce" malade ne peut pas être égale en qualité à une démocratie libérale telle qu'on la connaît en Occident. La démocratie on en a jamais assez, on en a jamais trop, ça ne se dilue pas dans de la sauce tribale, ethnique, mafieuse, selon les régions.

Puis, elle nous parle de l'intérêt que suscite "l'expérience chinoise", bien que brimant les droits de la personne, la Chine "a relevé le niveau de vie de millions d'habitants". Voilà une triste façon d'uriner sur la tombe de dizaines de millions de morts, on pouvait dire la même chose de l'Allemagne du IIIe Reich, Hitler avait relevé le niveau de vie de sa patrie auparavant dans la dèche, en brimant les droits de la personne, avec le travail des esclaves, avec l'expropriation des possessions de millions de juifs, et à la fin, en les éliminant tout simplement dans des usines à tuer. Encore aujourd'hui certains témoignent des avancées de l'Allemagne nazie, pour rationaliser un peu plus ce que nous devrions tous voir comme l'horreur suprême, le pire de ce que peut faire l'humanité.

Bien sûr, pour expliquer un peu plus, combien est complexe et mauvaise la démocratie libérale, elle pointe de son doigt démagogique vers l'actuel locataire de la Maison-Blanche, qui aurait gagné selon elle "à la suite d'un scrutin fort douteux". Plus surnoise, cette attaque fallacieuse contre la démocratie omet de spécifier que Al Gore a concédé la victoire en 2000 lors de cette élection serrée et omet de dire que le scrutin de 2004 a réélu le diable en personne pour la gauche, George W. Bush, d'une façon très claire et transparente.

La vulgaire masturbation intellectuelle à la "Tout le monde en parle" de la gauche au sujet des imperfections de la démocratie finissent toujours par mener à un fort coït anti-américain. Cette masturbation collective est toujours répétée avec les mêmes thèmes, le même langage, qui derrière se trouve la haine du libéralisme.

Mme Beaulieu prédit que "Le modèle démocratique que l'Occident tente d'implanter en Afghanistan échouera s'il ne prend pas en considération les particularités de ce pays". Parmi les particularités de l'Afghanistan, c'est qu'il a été le berceau d'un système théocratique qui a imposé des draps épais bleus de la tête aux pieds, avec un grillage pour les yeux, aux femmes, et proposé des exécutions publiques sauvages dans un stade de soccer. De quelle particularité devons-nous prendre en compte en Afghanistan? Que les femmes valent moins que des bêtes et que certaines d'entre-elles doivent s'immoler pour fuir une vie de viols? Quel compromis devons-nous offrir en Afghanistan pour Mme Beaulieu afin que la démocratie n'en soit plus une?

Nous pouvons donc imaginer que parmi les particularités culturelles à prendre en considération pour les Allemands suite à la 2e guerre mondiale, c'est qu'ils tuent tous les juifs... Celles des Palestiniens, c'est qu'ils veulent tuer tous les juifs... Et quoi encore?

En terminant, quelques questions que je me pose... Mme Beaulieu serait rédactrice en chef d'une publication de l'importance relative de "L'Actualité", ailleurs qu'au Québec, à un endroit où au lieu de notre pensée unique, nous y retrouverions un véritable débat d'idées? Et si Mme Beaulieu était monsieur Beaulieu? À mes yeux, elle représente ce qu'il y a de plus méprisable dans nos médias, la médiocrité intellectuelle qui y est répandue de façon généralisée, et à laquelle nous ne pouvons pas encore vraiment offrir de contrepartie.

Texte intéressant sur "Le système Poutine" : http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2260/articles/a367586.html

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