jeudi 24 avril 2008

Ces héros que les médias aiment

La presse québécoise fait ses propres héros et nous les imposent de façon assez agressive. Tous les régimes les plus douteux ont utilisé les médias afin de construire un héroïsme pouvant transporter le peuple. On appelle ça de la propagande.

Jean Lemire

Explorateur et biologiste, cinéaste, il fait la promotion de l'idée selon laquelle l'humain est en train de détruire la planète. Afin d'avoir du financement pour voyages, recherches, pour créer des emplois pour "la cause", tous les médias embarquent dans le délire, sans retenue. Dernièrement l'émission "Découverte" de Radio-Canada nous diffusait les images prises du bateau de l'équipage de la fin du monde de Jean Lemire. On a produit un documentaire totalement dépourvu de références, de statistiques, et de preuves. Toujours la même bouillabaise de: "Avec les changements climatiques il y aura..." Au niveau purement scientifique c'est de la merde. Malgré tout, après la propagande gratuite qui fait vivre Jean Lemire, des gens vont applaudir le passage de son bateau à Montréal un matin de fin de semaine... une sorte de rendez-vous de croyants, une communion de pensée. On se voit, on se regarde, et on est encore plus croyants.

On annonce cette semaine que le quotidien La Presse a embauché Jean Lemire comme chroniqueur environnemental. La même chanson sera tournée de tous les côtés, sans possibilité de juger nous-mêmes avec des données scientifiques. Embaucher un environnementaliste pour parler d'environnement, c'est comme d'embaucher un communiste-altermondialiste pour nous parler d'économie et de mondialisation. Il faudra encore plus croire sans voire et détenir l'esprit saint.

Le commandant Piché

Le commandant Piché pilote de Air Transat, a réussi à poser son avion rempli de touristes après avoir largué à la mer tout le reste du carburant, parce qu'il ne croyait pas la jauge du poste de pilotage qui lui signifiait une fuite dans un réservoir situé dans une des deux ailes. Il a donc balancé le carburant de l'autre aile dans le réservoir où était la fuite. On appelle ça réparer son erreur, le fait qu'il ait pu se poser sans qu'il y ait de blessés. Malgré tout, malgré le fait qu'il ne voulait pas tant être décrit comme héros suite à l'incident, sachant très bien son erreur, on nous l'a imposé. Pire, il a fallu ensuite rectifier avec un désolant détail de son passé. Le commandant avait déja été pris dans une sale affaire d'importation de drogue, il y a longtemps. On a eu le pardon facile.

Le Général Dallaire

Emblème de l'héroïsme, le Général a été pris au coeur d'un génocide au Rwanda avec des soldats qui ne pouvaient pas tirer, parce que leur casque était bleu, une invention totalement anti-héroïque à la canadienne. Avec ses troupes Belges, prises au piège, le Général prend la décision de suivre à la lettre les ordres de ses lâches supérieurs, les soldats Belges sont morts. À chaque fois qu'il a voulu témoigner de ces mauvais choix, de la lâcheté avec laquelle on a laissé tomber le Rwanda, les médias nous ont offert le héros, du superficiel, et ont laissé tomber le message, le témoignage qui aurait pu faire comprendre à certains ce que plus jamais nous devons laisser faire. Malheureusement, je dois vous promettre que l'histoire se répétera. Le Général a été ébranlé, a passé au travers d'une grave dépression... Ce n'est pas tant un héros, c'est plutôt un témoin.

Dernièrement, le Général Dallaire a été relégué au rang des "va en guerre", parce qu'il a défendu le bien-fondé de la mission en Afghanistan.

Le Caporal Cloutier

Plus loin encore à bord de la machine à voyager dans le temps, à Oka en 1990, un simple caporal fait face à un criminel terroriste qui l'insulte. De glace et ne risquant rien auprès de ses supérieurs, Cloutier ne bouge pas, encaissant les postillons, tel une sentinelle en uniforme rouge au grand chapeau noir en Angleterre. En face de lui, Lasagne, un "Warrior", faisant partie de cette bande de bandits qui ont tenu en otages une population, et qui ont tué un policier de la Sureté du Québec lors d'une fusillade.

Comble de l'héroïsme, le gouvernement a négocié avec les terroristes. Résultat: le terrorisme au Canada ça marche. Cloutier de son côté, après l'intéret des médias sur son cas, a sombré courageusement: accident en état d'ébriété, et une carrière dans le porno.

Sophie Chiasson

En pleine guerre de médias à Québec, alors que Robert Gillet passe un sale quart d'heure après son arrestation pour avoir utlisé les services d'une prostituée mineure, Sophie Chiasson animatrice-météo, va consoler ce vieil ami disons "victime d'une campagne de salissage". Jeff Fillion et André Arthur qui discutaient régulièrement de l'affaire, craignant que les autorités étouffent l'affaire parce que d'autres noms connus circulent, et qu'un maire ami de Gillet veut couper le budget de l'enquête, sont consternés que Sophie ait aussi peu d'empathie pour les victimes du réseau criminel qui exploitait, droguait, battait, des filles trop jeunes, obligées de s'offrir à de vieux riches notables de Québec.

Sophie Chiasson est devenue à ce moment l'héroïne de tous les médias qui tentaient de fermer leur concurrent CHOI Radio X devant le CRTC. Avec le support moral de Gillet, avec la convergence de Quebecor, TVA, les journaux, les revues, une Jeanne D'Arc est née. Ensuite on a publié son livre, une oeuvre misérable, sous les Éditions Quebecor Média.

Un héros... ça fait pas quelque chose parce que ça paie. Ça fait bien plus que ce qu'il devrait normalement faire. Nathalie Simard n'est pas une héroïne parce qu'elle a dénoncé son agresseur, ce que normalement elle aurait du faire bien avant. Les vrais héros, on en parle pas beaucoup, parfois ils sont morts avant d'avoir les honneurs, souvent ils n'ont jamais les honneurs, ils n'agissent pas pour les honneurs ni en prévision d'écrire un livre. Personne n'a sauvé la planète et personne ne la sauvera, parce qu'elle n'a jamais été vraiment menacée, malgré ce que Jean Lemire vous dira pour se faire du capital. Un héros ce n'est pas ce que les médias inventent pour vendre des copies.

mardi 15 avril 2008

Le pétrole vert, les journaux verts, la télévision verte, un pays propre

Richard Martineau en a parlé dans sa chronique du 7 avril dernier, il a eu la même réaction que moi en faisant la lecture de son concurrent à Montréal, La Presse.

Ma chronique de la semaine dernière à "Carte Blanche" sur XM 172 portait sur la démonstration éloquente de ce qui ne va pas dans le contrôle de l'opinion politique au Canada. Je veux revenir là-dessus... parce que si on ne comprend pas ces relations, aussi bien dire qu'on ne comprend rien à la politique de notre pays, et aux médias qui sont là pour nous manipuler: On investi pas des milliards dans des journaux et la télévision pour ne retirer qu'un maigre bénéfice à la fin de l'année!

Converger vers un monde meilleur

Vous avez une famille de milliardaires qui contrôle le parti Libéral du Canada et un empire de journaux qui fonctionne en convergence commerciale avec Radio-Canada, la société d'état qui nous coûte 1 milliard annuellement. Le contribuable moyen, avec un salaire moyen de 30 000$/année, paie chèrement cette société d'état, bourrée d'employés à 100 000$/année en Mercedes qui osent parfois sortir sur le trottoir avec des pancartes.

Vous avez cette famille de milliardaires qui détient 3,9% des actions d'une des plus grandes pétrolières du monde, une pétrolière soupçonnée d'être liée au traffic contournant l'embargo sur le pétrole Irakien dans les années '90. Les ventes de pétrole appartenant aux Irakiens, richesse nationale vendue par le dictateur qui s'est enrichi personellement de 10 milliards, que les Américains ne devaient pas attaquer en 2003...

Vous avez cette famille de milliardaires dont le patriarche est établi en région éloignée, et étrangement, le gouvernement a investi de grandes sommes afin de rénover un aéroport local, dont les principaux utilisateurs semblent être cette seule famille. La fille du premier ministre libéral a épousé le fils du clan.

La politique propre du parti Libéral

Vous avez cet empire de journaux, et cette société d'état, ce parti devenu parti d'opposition, qui affirment à l'unison que nous devons absolument signer le protocole de Kyoto et sur tous les dossiers, tourner le dos aux États-Unis. Au pouvoir de 1993 à janvier 2006, avec Jean Chrétien et Paul Martin, le parti Libéral est devenu le parti anti-américain. Le parti Libéral détournait l'argent des contribuables pour remplir les coffres du parti et arroser les amis...(scandale des commandites) et Paul Martin aux finances, ensuite premier ministre, changeait les mesures fiscales qui ont fait épargner des millions en impôt à la compagnie de bateaux de la famille, bateaux avec un pavillon des Barbades.

Le prix Nobel au hockey du Canadien

Vous avez cette photo dans le journal des propriétaires du journal, détenteurs d'une énorme quantité d'actions d'une des plus grandes pétrolières du monde, assis aux côtés de Al Gore, candidat déchu aux présidentielles américaines de 2000, prix nobel des gaz à effets de serre, et de David Suzuki, célèbre mage de la religion verte à CBC, notre société d'état. Tous font un grand sourire à la caméra.

Comme si tout était normal.

Pourtant, malgré la myopie du nez de plusieurs, je sents une odeur de poisson.

Dites-moi s'il faut maintenant construire un terminal méthanier...

mardi 1 avril 2008

Les @$t% d'innocents

On aimerait bien vivre dans une société idéale avec le moins de restrictions, de lois possible. Malheureusement c'est impossible. Parfois, comme c'est le cas au Québec, des politiciens stupides font des lois stupides pour une population grandement constituée de d'idiots... de maudits innocents.

Depuis plusieurs mois j'écoute et je lis les leaders d'opinion du Québec sur la question du cellulaire au volant. C'est une disposition de la loi 42 de la ministre des transports, Julie Boulet, qui entre en vigueur aujourd'hui, 1er avril.

La société idéale est comportée de citoyens idéalement responsables et consciencieux, ils n'ont pas besoin de lois, même pas d'une autorité qui les surveillent. Cette société n'existe pas... et le Québec n'a pas tendance à s'en rapprocher.

Il a fallu faire des lois sur l'alcool au volant parce que des joyeux lurons buvaient au volant et tuaient. La liberté des joyeux lurons a brimé celle des victimes de la fête de la "grosse bière entre les jambes". Encore aujourd'hui, ce message si simple, qui apparait si évident, bourré de gros bon sens ne passe pas pour tous. Un jeune idiot de 22 ans vient de capoter sur le pont Dubuc au Saguenay, prenant la fuite comme l'homme courageux qu'il est, laissant sa copine blessée dans la voiture.

J'entends à la radio un apôtre du gros bon sens qui n'arrête pas de passer son message de liberté au volant: il avoue abuser du téléphone en conduisant, il ne comprend pas qu'on l'empêche de faire de la moto sans casque, il est contre toute mesure voulant réguler la vitesse sur les routes. Il croit donner dans le discours cohérent de la responsabilisation individuelle.

Pourtant, la société devra payer son hospitalisation s'il se défonce le crâne à moto, et lui verser des indemnités à vie s'il ne peut pas reprendre sa vie active. Quelqu'un pourrait être victime de sa conversation très très importante qu'il fait au téléphone en conduisant... Sa vitesse déraisonnable sur la route pourrait causer un accident dont il n'aurait même pas connaissance, étant donné qu'il se fout bien de l'intégrité physique de ceux qu'il croise sur la route.

Pourquoi faut-il obliger le casque à moto? Parce que le motocycliste moyen n'est pas en mesure d'assummer la totalité des coûts reliés au risque d'accidents sur sa propre personne. Pourquoi bannir le cellulaire au volant? Parce que trop de gens en abusent. Pourquoi faut-il contrôler la vitesse sur les routes? Parce que ça cause des accidents chez les gens "pressés" autant que chez ceux qui sont au mauvais moment au mauvais endroit.

Je résume, les lois existent pour les idiots, les irresponsables... Les maudits innocents.

Pourquoi ne pas hésiter avec l'interdiction du cellulaire au volant? Parce qu'un utilisateur du cellulaire a pour à peine 25$ une solution légale et sécuritaire pour continuer de dire n'importe quoi à son interlocuteur en conduisant: un dispositif mains-libres.

Une connaissance me faisait remarquer hier: "Mais qui donc au Québec est assez important pour avoir des millions au bout du fil, tellement qu'il ne peut pas attendre 5 minutes de se ranger, et qu'en même temps il est trop pauvre pour s'acheter un dispositif mains-libres?"

N'avez-vous pas remarqué la proportion considérable de gens ayant un cellulaire, qui ne répondent pas, et qui ont une boîte vocale remplie? Où est donc l'urgence?

Effectivement... Si je suis milliardaire, de l'importance de Bill Gates, je me ferai reconduire en limousine, et je pourrai discuter de tout et de rien au téléphone dans mes déplacements: "On vend tout!".

Donc, on continuera de vous montrer des petits cerveaux en direct qui se demandent comment ils pourront survivre à cette loi... ce qui est inquiétant de savoir que je peux les rencontrer sur la route avec leur énorme jugement... Et on continuera d'entendre des caves à la radio, comme celui qui a déja une Toyota détruite à son actif, qui font la très bonne blague à toutes les dix minutes de se demander si l'usage de la radio dans l'automobile est toujours autorisé au Québec... En omettant de vous dire que l'usage du cellulaire au volant a été interdit dans un grand nombre de provinces et d'états des États-Unis.

Les @$t% d'innocents!

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