vendredi 27 novembre 2009

Climategate : Le Québec dans le brouillard toute la semaine

Pourquoi pas une petite tournée des médias Québécois sur internet en ce vendredi pour voir si la "bombe" britannique du Climategate a pu percer ce brouillard opaque produit par une presse québéco-centriste, sinon complètement frauduleuse.

Je parcours toutes les informations dans la rubrique environnement de Canoë des sept derniers jours: Une seule manchette sur le Climategate qui vient d'Associated Press, publiée lundi, visant surtout à étouffer la polémique, comme si le fait que cela éclatait dans les jours précédant la grande messe verte de Copenhague rendait l'information moins véridique. Par contre, la Reine Élizabeth II a sa grosse manchette, elle affirme que les gouvernements doivent parler d'environnement... Une vieille dame qui demeure dans un château et se promène en carosse d'or.

Radio-Canada.ca: Aucun mot sur le Climategate. RIEN.

Dans la Cyberpresse, du groupe Gesca (La Presse, Le Soleil) propriété de la famille Desmarais par Power Corp, les plus gros actionnaires privés de la pétrolière française Total, impliquée dans la contrebande de pétrole du programme Onusien "Oil for food" avec Saddam Hussein avant l'invasion américaine de 2003 en Irak, ont définitivement toujours été contre la politique de Bush en Irak probablement pour ce fait, sont tout aussi agressifs sur la question du réchauffement climatique.

Leur scribe barbu (un environnementaliste a l'air plus en harmonie avec la nature, donc plus crédible, s'il ne se rase pas) François Cardinal nous explique ce matin 27 novembre (presqu'une semaine après l'éclatement de la bulle de gaz) tant bien que mal que ce n'est pas un réel scandale.

http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/francois-cardinal/200911/27/01-925730-le-climategate-un-reel-scandale.php

Si l'ensemble de vos courriels des dix dernières années étaient rendus publics, il y a de fortes chances que vous ayez envie de vous cacher la tête sous le tapis. C'est ce qu'ont vécu une poignée de scientifiques, la semaine dernière, alors qu'un pirate informatique a publié sur le web le contenu des serveurs de l'unité de recherche climatique de l'Université d'East Anglia, en Grande-Bretagne.
Le problème, c'est que le contenu de plusieurs échanges (que vous pouvez lire vous même) tendent à prouver qu'il y a eu fraude climatique, taponnage de données, et ensuite consigne donnée pour la destruction de preuves qui étaient visées par une requête judiciaire pour publication (plusieurs actes criminels).

Ceux qui auront lu Cardinal jusqu'à la fin, s'ils sont lucides, s'ils ont un peu de jugement, verront l'ampleur de la fraude que Cardinal tente de diminuer mais qu'il ne peut pas cacher:

Cet extrait d'un courriel intitulé «IPCC & FOI» est le plus troublant de tous, car FOI signifie Freedom of Information Act. On comprend donc que le directeur de l'unité de recherche climatique d'East Anglia, Phil Jones, demande à son confrère américain Michael Mann d'effacer des courriels en lien avec une demande faite sous la loi d'accès à l'information. M. Jones ne s'est pas encore expliqué à ce sujet, tandis que le Dr Mann a simplement indiqué n'avoir jamais effacé de données.
Donc: Ils ont trafiqué les chiffres, ils en discutaient ouvertement entre eux, des journalistes américains et britanniques faisaient partie des contacts, et nos gouvernements devaient au bout de la ligne prendre des décisions coûteuses pour l'économie, en emplois, nous taxer davantage, même que tout ce qui avait été fait et discuté jusqu'à maintenant n'était jamais assez pour eux.

Les Russes, Power Corp, et bien d'autres, devaient y trouver leur compte d'une façon ou d'une autre, des prix du pétrole hauts, rapellez-vous l'été 2008 comment on nous lavait le cerveau à savoir qu'il allait dépasser 250$ le baril, comme si tout cela n'était pas que de la spéculation et pressions manipulatrices sur le marché afin de "fourrer" tout le monde.

Je ne sais pas pour François Cardinal, mais en ce qui me concerne, si vous passez en revue mes courriels des dix dernières années, vous ne trouverez aucun message montrant que je fait partie d'un groupe criminel qui falsifie des données dans le but d'inciter les gouvernements à changer toute l'économie mondiale et de calculer chaque gaz émis pour le taxer.

À l'international on en parle ouvertement. Plusieurs sont sceptiques, et ils ont raison de l'être bien qu'ils auraient pu l'avoir été avant... Des médias reconnus de gauche, ouvertement démocrates au États-Unis ont grandement parlé de l'affaire comme le Washington Post et le New York Times.

Personellement je préfère toujours le quotidien britannique The Guardian.

Le François Cardinal du The Guardian (journal bien plus crédible que La Presse), George Monbiot s'avoue vaincu et fait son mea-culpa:
« I apologise. I was too trusting of some of those who provided the evidence I championed. I would have been a better journalist if I had investigated their claims more closely. »
Voilà la réaction d'un homme honnête qui s'est trompé... ça peut arriver. Comparons sa réaction avec celle de Cardinal... il y a un énorme écart de respectabilité.

Cette réaction d'humilité, on ne l'a pas vue au Québec... Parce qu'on est pas honnêtes ici, ça ne fait pas partie de notre "culture".

Pour le reste, je pourrais parader, fanfaronner, en vous chantant que je vous l'avait bien dit... Mais je suis encore sous le choc parce que c'est pire que je ne le pensais, et que mes concitoyens, surtout ceux qui sont unilingues, sont complètement dans le brouillard Québécois et ils pensent encore que ce brouillard c'est le réchauffement climatique annoncé.

Triste.

Mais là... est-ce qu'on continue comme si rien avait changé pour Copenhague?

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Le meilleur résumé télé de l'affaire avec Glenn Beck:

dimanche 22 novembre 2009

Le bug planétaire de la fin du monde - Climategate

Vendredi dernier, j'ai été voir avec mon épouse le film catastrophe du moment "2012", l'année ou la planète devient instable, le noyau de la terre se met à bouillir, la croute terrestre se morcelle. Bref, ça chie.

Jonh Cusack peut alors rattrapper à la course un avion qui décolle, l'avion se faufile entre les débris d'édifices qui s'écroulent de partout, la lave surgit du sol et les boules de feu manquent de peu l'avion. C'est vraiment too much... bien sûr, on y sauve même un petit chien de sac à main d'une mort certaine (malheureusement, le petit chien jappeur au poil coupé ne meurt pas pour une fois).

On va voir ce cinéma hollywoodien pour les effets spéciaux, on va voir ça pour notre curiosité plus ou moins saine... on est rassasiés, et en sortant, on se regarde et on se dit "mais quelle bullshit".

Au moins, cette fois, ce n'est pas nourri d'un délire écolo du calcul de gaz à effets de serre, de flatulences calculées en kilogrammes sinon l'ère glacière est de retour...

Ça semble être devenu normal de calculer ses flatulences au poids, ce moins de dix ans après le bug de l'an 2000, ce jour où tous les ordinateurs devaient faire la grève.



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Aie Jules, va donc voir chez vous si j'y suis!

Alors Jules mis son manteau, ses bottes, et parta voir si je suis bien là-bas...

En 1995, j'avais vu "12 singes" avec Bruce Willis, qui tente par tous les moyens, y compris le voyage dans le temps, de sauver l'humanité d'une quasi-extinction, grâce à un virus créé par des éco-terroristes (avec Brad Pitt comme chef) qui voulaient décimer la planète vu que l'humain ne méritait pas de survivre selon eux.

Aujourd'hui en 2009, je constate que ma société est composée en grande partie de personnes troublées qui ont une mentalité proche de cet extrême fatalisme écologique, conviction quasi-religieuse que l'humain est mauvais, qu'il détruit tout, qu'il ne mérite pas la nature, mère gaïa, et qu'il doit tout changer pour survivre, y compris compter le poids écologique de ses propres flatulences.

L'ex-ministre Jacques Brassard n'est plus dans le Quotidien de Saguenay, en tant que dernier sceptique prenant position contre la thèse dominante des fanatiques écolos comme les Guilbeault, Moreau, de tous les médias traditionnels au Québec. Ses propos d'hérétique environnemental lui ont valu de perdre sa chronique. Les fanatiques de l'environnement eux, nous ont sorti cette semaine deux nouvelles troublantes... pas sur notre avenir en tant qu'humains sur cette planète, mais plutôt sur l'équilibre mental de ces porte-paroles de la fin du monde.

L'ONU pense que nous devons faire moins de bébés.

Pendant que le Pape prêche en Afrique qu'il ne faut pas "empêcher la famille", que les condoms c'est mal, que l'avortement même pour une fillette qui s'est fait violer c'est inacceptable... et qu'il prêche même contre cette "société de consommation" matérialiste qui pollue... L'ONU nous demanderait de nous limiter à un enfant ou pas beaucoup plus, et pourquoi ne pas peut-être obliger les couples à un seul enfant comme en Chine?

Jules conscientisé de l'environnement, apelle Vidéotron pour se faire couper le "canal famille".

Ouf... une petite piqure dans les parties, un peu de bistouri pour sauver la planète.

Encore là... est-ce vraiment à l'occident avec ses 1,2 ou 1,4 enfants par femme de se priver parce que des sidatiques au Gabon vont violer des petites filles pour se libérer du "sort" et qu'ainsi se font des millions de nouveaux habitants de la planète terre?

Les femmes polluent moins

Quelqu'un a pensé faire une étude à savoir si la pollution avait un sexe. Comme la guerre, le viol, la violence, la terreur, tout ça est masculin, vous le saviez déja. La femme est la bonté sur terre, l'homme est le malin. Les amazones ne polluent pas et son plus conscientes des besoins de la nature et de son équilibre.

Gaïa est une femme après tout...

Mon ami Jules pour préserver son environnement commença sérieusement à se demander s'il devait entreprendre les démarches pour un changement de sexe...

Bin quoi? Vous ne pensez qu'à vos petites personnes? Jules est un bon citoyen, il paie ses taxes vertes, et voudrait en payer plus si on le lui demandait... qu'est-ce que c'est que de devenir femme pour moins polluer?

En fait, tout le monde se moque de Jules. Tous ceux qui ne sont pas comme lui, comme ceux qui lui demandent d'aller voir ailleurs pour rire. C'est un pauvre idiot incapable de réfléchir par lui-même. Combien de fois on lui a fait le coup de la petite tape sur l'épaule de l'autre côté sans qu'il ne se fâche? Avec une vie de docilité, un peu morose, quelques déprimes, des cachets pour moins voir la vie en gris, même entouré de fleurs et de verdure, un jour de 2012 une comète s'écrasa sur la planète soulevant les mers et un nuage de cendres.

Jules est mort. S'il a vécu pour quelque chose, ça lui appartient. L'humanité est disparue et le réchauffement climatique est devenu une ère glaciaire. Dire qu'il s'est fait changer de sexe pour moins polluer...

Je divaguais avec mon ami imaginaire Jules, revenons à nos chaleurs et les choses sérieuses... LA FIN DU MONDE.

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Climategate - Effets spéciaux: un champignon nucléaire

Qu'est-ce que le "Climategate"? C'est ce que j'espère la fin, du moins le début de la fin, de ce délire environnemental que nous subissons depuis quelques années.

Des hackers russes sont entrés sur des serveurs d'un institut britannique sur le climat (Climate Research Unit) et ont découvert dans les e-mails entre "scientifiques" du climat (grands prêtres de la religion verte) que les chiffres de plusieurs études sont totalement taponnés pour mieux faire croire à la thèse qui leur permet de soutirer toujours plus de subventions et de changer, taxer, la société sur le poids des flatulences et des échappements d'automobiles.

Les "scientifiques" impliqués sont les mêmes qui ont participé à ce fameux "graphique à la palette de hockey" montré dans le docu de Al Gore fait avec le "Mike's Nature trick". Un graphique faux, graphique taponné en coupant les années chaudes du moyen âge, et amplifiant, peut-être même créant le supposé réchauffement global actuel: Une fraude.

Voici les fichiers de ces messages en txt:

http://www.anelegantchaos.org/cru/


Enjoy!

C'est en éclatant de rire que j'ai survolé ces résumés... en riant de tous ces cons, ces believers aveuglés qui me traitent de con lorsque je pose des questions et que j'affirme que je ne la gobe pas du tout leur saloperie de théorie.

Je pense à ce français que je voyais à la télé sur Planète, promener son enfant derrière lui en vélo, pour l'amener à une garderie d'endoctrinement. C'est à se tordre de rire...

C'est la panique du côté des Steven Guilbeault, juste à la veille de leur grande messe de Copenhague. Mieux, les auteurs attestent de la véracité de leurs écrits, bien qu'ils nous avertissent que le contexte pourrait nous faire croire qu'ils sont des "taponneurs" de science.

Un extrait du chercheur Phil Jones:

I’ve just completed Mike’s Nature trick of adding in the real temps to each series for the last 20 years (ie from 1981 onwards) amd from 1961 for Keith’s to hide the decline.
Je viens de compléter le truc nature de Mike en ajoutant les vraies températures à chaque série des dernières 20 années (de 1981 en avant) et de 1961 pour Keith pour cacher le déclin.

C'est un peu comme le gars qui trompe sa femme Fernande, lorsqu'elle rentre dans la chambre et découvre son mari en train de performer activement avec une autre... il dit alors: "C'est pas ce que tu crois Fernande!"

Il ne peut pas nier qu'il trompe, mais ce n'est pas ça en réalité...

Le CATO institute commente: Ce n'est pas un coup fumant (a smoking gun) c'est un champignon nucléaire.

Dire que ce matin, je lisais dans mon journal d'enverdeurs Le Soleil, qu'on devra diminuer les GES au Québec de 20% d'ici 2020 selon le gouvernement Charest, et que la façon priorisée sera de monter les taxes sur l'essence de 12¢ supplémentaires le litre.

J'vous disais... ce sont des salauds, et les autres... des imbéciles.

Vous savez quelle est la vraie victime dans tout ça? L'environnement.

Pourquoi? Parce que depuis des années on se concentre sur ces fraudeurs et leur théorie fumante, mettant toutes les actions sur ces maudits gaz à effets de serre, qu'on se surtaxe la taxe, alors qu'on se fout de déversements de produits chimiques dans le sol qui contamine l'eau potable que des humains boivent.

Ils se sont bien foutus de vous, et ils se sont bien foutus de l'environnement.

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Note: J'ai mis des guillemets pour "scientifiques" parce que ces scientifiques reconnus ont divergé de la science en tripotant, manipulant la science, ce qui n'a plus rien de scientifique, et que par le fait même, leur statut devrait être remis automatiquement en question.

Références:

http://www.nytimes.com/2009/11/21/science/earth/21climate.html?_r=2&hp=&adxnnl=1&adxnnlx=1258981217-J7yhMhEJWdwLtqx9U3uQdQ

http://freakonomics.blogs.nytimes.com/2009/11/23/climategate-the-very-ugly-side-of-climate-science/

http://www.examiner.com/x-25061-Climate-Change-Examiner~y2009m11d20-ClimateGate--Climate-centers-server-hacked-revealing-documents-and-emails

http://wattsupwiththat.com/2009/11/20/mikes-nature-trick/#more-12962

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mercredi 18 novembre 2009

La faute à Harper

L'excitée Libérale de Radio-Canada est en pleine illumination aujourd'hui: Emmanuelle Latraverse rayonnante, nous rapporte ce qu'un "diplomate canadien" avait à raconter sur les transferts de prisonniers Afghans capturés par les Canadiens aux autorités Afghanes, qui ensuite selon les témoignages, auraient été torturés.

C'est bien dommage que les Afghans torturent des Afghans. Mais au lieu de coller l'acte odieux au gouvernement Harper, sinon à Harper lui-même, qu'on aimerait faire croire à la population canadienne qu'il a lui même arraché des ongles aux innocents, on pourrait essayer de comprendre que le Canada et ses alliés en Afghanistan ne sont pas une force d'occupation... que c'est en réalité les Afghans, le gouvernement Karzaï qui fait la loi, qui administre les prisons.

D'un côté, on demande à remettre le pouvoir aux Afghans, de l'autre, on conteste les effets de cette décision.

L'Afghanistan est probablement trop culturellement arrièré pour bénéficier d'une véritable démocratie, et d'un état de droit. Mais peut-on blâmer Harper d'une façon de procéder dans ce pays qui a été établie par la coalition, par l'OTAN, et tout cela en parfaite conformité avec les objectifs des Nations Unies en Afghanistan.

Depuis que les conservateurs sont entrés au pouvoir à Ottawa en janvier 2006, la mission en Afghanistan est devenue un enjeu majeur de la politique canadienne. Cette mission a été décrite de nombreuses fois par la Société d'état comme étant une "erreur", une "mission guerrière", une mission où nos soldats font des "bavures", et où nos soldats sont tués comme des mouches.

Tout cela bien sûr grâce à ce méchant conservateur Stephen Harper.

La réalité est toute autre.

Le Canada est présent en Afghanistan depuis la fin 2001, alors que Chrétien était au pouvoir. La décision de prendre la relève à Kandahar dès 2007, a été prise en 2005 sous le gouvernement Martin, qui suibissait des pressions des États-Unis et des autres alliés. Martin pensait gagner ses élections en frappant sur Bush en refusant le bouclier anti-missile.

De la part de la Société Radio-Canada et de ses employés en mission, des fonctionnaires fédéraux payés par les contribuables, c'est une prise de position claire, évidente et déloyale, immorale, de mauvaise foi, que d'accuser le premier ministre Harper et nos soldats de complicité de torture en Afghanistan.

C'est le même stratagème qui est utilisé sur la question de l'environnement. Si la planète va mourir et qu'on enseigne à nos jeunes enfants dans les écoles que la fin du monde approche, c'était grâce à Bush, et c'est toujours de la faute à Stephen Harper.

Il n'y aura visiblement pas d'entente sur l'après-Kyoto (Kyoto était déja un échec) à Copenhague... c'est de la faute à Harper. La Chine ne veut pas se faire taxer son développement, même chose pour l'Inde, et Barack Obama est beaucoup plus tempéré sur la question. Finalement on en revient toujours à la même chose: L'environnement oui, contrôler les gaz à effet de serre oui, mais pas au détriment de la croissance économique, donc pas avec des cibles contraignantes, surtout qu'il n'y a aucune fin du monde à l'horizon (même pas de réchauffement climatique en fait), sauf au cinéma d'Hollywood et de Al Gore.

Radio-Canada déforme constamment la nouvelle pour la tourner à son avantage et aux avantages de sa politique, placée au-dessus de la constitution, des électeurs et des élus. Radio-Canada c'est l'état au-dessus de l'état, totalement hors de contrôle de qui que ce soit.

Les finances de Radio-Canada sont gardées dans un quasi-secret, protégées par de nombreux avocats (toujours payés par vous) lorsque vous faites des demandes d'information sur la loi de l'accès à l'information.

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lundi 16 novembre 2009

La race séparatiste?

Paru le 8 novembre dernier dans l'hebdo West-Island Gazette
Why Anglos Prefer the Mafia to the Separatists

De Rick Blue

As I watched the speeches after the municipal election I noticed that Mayor Tremblay was sporting a poppy, as well as most of the other politicians and journalists. But Louise Harel was not. Neither were any of the twenty or so people around her. Imagine, even though Quebec boys are dying in Afghanistan they couldn’t manage one poppy between them.

I also looked for any visible minorities in the crowd. It seemed that among her supporters there wasn’t a single visible ethnic to be rounded up to symbolize her willingness to reach out beyond the linguistic/pure-laine divide.

Surely with the money her campaign paid a public relations consultant someone would have caught that. Perception is everything in politics. The only conclusion we can make is that either she didn’t have one single ethnic supporter or she just doesn’t care.

She certainly didn’t have many Anglophone supporters.

The French press noticed this and joked that Anglophones, by supporting Mayor Tremblay, prefer the Mafia to the Separatists. And even though that was meant to be an insult, like all good shots it has a core of truth.

In many ways the two are similar. Wikipedia defines the Mafia as : “a loose association of criminal groups that share a common organizational structure and code of conduct.” That’s the way many Anglos view the Separatists.

Roughly translated, Mafia means "swagger", but can also be translated as "boldness and bravado". In reference to a man, mafiusu in 19th century Sicily could signify an arrogant and proud bully. Many Anglos would agree that this is an accurate description of Bernard Landry or Jacques Parizeau.

In reference to a woman, however, the adjective "mafiusa" means beautiful and attractive. It would, of course, accurately describe Pauline Marois and Louise Harel.

The Mafia will only accept men of Italian descent as members of their organization. Separatists will only accept Quebeckers of French descent as Real Quebecois.

The Mafia forces businesses to pay “protection money” to keep the social peace. Separatists force governments to abrogate basic rights to “keep the social peace”.

The Mafia has “Omerta” – the code of silence. Separatists have Referendums – the code of noise.

Here are a number of reasons why Anglos prefer the Mafia to the Separatists :

1) The Mafia only wants control over drugs, prostitution and … construction. Separatists want control over everything
2) The Mafia doesn’t force everyone to speak Italian
3) The Mafia doesn’t depress housing prices
4) The Mafia isn’t the reason our children move to Toronto and Calgary and Vancouver.
5) You can reason with the Mafia.

With all of this in the background, is it any wonder Anglos voted for Tremblay ?

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J'ajouterais que la mafia ne m'oblige pas à écouter 65% de musique francophone poche à la radio.

Richard Martineau sur son blogue fait une montée de lait digne d'un bon séparatiste...

Vous ne trouvez pas ça offensant, vous? Sinon carrément raciste?

Il y a des choses que plusieurs émotifs oublient.

Nous vivons dans une société remarquablement corrompue. Montréal a été comparée à Palerme en Sicile, "la Palerme d'Amérique du Nord" dans le Globe And Mail, Le Monde, et rien de moins que The Economist, pour ses nombreux scandales de corruption et l'impossibilité d'enquêter sur cette corruption (entre-autres grâce à Jean Charest).

Une autre corruption qui existe, c'est celle des idées, entretenue par ces nationalistes sectaires qui ne semblent pas avoir de limites dans leur bêtise. Comme adore le répéter Normand Lester, les Québécois seraient victimes d'une persécution, il y aurait un complot contre eux... et la solution est la séparation.

Je suis donc intervenu sur son blog, en constatant entre-autres le niveau anti-démocratique et réellement raciste anglophobe des intervenants.

Commentaire de: Phil Belanger

En quoi ce que cet anglophone dit est faux?

J'ai survolé les interventions et j'en arrive à cette question: Depuis quand l'option politique radicale de la séparation représente une "race"? À ce que je sache, la population Québécoise a dit non deux fois... mais il y a encore des emmerdeurs qui rendent cette province invivable avec cet éternel débat existentiel lamentable.

S'en prendre aux nationalistes aux tendances anglophobes n'est pas du Quebec-bashing, ni du "racisme"... c'est uniquement du separatist-bashing.

Et dans une démocratie... c'est permis.

Malheureusement, dans les mafias, on a pas le droit de dire le fond de notre pensée comme je le fais...

Donc vous voulez continuer de nous donner raison de trouver que les "séparatistes" sont une mafia... vous êtes bien partis.
Permalien 2009-11-16 15:58:13
Un Québec indépendant avec ces gens serait-il plus démocratique, plus riche, plus vivable? Non, non et non.

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Encore un peu moins de liberté d'expression dans les médias traditionnels


Jacques Brassard ne sera plus à la page onze chaque mercredi du Quotidien du Saguenay comme c'était le cas depuis plusieurs années.

Suite à une charge pertinente et intelligente contre le mollah de la verdure au Québec, Steven Guilbeault d'Équiterre, parue le 21 octobre dernier, l'éditeur lui a demandé de ne plus parler de Guilbeault, d'environnement et du conflit Israélo-Palestinien... bref de ne plus parler des sujets qui l'intéresse et sur lesquels il s'est montré plus qu'intéressant.

Il a donc décidé de laisser tomber sa chronique, et d'ouvrir un blog, que je vous invite à fréquenter.

http://blogjacquesbrassard.blogspot.com/

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vendredi 13 novembre 2009

On a trouvé pire que Stéphane Dion: Gilles Taillon

À peine un an après les élections fédérales qui ont reporté les conservateurs au pouvoir minoritaire, et terminer du moins pour le moment, la carrière politique de Stéphane Dion, nous découvrons aujourd'hui le visage d'une catastrophe politique d'une ampleur inégalée qui surpasse celle que nous pensions inégalable avec celle de Stéphane Dion: Gilles Taillon.

Gilles Taillon a remporté un compté sûr pour l'ADQ en 2007 avec une marge confortable, Chauveau dans le nord de la région de Québec. Un compté que je connais très bien ayant grandi à Lac Saint-Charles, municipalité maintenant fusionnée à Québec. L'arrivée de Taillon, un parachuté dans la région commence très mal... Il se "pogne" avec les militants du parti dans le compté. En quelques mois, le ragoût déborde dans les médias qui ont trouvé quelque chose à dire contre le parti. Gilles Taillon ne faisait alors que commencer.

Au début, je me suis dit que ces militants nuisaient à la cause dans un bien mauvais moment. Des infiltrés libéraux aurait pu difficilement faire mieux pour mal faire paraître celui qui était le #2 de l'ADQ. Que de simples conflits personnels avec le député élu de surcroît, devraient rester loin des médias péquistes, et se règler à l'interne.

Ensuite, Taillon annonce son retrait de Chauveau pour l'élection anticipée de décembre 2008, pour se présenter en Outaouais, là il est certain qu'il n'a pas la moindre chance de gagner. Heureusement, Chauveau peut très bien le remplacer à l'élection générale de décembre 2008 avec l'ex-journaliste de TQS Gérard Deltell, un gars du compté, un gars de conviction, que personne n'a le moindre mot à dire contre lui. Je n'ai jamais de toute ma vie entendu quelque chose de négatif sur Deltell, tous qui l'ont cotoyé le décrivent comme un homme intègre et sympathique. Il a quelque chose de plus que bien d'autres: le feu sacré. Il mange de la politique. Même ses adversaires le respectent, et ça, peut-être que ça s'arrêtera lorsqu'il deviendra une vraie menace pour eux. Mais l'ADQ perd la plupart de ses sièges, passant de 41 à 7, puis 6 avec le départ de Dumont.

C'est un désastre. Les apprentis de l'ADQ n'ont pas fait le poids face à des médias hostiles, bien qu'on voyait que l'équipe avait de grandes faiblesses. Des gauchistes qui tenaient à diluer le seul atout que l'ADQ avait: être différent des vieux partis.

Été 2009, c'est la campagne au leadership de l'ADQ pour remplacer Dumont. Très tôt nous constatons que tous les coups sont permis, ce qui laissera des cicatrices dans le parti. L'équipe Caire et Taillon s'accrochent durement, Taillon ne cache pas son mépris pour Caire qui lui rend bien en débat où devant le Québec il semble beaucoup trop aggressif.

Il est clair qu'à partir de ce moment que Taillon est une tête brûlée incapable de fonctionner en équipe. Il donne tous les compromis aux adversaires mais est intraitable à l'égard des membres de sa formation.

Caire dans cette campagne de coups bas entre dans le jeu et porte des coups vicieux lui aussi. L'exécutif du parti est contaminé et supporte financièrement Taillon. Jean-François Plante est éjecté du processus d'une façon encore là très dommageable pour l'avenir du parti.

Aucun des candidats restants n'a eu la moindre considération pour les quelques 837 signatures que le parti aurait accordé à Plante dans leur vérification faite sans liste de membres à jour. Quel parti peut se permettre de tourner le dos à sa base?

Ne comptez pas sur Michel C. Auger pour vous parler de l'erreur de Caire de ne pas tendre la main à Jean-François Plante et les membres du parti qui le soutenaient. Ne comptez pas sur ces analystes teintés pour aller au fond des choses et se demander: Merde, comment se fait-il que ce parti qui aspirait au pouvoir n'est même pas capable de s'occupper de ses listes de membres et de simplement envoyer une carte à ceux qui l'ont payée?

Taillon gagne par un vote, si l'on enlève le vote de feu Omar Bongo ex-président bananier, vote déposé électroniquement par Infoman.

Taillon fait à son tour le coq qui décide de rejeter des courants de l'ADQ et leurs porte-paroles.

Il hérite d'un parti malade, alors que sa carrière est en cul-de-sac, et qu'il subit une récidive d'un cancer de la prostate.

Que fait-il toujours là?

J'vous dis... c'est pire que Stéphane Dion, dans la même année politique.

C'est peu dire que la politique québécoise est devenue patéthique avec un chef de parti qu'on menace de déloger, et qui en retour affirme qu'il "pense" apeller la SQ vu qu'il vient tout juste de constater des "irrégularités" dans le financement du parti dont il était le #2 ces dernières années, et après qu'il eût bénéficié d'un financement bizarre venant de l'establishment du parti, le favorisant pendant la course à la chefferie.

Il y a de ces politiciens qui ne manquent pas de toupet... et de moustache!

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dimanche 8 novembre 2009

Deux semaines en Bessarabie - Partie 4 (fin)

Voici la suite de mon aventure en Moldavie et en Ukraine...

Suite de: http://philbelanger.blogspot.com/2009/10/deux-semaines-en-bessarabie-partie-3.html

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19 septembre 2009 - Jour 12 : Odessa Escalier Potemkin

Tôt le matin après un déjeuner de bonne qualité inclus avec notre chambre d'hôtel, nous partons à pied en direction du quartier historique de Odessa et de l'escalier Potemkin. Sur environ 2 kilomètres de marche, le long de la rue Katerynyns'ka, je découvre une ville coquette, de magnifiques édifices, des parcs magnifiques, des rues couvertes d'arbres (beaucoup de châtaigniers encore qui laissent tomber leurs fruits, qui font « toc » en tombant sur les toits des voitures).

La température, un peu plus fraîche suite aux orages, est quand même agréable.

Au bout de cette rue se trouve la statue de l'Impératrice Catherine II à un carrefour entouré de majestueux édifices, dans un secteur de la ville très propre, autant que dans les lieux les plus propres d'occident. Un peu plus bas se trouve la statue du Duc de Richelieu, qui a fuit la révolution française et a servi dans l'armée russe. Sa statue surplombe le célèbre escalier Potemkin qui mène au port, à l'endroit du terminal des croisières, un grand quai qui s'avance dans la mer Noire et sur lequel repose un grand hôtel moderne.

Il nous est impossible d'accéder à ce lieu touristique qu'est le quai, des agents habillés en civil, bloquent l'accès à nous et d'autres touristes. L'un d'eux nous dit que la première ministre d'Ukraine Tymochenko s'en vient. Nous rebroussons donc chemin et tout près, en attendant de traverser la rue, au début du quai, des VUS noirs de marque Mitsubishi passent à toute vitesse. J'aurai ainsi « croisé » Mme Tymochenko à mon deuxième jour en Ukraine.

Sans nous attarder sur les lieux étant donné que nous sommes en début d'après-midi et que le quai serait réouvert au public seulement à l'heure du souper, nous nous dirigeons vers un vaste parc qui surplombe la mer, et où au bout, à un peu plus de deux kilomètres nous retrouvons la plage que nous avons visité la veille. Je pourrai me tremper les pieds dans la mer Noire.

Je me suis permis une ballade en taxi d'époque, une vieille Volga, encore pour quelques dizaines de grivne, pour rentrer à l'hôtel.

Au soir, nous sommes revenus dans le quartier touristique près de l'escalier question d'admirer l'architecture de la ville éclairée. Sur la rue piétonnière perpendiculaire à l'escalier, au sommet, nous avons vu un abri de verre éclairé au centre qui abrite des ruines grecques. Bouts de murs, outils et vases millénaires sont visibles.

20 septembre 2009 - Jour 13 : Retour à Chisinau

Départ au matin de la gare d'autobus du « Privoz », nous prenons le même chemin contournant la Transnistrie.

Après quelques kilomètres, nous décidons de changer de place dans l'autobus, car une obèse pue sur un banc voisin. Impossible à endurer... surtout que le voyage sera plus long que prévu.

Le voyage aurait été bien si nous étions pas accompagnés dans l'autobus de femmes tziganes habillées en noir. Encore un problème de culture: au poste de douanes, les dames n'avaient pas de papiers dans les règles à présenter autant à la sortie de l'Ukraine qu'au poste d'entrée Moldave à Palanca. Nous avons attendu d'interminables heures, donc nous sommes arrivé à Chisinau qu'en fin d'après-midi, après six heures de bus pour ne parcourir qu'à peine 180 km.

Peut-être que ces gens finiraient par comprendre si nous étions moins tolérants, comme de les laisser à la frontière pour le bien de tous, s'ils ne remplissent pas les exigences élémentaires du passage à la frontière: un passeport valide et les visas nécessaires. Ils trouvent toujours une faille, une bonne pâte, qui va les aider, être trop compréhensif avec eux, et cela va embêter tous les autres qui ont une vie, un horaire.

La dame la plus âgée pleure, pensant que le douanier se laissera influencer par quelques larmes de crocodile.

C'est une autre forme de taxation.

Au Canada nous payons, et nous avons la paix un certain temps, jusqu'à temps que nos « autochtones » recommencent à nous menacer de bloquer les routes.

Les tziganes trafiquent, volent à la tire, embêtent les voyageurs en ayant pas leurs papiers. Ils sont là, errent, et certains touristes aiment les rencontrer dans leur misère « authentique », car ça fait différent, « typique », comme Tintin arrivant au Congo et trouvant des huttes, prenant des photos, content de son « safari culturel ». Je n'aime pas qu'au nom d'une culture différente, que certains soient des boulets pour la société. Je n'aime pas que l'on éduque des enfants à avoir une culture de boulet de société, au nom d'une culture, peut-importe la culture.

Moi, passer trois heures de trop dans un bus inconfortable avec des gens qui sentent mauvais, à un poste frontalier d'un pays dont je ne connais pas la langue, à cause de personnes qui se foutent des règles pour leur « culture »... ça m'emmerde. On pense refaire le « coup à l'indien » du genre: « Prends ton eau de vie, et retourne dans ta réserve » ça n'aurait pas pu fonctionner, car eux, ils errent partout.

Journée gâchée, mais au moins nous sommes de retour à Chisinau, seule notre patience et notre odorat a été mis à l'épreuve.

21 septembre 2009 - Jour 14 : Mémorial et gare centrale

Aujourd'hui nous commençons à préparer notre retour au Canada et nous visitons quelques sites dans la ville de Chisinau dignes d'intérêt comme la gare ferroviaire centrale, un centre d'achats de la fin du régime soviétique et le mémorial de la guerre.

Le centre d'achats « Unic » vaut le détour. Construit dans les années '80, il constitue un vestige d'une utopie, un centre commercial chez les soviets. L'entrée n'était pas prévue pour les automobiles beaucoup moins nombreuses à l'époque, on y monte un petit escalier qui mène au niveau de la place bétonnée où se trouve l'édifice. À l'intérieur, une multitude de boutiques de tout, électronique, vêtements, électroménagers, mais toutes des boutiques sans nom.

Sur cinq étages vous pouvez faire vos emplettes, et d'un étage à l'autre vous y retrouvez des « escalators » à l'occidentale, mais qui font un bruit de machine à vapeur, lorsqu'ils marchent.

Le mémorial de la guerre est spectaculaire. Cinq baillonnettes qui pointent ensemble, représentant chacune des années de la grande guerre patriotique (nom de la 2e guerre mondiale dans l'histoire soviétique). Au centre, une flamme éternelle est gardée par des soldats aujourd'hui Moldaves. Le site est entouré de monuments soviétiques. Au fond du parc, en retrait, derrière quelques saules, on retrouve le monument des soldats Moldaves morts dans la guerre civile de 1992, ceux qui ont osé affronter la 14e armée russe postée du côté est du Nistru.

22 septembre 2009 - Jour 15 : Musées

J'ai visité deux musées, le Musée National d'Archéologie et le musée des sciences naturelles de Moldavie. Dans ce dernier on y trouve le squelette d'un remarquable mammouth retrouvé sur le territoire Moldave et dans le premier, j'y ai vu des artéfacts grecs, d'autres de l'époque romaine et des Daces qui peuplaient la région il y a plus de 2000 ans. J'y ai même vu des vases de plus de 5000 ans et une cuve de bronze de près de 4000 ans.

Ensuite, j'ai consacré le reste de ma journée à tenter d'acheter quelques souvenirs pour mes proches.

23 septembre 2009 - Jour 16 : Retour au Canada

Tôt au matin nous quittons l'appartement en taxi, direction l'aéroport. Le contrôle de sécurité est plutôt élémentaire à Chisinau, je passe très rapidement, on ne regarde même pas ce que j'ai mis dans le bac pour la machine à rayons X. De l'autre côté j'ai un peu de temps en attendant mon vol de Air Moldova pour m'apercevoir qu'ici, contrairement à Montréal, j'ai droit à un accès wifi gratuit.

Mon vol de Vienne à Toronto a été très long, 9 heures, et nous étions entourés de parents qui voyagent avec des bébés. Je ne comprends pas pourquoi autant de parents sont mal pris au point d'amener des bébés qui braillent, qui ont mal aux oreilles dans l'avion, qui percent des dents, en voyage. Certains prennent littéralement le contrôle des allées. Tout cela au détriment du confort des autres, en particulier des personnes âgées. Parlant de personnes âgées, je ne comprends pas plus qu'on expédie « mémé » qui dépasse 90 ans, visiblement pas autonome, difficulté à marcher, avec tous les risques pour la santé que ça comporte, de l'autre côté de l'Atlantique, surtout non-accompagnée.

Mon retour s'est déroulé sans histoires, malgré que j'ai eu peur à Toronto de manquer mon avion pour Montréal. Je devais chercher mes bagages, ensuite m'enregistrer, repasser les contrôles, en seulement une heure.

J'étais aussi excédé de constater un autre de ses branchés Apple ne pas comprendre que lorsqu'on dit qu'il faut fermer ses appareils électroniques au décollage et à l'atterrissage, il faut le faire. C'est un manque de respect, et une inconscience, digne d'un bon leftist-selfish. Un voisin avec son portable refusait de le fermer à la demande répétée de ses voisins. Pire, une fois son portable blanc de snobinard fermé, il prenait son cellulaire aussi de marque Apple pour faire semblant qu'il allait appeler quelqu'un, pour rire de ceux qui lui demandaient de respecter la consigne de sécurité.

Une fois à Montréal, il me restait encore près de trois heures de route avec mon auto, route que j'ai du interrompre, parce que j'étais éveillé depuis plus de 26 heures, à part pour quelques minutes dans l'avion.

Le RedBull, la gomme, ne faisaient plus d'effets. Solution: arrêter et dormir 15 minutes.

Cette journée aura réellement été la plus longue de ma vie, lever à 4 heures, avant le soleil, trois vols, coucher de soleil après les trois vols une fois arrivé à Montréal, sept fuseaux horaires à l'ouest, puis 250 km d'auto.

Au rapport...

Hébergement en Moldavie

Les Moldaves, et les gens de Chisinau demeurent pour la plupart dans des conditions d'hébergement de quasi-tiers monde. Les « HLM » de béton construits il y a à peine 30 ans sont désuets, mal entretenus, et modifiés de façon qu'ils deviennent dangereux. Ils étaient déjà très peu pratiques lorsqu'ils étaient neufs. Des commerces installés au bas des tours d'habitation après la chute de l'Union Soviétique ont détruit des murs porteurs pour faire plus d'espace. Nous sommes pourtant dans une zone où il y a une certaine activité sismique, où un séisme de 6 ou 7 est possible, ce qui causerait des dommages considérables, et qui rend possible des dizaines de milliers de morts.

Les villages même près de la capitale n'ont pas l'eau courante. L'eau fuit dans les rues de la ville et mine le sol. Partout, on peut avoir à respirer l'odeur des égouts. Le jeune maire libéral (pro-occidental) de Chisinau aurait trouvé une solution à ce vieux problème dont on verra les résultats bientôt semble-t-il.

En gros, du côté de l'Ukraine c'est moins pire, mais tout ce qu'on voit en Moldavie, on peut le trouver. Les édifices d'habitation soviétiques semblent mieux entretenus, mais certains semblent aussi en piteux état.

Hygiène et criminalité

Il y a deux types de Moldaves, ceux qui se lavent, et ceux qui ne se lavent pas. Dans les transports publics ou dans la rue, on tombe facilement sur des villageois qui sont venus envahir la ville, qui puent fortement. Souvent des gens de 45-60 ans, parfois ce genre de dame obèse graisseuse aux cheveux courts, d'allure pas intelligente du tout, comme celle que j'ai croisé dans le bus au retour de Odessa... Bien sûr, ce type de « chose » vote communiste.

Presque partout on croise des hommes jeunes et moins jeunes aux yeux bouffis, sales, qui sentent l'alcool, la bière. On boit sur la rue, donc le contrôle du comportement des alcooliques est quasiment impossible à réaliser pour les forces de l'ordre. Demain interdire la consommation de bière dans la rue causerait probablement des contestations: il y a une classe de gens qui se foutent de vivre dans la merde, en autant qu'ils ont leur petit biberon. Une telle mesure serait accueillie comme digne d'un régime totalitaire... sauf probablement par ceux qui voient le problème et qui ont comme souci de vivre dans une société plus civilisée.

Malgré tout, en Moldavie, à Chisinau, je n'ai jamais senti que je n'étais pas en sécurité, à part une fois le soir sur un trottoir pas éclairé. Ma compagne trouvait que je marchais rapidement. C'était les premiers jours, j'étais un peu insécur.

Ça fume partout, même dans les restaurants. Je n'étais plus habitué à cela, chez nous, on a chassé la cigarette des lieux publics après que j'aie cessé de fumer. Les trottoirs sont pleins de crachats, on voit ces hommes fumeurs crachent parfois en direction, ou très près de quelqu'un, au travers des passants. C'est très désagréable, et encore une fois très peu civilisé. C'est pareil dans les quartiers ordinaires de Odessa.

Les chiens errants que l'on voit partout ont parfois l'air très malades. Il arrive qu'un groupe de chiens court après un chien seul qui semble avoir mis les pattes sur un territoire qui n'était pas le sien. Ils sont à la hauteur des enfants qu'il faut surveiller davantage. Dire que ce fléau est encore présent seulement grâce à l'intervention des stupides animalistes d'Europe occidentale qui s'ingèrent dans la gestion sanitaire d'un pays avec des problèmes.

Pour terminer, tant sur l'hygiène, la sécurité, l'hébergement, vous trouverez des conditions en Moldavie ou en Ukraine supérieures à ce que vous trouverez au Mexique ou dans bien des pays d'Amérique latine. Je suis sévère dans mes descriptions de mon point de vue de Nord-Américain. C'est parfois délabré, mais vous ne trouverez pas de bidonvilles, ni de campings de sans-abris comme en France. Je n'ai vu qu'un seul sans-abri en deux semaines. Ce n'est pas si violent que ça, mais le respect de certaines règles s'impose: on fait comme tous les Européens, on tient son sac ou sa sacoche solidement devant son corps.

Politique et économie

La Moldavie aspire à l'Europe, bien il lui reste énormément de chemin à faire, comme un règlement de la question Transnistrienne, et pour ce faire, le pays, ce nouveau gouvernement porteur d'espoir, aura besoin de soutien international face aux pressions néfastes, corruptrices, de Moscou.

Pour le moment, la république fantoche de Transnistrie n'est pas proche d'être soit séparée définitivement de la Moldavie, ou rattachée à la Moldavie, options qui constitueraient autant une solution durable à ce conflit qui a éclaté avec la chute de l'URSS et qui a causé la guerre civile de 1992. Bien que tous les pays reconnaissent la région comme faisant partie intégrante de la Moldavie, qu'aucun pays ne reconnaît l'indépendance de la Transnistrie, la Moldavie n'exerce aucun pouvoir, administration de la région sécessionniste. La Russie qui elle aussi ne reconnaît pas l'indépendance de la république auto-proclamée, soutient financièrement et diplomatiquement un statu quo qui permet d'avoir un levier sur la Moldavie qui force une orientation politique-économique plutôt sur l'est (Moscou) et entrave les visées Européennes et libérales du peuple.

La Russie ne semble pas vouloir relâcher bientôt la pression sur les territoires qu'elle juge de sa « sphère d'influence », avec une mentalité digne de la guerre froide. Bien sûr tous les anti-américains, habituellement anti-occidentaux, à la sauce socialo-verte-rouge ont ce genre de mentalité de « blocs » est-ouest. Pourtant les États-Unis ne dirigent pas grand chose au Canada ou en Europe occidentale, ils n'ont pas à imposer leur vision du monde, l'occident partage des valeurs.

Encore aujourd'hui l'idéologie communiste est bien vivante dans cette région et s'associe à une nostalgie soviétique, et à un mépris de l'occident et de tout ce qu'il représente. Ce problème n'a pas fini de faire du mal à ces pays où nous retrouvons quand même une volonté de changement dans les classes les plus actives, instruites, malgré la fuite vers l'ouest de millions de jeunes, qui cause un déficit démographique majeur qui hypothèque le développement à long terme.

L'économie Moldave restera relativement faible tant qu'elle reposera entre les frontières de l'Europe et le « bloc » Russe, ce qui limite les investissements étrangers. Cette économie repose beaucoup sur l'agriculture. La Moldavie a un PIB/habitant inférieur à 3000$, ce qui le place au niveau de certains pays africains. Pourtant, vous y trouverez plus de misère en Amérique latine, dans des pays ayant un PIB/habitant entre le double et le triple de celui de la Moldavie.

En conclusion

Ce voyage a été enrichissant pour moi, il m'a fait sortir de ma zone de confort et m'a appris que chez moi au Québec, bien que nous sommes en peloton de queue de l'Amérique du Nord, nous jouissons d'un confort enviable. Notre « sang latin » très relatif, est apparemment, et heureusement, déjà noyé dans un standard Nord-Américain Anglo-Saxon, ce qui nous permet ce confort.

Pour répondre à une question que plein de gars me posent: Oui, les filles sont très très belles... très peu d'obèses. Elles sont parfois un peu trop "arrangées", "maquillées" pour l'occasion.

Après tout, comme on me l'a déjà affirmé, cette région que j'ai visité dans ce voyage, est sensiblement au niveau de développement que pouvait être l'Italie ou l'Espagne il y a une trentaine d'années, hormis un PIB très bas. D'ailleurs, c'est une preuve éloquente que le PIB ne constitue pas un bon repère pour évaluer le niveau de développement, le niveau de vie, d'un pays.

Des surprises ont survenu depuis la fin de la guerre froide et encore cette année avec la défaite des communistes de Voronin. Souhaitons que cette fois c'est la bonne pour le peuple Moldave.


- FIN-

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vendredi 6 novembre 2009

Un registre qui servirait a quelque chose: la prison

Encore une belle "unanimité" tribale Québécoise au sujet de ce registre des armes à feu.

L'unanimité s'est gagnée avec de la désinformation et l'omission d'informer la population sur quelques points centraux, loin d'être des détails.

Premièrement, remarquez qu'il n'y a pas eu le moindre mot ces derniers jours lors du vote aux communes, sur le coût exhorbitant du registre. C'est par milliards que l'on compte les coûts de ce registre mis en place suite à la tuerie de la Polytechnique. Il y a quelques années, à la fin règne libéral Chrétien-Martin, on a appris qu'il y avait eu plus de 700M$ de dépensés en matériel informatique pour les fins du registre des armes à feu.

Selon la mythologie Québécoise, il faudrait garder en mémoire cet événement, rendre hommage aux disparues, en appuyant aveuglément cette mesure qui a prouvé son inefficacité et son inutilité avec les années.

Par la suite, le Québec comme des pays de l'Europe dont la France, la Finlande et l'Allemagne, ont connu des tueries. Dans le cas du Cégep Dawson par exemple, le registre en vigueur et les restrictions n'ont en rien empêché le tueur de se procurer une arme semi-automatique d'assaut, un Beretta CX4, en toute légalité.

Il n'y a aucun lien possible à faire entre les législations restrictives sur les armes à feu et la possibilité qu'un dérangé utilise une arme à feu pour tuer plusieurs personnes dans un lieu public.

Pas la moindre cause à effet, aucune statistique honnête démontrant une corrélation. Claude Poirier dans un discours encore très décousu à LCN, a sorti la statistique de la baisse des crimes avec armes à feu... C'est malhonnête. Ça ignore tous les autres facteurs pouvant influencer cette statistique, comme les données de conjecture socio-économiques.

Il n'existe pas le moindre lien entre les lois restreingant l'accès aux armes à feu et le nombre de femmes victimes de meurtres, de drames familiaux. Dans la plupart des cas, un objet "contondant", comme un couteau est utilisé... quelqu'un a pensé à un registre des objets contondants? Tournevis, couteau de cuisine, couteau à beurre, stylos...

Nous vivons dans une société où la police monte des dossiers, procède à des arrestations pour des crimes graves contre la personne, procède à des arrestations de récidivistes, qui mènent à des "peines à purger en collectivité". Les récidivistes d'aggressions sexuelles sont libérés, et agissent à nouveau, avant d'êtres encore libérés. Des ivrognes du volant se font prendre 15 fois avant d'avoir causé une mort. Mais c'est "normal"... bien sûr, c'est maintenant la norme.

Vous voulez de l'efficacité: construisons des prisons. Besoin d'infrastructures, pour stimuler la construction? Érigeons des prisons en PPP (partenariat-public-privé). De vraies prisons, cellules froides, petite toilette, petit pupitre, pas de télé ni de jeux vidéos, pour y envoyer ceux qui méritent une vraie peine, pour protéger la société.

En passant... Vous savez, cette semaine aussi on a manqué de doses de vaccin de grippe A H1N1 pour les gens honnêtes, surtout les enfants... Mais on a vacciné des prisonniers.

Encore en passant... Natasha Cournoyer travaillait pour les services correctionnels. Elle a été tuée par un récidiviste, un criminel endurci qui n'a jamais eu la peine qu'il méritait. Il y a une sorte d'ironie là-dedans...

Aucune arme à feu n'a été utilisée, mais on a utilisé un registre qui peut être utile, mais ne sauve pas de vies si les dangereux prédateurs sont laissés en liberté: le registre des délinquants sexuels. Ça aura servi à retracer un meurtrier une fois le meurtre réalisé, une fois qu'il est trop tard.

Pour 700 millions en ordinateurs pour le registre, on aurait facilement payé une vingtaine de prisons partout au pays.

Mais on a décidé lâchement de laisser des idéologues déconnectés, idéologues d'une idéologie dangereuse, décider de remettre tous les prédateurs dans la nature, afin qu'ils puissent librement continuer à voler des vies.

Ils vous diront qu'au Québec on est différents, qu'on a fait d'autres choix... Celui d'être lâches et stupides?

Ces imbéciles trouvent normal qu'un violeur-tueur sorte de prison après une dizaine d'années à se divertir, apprendre et ne pas travailler. On aura beau crier, Pierre-Hugues Boisvenu qui a perdu sa fille aux mains d'un autre récidiviste aura beau être convainquant: rien ne changera. Ce sont des voix dans le désert... ceux qui devraient agir, changer les choses sont tous omnibulés par l'idéologie de la lâcheté, laisser faire, tous les prédateurs dehors... on enseigne cette idéologie comme étant la seule vérité en droit criminel. Les médias combattent les voix opposées, les font taire, adoptent le discours intégral de Gilles Duceppe qui lui fait voter sa bande contre des peines plus sévères pour les pédophiles.

Tout ça est "normal", c'est la norme...

Ces gens sont les mêmes qui trouvent cela "normal" une telle clémence, sont aussi ceux qui défendent le registre des armes à feu et ceux qui rationnalisent les agissements des psychotiques qui entrent dans un lieu public pour tirer le plus de gens possible. Ils sont déconnectés de la réalité sur toute la ligne.

Toujours en passant... Cette semaine dans l'actualité nous avons cette tuerie à Fort Hood (à LCN ils ont tous de la difficulté à prononcer "Hood"... incompétence), et vous voyez nos éternels gauchistes unanimistes Québécois se prononcer comme ici sur le site de Radio-Canada.

Envoyé par DocSon

6 novembre 2009 à 10 h 37 HNE

Ça doit être terriblement difficile psychologiquement pour un musulman d'aller combattre d'autres musulmans.

J'essaie habituellement de ne pas lire ces idioties, parce que je suis incapable de laisser l'idiotie contaminer les esprits. Cette fois, je flanche.

Envoyé par Brouilleur 6 novembre 2009 à 13 h 00 HNE Dans tireur fou il y a le mot fou. Est-ce que vous pensez comme cet homme en psychose? Pour certains commentaires que je lis ici... c'est très inquiétant. Prenons par exemple cette intervention navrante signée DocSon: "Ça doit être terrible psychologiquement d'avoir à tuer d'autres musulmans lorsqu'on est musulman"... HEY! Les kamikases tuent essentiellement, presqu'exclusivement d'autres musulmans. Qui est visé à part des musulmans lorsque les "insurgés" font sauter une mosquée pleine? Saddam Hussein a empilé des milliers de musulmans dans des fosses communes. C'est étrange et inquiétant cette psychose collective, cet unilatéralisme dangereux qui plane sur le Québec: il est déconnecté, comme quelqu'un qui un jour se lève et décide de tirer. Dans le cas de ce "psychiatre" qui crie "dieu est grand", il n'y a rien de rationnel, rien de rationnalisable... c'est la folie religieuse. Au départ ce psy-fou s'est enrolé volontairement avant de ne pas vouloir être déployé... et il semble que les autorités n'ont pas été très rapides à le mettre hors-circuit.

C'est inutile probablement de débattre avec des idiots pour l'idiot lui-même: Ils sont perdus, comme dans une psychose, ils perdent contact avec la réalité, comme celui qui en perdant le contact avec la réalité oublie que la terreur islamique tue surtout des musulmans. Mais les autres se font contaminer, c'est "normal". C'est facile de se complaire dans une confortable molle et bien-pensante réalité parallèle.

Vivre dans une rigueur, une rectitude intellectuelle appelle à plus de recherches, plus d'informations, et ici au Québec, il faut devoir tolérer d'être marginalisés et jugés pour "hérésie".

Parce qu'encore là... l'important est de "croire", rien d'autre... comme dans la base de toute religion, dogmes inéluctables de la pensée controlée à distance, opposée à tout esprit critique.

Il n'y a pas plus de lien entre les tueries aux États-Unis et la mort du registre canadien la même semaine, qu'il y en a entre les statistiques de criminalité au Canada depuis 20 ans et le registre.

Mais bien sûr, on fera tous les liens pour nourrir la pensée dogmatique, l'idéologie mainstream propagée par le Bloc Québécois et les médias complaisants unanimistes Québécois.

N'en déplaise au "vrai négociateur" qui va aux fêtes offertes par le crime organisé, qui eux, ne possèdent pas d'armes enregistrées.

Voici en archives sur internet, une vieille chronique de Patrick Lagacé dans le temps qu'il était au Journal de Montréal, où il fait allusion à la célèbre photo de Poirier invité à une fête de Maurice Mom Boucher. La série Xfiles avait "l'homme à la cigarette", le Québec a "l'homme à la smoke" à TVA.

http://fr.canoe.ca/divertissement/tele-medias/nouvelles/2003/04/18/1744610-jdm.html

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mardi 3 novembre 2009

Tour du monde avec Obama, Labeaume et Géralo


Obama le grand démocrate


Si Barack Obama est tant porteur d'espoir, pourquoi aurait-il donc consenti au congédiement d'un diplomate Américain aux Nations Unies après qu'il ait souligné les fraudes électorales massives dans le 1er tour des présidentielles Afghanes?

Histoire (The Guardian) http://www.guardian.co.uk/world/2009/sep/30/afghanistan-diplomat-galbraith-forced-out

Il semble que Ban Ki-Moon n'a pas aimé les déclarations incendiaires du diplomate Américain qui ont discrédité le processus démocratique Afghan, dans ce premier tour qui a couronné Karzaï, au détriment de Abdullah Abdullah qui s'est retiré avant le 2e tour, qui lui serait plutôt naturellement pourtant plus proche des valeurs occidentales.

Karzaï se ballade en costume impérialo-folklorique, Abdullah Abdullah fait campagne en chemise-veston-cravate à l'occidentale.

L'administration Obama aime beaucoup trop la stabilité politique des pays au détriment de la démocratie, des droits humains, de solutions à long terme pour les pays déchirés par des conflits. Même chose pour les Nations Unies qui ne savent plus comment atteindre de nouveaux niveaux d'incohérence et de perversion.

Les Nations Unies ont congédié Peter W, Galbraith après qu'il eut dénoncé des fraudes massives en Afghanistan lors du premier tour des présidentielles. Il semble que les Nations Unies préféraient fermer les yeux sur ce qui devait frauduleusement donner un autre mandat à Hamid Karzaï.

Voici ce que Galbraith raconte au Washington Post dans "What I Saw at the Afghan Election" http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/10/02/AR2009100202855.html

En Afghanistan, bien que Abdullah Abdullah ex-proche de feu Ahmad Shah Massoud (tué 2 jours avant le 11 septembre), soit apparemment plus près des valeurs occidentales, l'Europe, l'Amérique Obamienne, et les "Onusiens" préfèrent la "stabilité" instable et corrompue de Karzaï. Karzaï est élu dans un premier tour frauduleux en août, Abdullah Abdullah se retire avant le 2e tour cette semaine, sachant très bien que la violence et les irrégularités seraient de retour dans un 2e tour, et dans une situation complètement impossible dans l'optique que l'occident a visiblement choisi encore une fois Karzaï.

Dans le même genre...

Plus tôt cette année, on apprenait que l'administration américaine avait fait le pari des communistes en Moldavie, question de garder les corrompus aparatchiks de l'ex-république soviétique au pouvoir. Ils auraient même demandé avec les Européens à l'opposition libérale de se rallier, en échange de financement, pour ne pas déplaire à Moscou. On connaît la suite... Aucun député d'opposition n'a accepté de se rallier à ceux qui grangrènaient le pays depuis 2001, et une autre élection a donné le pouvoir à l'opposition. Comment peut-on faire confiance aux occidentaux si à chaque occasion ils préfèrent des corrompus qui bafouent les droits humains, la démocratie?

À quoi sert d'instaurer une "démocratie" de cette façon? Peut-on cesser l'hypocrisie et placer une administration transparente et stable pour asseoir les bases d'un pays solide à long terme?

Voici un article intéressant paru dans le Washington Post où la politique extérieure molle d'Obama commence à inquiéter, comme face à la Russie poutinienne, même dans les journaux qui ont appuyé l'Obamamanie.

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/10/29/AR2009102903920.html

Autre gaffe que je vous parlais en septembre alors que j'étais à Odessa en Ukraine... cette trahison Américaine envers les Tchèques et les Polonais, en abandonnant le projet de bouclier Européen anti-missile, suite aux pressions de la Russie qui se sentait visée par ce dispositif pourtant défensif. Tout cela pendant que les Russes soutiennent visiblement les ambitions nucléaires Iraniennes...

La République Tchèque et la Pologne s'étaient mis en position délicate face à Moscou en acceptant d'embarquer dans le projet Américain. Tout ça pour rien.

N'essayez pas d'expliquer ça à Richard Hétu ou Richard Latendresse, ils sont incapables de comprendre ce dont ils sont payés pour comprendre et nous expliquer.

Municipales à Québec: Maintenant un Colisée

Régis Labeaume au matin du 2 novembre a plus de voix que le maire de Montréal Gérald Tremblay, beaucoup plus, 150 000 à 110 000. Il semble qu'on ait pas encore fini de compter à Montréal, où le cafouillage est une tradition. Labeaume est maintenant le politicien le plus puissant. La promesse-clef de la campagne: un Colisée neuf.

Sans Colisée, le mandat de Labeaume sera un échec.

En début de campagne, j'appuyais Jeff Fillion.

J'étais perplexe face à ce Labeaume qui m'avait franchement déçu ces deux dernières années. Labeaume intervient un peu n'importe comment avec ses grosses pattes, que ce soit pour défendre les chialeux de son quartier qui veulent empêcher la construction d'édifices en hauteur sur le Boulevard Laurier, ou pour proposer des projets de petits trains à grande vitesse, parce que les lobbyistes des rails sont très actifs.

Faire abaisser la hauteur d'une tour déja en construction de 27 à 20, puis à 17 étages... faut le faire!

Labeaume relancé l'idée du Colisée dans sa campagne très "pépère", les pressions se sont accentuées ces dernières années avec les promoteurs de "J'ai ma place".

Tandis que Jeff Fillion, promoteur de l'idée depuis plus de 5 ans est devenu plutôt froid à l'idée, après l'avoir lui-même proposée dans sa campagne, ce avant Labeaume. C'est devenu "Un Colisée oui mais" pour Jeff lorsqu'on a commencé à parler de retour des Nordiques, je cherche encore la cohérence. Veut-on bâtir une ville, ou veut-on revenir à la gestion de la décroissance des années Pelletier-L'Allier-Boucher?

J'aurais aimé que Jacques Teasdale candidat conseiller indépendant gagne dans le nord, mon patelin d'origine, fusionné de force en 2001. Pour le moment faudra se contenter d'une madame très verte-caviar à l'opposition accompagnée d'un ex-RMQ, parti aux liens tissés avec le PQ.

Un ancien RMQ au pouvoir avec une équipe majoritaire 25/27 et deux pseudo-RMQ à l'opposition. Il faudra surveiller les idées de religion verte, de logement antisocial, de gestion de l'urbanisme anti-développement.

François Bourque du Soleil "feedait" encore en idées anti-automobiles jeudi avant l'élection, avec deux pages en faveur de la destruction de 4 tronçons d'autoroutes. Ces gens-là sont fous. Ça vit dans un brouillard à pelleter, ça condamne l'utilisation de l'automobile et ça veut décider de votre bien: vous couper vos libertés.

Du côté de Géralo

Gérald Tremblay obtient un 3e mandat, avec 37% des voies sur un faible 35% de participation. Pour qui voter à Montréal.. avait-on vraiment le choix? Louise Harel inquiétante, sans anglais, elle-aussi éclaboussée par les scandales de corruption. Bergeron qui s'est déja affirmé comme "truther" sur le 11 septembre. Je serais incapable de voter pour un truther, même un communiste comme Foglia dans La Presse vous dira que les "truthers" sont tous sans exceptions des imbéciles.

Même si Bergeron s'est ravisé là-dessus... le fond de notre pensée sort-il plutôt avant que l'on reçoive un panier de tomates par la tête ou après? Devons-nous être surpris qu'il émerge du sacro-saint Plateau Mont-Royal avec de telles idées?

Que faire de Montréal? Y-a-t-il réellement quelque chose à faire avec Montréal? Cette ville aurait du être mise sous tutelle il y a au moins deux ans. Présentement, ce serait un drôle de signal à envoyer. Le problème de Montréal ne pourra pas se règler sans une main de fer, si elle ne vient pas de Tremblay, quelques fois décrit comme une "huître" par des commentateurs cabotins, elle devra venir du gouvernement de Jean Charest.

...et ce gouvernement Charest a le manque de courage dans ses gênes.

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