mardi 29 septembre 2009

L'idiotie morale des artistes et de leurs amis les journalistes

Marc-André Lussier, Marc Cassivi, Richard Hétu, tous de La Presse sont à mon avis des idiots moraux. Pour eux, arrêter un violeur, 30 ans après sa fuite, après qu'il ait reconnu sa culpabilité, ce n'est pas bien pour la raison suivante: C'est un grand créateur que l'on devait honorer dans une autre de ces soirées mondaines où des artistes-goinfres millionnaires-gauchistes dégobillent sur la société leur lot de débilités.

Bref, c'est un artiste, donc par définition une VACHE SACRÉE.

Roman Polanski a violé une adolescente de 13 ans, il l'a drogué, sodomisé, ça se passe dans la maison de Jack Nicholson. C'était en 1977.

Il a reconnu les faits, il a passé un mois et demie en prison alors qu'il devait reçevoir sa sentence. En hanvier 1978 il a fuit les États-Unis évitant de se rendre dans les pays où il pourrait se faire arrêter pour purger sa peine, comme en Grande-Bretagne. Il est protégé en France depuis tout ce temps. Pourquoi l'avoir protégé?

Le ministre des affaires étrangères Français Bernard Krouchner s'est offusqué de l'arrestation du cinéaste du film Le pianiste. Quel est le problème Bernard? C'est pour quand la décriminalisation du viol en France?

Que Polanski ait perdu sa femme Sharon Tate, tuée dans la folie de la secte de Charles Manson, et ses parents dans l'holocauste, n'enlève rien au fait qu'il est coupable d'un crime grave contre la personne et qu'il doit purger sa sentence.

D'être un grand créateur ne donne pas le droit de sodomiser des fillettes de 13 ans. Que sa famille ait été victime d'un crime contre l'humanité, comme des millions d'autres familles, ne fait pas que l'on puisse le soustraire à la justice.

Il n'y a pas d'oeuvre, de carrière, plus importante que la préservation des innocents contre la violence et la perversité. La justice doit être égale pour tous. Grands, petits, riches et pauvres, artistes et ouvriers.

Si on ne comprend pas ces principes fondamentaux, très simples, sur lesquels reposent l'équilibre moral de nos sociétés, c'est que nous sommes les idiots moraux, qui par notre pensée tordue, amenons la civilisation à sa déchéance.

Bizarrement dans La Presse, tous ceux qui sont pour la libération du violeur-artiste, sont les mêmes qui sont les plus hostiles à la société américaine.

Ça me laisse perplexe sur leur mode de vie.

Ah, bien sûr, notons que Woody Allen, celui qui a marié la fille de sa conjointe, qui a 34 ans plus jeune que lui, a signé cette lettre de protestation demandant la libération de Polanski.

Étrange? Non pas tant que ça...

C'est Guy Cloutier qui doit être jaloux du traitement que certains ont donné à Polanski, non?

Bravo et merci à la Suisse... Honte à la France... encore.

Quelqu'un allume? Pourquoi laisse-t-on tant d'espace sur la place publique pour les pensées des artistes qui sont parfois des tordus, des idiots, des cruches vides, sur les questions de politique internationale, d'environnement, d'économie... de morale? Et que dire ce cette presse écrite malade?

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lundi 28 septembre 2009

Deux semaines en Bessarabie - Partie 2

Voici la suite de mon aventure en Moldavie et en Ukraine, une partie un peu plus touristique de mon voyage.

12 septembre 2009, Jour 5: Excursion dans la campagne Moldave vers Soroca

Tôt au matin, nous partons en voiture en direction nord, traversant d'abord la ville de Chisinau pour rejoindre Soroca à environ 160km. Il s'y trouve une forteresse médiévale. La moitié de la route se fait par une route nationale relativement bien tenue, et l'autre moitié par une route secondaire moldave, très cahoteuse. Bizarre d'imaginer qu'une telle route relie cette ville de 30 000 habitants à la capitale. La circulation est peu dense, et on traverse des villages typiques, on croise des charrues tirées par des chevaux, on rencontre d'anciennes usines abandonnées. Sur les terres, la récolte de maïs suit son cours, on remarque aussi du tournesol qui s'assèche. Là où la terre est retournée, on voit la couleur foncée du tchernoziom riche, de ses terres qui sont parmi les plus fertiles du monde.

Soroca apparaît comme une ville qui a souffert de la décroissance. J'ai appris que Samuel Bronfman célèbre entrepreneur établi à Montréal à l'origine de l'empire Seagram, est né dans les environs en 1889 et a fuit les pogroms.

On dit qu'avec la forte population gitane des environs, une partie de l'économie est soutenue par les nombreux trafics illicites, étant donné que nous sommes dans une zone frontalière: l'Ukraine est de l'autre côté du Nistru (Dniestr).

La forteresse en plein centre, un peu cachée par les arbres au bord du boulevard, s'érige directement au bord de la rivière, face à l'Ukraine. Elle y a été construite en pierre en 1505 par le voïvode Étienne le Grand, prenant la place de celle en bois construite quelques décennies plus tôt. Le site est relativement bien conservé et fait à noter, vous devez payer un prix différent pour visiter l'endroit si vous êtes un étranger, avec un supplément si vous prenez des photos.




Quelques kilomètres au sud de Soroca, dans une portion très sinueuse de la route, se trouve un parc au bord de la route avec une porte au bas d'un escalier. Afin de nous dégourdir les jambes, on amorce la montée vers ce que j'espère être un point de vue sur la vallée du Nistru. Au sommet, c'est ce que je trouve, avec une Église orthodoxe en forme de chandelle. La construction de pierre est récente, 2004. De cet endroit nous avons la vue sur le Nistru, les terres de l'Ukraine, et la ville de Soroca. Le site est récent et a été inauguré par le président Voronin lui-même qui aurait gravit sans problèmes les quelques 700 marches pour atteindre le lieu de pélerinage.

Sur la route, de nombreux puits, de nombreuses croix de chemin, et d'autres petites croix avec des fleurs soulignant une mort accidentelle sur la route jonchent notre itinéraire. La météo ne peut pas être meilleure, grand soleil avec 27 degrés, sans humidité accablante.


13 septembre 2009, Jour 6 : Jardin Botanique et pizzeria

Après la route d'hier, et en prévision de la visite de demain, nous avons pris une journée tranquille. D'abord, j'étais intéressé à écouter le Grand Prix de Formule 1 de Monza en Italie. Pendant près d'une heure et demie, nous avons cherché par tous les moyens de capter la station d'origine Roumaine TVR1 qui a les droits de diffusion pour la Roumanie et la Moldavie à la fois. En zappant d'une chaîne à l'autre, sur ces télévisions européennes avec des émissions sur le canal 0, branchées sur un service de câble, nous ne trouvions pas cette station Roumaine qui est censée être sur le service de base.

Finalement après quelques téléphones, et recherches sur internet dans la langue la plus proche du latin, nous avons finalement trouvé la station alors que les voitures s'alignaient sur la grille de départ. J'étais à temps pour le départ, le gros du spectacle d'une course de F1: le départ arrêté sur grille. L'information était que TVR-1 avait été mise hors-d'ondes en Moldavie par le gouvernement communiste avec ses différends avec le gouvernement pro-occidental de Roumanie. Voronin n'avait pas cessé d'accuser les voisins Roumains, de préparer une révolution colorée, pro-occidentale en Moldavie. Il semble que TVR-1 a été mise hors d'ondes par l'antenne, mais pas sur les câblodistributeurs, ni sur la télé satellite.

Un pays qui ne diffuse pas la F1... ça fait très Corée du Nord. Heureusement, nous en sommes pas là en Moldavie.

Après la course, nous avons pris le trolleybus électrique vers le jardin botanique, situé très près. Un seul lei par personne pour entrer, soit 10 cents. Un montant dérisoire à mes yeux.

Le jardin est un peu délabré, faute de budget, malgré de beaux grands arbres, de magnifiques saules, des châtaigners, cèdres... l'endroit a probablement déja été très beau. Aujourd'hui il reste quelques endroits assez beaux pour prendre des photos de mariage, le reste du parc demeure un bel endroit pour se promener point.

En tant que pizzavore, j'avais hâte d'aller manger de la pizza. C'est chez Andy's Pizza, un chaîne de pizzerias grand public de Moldavie qui fait la livraison 24/24, en cas d'urgence nocturne. Mes guides ont semblé déçu de la pizza, comparativement à ce qu'elle a déjà été. Effectivement, ça manquait de choix, et l'assemblage de la garniture était limité, en plus d'alliages bizarres, comme poulet-mayonnaise-champignons. Vu que j'avais très faim, j'ai commandé une pizza supplémentaire au pepperoni... très piquant. Mais je n'ai pas eu le goût de la finir. Au moins le fromage avait bon goût, bien qu'on ait pas découvert les vertus d'un « gratinage » doré de la pizza, c'est juste "fondu". Le tout a été accompagné de bières en bouteille de verre de 500ml de marque "Chisinau". Ce qui est surprenant, c'est que je m'en suis tiré pour moins de 17$ Can, trois pizzas, deux bières 500ml, un sprite. Pour la bière, la "Chisinau" goûte tout simplement l'eau, même pour moi qui aime les bières légères, c'est un peu trop light.





14 septembre 2009, Jour 7 : Route des vins Moldave


La journée commence tôt vers 9h alors qu'on part en voiture vers les plus grandes caves à vins du monde.

Nous nous dirigeons vers l'ouest de la ville, à une dizaine de kilomètres pour rejoindre les caves de Milestii Mici où nous avons réservé le tour guidé avec dégustation.

Nous sommes arrivés avec un peu d'avance, ce qui nous donne le temps de prendre quelques photos près des fontaines à l'eau colorée, qui donne la couleur du vin: une fontaine de vin blanc et une de rouge. L'entrée et le stationnement est bien asphaltée, contrairement aux routes qui mènent à ce coin du raion, où l'on a pu constater quelques fuites d'aqueduc en chemin. Nous y sommes entourés de murailles de château en pierre.

Notre guide en français embarque dans la voiture et on nous ouvre les portes des caves, la voiture entre alors dans les plus grandes caves à vins du monde, longe des milliers de barils de chêne et de cuves d'acier. Plus loin, la voiture doit s'arrêter, pour que l'on débarque et que l'on fasse la partie du parcours à pied. Il y a plus de 2 millions de bouteilles de vin ici, tenues à une température stable de 15 degrés, et un taux d'humidité supérieur à 85%. On nous montre même la chambre secrète, là où a été cachée une partie de la collection, pendant une période d'interdiction de production décrétée par l'Union Soviétique, dans la crainte que les vins soient saisis ou détruits, ce qui heureusement n'a jamais été fait.

À la fin on nous fait goûter trois vins, un rouge, un blanc et un blanc très sucré. Le rouge dont je ne me souviens pas le nom était particulièrement bon, même si selon mon standard, il était très tôt. Quelques bonnes gorgées me donnent le courage d'aller affronter cette fois les caves les plus étendues du monde, à Cricova. L'arrêt à la belle boutique de Milestii Mici me permet d'acheter un Negru de Purcari 1987 et un Codru 1987, deux bouteilles de collection que je vais ramener au Canada.

Un chemin encore une fois chaotique, mal indiqué vers le nord de la ville de Chisinau, sur le chemin de Orhei, passé ce grand centre d'achat « Megapolis Mall» construit par les chinois, mène au vignoble entourant l'entrée des caves de Cricova. Quelques centaines de mètres avant les champs de vignes et l'entrée du site, c'était encore ces maisons bâties n'importe comment, pas toujours entretenues, et ces fonds de cour qui ressemblent parfois à des dépotoirs. La pauvreté n'est pas le seul problème, les gens apparaissent pauvres parce qu'ils n'ont pas la culture d'améliorer leur environnement et personne ne leur demande d'en faire plus. C'est moins pire que l'Amérique latine avec ses bidonvilles, c'est plutôt dans le genre des moins beaux coins d'Italie et d'Espagne, là où une certaine latinité nuit à la qualité de vie, là où les gens s'en foutent: ça ne coûte rien de ramasser son petit coin, mais on ne le fait pas.

L'entrée du site plus connu et qui attire plus de touristes est magnifique, toujours avec un décor de château de pierre, ce qui contraste avec le quartier que l'on vient de traverser.

C'est un petit train qui nous amène dans les caves, cette fois on est avec un groupe d'Italiens et de ce que nous croyons être des Polonais, la visite se fera en anglais.

Lorsqu'on sort du petit train après un trajet assez rapide, on nous montre l'endroit où est produit le mousseux qui n'a pas le droit de s'appeler « Champagne » même s'il est produit exactement à la méthode française. On nous explique que les bouteilles dans les supports doivent être tournées régulièrement, et que les sédiments se retrouvent sur le bouchon, seront enlevés à froid, lors de la pose d'un autre bouchon sur la ligne de montage.

Ensuite nous allons vers la collection qui ici compte plus d'un million de bouteilles. Cet endroit sert à entreposer plusieurs collections privées et est un véritable musée du vin. On y trouve la collection de Vladimir Poutine et celle du dirigeant nazi Hermann Goering. De nombreux vins datant des années '40, et même d'avant se trouvent dans les casas devant nous. Tous ce trésor est devant nous, nous pouvons même y toucher, même si nous n'osons pas.

Ensuite après un autre bout de chemin en train, nous visitons les salles de réception et de conférence, très luxueuses, l'une d'elles est prête à une visite de dignitaires. En terminant c'est la dégustation pour le groupe, et nous sortons du site alors qu'une petite averse localisée passe au-dessus de nous.

Les Moldaves n'ont pas les moyens de visiter ces trésors nationaux, pour prendre le petit train et goûter à Cricova, faut "déplier" 500 lei par personne. Pour nous canadiens, 50$ ce n'est pas si énorme, mais pensons que les gens ici gagnent 500$ dans le mois lorsqu'ils ont un bon salaire, donc comparons cela à un bon 300$ par personne. Les seuls Moldaves sur les lieux seront les employés.

Nous rentrons à l'appartement, manger et boire un autre vin Moldave, quand même très bon, bien que cette fois en tetra-pak. Au souper, on m'informe que Andy's Pizza a perdu en choix et en qualité depuis que c'est le fils de l'ex-président Voronin, Oleg, l'homme le plus riche de Moldavie, qui a « acheté » (de force?) la chaîne.

Y'a pas à dire, certains fils ont tous les talents... banquier (FinComBank), brasseur de bière et distilleur (Aroma), une firme de construction qui bénéficie de contrats publics (Metal-market), une firme de transport (Transline), et pizzaman (Andy's Pizza). Un « homme d'affaires » qui semble réussir, mais on est pas certain que c'est grâce à son intelligence, son flair, ou plutôt grâce au pouvoir de son père président communiste de 2001 à 2008, qu'il « réussi ».

D'ailleurs pendant notre séjour, on a appris que le président sortant, Vladimir Voronin, est prêt à "collaborer" à la transition, à la condition que l'empire de son fils demeure intact. Drôle de façon d'admettre que l'on est corrompu... sans trop de gêne. Le nouveau gouvernement n'a pas répondu à cette pathétique demande.

Nous avons une épicerie « Sofia » 24 heures tout près, mais pour s'y rendre le soir, il n'y a pas d'éclairage, comme au bas de toutes les tours d'habitation, sur les trottoirs. Il y a des lampadaires, mais seuls ceux vers le boulevard sont allumés. Ça semble dangereux pour une femme seule, il y a beaucoup de gars louches autour de voitures louches, et on ne veut pas que j'y aille seul même si c'est tout près, avec ma tronche de Nord-Américain (qui ne fait pas de doute selon ce qu'on me dit). Ce n'est pas des coins noirs qu'il y a, mais c'est tout noir, avec des coins éclairés. On économise ainsi probablement l'électricité, au détriment de la sécurité civile.

15 septembre 2009, Jour 8 : Repos

Aujourd'hui nous préparons l'excursion à Orhei Vechi et le voyage à Odessa. Nous allons nous promener un peu au centre-ville au parc de la Cathédrale en fin de journée.

16 septembre 2009, Jour 9 : Tourista de viande avariée


Hier soir j'ai mangé en fin de soirée des tartines avec de la viande fumée et du fromage. Il semble que ça m'ait rendu malade. Malade au point que la journée est gâchée, j'ai vomi, j'ai la diarrhée, et j'ai de la fièvre. Je suis cloué au lit prisonnier de l'appartement. On espère quand même aller à Orhei Vechi et ensuite Odessa. Je crois que je serai mieux demain, donc on maintient le cap.

À suivre...

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samedi 26 septembre 2009

Deux semaines en "Bessarabie" partie 1

Je reviens d'un voyage de deux semaines en Moldavie et en Ukraine. Un voyage en pleine Europe de l'est, celle qui ne connait pas le même "boom" économique depuis la chute du bloc de l'est. Un voyage dans un pays qui était encore dirigé par les communistes au début de mon séjour, mais en transition car ils ont perdu les élections du 29 juillet dernier. Je vous fait part de mes observations du Nord au Sud de la Moldavie, et d'une escapade en Ukraine à Odessa au bord de la mer Noire, dans deux ex-républiques de l'URSS.

8 septembre 2009, Jour 1 Montréal-Toronto-Vienne


Après une course de taxi de 100$ à Montréal, dans une voiture vieille de dix ans avec les freins finis, j’arrive à l’Aéroport Trudeau où je dois patienter quelques heures avant de m’envoler vers Toronto, pour rejoindre un vol pour Vienne. Cela me donne le temps d’utiliser mon portable, mais déception, on me demande dix dollars pour utiliser l’internet. Du pur vol.

Pour prendre mes e-mails, je vois cette machine de Bell, qui demande 2$ pour 10 minutes, qui fonctionne avec la carte de crédit. Autre déception, c’est très lent. Bell dans leur manque de dignité chronique en affaires offrent un internet payant sur une machine sale qui est aussi lent qu’un vieux modem téléphonique 56K. L’interface n’est pas pratique, les touches ne répondent pas toutes également… En 10 minutes, je ne peux savoir que j’ai deux nouveaux messages, mais je n’ai même pas le temps de les consulter, je me déconnecte car contrairement à un joueur compulsif, j’ai voulu me limiter à ce 2$. Plus tard, j’apprendrai que même si j’ai anticipé la fin de la période de mon 2$ de quelques secondes, j’aurai été surfacturé de 5 cents. Ça m’apprendra à contrevenir à une loi que je me suis faite : Ne jamais donner de l’argent à Bell.

À Toronto je dois courir, parce que j’ai peu de temps, et que je dois manger quelque chose en passant. Pearson est très grand, mais très bien fait. Nous rencontrons un groupe d’Autrichiens qui prendront le même vol que nous, facilement identifiables avec leur t-shirt rouge, ils reviennent d’un concours à Calgary. Pourquoi Calgary? Parce que tout le monde sait que si tu vas à Calgary on te donne un chapeau de cow-boy. Un Autrichien avec un T-shirt rouge marqué « Austria » et un chapeau de cow-boy, ça se remarque. Certains ont porté leur t-shirt un peu longtemps, c’est ce que l’on s’apercevra dans ce long vol, dans un avion un peu désuet, un 767 qui ne semble pas avoir été réaménagé depuis sa mise en service il y a 20 ans.

À Vienne, l'aéroport semble être grand, il est un « hub » pour toute destination de l'Europe de l'est, mais les terminaux sont petits, il manque de place pour les voyageurs, on en voit qui sont assis au sol. On remarque des jeunes hommes qui regardent les personnes qui ont un portable comme moi. J'ai un accès wifi gratuit, ce que je n'avais pas à Trudeau, où ils voulaient nous faire payer 10$ la journée. Alors que nous allons faire vérifier nos billets au comptoir, un homme essaie de dépasser les autres en ignorant la filée... je le regarde avec mes yeux de nord-américain qui n'accepte pas ça, ce qu'il ignore.

Je passe un autre point de contrôle, cette fois on me demande d'enlever mon portefeuille qui tient sous mon t-shirt avec une ganse autour de mon cou. J'explique en l’ouvrant qu'il n'y a que du papier et de l'argent, mon passeport... faut que je l'enlève quand même, ce que je n’ai pas eu à faire à Montréal et à Toronto. Je suis furieux contre cet imbécile d'avoir à retirer ce dispositif antivol, pour contrer les vols dans les aéroports qu'ils permettent grâce à leur laxisme bien européen. C'est le royaume du voleur ici, j'en suis parano-convaincu par tous ces témoignages que j'ai reçu. Je suis obligé de transporter un montant « cash » compte tenu de ma destination pas très fiable pour les cartes de crédit. Oubliez les chèques de voyages ici, à moin de vouloir perdre une journée à trouver où les échanger. Je n'ose pas m'imaginer sans mon cash et avec une carte bloquée en même temps.

Il y a que très peu de sièges et il y en a seulement aux endroits prévus pour l'attente de l'avion. Je suis près des portes A20-A21 pour les départs vers Moscou et Chisinau. Il y a une boîte de verre pour les fumeurs à l'intérieur du terminal, évidemment alors, ça sent la cigarette partout. Cela me semble totalement dépassé, même complètement stupide, même si chez nous c'était possible il y a quelques années encore. C'est exactement comme la « parabole » de la piscine avec une section « pisseur » popularisée par André Arthur.

9 septembre 2009, Jour 2 : Arrivée à Chisinau

J'ai le cœur solide pour les transports, j'en ai eu la confirmation avec ce vol dans un Embraer 120 d'Air Moldova, un petit avion d'une trentaine de places rempli à la moitié qui balance au gré du vent. L'hôtesse d'une très grande beauté nous a remis un repas très bon pour un avion, à preuve, l'équipe de pilotage qui a mangé de ce repas, meilleur que celui avec Austrian Airlines, qui lui me fait encore flatuler abondamment.

Arrivée

Je me demandais quelle partie de l'avion allait toucher le sol en premier... le bout de l'aile, la queue, le nez, les roues, mes genoux... j'imagine faire la position de sécurité en cas de crash. Finalement tout va bien un coup que les roues ont touché le sol, malgré que le derrière de l'avion semble aller vers un côté opposé au devant. Il fait pourtant très beau.

Dans l'avion tout le monde semblait calme, comme si ces mouvements étaient normaux, ce qui est probablement le cas. Je m'inquiète surement parce que j'ai peu d'heures de vol, surtout en petit avion à hélices.

Au sol, un grand aéroport presque désert, une affiche qui me souhaite la bienvenue en Moldavie, des édifices désaffectés et délabrés près des pistes et un cimetière pour avions. Nous débarquons sur le tarmac, un bus nous prend pour nous amener au terminal. Des policiers en uniforme typique est-européen, casquette verte et haute, sont dans le bus. Je n'ose pas les prendre en photo, même s'ils devaient être cadrés par hasard, en fait je pense plus ranger doucement mon appareil.

L'intérieur de l'aéroport est spacieux et sent le neuf, il n'y a que très peu d'employés. Je présente mon passeport, estampe, aucune question, j'ai passé en trente secondes. On se fout de ce que je viens faire ici et de ce que j'ai dans ma valise. C'est étrange.

Nos trois valises sont déjà là, au moins, pas de problèmes.

Mon beau-frère et ma belle-sœur sont là pour nous accueillir aussitôt, et je dois passer à travers une lignée de chauffeurs de taxis insistants. Ils sont plus nombreux que les passagers, même que tous les voyageurs présents dans l'aéroport. Petite ballade en Opel jusqu'à chez ma belle-mère, en seulement cinq minutes nous sommes rendus. C'est un choc... les édifices semblent défraîchis, le grand boulevard Dacia, est cahoteux comme au Québec, une série de publicités sur panneaux au centre de la route indique que ça ne parle pas français ni anglais ici. Sur un panneau qui semble revenir souvent une petite fille souriante mange des petits gâteaux qui ne sont pas des gâteaux Vachon.

Sur la route c'est un mélange de véhicules Européens, Coréens et Japonais récents avec un certain nombre de Lada. J'ai vu ma première voiture de police Lada en quelques minutes.

Je n’ai jamais vu le Mexique, ou tout autre pays en développement, la Moldavie m'apparaît comme un pays qui se débrouille dans des conditions économiques très serrées. Près de la maison en soirée, il y a au stade un match de soccer important entre la Grèce et la Moldavie. Les partisans sont bruyants mais de bonne humeur au bas dans la rue.

Ma belle-famille sont comme je le pensais, très gentils, et mon petit neveu est adorable.

10 septembre 2009, Jour 3 : Tour de Chisinau

À la maison, près de la fenêtre j'ai accès gratuitement à internet: « Liberty wi-fi ». Une idée du jeune maire libéral de la ville, d'installer des hot spots gratuits dans la ville. Il y en a donc un à proximité. Génial! Un problème de moins à solutionner.

Développements politiques

À la radio, on apprend que les Communistes qui ont perdu les élections anticipées du 29 juillet dernier, ne collaboreront pas au gouvernement de la coalition anti-communiste, ce qui provoquerait les troisièmes élections générales depuis avril. La télé nationale diffuse des dessins animés.

En avril la situation a dégénéré au point que la ville a été coupée du reste du monde avec un black-out internet et téléphonique provoqué, alors que le parlement brûlait. Pour le moment je ne crois pas que ça dégénère à ce point pendant mon passage. En fait je suis ici d’abord pour raisons familiales, ensuite pour voir le pays et décrire la situation.

En fait... qui sont-ils ces gens qui ont vécu d'aussi près l'échec du communisme, mais qui croient encore que ça peut marcher?

Je prends donc le bus qui coûte 3 lei (30cents CAN) d'une compagnie privée qui dessert la ville en concurrence des trolleybus municipaux ( 1 leu) qui fonctionnent à l'électricité des fils au-dessus des rues.

Le bus a apparemment des problèmes de suspension compte tenu des bruits de craquement à chaque mouvement. Nous nous dirigeons vers le centre de la ville, là où il y a les édifices importants, le siège du gouvernement.

Nous passons près de la mairie, nous cherchons une banque où l'on peut changer les dollars canadiens en lei moldaves, ce qui est plus rare que l'année passé selon ma compagne. On trouve des jeunes et des étudiants dans les parcs avec leur ordinateur portable autour de points d'accès, portrait de modernité.

J'ai visité un parc avec un grand escalier, qui donne sur un monument dédié aux policiers moldaves morts en service. Au bas, nous devrions trouver un lac... mais la végétation qui a poussé à cet endroit cache que le lac est complètement à sec. C'est alors qu'on me raconte l'histoire d'un scandale dans la ville, et que mes oreilles journalistiques sont dressées, curieuses de savoir ce qu'il en est.

Devant ce parc, une affiche annonce les travaux pour retaper ce grand parc urbain, dont certains se plaignaient de l'odeur du lac. Les travaux sont annoncés pour 2002, nous sommes en septembre 2009. Un fonds des Nations Unis pour le développement durable a débloqué de l'argent pour payer les travaux. Sauf que l'argent a disparu, et les travaux ne semblent ne jamais avoir réellement commencé, sauf pour avoir mis le lac à sec. Depuis sept ans, ce parc qui devait avoir l'allure d'un espace vert noble à la « Central Park », est détruit, saccagé par la corruption. Le contour de l'ancien lac est délimité par une promenade de béton avec des bancs arrachés. Branches, feuilles, détritus, recouvrent la promenade. Plus loin, de retour dans un peu de verdure moins désolante, se trouve un théâtre d'été, toujours en fonction. Près de là on a coupé de majestueux arbres, qui devaient être énormes. Les billots de bois de diamètre supérieur à 1,5 - 2 mètres restent là, témoins d'un saccage.

Le pire du saccage, c'est les limites de ce parc qui ont été déplacées, afin de donner des terrains à des hauts placés qui tenaient à y installer leur manoir. On a dépossédé la population de la ville d'un magnifique espace vert, on a asséché le lac et les « nobles » on installé leurs cabanes insolites dans ce parc. Insolites parce que la moyenne des gens dans le pays sont très mal logés, salubre ou presque, mais défraîchi. Les travailleurs peuvent difficilement se payer mieux, tandis que la nomenklatura locale semble n'avoir aucune limite dans sa grossièreté.

Consolons-nous, le sol de ce terrain semble un peu trop meuble et l'assèchement du lac semble provoquer un déplacement du terrain en bas de la côte. Peut-être qu'ainsi, justice sera faite, naturellement.

Voilà ce qui est aussi grossier : Un patronat qui a appuyé les communistes, et ce même patronat qui demande au nouveau gouvernement pro-occidental pourquoi il n’a pas été « consulté » pour sa composition. J’ai toujours eu des doutes avec ces hommes d’affaires qui chez nous jouent dans la pseudo « compassion » pour les pauvres, et vantent notre « état-providence », surtout lorsqu’on sait qu’ils profitent de subventions à touts nivaux et de « fast-track » dans leurs activités. Ici c’est le comble, un patronat qui a appuyé les communistes : Voilà un indice qui en dit long sur la santé sociale et politique de ce pays, voilà qui en explique une partie du fait que l’on retrouve des jeunes femmes Moldaves qui vendent leur corps, ou sont vendues par des trafiquants d’humains à travers l’Europe entière sans que personne ne fasse quoi que ce soit.

Au retour en début de soirée, nous faisons quelques emplettes dans un magasin moderne où l'on trouve de tout. Électroménagers, électronique, nourriture, vêtements. Je jette un coup d'oeil aux prix des électroménagers. Les moins chers sont un peu plus dispendieux que ce que l’on peut retrouver chez nous. Les télévisions haute-définition sont au moins 40% trop chères, bien que les prix affichés comprennent la taxe de vente. La nourriture elle est moins dispendieuse, dans une marge de 15 à 25%. La vodka se vend pour environ 10$ le 40oz. On vend de la bière russe dans des bouteilles de plastique de 2,5 litres. C'est un paradis pour les alcooliques. Notons pour prendre compte du pouvoir d’achat que les Moldaves ne gagnent qu’une fraction en salaires que ce que les voisins Roumains gagnent. Comment se payer une télé HD, si pour vivre, te déplacer, avec des études en main, tu ne fais même pas 500$ par mois.

11 septembre 2009, Jour 4 : tout et rien


Pour continuer d'utiliser mon accès wifi « gratuit » sans des limitations, je dois payer un montant symbolique qui couvrira tous mes besoins de télécommunications pour le restant de mon séjour ici. 120 lei c'est seulement 12 dollars. Dire qu'à Montréal on voulait me charger 10$ pour une seule journée, une utilisation de quelques heures dans l'aéroport. On s'inscrit sur la page du fournisseur, on va payer à un guichet situé à quelques coins de rues, un guichet où l'on peut payer pour plein de services, comme temps d'antenne pour téléphone mobile de plusieurs compagnies.

En cette journée, j'écris, je m'informe, on se repose un peu. C'est le 11 septembre, il y a huit ans, des barbares arrièrés attaquaient la civilisation.

Faits divers et plus

Un homme est mort près d'ici sur le Boulevard Dacia, frappé par une automobile. Il traversait à un endroit non-prévu pour traverser et la conductrice de la voiture allait trop vite. J'ai vu l'ambulance avec ce son d'ambulance française « pin-pon » se diriger vers le lieu de l'accident.

J'aurai été en Moldavie le jour de la démission du président communiste des huit dernières années, Vladimir Voronin. Tel un mauvais perdant au jeu de la démocratie, il a déploré remettre le pouvoir « à n'importe qui » alors que le pays est en pleine « prospérité ». On a fêté ça avec une bière russe « Baltika #3 ». Demain nous faisons route vers le nord du pays.

À suivre...

***

samedi 19 septembre 2009

Pire que Carter

Avec "l'Obamamanie" on a découvert qui pouvait être considéré comme "perdu" au sens de la rationalité. Certains comme moi ont craint la venue d'un autre Carter, avec la présente présidence.

Finalement hier on a eu la confirmation que Barack Obama est pire que Carter. La présidence de Carter a été décrite par les historiens les plus lucides, comme étant une présidence faible dans un moment fort de la guerre froide, soit avec Brejnev comme vis-à-vis Soviétique. Carter a lui-même admis "un malaise" en direct à la télé, devant tous les Américains.

Hier, l'administration Obama a officiellement renoncé au bouclier anti-missile européen. Les Tchèques et les Polonais s'étaient trempés contre la Russie en s'alignant avec le plan Américain, aujourd'hui Obama les laisse tomber...

Ce bouclier n'était pas contre la Russie, bien que la Russie est un pays délinquant au point de vue des droits humains, et au niveau économique. La Russie de Poutine triche sur tout... Ce que nie Obama.

La Russie s'est sentie visée, parce qu'elle se sait délinquante, et qu'un jour elle pourrait déplaire assez à l'occident pour que cette technologie puisse stratégiquement se retourner contre eux.

C'est là tout le problème! Pourtant il a reculé.



Carter n'a jamais fait semblant que l'Union Soviétique était un pays où il faisait bon vivre. Carter n'a pas nié que l'Union Soviétique détenait des dissidents politiques souhaitant plus de démocratie. Carter n'a pas laissé tomber ses alliés.

C'est ce que l'administration pleutre de Barack Obama a fait.

Avec Obama, nous avons l'Amérique des lâches... celle que les "perdus" et les anti-américains aiment: L'Amérique faible.

Ne me dites pas que cette technologie ne servait à rien, n'embarquez pas dans leur jeu d'affaiblir l'occident: Obama recule, l'Amérique recule, Poutine gagne en ayant tort encore une fois.

Combien de temps reste-t-il encore? Les dommages commencent à être considérables.

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vendredi 11 septembre 2009

Ce cher Fred

Le 26 juin dernier dans mon "post" sur la course à la chefferie de l'ADQ, je dénonçais l'attaque vicieuse d'un certain Frederick Têtu, prof de Cegep à Garneau, et intervenant à la radio de Québec lorsqu'il en a le besoin depuis maintenant 5 ans.

Pour l'essentiel, je me demandais où pouvait aller l'ADQ avec le genre d'attaque que Têtu faisait, reprenant même les bonnes vieilles techniques de La Presse, lorsqu'un journaliste a décidé d'attaquer fallacieusement le candidat d'alors dans Deux Montagnes sur ses propos sur la polytechnique et l'équité salariale dans une émission de radio internet.

Je rapellais la façon quand même remarquable qu'a eu M. Têtu d'échapper une élection assurée parmi les conservateurs dans la région de Québec en 2006: C'était mieux selon lui de faire de la chicane au lieu de travailler pour gagner, parce qu'il ne tolérait pas d'être subordonné à la lieutenante québécoise d'alors Josée Verner, une simple "secrétaire" selon le "spin" politique d'alors dont je suis certain que Têtu niera la paternité.

Mme Verner a été ministre, Têtu a eu sa permanence à Garneau.

Après avoir frayé avec le libertarisme, la droite pure, moins pure, aujourd'hui il se bat pour Éric Caire, un candidat qui s'avoue pas parfaitement bilingue (ça se corrige), et que certains médias, comme toujours en guerre contre la droite, l'attaque pour avoir un peu bombé son CV. Selon ce que je me souviens, Têtu a claqué la porte des conservateurs (ou s'est fait "démisionner) parce qu'ils n'étaient pas "cohérents" suffisamments purs idéologiquement en 2004-2005.

C'est bizarre comment les choses ont évolué dans la tête de ce "maître" de l'opinion "cohérente".

Je suis capable de vivre avec les idées de Éric Caire, même si comme le blog d'Antagoniste.net j'ai appuyé la candidature de Jeff Plante, qui ne sera vraisemblablement pas candidat, faute de signatures (même si certains près de l'organisation du parti lui accordent tout de même plus de 800 signatures) ou bien faute de bonne foi dans le parti. Ce avec quoi je suis incapable de vivre, c'est l'attitude, la viscosité, la fragrance de Frederick Têtu.

Je ne pourrai pas appuyer Caire si Têtu n'est pas désavoué. Je ne pourrai pas appuyer l'ADQ si le comportement de Têtu n'essuie pas la moindre réprobation. Surtout, je ne pourrai pas appuyer l'ADQ qui m'a vendu une carte de membre alors qu'ils ne sont même pas foutus de me la faire parvenir dans un délai de trois mois. Je n'ai toujours pas ma carte. Il m'est toujours logiquement raisonnable de prétendre qu'on a refusé des signatures à Jeff Plante étant donné que le parti n'est pas assez bien organisé pour maintenir des listes à jour.

Têtu aime bien les virages. Tel une route serpentant les montagnes, il voyage entre être contre la formule Rand pour ensuite l'appuyer. Il traverse entre être pour un flat tax et être contre. Après avoir été un fervent dénigreur de la gaugauche syndicale, il devient un attaquant de la "droite populiste" dans la "radio américaine" ce dans le show de Jeff Fillion, au visage de Jeff Fillion, sans que Têtu ne soit remis en question. Mais qu'est-ce qui se passe?

http://www.radioego.com/ego/listen/3183

Dans sa sortie faussement improvisée, ne me faites pas croire qu'il est un débutant de la manipulation, grandement axée sur l'enterrement politique de Jeff Plante (le 2e) qu'il veut à tout prix réaliser à lui seul, il en profite pour me dénoncer personellement, moi qui l'ai bousculé dans son petit confort d'intello paresseux. Bien sûr avec un courage épique, il prend bien soin de ne pas me nommer.

Juste un problème... sous le pseudonyme "toctoctoc" il se trempe sur Radioego:

Posté : il y a 10 heures
La réponse, antagoniste, est non, je respecte ton blogue. Je pense plutôt à phil bélanger qui m'a complètement blasté et qui m'a démontré qu'il n'a aucun sérieux. Je respeste et j'apprécie ton blogue antagoniste.

Il est évident que c'est lui. Dans l'audio et dans ce commentaire, il travaille le charme auprès du blog d'Antagoniste, pour bien sûr bénéficier d'un appui pour Caire, vu que ce blog est quand même réputé "crédible".

J'espère qu'on a vu clair dans son jeu pour Caire. Où s'en va-t-on avec ça?

N'est-ce pas encore de la petite politique de basse classe, mais bien dite avec de beaux mots et un ton si intelligent qu'on en oublie toute la condescendance? N'est-ce pas ici la pratique de la politique telle que Têtu lui-même la dénonçait il n'y a pas si longtemps?

Qu'il vive avec ça, moi je vivrai très bien avec mon "irrécupérabilité", qui est bien sûr selon ses standards. Qu'un prof de Cégep ne m'aime pas, j'suis capable de vivre avec ça, j'ai suffisamment été au Cégep et fréquenté des universitaires pour ne pas être impressionné par ça. Je serais impressionné par Têtu, un homme quand même brillant, mais un peu paresseux à mon humble avis, s'il avait le courage de faire la joute intellectuelle à la régulière, pas en jaune qui se défile toujours d'une contre-argumentation.

Je ne miserai pas sur le "cheval" de Têtu, parce que le bon "cheval" ne peut pas être celui de Têtu. Plusieurs n'aiment pas Plante et ils ont leurs raisons bien personnelles, mais ils doivent demeurer justes et voir dans les manoeuvres du philosophe de Garneau quelque chose dont on a plus de besoin pour avancer.

Je vais terminer avec la question qui me reste en tête... Étant donné que Têtu lui est un maître, un cohérent, un intellectuel, un érudit:

Pourquoi ne se présente-t-il pas lui-même dans cette course? Avec un doctorat en poche, il me semble qu'il n'aurait pas à donner du Red Bull à son cv...

Peut-être qu'il est trop pur, trop incompris... il préfère se ranger derrière Caire.

Drôle de personnage.

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jeudi 10 septembre 2009

La mission

La machine semble s'être remise en marche du côté des journalistes qui se sont gratté la tête tout l'été afin de trouver ce qui doit faire tomber les conservateurs de evil-Harper.

Mon amie Margaret a trouvé ce "faux-pas" la semaine dernière, et toute la communauté des missionnaires de la grande vérité y mettent leur grain de sel, dans ce qui doit "sauver" le Canada, soit la venue de Saint-Michel-Ignatieff.

Ce matin dans la ville où je suis (reportage à venir), je prends mes nouvelles Radio-Canada.ca et je trouve:

La stratégie de Stephen Harper

-exclusif-

[ 4 h 17] Radio-Canada a obtenu copie d'une vidéo où le chef conservateur parle librement devant ses partisans et brandit la menace d'« un gouvernement libéral appuyé de socialistes et de séparatistes ».»


Imaginez-vous! Ce salaud de Harper emploie le terme "socialiste" et critique ses adversaires!

Il emploie même le terme "séparatistes" pour désigner ceux qui veulent se séparer du Canada...

Quel écoeurant!

Il semble que pour le moment que c'est tout ce qu'on a du côté des missionnaires. L'appui conservateur semble fort dans les circonstances, autour de 35-39%, ce qui n'assure pas un gouvernement majoritaire à Harper.

Le travail ridicule de la presse, nottamment de celle qui est payée par les contribuables, mais qui agit toujours contre eux, fait plafonner le vote conservateur, dans attaquer sa base, sans même le menacer de perdre son poste de premier ministre parce qu'il serait toujours réélu minoritaire.

Quand est-ce qu'on va signifier à Radio-Canada que ça ne peut plus continuer comme ça? On ne peut pas de la sorte trafiquer le cours démocratique d'un pays du G7 en toute impunité, c'est même contre l'esprit de la loi électorale.

Il faudra mettre sur la table que le travail fait par Radio-Canada est qualifiable de publicité pour l'opposition, du moins c'est une publicité négative contre le parti conservateur, ce sans fondement sur le journalisme professionnel, et doit donc être déclaré comme étant une "dépense électorale" dans le processus légal de la tenue d'élections au Canada.

Dans la même veine lundi dernier, Anne-Marie Dusseault a piqué une crise de nationalite sur RDI à Sam Hamad concernant le dossier du moulin à merde qui doit présenter le manifeste du FLQ sur les plaines d'Abraham. Elle est devenue agressive, insistante, toute rouge du visage et de la pelure d'orange au cou, comme elle n'est jamais sur d'autres sujets avec d'autres interlocuteurs: "On compare les souverainistes aux terroristes!" elle s'exclâmait...

C'est bizarre, mais il n'y a que les séparatistes purs et durs qui ne voient pas le lien entre le FLQ et le terrorisme... le lien entre enlèvements, bombes, meurtres politiques et FLQ.

Dans les reprises et sur internet de Radio-Canada.ca, l'entrevue a été coupée, ne montrant que le bout où Mme Dusseault n'avait pas l'air d'une hystérique.

Quand est-ce que la "joke" va finir?

mercredi 2 septembre 2009

Une journaliste anti-Harper anglophone prise dans son propre jeu


Margaret Sheridan travaille pour Canoë, mais comme bien des journalistes, elle passe une grande partie de son temps payé et non-payé à trouver comment battre le diable conservateur Stephen Harper.

Aujourd'hui, elle se demande pourquoi Stephen Harper n'est pas à Gdansk pour commemorer le 60e anniversaire du début de la 2e guerre mondiale... pensant avoir trouvé le "gros spin" de la journée.

Another Harper faux-pas?

http://blog.canoe.ca/canoedossier/2009/09/01/another_harper_faux_pas#comments


Une chance que Harper n'y est pas allé, parce que selon elle, il devait commemorer le 60e, alors que c'est plutôt le 70e anniversaire... 1939...2009.

De plus, imaginez-vous donc que le messie Barack Obama n'y est pas non plus... l'invitation lui a été envoyée il y a trois mois, mais la Maison-Blanche y a répondu seulement qu'il y a 5 jours, parce que c'était "les vacances".

La présidence de Barack, le messie des gauchistes bat de l'aile, mais pour Margaret, c'est Harper qui a fait le faux pas.

Pauvre petite, il a fallu que je tombe sur son billet...

Another journalist faux-pas?

Harper is not in Gdansk Poland, and Barack Obama is not there too. White House announced they not be able to send Barack because he's too busy to spend billions of dollars to help democrats friends in Wall Street, and give some health care to people who don't care about it anymore.

Oh my god! You finally don't find anything credible against the Bush-like evil-Harper!

Just a "detail" for your information Margaret... It's not the 60th anniversary, but much the 70th anniversary... Review your maths 1939-2009 = 70 years.

Phil, Quebec City
Permalink 02/09/2009 @ 11:55

Je ne connais pas les raisons de Harper pour ne pas s'être rendu en Pologne comme d'autres dirigeants. Mais Obama de son côté est critiqué pour ne pas avoir convenablement répondu à l'invitation.

http://washingtontimes.com/news/2009/sep/01/obama-not-smooth-on-gdansk/

Ah c'est pas pareil! Obama sauve tellement le monde à tous les jours... il est maintenant rendu sous les 50% d'appuis, après à peine 8 mois, ce qui le place comme étant l'un des présidents les moins populaires (plusieurs points sous Bush, même avant le 11 septembre)... mais ça, ne comptez pas sur Margaret et tous les autres pour vous l'apprendre.


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