dimanche 28 septembre 2008

Plainte contre Radio-Canada

Mme Julie Miville-Dechêne,
Ombudsman de la Société Radio-Canada

Relations avec l'auditoire, Société Radio-Canada

Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC)


Objet: Plainte contre la couverture partiale de Radio-Canada en général dans le contexte d'une campagne électorale

La présente est pour porter plainte formellement contre la société Radio-Canada pour sa couverture partiale et hostile à l'endroit du Parti Conservateur et de son chef Stephen Harper.

Dans des émissions telles que les "Coulisses du pouvoir", "Le Point", "Le téléjournal" en particulier, la Société Radio-Canada intervient directement dans la campagne électorale au niveau fédéral afin de porter une influence sur l'issue du scrutin. J'ai pris en note quelques exemples, qui ne sont qu'une goutte dans l'océan de l'intervention partisane que porte le personnel de la société d'état dans le débat démocratique au Canada.

Lors de l'émission "Les coulisses du pouvoir" diffusée à RDI dimanche le 28 septembre 2008 à 13 heures, les analystes sur le panel, tous visiblement hostiles aux idées du programme conservateur cherchent à déterminer si nous avons eu affaire au "bon" ou au "mauvais" Stephen Harper au cours de la dernière semaine. À l'unisson, ils tranchaient qu'on avait reconnu le "mauvais" par la proposition du premier ministre de punir plus sévèrement les crimes exceptionellement violents commis par des mineurs, proposition rejoignant pourtant une large majorité de canadiens selon les chiffres du sondage diffusé dans ce même segment d'émission. Donc, nous devons comprendre que cette majorité de canadiens sont de mauvais citoyens, car ils supportent une idée analysée comme "mauvaise" par les journalistes.

Dans quel code de déontologie, quel code d'éthique journalistique, on se permet d'employer les qualificatifs "bon" ou "mauvais", "bon" ou "méchant"? J'aimerais que monsieur Michel C. Auger, analyste présent à ce moment, réponde à cette question. L'emploi de ces qualificatifs dans une analyse politique relève d'une faute professionnelle à mon avis, qui porte atteinte au droit du public d'obtenir au minimum une apparence de neutralité et de détachement de l'analyste.

Le 22 septembre dans "Le Point", des gens du public confrontent la ministre du patrimoine Josée Verner dans son compté de la région de Québec. À un moment, Céline Galipeau qui anime la discussion, interrompt cavalièrement Mme Verver dans sa réponse adressée à une personne du public. Mme Galipeau revient plus loin à la charge, à la toute fin de la discussion, se disant "surprise" que le public n'ait pas posé de questions sur le fameux dossier de la culture. Une fois de plus, Radio-Canada dirige le débat vers son agenda, sur ce que le public devrait considérer comme étant vraiment important. Si le public présent qui posait ses propres questions à la ministre titulaire du dossier de la culture n'a pas posé de questions sur ces fameuses coupes de 45 millions dans des programmes de culture, c'est certainement parce que le public avait choisi d'autres sujets qu'il considérait plus importants.

Le 23 septembre, au Téléjournal de Radio-Canada à 22 heures et de RDI à 23 heures, on parle d'un spectacle que les artistes ont produit pour décrier les coupes de 45 millions dans la culture. Cette manifestation a rejoint moins de mille personnes à Montréal, et les infrastructures prévues comme les écrans géants à l'extérieur du Club Soda démontrent qu'on attendait beaucoup plus de personnes que les quelques dizaines trouvés nottamment par TVA à l'extérieur de la salle de spectacle. Radio-Canada prend parti dans le dossier afin de défendre les intérêts des artistes et de leur culture subventionnée qui est supposée nous représenter. Visiblement Radio-Canada défend encore le point de vue de son personnel, et entre dans la campagne dès que le comédien Vincent Gratton, de séries télévisées de Radio-Canada, lance un pavé dans la marre dimanche le 14 septembre, toujours sur les ondes de Radio-Canada lors de la diffusion des prix Gémeaux. Pourtant cette préoccuppation de Radio-Canada n'est pas reconnue par ceux qui répondent aux sondages pan-canadiens sur la question. À l'extérieur de Montréal au Québec, beaucoup sont d'accord avec les coupes, et en plus que leur point de vue ne trouve pas écho dans la couverture de la société d'état, le but de la Société Radio-Canada est de faire pencher la balance en faveur de son agenda, "sensibiliser" ceux qui iront aux urnes le 14 octobre, faire porter "l'odieux" de la culpabilité de cette "monstrueuse" attaque à l'endroit des pauvres artistes, à ceux qui choisiront quand même de voter Conservateur.

D'ailleurs, la journaliste Emmanuelle Latraverse ne devrait plus être retenue pour rapporter des nouvelles touchant la politique au fédéral, étant donné qu'elle est ouvertement en conflit personnel avec le bureau du premier ministre, afin de la protéger d'une apparence de conflit d'intérêts. Elle a été jusqu'à produire un reportage à ce sujet il y a quelques mois, reportage auquel bien sûr il était impossible pour le public d'avoir une contrepartie. Il est question ici du droit du public à une information la plus neutre possible.

L'ensemble de la programmation de Radio-Canada a maintenant pour objectif d'influer sur l'issue du vote, être porte-parole d'une campagne de peur, évoquant le spectre d'une époque de noirceur instaurée par une épeurante "vague de conservatisme" qui déferle d'ouest en est.

Certains reportages ont comme objectif de dresser davantage les canadiens entre-eux, favorisant la méfiance envers les canadiens venant de d'autres provinces comme de l'Alberta, qui ont selon la couverture montréalo-centriste faite par la Société Radio-Canada, des valeurs arrièrées et dangereuses qui ne peuvent être partagées que par des crétins illettrés issus de la consanguinité venant des campagnes.

Le problème n'est pas seulement dans la couverture et l'analyse de l'actualité, mais aussi dans la sélection qui est faite des nouvelles, et leur ordre de diffusion. Radio-Canada semble être une coûteuse machine qui se détraque, fonctionnant avec son propre agenda, portant des jugements de valeurs, et ne représentant pas du tout les valeurs des canadiens dans leur pluralité. Les démonstrations politiques du problème de Radio-Canada vont jusqu'à être détectés dans des émissions de divertissement comme "Tout le monde en parle", là où l'animateur Guy A. Lepage, millionnaire subventionné habituellement méprisant, joue le même jeu de la partisanerie.

Par martèlement insistant, le message que l'électeur, télespectateur, contribuable doit comprendre c'est qu'il est mal de voter pour le Parti Conservateur.

Cette situation est innacceptable, mine la santé de la démocratie et le climat social du Canada. La quasi-totalité des médias au Québec en particulier, sont dans les mains d'un oligopole écrasant qui contrôle l'agenda politique. La fureur partisane des employés de Radio-Canada est d'autant plus inquiétante, qu'elle est financée par le contribuable, et qu'au bout de la ligne sert à asservir (certains disent sensibiliser) le contribuable citoyen à une idéologie qui n'était pas la sienne au départ. Tant sur la politique locale, provinciale, fédérale, internationale, sur les enjeux environnementaux, tout devient prétexte à une "éducation", une "sensibilisation", qui est en tout point comparable à de la propagande dogmatique que l'on ne peut pas contester.

Ceci démontre bien le danger d'une intervention du gouvernement dans les médias, au point de posséder un diffuseur qui présente de l'information. D'un côté il y a le risque d'avoir un diffuseur complaisant pour le gouvernement qui se trouve à être un porte-voix du parti au pouvoir, de l'autre, comme je le constate présentement, c'est d'avoir un diffuseur totalement hors de contrôle qui fonctionne en autarcie idéologique et hors de la portée d'un gouvernement qui voudrait recentrer le tir, il serait alors décrié comme faisant de "l'ingérence".

La présente situation qui provoque ma plainte me fait arriver à la conclusion que Radio-Canada devrait en venir à ne plus toucher à l'information, ou encore tout simplement, devrait être privatisée. C'est un point de vue qui bien sûr ne pourra jamais être débattu librement à Radio-Canada, car encore une fois, les employés de la société d'état entreront en campagne afin de défendre leurs emplois et de porter une influence auprès du public, toujours en étant en conflit d'intérêts. Je suis convaincu d'ailleurs que la présente plainte ne donnera rien d'autre qu'un accusé-réception, Radio-Canada étant déja habituée à fonctionner en totale déconnection avec la société. C'est pourquoi j'en enverrai une copie à Élections Canada, le président de CBC-Radio-Canada, mon Député, au Ministre du patrimoine, au bureau du Premier Ministre, au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), en plus de la publier sur internet, seul espace libre où les protestations jugées comme étant de "droite" sont encore permises dans le paysage médiatique étouffant de la province de Québec.

vendredi 26 septembre 2008

Bourdes de journalistes chasseurs de bourdes

(plainte déposée au Conseil de Presse du Québec, vendredi le 26 septembre 2008)

La présente est pour formellement porter plainte contre le journaliste de TVA/LCN Sylvain Drapeau, qui a attaqué la crédibilité d'un député de la région de Québec, Luc Harvey, sous la base qu'il appartenait à un groupe religieux, ce qui est innacceptable dans notre société lorsque quelqu'un appartient à d'autres groupes religieux, musulman ou juif, alors que dans la source du journaliste, soi un article du quotidien Le Devoir de Montréal, on spécifiait clairement que Luc Harvey n'appartenait pas à ce groupe religieux.

Sylvain Drapeau cite à l'origine cet article de Hélène Buzzetti, dans l'édition du 16 septembre 2008. LIEN

Selon cet article, Luc Harvey courtiserait le vote des Pentecôtistes d'une Église de Ste Foy, et aurait pris la parole lors d'une réunion religieuse. Mais selon le pasteur lui-même, Benoît Therrien, Luc Harvey ne fait pas partie de son Église.

"Faites-bien attention, il n'est pas de notre Église», assure M. Therrien. " - Le Devoir 16 septembre 2008

Le journaliste Sylvain Drapeau incite directement par ses commentaires, la méfiance à l'endroit d'un groupe religieux, faisaint ainsi une discrimination, ce qui est en contravention avec la charte des des droits et libertés au coeur des fondements de notre pays. De son côté, Mme Buzzetti, tente de faire le lien entre une option politique et des valeurs partagées par un groupe religieux qui n'a rien de menaçant et que bien que je suis personellement en désaccord avec ces valeurs, je leur reconnais le droit de les avoir et de les exprimer, comme dans un pays libre.

Je suis contre toute forme de discrimination. Le fondamentalisme religieux de certains a déja porté atteinte à nos droits et libertés. Nous ne pouvons pas commencer à porter des jugements de valeurs aussi hypocrites, envers certains groupes religieux dans un but électoraliste, sous le couvert d'une supposée impartialité journalistique.

L'analyse de Sylvain Drapeau est totalement contre-professionelle et n'est pas digne d'un journaliste. Elle est innacceptable même si M. Harvey était réellement Pentecôtiste, ce qui n'est pas le cas selon le pasteur de cette Église.

Les valeurs des Pentecôtistes sont peut-être discutables, mais sont légitimes dans une société libre. Elles n'encouragent pas la violence, ni quelconque acte illégal, ne portent pas atteinte aux droits et libertés de chacuns.

Ceci est un exemple de mauvaise couverture journalistique, une couverture partisane, qui a cours au Québec, favorisée par un manque de concurrence dans les médias au Québec, qui empêche une libre circulation des idées qui ont cours dans l'ensemble de la société québécoise.

Extrait vidéo de LCN, mardi le 16 septembre 8h18:

video

jeudi 25 septembre 2008

Comment expliquer à mes enfants mon vote?

(envoyé au journal de Québec)

Selon la campagne publicitaire démagogique du Bloc Québécois (censé représenter nos valeurs) le gouvernement de Stephen Harper coupe les subventions dans la culture pour aider les pétrolières.

Tout le monde qui on un peu de jugement ont vite compris qu'on veut coller le nom du premier ministre à des entreprises qui n'ont pas la cote auprès de la population.

En réponse à cette ignoble campagne malhonnête qui abaisse le débat politique à un niveau intellectuel lamentable, il faut souligner que le pétrole albertain en plus d'avoir éliminé la dette de cette province, donne des milliards de revenus aux autres provinces, dont le Québec.

La campagne radio avec un jeune partisan du Bloc qui dans sa narration dit: "Ceux qui votent conservateur, comment allez-vous expliquer ça à vos enfants?" me met en colère à chaque fois que je l'entends.

J'expliquerai à mes enfants que pendant les années 90 et 2000, le Québec est devenu une province pauvre bénéficiant de la richesse de l'Alberta, et qu'on a continué d'endetter leur génération en dilapidant la richesse dans des insignifiances culturelles (télé, musique, danse) au lieu de soigner les gens, entretenir les infrastructures, et instruire convenablement les générations montantes. Fédéral et provincial, c'est le même contribuable qui paie les factures.

Le niveau de vie des artistes subventionnés à la Vincent Gratton me révolte, surtout lorsqu'ils en demandent plus. Je ne suis pas un "barbare" ni un inculte et je n'ai rien à cirer de ce qu'un dinosaure tel Gilles Vigneault pense de moi. Ces gens produisent une culture qui ne me touche pas, ne me représente pas du tout, même qu'elle m'emmerde. Leur mépris envers les vrais travailleurs qui se lèvent tous les matins pour faire marcher le pays, nous démontre qu'il est grandement temps que le "party" cesse.

Si certains ne peuvent pas vivre de leur art, tant pis, on est plusieurs sur cette terre à ne pas avoir réalisé exactement tous leurs rêves. Je suis convaincu qu'il doit y avoir un "écrémage" majeur, qui doit permettre aux meilleurs d'exister et inciter les autres à gagner leur vie comme tout le monde: en travaillant.

De mon point de vue, de simple contribuable, de travailleur avec des valeurs profondes qui ne se réflètent nullement dans les "valeurs québécoises" défendues par Gilles Duceppe, couper 45 millions en culture, ce n'est vraiment pas assez.

Tous ces gens ont dénoncé l'intervention du gouvernement Chrétien dans la campagne du "non" au Québec en violant la loi électorale en 1995, aujourd'hui la campagne des artistes viole à mon avis les mêmes principes en cette campagne électorale. Au Québec, il faut apprendre à vivre avec beaucoup d'incohérences.

samedi 20 septembre 2008

Campagne fédérale 2008 : Semaine 2 - Ces vaches sacrées

Toujours les deux grosses mains d'obèses qui ont peur d'en manquer, grossièrement dans la jarre à biscuits à se servir comme des sarfs, les "artistes" nous ont démontré cette semaine qu'ils pouvaient contrôler le message des médias au Québec, du moins, de la plupart.

Ça commence dans une opération subventionnée, les prix de la télé québécoise, le gala des Gémeaux, sur les ondes d'une société d'etat qui coûte plus d'un milliard par année.

Vincent Gratton, comédien d'une série ordinaire de Radio-Canada défend sa job et celle des autres de son millieu artistique, ces vaches sacrées qui ne peuvent pas chômer. Ils sont nés artistes... soit comédiens, chanteurs, musiciens, humoristes, et pour cela, même s'ils ne sont pas tous très bons, nous devons les entretenir... Nous le peuple dont le salaire moyen est sous les 30 000$ par année.

Vincent Gratton a commencé sa carrière dans une grande oeuvre artistique: Chambres en ville à TVA, dans la fin des années '80. Les décors de carton, l'image floue, les personnages caricaturaux, plusieurs sont nés publiquement dans ce genre d'émissions, et sont toujours là 20 ans plus tard.

Ils étaient tous donc si bons.

Est-ce que le Québec a besoin d'autant de comédiens de séries d'ados et de chanteuses de tounes plates? Est-ce que de dépenser près de 700 millions au Québec et près de 8 milliards au fédéral dans ces vaches sacrées de la culture, c'est de dilapider notre richesse et de notre confort?

L'état n'arrive pas à donner tous les soins nécessaires dans son système de santé à vitesse variable monopole d'état, et n'arrive pas à donner une place en garderies à tous les parents qui en demandent une. L'état n'arrive pas à entretenir convenablement ses ponts et son réseau routier.

Mais les vaches sacrées en auront jamais assez et en plus ils vous diront pour qui voter. Elles sont partout, dans tous les shows de chaises expréssément programmés pour distribuer les cachets minimums de 250$ l'apparition, qui en plus sert à faire la "plug" d'un prochain spectacle, album, film ou pièce de théatre.

Celui qui doit se lever tous les matins pour aller travailler au lieu de chercher son inspiration divine se fait sucer le sang par cette industrie parasite.

Celui qui doit se lever tous les matins pour travailler y perd toujours au change, c'est lui qui paie la vie d'artiste des autres, c'est lui qui subit la hausse du prix de l'essence, c'est lui qui peut perdre son emploi lorsque l'économie ralenti.

Les artistes eux... sont des intouchables... des vaches sacrées.

dimanche 14 septembre 2008

Campagne fédérale 2008 : La semaine 1

On a terminé avec l'argumentation malhonnête à propos du déclenchement des élections anticipées qui surviennent avant la date prévue par la loi du gouvernement Harper déterminant les élections à date fixe. Il y a toujours eu une exception prévue pour les gouvernements minoritaires, et si Dion, Layton et Duceppe ne voulaient pas d'élections, ils n'avaient qu'à faire fonctionner le gouvernement.

Comme prévu, les journalistes sont entré dans la campagne. Cette élection plus que les précédentes, c'est "Le monde vs Harper", soit tous les partis politiques à tendance gauchisante (Verts, Rouges, Bleu pâles, Jaune-oranges) avec les journalistes, unis contre le démoniaque Stephen Harper.

Certains commentateurs que j'ai entendu se sont plaints de la platitude de cette campagne, d'une supposée absence d'enjeux. C'est pourtant pas les enjeux qui manquent.

Premièrement, l'aspirant Dion a été contre le principe de baisser la TPS à deux reprises, et a même promis de remonter la TPS s'il prenait le pouvoir... ça il ne le dit plus, mais il l'a déja dit. Il y a aussi le risqué plan vert, qui consiste à jouer avec l'économie pour compter des gaz qu'émettent autant les voitures, que les vaches laitières, et les éruptions volcaniques.

Qui croit vraiment à la fin du monde prochaine grâce à un réchauffement climatique qui ne fait consensus scientifique que lorsque les impies, sceptiques, plusieurs autres scientifiques, sont exclus? Le consensus scientifique du réchauffement climatique est le même consensus Québécois du Bloc: C'est un consensus constitué qu'à partir des gens d'accord, les autres, on fait comme s'ils n'existaient pas.

Pourquoi risquer notre santé économique avec ça? Parce que le parti Libéral est dirigé par un théoricien, un professeur d'université qui nage dans des théories, et qui a quitté "le plancher des vaches" en ayant une foi aveugle dans une simple théorie.

Jack Layton de son côté a promis un moratoire sur l'exploitation des sables bitumineux. Le suicide économique sous le NPD passe non-seulement par une explosion des dépenses, mais par une baisse des revenus disponibles en attaquant la source de revenus qu'est l'exploitation pétrolière au Canada. Les verts les plus extrêmistes sont stupides comme ça: Avoir une mine d'or noir dans sa cour, et la laisser enfouie, ne pas en profiter... "pour le bien de la planète".

Les autres pays de notre boule bleue qui tourne autour du soleil ne seront jamais aussi stupides. S'ils peuvent améliorer leur économie en exploitant cette ressource ils le feront.

Le Bloc de son côté, continue de miser sur la méfiance nationaliste envers nos voisins, ceux qui devraient être reconnus comme des partenaires. Le Bloc de Gilles Duceppe, viré à gauche, est maintenant aussi en guerre contre les pas assez nationalistes, ceux qui suggèrent de "collaborer avec l'ennemi", comme l'ex ministre péquiste Jacques Brassard. La plume colorée et intéressante du chroniqueur du Quotidien du Saguenay s'en est prise cette semaine aux pseudo-consensus de Gilles Duceppe, ceux qu'il prétend défendre à Ottawa.

Brassard rappelle que le Québec n'est pas une société unie sous les couleurs du Bloc, des visions d'extrême-gauche de l'ex-militant Marxiste-Léniniste de la CSN qu'est Gilles Duceppe. Il n'y a pas de consensus sur le registre des armes à feu au Québec, et les propriétaires de carabine qui vont à la chasse l'automne ne sont pas tous de futurs tireurs fous dans un collège.

Cet épisode, avec la réponse de Duceppe qui se défendait de défendre des consensus votés à l'assemblée nationale, m'a rapellé que Mario Dumont n'avait pas toujours décidé de représenter les électeurs qui ont voté pour son parti.

Un Mario Dumont qui a "recentré" l'ADQ, c'est un Mario Dumont qui trahi les électeurs qui ont voté pour son parti. Les 31% de Québécois qui ont voté pour son parti, qui en ont fait le chef de l'opposition, ont voté pour un programme qui ne devait pas faire des consensus gauchistes avec le parti électoraliste de Jean Charest et le parti socialo-nationaliste, le parti Québécois. On connaît l'histoire, Dumont a cédé aux journalistes de Montréal, au lieu de leur faire face, comme le demandent beaucoup d'électeurs plus de droite, ceux qui votent aussi pour Harper.

Le débat télévisé reçevra une intrus: la cheffe du parti vert. Gilles Duceppe avec son parti ethnique était déja un intrus sur le plateau du débat, avec ses sujets liés à une seule province sur les dix, et des candidats dans une seule province, aucune possibilité de prendre le pouvoir.

Mme May s'ajoutera à la cacophonie qui rend la politique canadienne aussi floue, elle défendra la voie du 2e parti vert, car avec son plan vert, Dion se trouve à être le chef du premier parti vert.

On oublie le principal: Nous devons voter pour ceux qui sont les plus aptes à bien gérer le pays pour les prochaines années. Ça n'a rien de sexy, c'est un mal nécessaire, un mal que plusieurs sur cette planète n'ont pas droit. Une campagne électorale n'est pas une fête, un divertissement... La première raison pourquoi ça existe, c'est pour que nous ayons notre mot à dire dans l'administration de notre pays.

Veut-on des taxes élevées avec des services ordinaires? Veut-on un gouvernement pro-actif contre le terrorisme? Veut-on gaspiller nos richesses dans un plan vert risqué qui ne solutionne aucun problème concret? Veut-on poursuivre dans un éternel débat inutile et infantiliste existentiel tournant autour de notre nombril nationaliste?

C'est le 14 octobre qu'on saura ce que les canadiens veulent.

mardi 9 septembre 2008

Sarah la pas fine


Le déchaînement violent de la presse Montréalaise à l'égard de la colistière de Jonh McCain depuis sa nomination illustre bien dans quel vide intellectuel le Québec se trouve.

Quand tu as Normand Lester dans tes têtes d'affiche, t'es vraiment mal foutu.

Normand l'a traitée de "cliché raciste"... Pourquoi raciste? Le blanc bec à Patrick Lagacé, figure montante dans les francs-tireurs de la clique du plateau, l'a caricaturée comme étant une "anti-cul sous toutes ses formes"... Il a certainement fallu à Mme Palin de le faire cinq fois pour avoir cinq enfants!

Dutrizac, le malhonnête qui annonce à la télé que quelqu'un a refusé de répondre à ses questions, alors qu'il n'avait jamais été rejoint (Jean-François Plante ex-candidat de l'ADQ), l'a décrite comme étant une "attardée mentale"... C'est pourtant un des grands indignés des propos que Jeff Fillion avait tenu à l'égard de Jeanne D'Arc Chiasson... Faut croire que les avocats de Mme Palin se foutent éperduement d'un tire-au-flanc du plateau de Montréal. C'est pourtant des propos beaucoup plus directs que ceux de Fillion à l'endroit de Sainte-Sophie.

Bref, le tir groupé va dans le même sens depuis le début. Pour une raison quelconque, il faut que ce soit un démocrate qui gagne la présidentielle américaine de novembre.

On accuse le clan républicain des mêmes sottises, d'être des religieux, des "créationnistes", des faucons va-t-en-guerre, mais on oublie de rapporter que Barack Obama nomme dieu dans ses discours aussi souvent, et peut-être plus que le candidat républicain. En suivant l'actualité de la campagne, nous avons connu le pasteur un peu fou de Obama et sa femme... Qui connaît le pasteur de McCain?

Si vous n'aviez pas lu le site très intéressant de Antagoniste.net , vous n,auriez jamais lu ou entendu le nom de Mme Palin, peut-être future vice-présidente, à moins d'être un "geek" de politique américaine qui connait tous les gouverneurs... Les médias Québécois ne font qu'une couverture digne d'attardés mentaux. Sarah Palin a des opinions, des croyances, et a fait preuve d'un jugement dans son travail démontrant beaucoup plus de nuances que ce que les médias du bout de l'Amérique du nord français rapportent.

Mme Palin a eu beaucoup plus de voies lors d'un suffrage universel que n'importe quel premier-ministre du Québec, simplement élu dans sa circonscription, même en étant dans un état des moins populeux, l'Alaska. Le budget qu'elle administrait, nous rapporte Antagoniste.net était le double de celui de Bill Clinton lorsqu'il était gouverneur de l'Arkansas. Les résultats sont là, elle a baissé les dépenses de 13% en un an et les électeurs sont satisfaits.

Ce qu'il y a de plus stupide dans la campagne des médias de Montréal, c'est qu'on nous démonise un côté, pour mieux faire avaler un Obama gaffeur de plus en plus imbuvable, plus on le connaît. Le André Boisclair des États-Unis (étoile filante ou fromage daté meilleur avant l'élection), le "sauveur", n'apportera rien de bon au Québec et au Canada. Obama ne plaide pas du tout nos causes.

Pour les Québécois... on dirait que c'est plus important que le prochain président soit un athée (sans intérêt, hors débat et hors contexte) que ça soit un bon partenaire d'affaires et un bon diplomate... On appuie aveuglément un protectionniste, interventionniste, tout aussi religieux sinon plus que McCain... En se fichant des conséquences économiques sur le Canada, qui doit 60% de son économie avec son commerce avec les États-Unis.

Où est la logique?

Si les Américains veulent un gouvernement qui limite l'avortement à 22 ou 28 semaines, ne permet pas le "mariage" des gais... Qu'en avons nous à foutre? Depuis quand le mariage des gais de San Francisco est devenu plus important pour nous, que notre commerce avec notre principal partenaire économique (Bois d'oeuvre, pacte automobile, 60% de notre économie), et les femmes lapidées dans le monde musulman? Avons-nous un sérieux problème de jugeotte?

Nous détestons la démocratie ici... que monsieur tout le monde vote, puisse faire revenir la peine de mort pour des pourritures, on déteste ça. C'est plus important de donner des seringues aux junkies, pour mieux les aider à rester des junkies, même si tout le monde de sensé sait que ça n'a pas de bon sens. Je dis nous, mais je peux très bien viser la petite élite journalistique Montréalaise.

Les médias Québécois sont en campagne... moi aussi. Je veux savoir pourquoi ils sont aussi malhonnêtes et violents.

dimanche 7 septembre 2008

Les coupons-réponses au Bloc nul

Vous recevez probablement tous comme moi, la publicité des coupons-réponses à renvoyer au député, sans timbres, du Bloc Québécois.

Dans mon compté, c'est Michel Guimond qui amasse les réponses à un seul choix possible, par la poste. Mais bravo! C'est un excellent moyen de communiquer à un député sa façon de penser.

Depuis quelques temps, le personnel de Michel Guimond à Ottawa reçoit des réponses auquel il est ajouté un autre choix, comme dans une démocratie où les idées peuvent s'affronter librement. J'envoie donc au Bloc Québécois une autre réponse du contribuable, la "minorité non-silencieuse" comme dirait Paulie dans Rocky 4 répondant aux communistes qui ont bâti le mur de Berlin.

Ensuite, je n'ai qu'à poster le tout sans timbre, lors de mon prochain passage à une boîte postale.

C'est aujourd'hui que le premier ministre Harper déclenche les élections, et les Québécois ont une chance de foutre dehors le bloc parasitaire du Parti Québécois à Ottawa. Les Québécois ont une chance d'offrir à leurs concitoyens du Canada-Anglais un peu d'espoir d'avoir un pays qui fonctionne, qui pense d'abord à ceux qui travaillent.

J'aimerais voir la tête de ces bloquistes qui reçoivent mon coupon...

Faites-vous plaisir vous aussi!





jeudi 4 septembre 2008

Le Québec de Claude Poirier

Je reviens du Canada-anglais où j'ai passé une semaine, je ne me suis pas ennuyé de la graisseure de LCN et de nos québécoiseries. Ce matin j'entends l'histoire d'une famille de losers qui est allée voir Céline à Toronto dans le show pathétique de Claude Poirier... Le gars qui sacre aux deux mots, dans un langage de parfait white trash du Québec, explique son périple, qu'il voulait revendre ses billets à des scalpers parce que sa belle-mère ne "filait" pas, une fois rendue là-bas.

Madame file pas, et on essaie de revendre les billets au Air Canada center, en fumant quelques cigarettes. La bonne zigoune de Québécois!

Le colon ne comprenait pas qu'il n'était pas le bienvenu, même après avoir refusé de vendre ses billets à un scalper, car il laissait croire qu'il voulait les revendre lui-même. Il se plaint à la télévision Québécoise qu'il s'est fait frapper après qu'on lui ait signifié de sacrer son camp.

Se frotter à des gens qui oeuvrent dans l'illégalité, avec une tête d'idiot, une attitude d'idiot... c'est certain qu'on se magasine des coups, que ce soit à Toronto, Montréal ou Québec, à différence que là-bas, tu pourrais te faire traiter de "frog"... Ce qui ne m'est jamais arrivé sur une douzaine de visites depuis la fin des anéées 80.

Je vous raconte ça, parce que dans ma semaine en Ontario, j'ai croisé des Québécois. Trois nuits à l'hôtel, trois au camping, une chez ma soeur en chemin. Lorsque vous allez dans un camping, à 1000km de Québec, on ne souhaite pas se ramasser avec des voisins Québécois. Après un souper au restaurant, je suis revenu à mon site avec des voisins Québécois qui sont apparu. Contrairement aux voisins anglophones, eux ne m'ont pas salué.

Avec mon expérience, j'ai compris qu'on essayait souvent de mettre les Québécois ensemble, ce qui ne me plait pas. Peut-être qu'on organise ça comme ça, je crois parce que les Québécois en général déplaisent, pour éviter des frictions.

La fille de la famille, douze ou treize ans, fumait des zigounes avec ses parents. Les seuls fumeurs des environs. Les enfants chialaient tard le soir pendant que le reste des voisins tranquilement se couchaient et que j'étais couché en prévision d'une longue journée de route. Les enfants chialaient, mais les parents ne disaient rien.

Au camping près du Lac Huron, j'étais avec les seuls Québécois, peut-être dans les trente kilomètres à la ronde, un endroit où il n'avait pas beaucoup de plaques du Québec sur les voitures. Old Ochard au Maine est reconnue pour être un repère de Québécois, pis c'est bien correct, c'est une destination proche et bon marché... Mais personellement j'aime mieux aller là où il n'y a pas de Québécois.

Aucun Québécois sur les rives du Lac Érié. Jusqu'à ma dernière journée là-bas, tout allait bien, ou presque.

Lors de mon passage dans la magnifique ville de Niagara-on-the-Lake, un endroit qui est tout sauf cheap, je n'ai vu aucune plaque d'immatriculation du Québec, mais beaucoup de l'Ohio, l'Illinois, de la Pennsylvanie. À défaut d'avoir les moyens cette année de faire la route des vins en Californie, on a été voir cette magnifique région, quelque peu ignorée au Québec, à neuf heures de route de Québec.

Bref, lorsqu'on connait les statistiques, et que l'on collige avec sa propre expérience, nous savons que les Québécois sortent peu du Québec, s'intéressent peu à ce qui se passe à l'extérieur, et ceux qui sortent ne font pas toujours honneur au Québec, ils cherchent des destinations connues bon marché, là où l'on parle français.

L'an prochain on va en Europe de l'est, question de rencontrer la belle famille. Je ne devrais pas voir de Québécois là-bas, mais on me prépare à un choc culturel. Les Européens ne sont pas mieux, les anciens pays soviétiques ont un acceuil particulier. Les Ontariens sont corrects, certains sont bien, certains ont l'air bête, mais ils n'ont pas le pouvoir de me faire honte.

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