mardi 30 novembre 2010

Application biaisée de la "nétiquette" sur le contrôle des commentaires sur Radio-Canada.ca

Mme Julie Miville-Dechêne, Ombudsman,
Société Radio-Canada

Objet: Application biaisée de la "nétiquette" sur le contrôle des commentaires au bas des nouvelles de Radio-Canada.ca

Occasionellement en furetant sur le site des nouvelles de Radio-Canada.ca je lis au bas de page les "commentaires" que chaque usager peut laisser. Parfois on peut y lire des choses renversantes, thèses conspirationistes anti-américaines, racisme anti-canadien anglais, anglophobie, des explications douteuses sur des actes criminels, cela peut parfois pousser à vouloir intervenir soi-même pour y apporter un autre point de vue, rectifier des faits, ou seulement montrer son indignation.

J'ai donc un compte créé sur le site de Radio-Canada.ca, "Brouilleur", enregistré il y a quelques mois avec lequel seulement une dizaine d'interventions ont été publiées depuis le mois de mai de cette année. Je dois vous dire qu'habituellement j'évite de passer aux commentaires tellement c'est souvent désolant, sauf que hier soir tard, j'ai fait 2 exceptions, qui se sont révélées des démonstrations d'un phénomène plutôt inquiétant de mon point de vue chez des employés de Radio-Canada, dont on ne connaît pas le nom mais qui jouissent d'un pouvoir de contrôle des opinions sous le prétexte d'une "nétiquette". En vérifiant cette "nétiquette", assez restrictive, rigoureuse, qui prete à beaucoup d'interprétations, je me rends compte que son application varie beaucoup dans la plage de l'interprétation selon la position politique/idéologique qui est émise par le membre.

Hier soir (nuit de dimanche 28 novembre au 29 novembre), j'ai envoyé 2 interventions. Les autres fois, j'avais l'habitude de copier-coller mon intervention dans un "Notepad" de Windows pour garder une copie au cas où mon intervention ne serait pas publiée où au cas qu'elle serait modifiée pour comparer... Mais hier, je ne l'ai pas fait. J'avais confiance qu'on ne trouverait pas de prétexte dans la "nétiquette" pour empêcher la publication de mes interventions.

Nouvelle #1

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2010/11/24/016-xmcanada-sirius-fusion.shtml

Un membre intervient au bas de la nouvelle et se demande pourquoi des gens paient pour un service qui est gratuit ailleurs.

Mon intervention apporte une explication:

On peut payer parce que l'on aime pas la radio conventionelle reglementée au Canada qui compte 65% de musique francophone dans les stations francophones, quotas imposé par une mesure que je juge digne des totalitarismes nationalistes.

Vu qu'il est tard, je vérifie le lendemain dans l'après-midi (lundi 29 septembre) pour voir si mon intervention est bel et bien publiée... Surprise, elle ne l'est pas. J'arrive donc à la conclusion que je ne peux pas remettre en question une mesure de l'état, même avec des arguments rationnels et posés, dans un français correct. Je ne peux donc pas contester l'idée de "protéger" une langue et de restreindre le choix aux auditeurs... Je ne peux donc pas répondre à la question que l'autre usager se posait. Ce n'est pas la bonne réponse selon le censeur payé par mes taxes et impôts de Radio-Canada. Il y a donc les bonnes et les mauvaises opinions, violation directe de ma liberté d'expression garantie par la Charte canadienne des droits et libertés, violation qui ne se justifie pas par le moindre abus de ma part, grossièreté, ou autre comportement non-acceptable.

Nouvelle #2

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/11/28/007-wikileaks-new-york-times-monde.shtml

Là je savais que ce serait plus difficile compte tenu de certaines positions éditoriales à Radio-Canada. Mon intervention a porté sur la remise en question du bien fondé de la publication d'informations secrètes des diplomaties de nos gouvernements occidentaux. Surtout que cette fois, n'importe quel internaute peut révéler les cartes que nos gouvernements ont en main, les analyses et pensées de nos diplomates, directement aux gouvernements voyous qui nous causent des soucis.

J'ai affirmé que "n'importe quel idiot" pouvait maintenant avec un ordinateur, "intervenir dans la paix ou la guerre entre les pays", et que cette situation était très déplorable. Bien sûr, ma position tranche avec celles qui dominent dans les commentaires des usagers de Radio-Canada.ca et qui eux sont "permises" par les modérateurs de Radio-Canada.ca.

Encore une fois, je n'ai émis aucune grossièreté ou insulte directe à d'autres usagers. Le terme "idiot" semble permis pour décrire les gens comme moi, des gens de Québec, des gens des régions, des gens qui votent conservateur, des gens qui veulent une voiture plutôt que le transport en commun, des gens qui croient que la démocratie et l'économie de marché sont ce qu'il y a de mieux à servir à l'humanité. Décrire comme "idiot", le fait de publier des informations qui mettent en relief par exemple les demandes faites aux États-Unis par l'Arabie Saoudite d'attaquer l'Iran, sans en analyser les conséquences et le bien fondé... cela ne passe pas pour le "modérateur" de Radio-Canada.ca.

Je crois qu'il est possible de verifier ce qui est accepté ou refusé par les modérateurs... cela est normalement conservé quelque part. Moi-même je modère des commentaires sur mon blog et les messages que je juge offensants sont conservés.

Je pourrais vous citer d'autres exemples, j'aurais pu garder copie de mes interventions refusées. Je pourrais essayer et vous monter un dossier. Vous pourriez aussi envoyer ma plainte au patron des censeurs appelés "modérateurs"... Mais je crains que cela sera inutile parce que cela ne changera rien. Je suis convancu même que les employés de Radio-Canada aujourd'hui sont clairement sélectionnés en fonction d'endosser la politique éditoriale de Radio-Canada, un état dans l'état, une société d'état qui sert les intérêts d'entreprises privées telles que Gesca/Power Corporation. Inutile de vous rappeler que pendant que l'on "salue" la publication de notes diplomatiques sur Wikileaks, Radio-Canada est une société d'état opaque digne de la Corée du Nord, qui va en cour pour empêcher la publication d'infiormations sur la façon dont sont dépensés les milliards de l'argent des contribuables que ce soit dans des émissions de variété ou dans les comptes de dépenses dorés des hauts dirigeants. Ironique...

À mon avis, il ne devrait pas avoir autant de place pour les commentaires sur Radio-Canada.ca, car en fait, il y a souvent plus de place que pour la nouvelle elle-même. Ces commentaires n'ont pas le sérieux, le recherche, la rigueur d'une nouvelle réalisée par un professionnel de l'information. Ces commentaires sont superflus dans le rôle actuel de Radio-Canada, à défaut d'un tri impartial basé sur des règles rigoureuses aussi simples que possible.

Je vous remercie à l'avance de votre attention.

lundi 15 novembre 2010

Je ne suis pas leur ami

La définition large d'amis aujoud'hui par les réseaux sociaux tels que Facebook peut amener de nombreux malentendus. Un de ces malentendus est que mon blog est publié sur le site "République de Bananes", aux côtés de drôles de personnages. On nous identifie tous à droite, on nous met dans le même panier... donc, nous serions "amis".

La droite Québécoise est en pleine réflexion (on pense longtemps, parfois faut agir). D'un côté on a des nationalistes lucides qui pourraient se joindre au mouvement encore imaginaire de François Legault, et peut-être Joseph Facal, un homme presque trop brillant, dans ce Québec qui n'aime pas les intellectuels, soit lorsqu'ils ne disent pas ce que l'on veut entendre, lorsqu'ils ne sont pas pour la gratuité universelle de la société des loisirs ou tout arrive sans effort, comme une retraite après n'avoir pas vraiment travaillé.

D'un autre côté vous avez le Réseau Liberté Québec, avec Éric Duhaime qui a solidement répondu au tribunal de Tout le monde en parle, version plateau de Montréal. Solidement, mais quand même sur une défensive, étant en territoire hostile. Réjean Parent qui fuit le débat en direct devant Éric Duhaime à LCN... mais Éric invite Jeff Fillion à son événement de Québec, comme une bonne dose de populisme (bin oui ça existe) dans une réflexion intellectuelle qui se veut sérieuse... une sorte de hot dog moutarde dans un restaurant 4 services. Les hot dogs, c'est bien bon une fois de temps en temps, devant un match de hockey ou de baseball; pas au parlementaire, ce n'est pas à sa place.

Encore, il reste un autre groupe, ceux qui se réclâment de la "vraie droite", plus que les autres.

Personellement, après avoir défendu les attaques surnoises de La Presse et de Radio-Canada contre Jeff Plante, de l'avoir soutenu dans une campagne à l'ADQ où les idées devaient vraiment se brasser, je trouve dans ses amis Facebook et des co-auteurs (avec qui je n'ai aucun lien) sur "République de bananes", des gens qui condamnent la contraception et dénoncent "le meurtre de millions de foetus".

Depuis quelques semaines je me pince, j'y crois même pas... j'hallucine.

Plein d'idées, scusez le terme, "à chier", aussi arrièrées que la burqua, comme que les mères devraient rester à la maison avec leur rouleau à pâte... à laver des couches et écouter les feux de l'amour en préparant de bonnes tartes, mmm... la nostalgie des bonnes tartes. Des intervenants sur ce même blog critiquent la position adéquiste de Gérard Deltell qui veut plus d'importance à l'anglais à l'école... Je me suis surpris à intervenir et à avoir à convaincre des gens que c'est important l'anglais, avant de me faire traiter de "francophobe", "d'idiot de Québec" qui "comprend pas" (les bebittes dans la tête des nationalistes unilingues du grand Montréal, qui se pensent plus cultivés avec leurs préjugés en ne sortant jamais de leur coin de pays).

Un intervenant m'a même dit que l'anglais était une "compétence inutile". Vous trouvez pas que ça sent le péquiste déçu parce qu'un peu trop proche du MNLQ?

Ils partent d'une opinion très valable, soit la remise en question du cours d'ECR, pour nous amener ailleurs. Ça fait penser à la personne un peu légère qui ouvre la porte aux témoins de jéhovah, qui habillées en vendeurs d'assurances itinérants d'une porte à l'autre, abordent les gens sur des thématiques qui les rejoignent comme les difficultés économiques, les guerres dans le monde, et au bout, ils ont la solution à tout par dieu + 10% de vos revenus. Il ne faut juste pas les accepter, ne pas traiter avec eux. Refermons la porte.

La semaine dernière encore, Jeff me relaie par Facebook un texte d'un auteur pas très identifié, un hystérique contre l'avortement, et un autre lien... Une dame qui dénonce la contraception. Il y a quelques semaines, par automatisme je ne sais pas, un texte qui reprenait la position du pape sur la contraception en Afrique (ce qui est selon moi un crime contre l'humanité). Heureusement, ce dernier semble avoir été enlevé.

Jeff Plante se défend de vouloir faire des débats. Il relaie des positions qui ne seraient pas nécessairement les siennes, pour susciter le débat... sur quoi? On peut débattre de la nécessité d'exterminer la juifs tant qu'à y être... si tout débat devient valable... Non, non et non! Il porte atteinte à sa crédibilité et hypothèque un peu plus son avenir politique en fournissant maintenant de vraies armes à ses adversaires qui seront utilisés contre lui, et cette fois il sera indéfendable.

Ce serait ça, ces vrais débats, la "vraie droite"? On va prendre ce qu'il y a de plus idiot de la droite, des marginaux, comme pourquoi pas des gens qui croient que les dinosaures ont cotoyé les humains? Débattons-en? Un complot scientifique pour nous éloigner de dieu a fabriqué des preuves qui invalident la Genèse. Ça alors!

Bravo pour la crédibilité de la droite québécoise! On aurait alors réussi à fédérer les freaks et créer un sanctuaire où les idées les plus condamnables sont maintenant acceptables au nom de la démocratie. Vous savez, l'Allemagne de l'Est dont on ne pouvait pas sortir sans prendre le risque d'être fusillé s'enorgueillait du nom de "République démocratique Allemande" (Deutsche Demokratische Republik) et il existe aussi la République Démocratique du Congo où la démocratie est toujours aussi un mot utilisé à tort et à travers.

La ligne est mince avant des positions racistes lorsqu'on prône la réduction de l'immigration... Surtout qu'il n'y a pas de ligne de conduite ni de fil conducteur. Qu'est-ce que je fais parmi ces blogs sur "République de bananes"? Est-ce une recette pour l'établissement d'une réelle république de bananes?

J'ai déja écrit ici sur la comparaison entre la droite anglo-saxonne et celle des pays majoritairement catholiques (cela s'applique aussi aux orthodoxes). On aime bien avec nos deux petites dimensions dire que les Américains ont une droite conservatrice morale forte, pourtant l'avortement est y est permis depuis les années '70. Là nous avons des pseudo-libertariens qui veulent que l'état intervienne par-dessus les droits individuels des femmes... Tout cela ressemble bien plus à un néo-fascisme que des débats cohérents.


Voici le vidéo d'un homme fâché que des imbéciles pro-vie aient insulté sa femme qui doit subir une intervention dans une clinique parce que son bébé est mort.

Pendant qu'on se bat (depuis des années) pour faire comprendre que la droite c'est pas nécessairement ces réciteurs de chapelets qui manifestent contre l'avortement et insultent des femmes qui vivent un drame, en face des cliniques, ou bien des chemises brunes d'Adrien Arcand... La droite dont je fais partie n'accepte pas l'argumentaire, ni la présence des bérêts blancs séniles marchant à leurs côtés. J'ai autant en commun avec eux qu'avec Françoise David et Alexa Conradi.

Ce n'est pas vrai que tous les débats méritent d'être tenus. La terre est une boule, on en débattra pas. Les dinosaures ont disparu il y a 65 millions d'années... même si la bible dit que la monde a été créé pas mal après. On ne reculera pas pour discuter avec des gens pour qui ça ne vaut pas la peine. On ne discute pas avec Mahmoud Ahmadinejad du droit d'Israël d'exister. On ne marchande pas combien Pyongyang a le droit de tuer de millions de ses habitants. Ce sont des évidences.

République de Bananes porte bien son nom, et je sais d'où il vient ce nom (et cette idée de drapeau). Au cours de mes années de blogueur et quelques fois à la radio, j'ai dénoncé les forces qui voulaient amener le Québec à devenir une république de bananes, elles sont identifiables tant à gauche qu'à droite. La droite d'Amérique latine, d'italie (Berlusconi fraternisant avec les néo-fascistes), les nostalgiques du régime franquiste en Espagne, ils ont toujours accouché de monstres hybrides entre l'oligarchie, le libre-marché, l'interventionnisme étatique fort dans la vie des citoyens, l'autoritarisme, le despotisme.

J'vais y aller dans un autre sens; même Stephen Harper et George Bush, des épouvantails de droite dressés par les extrêmistes de gauche, ont accédé au pouvoir en prenant le soin de faire le ménage, continuellement dans leur entourage, les vieux monstres dans les enclos... Pour ne pas que des intrus indéfendables viennent saboter tout le reste. Un député conservateur de l'ouest ne pourrait pas être vu participant à une manifestation où l'on brûle et piétine le drapeau du Québec, il serait renvoyé.

Peut-être qu'un parti néo-bérêt blanc rejoindrait 0,7% du vote à une élection... ils ont le droit d'exister, le droit de faire un coucours d'inepties... Il y a déja le Parti de la Démocratie Chrétienne (rien à voir avec les Chrétiens démocrates en Europe), le Parti Nul,  le Parti de la réforme financière, Affiliation Québec, et le très connu mais pas si populaire Bloc Pot. Mais tout ça c'est sans moi et sans la moindre complaisance de ma part.

J'ai été dur avec Jeff Fillion et son niveau populiste... mais il ne peut pas causer autant de mal avec ses incohérences et des maladresses qui ne sont pas toujours de mauvaise foi, que des créationnistes, des personnes contre l'usage de la contraception (qui veulent que l'on se reproduise comme des lapins question "d'Africaniser la planète"), et des nationalistes qui veulent qu'on enseigne le cantonnais au lieu de l'anglais.

Donc... pour ces raisons, j'officiallise le retrait de mon appui à Jeff Plante qui se cherche désespérément des "amis", au point d'en avoir des douteux. Je suis grandement déçu parce que son discours il y a quelques années n'allait pas du tout dans ce sens, et je crains qu'il utilise ces "débats" pour se trouver une niche bien confortable dans la marge, qui gère l'estrade très très loin dans les gradins. Je ne veux pas faire partie de cette "fédération" de blogueurs, quitte à avoir de mon côté moins d'amis, surtout moins de lecteurs. Je prends le pari que mes convictions personnelles, mon intégrité, n'ont pas de prix et que je ne peux pas continuer d'écrire sur mon blog comme si tout allait bien, pour ma propre crédibilité, s'il est mis aux côtés de ces extrêmistes non crédibles.

Je ne fais que ce que je demande à la gaugauche: regardez avec qui vous militez, manifestez, agissez, au G20, au Sommet des Amériques, ou dans les manifestations pour ce qu'ils appellent "la paix". C'est inconcevable de se dire pour la paix et d'être aux côtés de supporters du Hezbollah, brandissant le drapeau avec le AK-47 dessus. On ne peut pas à la fois être contre la casse, déplorer les actes de vandalisme, et faire partie de la même manifestation sans dénoncer les voyous.

Je ne peux pas accepter d'être aux côtés de "Québec-vie" et de "Ralliement identitaire" en particulier. Cela m'horripile. Jean-Francois Plante, que j'estimais et estime encore assez intelligent, avec qui j'ai longuement discuté ces dernières semaines, doit choisir ces amis. C'est moi ou eux, et c'est son problème s'il choisi eux dans son calcul politique.

J'invite d'autres membres de République de Bananes à forcer Jeff Plante à faire ce même choix, question pour eux aussi de ne pas se faire mettre un bérêt blanc contre leur gré, un bonnet d'âne, donner raison à nos détracteurs.

Je compte sur votre jugement, mais vous faites bien ce que vous voulez.

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Ma position sur l'avortement: http://philbelanger.blogspot.com/2010/03/la-demagogie-de-la-gauche-sur-la.html


Si je devais disparaître de République de Bananes, updatez vos liens avec la réelle adresse de mon blog: http://philbelanger.blogspot.com et joignez-vous à la page Facebook de mon blog qui publie régulièrement des liens et decourts commentaires: http://www.facebook.com/pages/Brouilleur-dondes/221981437115

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mardi 9 novembre 2010

George Bush a encore raison

C'était encore une fois troublant de voir les amis de Radio-Canada avec Michel C. Auger commenter l'entrevue accordée par le président George W. Bush à NBC hier, dans le contexte du lancement de sa très attendue auto-biographie, aujourd'hui. Ils se demandaient... mais il n'a pas de remords? Comme s'il devait en avoir...

Je me fais un honneur de ne cacher à personne, partout où je vais, où j'entends des commentaires habituels, à rappeler qu'il y existe une minorité Canadienne, encore plus petite au Québec, de gens qui supportent les politiques de ce président mal aimé. Être plus nombreux à croire et répéter les mêmes choses ne donne pas nécessairement raison sur le fond.

Un des "crimes" que l'on reproche au président qui a du réagir aux attaques du 11 septembre 2001 c'est d'avoir permis ce qui est appelé "la torture" par Radio-Canada, dans une définition plutôt large. Peu de gens iront s'informer à savoir ce qui a été en réalité utilisé comme "torture" contre des fanatiques islamistes comme Khalid Cheikh Mohammed par la CIA dans la guerre au terrorisme.

Lorsque la majorité des gens parlent de la torture qu'a fait les États-Unis, il pensent à des électrocutions, des brûlures, des coupures, des coups. 

Cette "torture" qu'a admis avoir permise George W. Bush, à l'encontre des juristes conseillers à la Maison blanche est la "simulation de noyade" (waterboarding). On fait croire dans un bain qui se rempli à la personne qu'elle va se noyer si elle ne collabore pas, l'eau montera... Finalement, la CIA n'a noyé personne. Khalid le jihadiste n'a été que mouillé, besoin d'une serviette?

On a souvent dit à Radio-Canada que Omar Khadr avait été victime de torture à Guantanamo. Des informations ont courues en 2004-2005 que les militaires Américains faisaient écouter du Metallica dans les hauts-parleurs à ces hommes qui souhaitent trouver quelques dizaines de vierges à déflorer après leur mort. Quel était le volume du son? Quel album de Metallica jouait? (j'ai préféré le Black Album) Pour me torturer personellement, fadrais mettre du Céline Dion. Vous pensez pas que l'Adisq fait, dans une définition "large", de la torture en imposant 65% de francophone à la radio?

Omar a été sauvé par les Américains, lorsqu'il a été trouvé il allait mourir au bout de ses blessures. Le premier à l'avoir traité sur le terrain, était le collègue de l'infrmier que Omar a tué avec une grenade. Il a été soigné et nourri, mieux que des Américains et des Canadiens. On lui a donné des cours, il a été à l'école pendant son séjour à Guantanamo... sa famille qui aurait souhaité le voir mourir en martyr comme son père n'a pas eu à débourser un sou. On raconte très peu cette réalité.

Il y aurait donc pour les détracteurs de Bush, un idéal possible, où sans "waterboarding", seulement qu'en offrant un doux café, on pourrait tirer les vers du nez d'un fanatique terroriste, pour prévenir des attentats en préparation. Moi j'y crois pas. Si on pouvait sauver les centaines de morts des attentats de Madrid ou de Londres en "mouillant" un barbu, qui avait bien besoin d'un bain après avoir été tiré de sa grotte... je ne vois pas le problème.

Il y aurait donc pour les détracteurs de Bush, une solution dite "diplomatique" à tous les problèmes. C'est sans compter 15 ans d'échecs diplomatiques avec l'Irak de Saddam Hussein... effacés de nos mémoires collectives, même de ceux qui ont la responsabilité de nous informer. Oubliés les dizaines de fois où les inspecteurs de l'ONU ont été chassés d'Irak lorsqu'ils trouvaient des pistes menant aux armes de destruction massives. Oubliés ces missiles scuds tombés sur Tel Aviv, Haifa, Koweit City. Oubliées ces images satellites pourtant diffusées au monde entier, de convois militaires en chemin pour la Syrie en janvier 2003 pendant que la France de la "diplomatie de DeVillepin" tentait de gagner du temps par tous les moyens pour "l'ami Saddam".

Bush ne regrette pas d'avoir fait l'invasion de l'Irak en 2003 en écrivant ses mémoires. Tout comme Tony Blair, on a pas oublié la nécessité de destituer Saddam Hussein responsable de centaines de milliers de morts avant l'invasion. On trouve encore des charniers. Si on a un peu de mémoire on se souvent des kurdes gazés par Ali le chimique aussi.

Non... le président n'a pas à s'excuser aux légers, naifs, déconnectés, qui regardent les fragments d'événements, de nouvelles, et qui croient qu'il devrait le faire. A-t-on aussi oublié que plus de 60% des Américains étaient en faveur de cette invasion en Irak? Est-ce que les choses difficiles ne doivent pas être faites?

Michel C. Auger à Radio-Canada dit avec un faciès contrarié que l'on tente de "réhabiliter" George W. Bush. Comme si les condamnations à son endroit avaient un jour bel et bien été fondées... George Bush est mon ami Facebook, comme 576 340 autres personnes et son auto-biographie "Decision points" sera certainement très intéressante.
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Photo en haut: George W. Bush est dans une école de Floride un matin de septembre 2001, tout vient de basculer, on lui apprend.

lundi 25 octobre 2010

L'idiocratie

Avez-vous vu le film Idiocracy de Mike Judge? ...du créateur de King of the Hill, Beavis & Butthead, entre-autres... Suite à une recommandation, j'ai cherché et je suis tombé sur ce film petit budget et petite distribution réalisé en 2006, cette semaine. C'est hilarant du début à la fin, je place ça dans ma liste des films-culte.

Synopsis: Un Américain moyen, très moyen, 100 de QI, peu d'ambition, fonctionnaire dans l'armée, sans famille, est cryogénisé pour faire une expérience. Suite à un scandale qui a tassé les créateurs ce cette expérience, Joe congelé avec une prostituée, sont oublés pendant 500 ans avant de décongeler. Ils se réveillent dans une société (une prophétie) où les idiots ont engendré beaucoup d'idiots. Pour faire simple, les idiots se sont tellement reproduits que la société, notre civilisation est en décadence depuis longtemps en 2505, notre américain moyen et Rita la prostituée sont des génies qui sauveront l'humanité devenue trop stupide.

Bien sûr il y a des petits clins d'oeil qui peuvent faire sourciller le droitiste, des allusions à FoxNews (prenons la caricature), aux médias de masse et à la surconsommation (bin oui ça existe, vous et moi parfois achetons des trucs dont on a pas trop de besoin).

Étant plutôt à droite, j'y ai aussi vu de ma perspective, la déchéance que pourrait amener une société où les réformes scolaires font que les cancres ne redoublent plus une année d'étude, où un assisté social peut emprunter à la banque 500 000 $ pour une maison, ou bien se faire payer une fécondation in-vitro par le gouvernement.

Vous trouverez aussi un clin d'oeil aux "créationnistes", vous savez, ces croyants en dieu qui imaginent une préhistoire avec des humains cotoyant des dinosaures. Pour eux, que ça ait ou pas de bon sens importe peu, parce que tout cela a été écrit il y a très longtemps, et vu que c'est écrit ET qu'en plus ça fait longtemps, c'est donc forcément vrai: Voilà comment penser en idiocratie.

 Au temps du 20e siècle, 500 ans avant l'idiocratie, il y avait des dinosaures lorsqu'on a fondé les Nations Unies pour "dénazifier" (U. N. pour "Un-nazified the world" dans la version anglaise, cours d'histoire dans l'idiocratie)

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L'idiocratie, cela peut être la déchéance du modèle Québécois payé par les autres provinces. Cela peut être de toujours taxer les meilleurs pour volontairement engraisser des parasites dans divers programmes créés pour diverses raisons (dont des élections). L'idiocratie, cela peut-être une société où règne l'idéologie du no fault, personne n'est responsable. Les collisions mortelles en automobile produits par des jeunes idiots à la sortie des bars la fin de semaine ne sont que des "accidents" causés par de la "malchance": allez lire les pages Facebook dédiées aux ados qui se tuent et en tuent d'autres sur les routes, voyez l'état de cette génération "textos". L'idiocratie c'est le modèle où la médiocrité est récompensée, où des analphabètes peuvent dire ce qu'ils pensent tous les jours à la radio, voulant rouler en fous librement en Mustang, cellulaire à la main, sans être arrêtés par la police.

Il n'y a pas que du bon dans la droite. Il n'y a pas que du mauvais dans les idées de gauche. Cela n'est pas une révélation.

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Il existe de la "droite bananière" sur cette planète. Habituellement vous pouvez constater des problèmes d'équilibre politique dans les sociétés latines, catholiques. Ces sociétés qui se disent plus "émotives", où le vice n'est pas très mal vu, où tout "péché" se pardonne plus facilement, où le "libre-arbitre" laisse plutôt toute la place à la superstition, le sort, la chance versus la malchance. La relation de ces sociétés avec l'argent est malsaine, l'argent est la source du mal et l'humain n'y est pour rien.

Dans ces pays, soit la droite est rayée de la carte, c'est presque le cas au Québec, c'est le cas en France (le FN sont des ultra-étatistes), ou remplacée souvent par du nationalisme, de l'émotion ethnique.

Prenez la relation de la droite en Italie (Berlusconi) avec les ultra-nationalistes, descendants de Mussolini, ou encore tous les exemples applicables en Amérique latine.

J'aimerais ici une droite rationelle, comme c'est le cas dans les pays anglo-saxons. Nos concitoyens Canadiens Anglais y sont, les Américains, les Britanniques.

J'aimerais croire que Deltell pourra rallier des gens, ou encore constater Maxime Bernier dans la pratique, entouré de cerveaux créatifs, dépassant le stade de la réflexion et des discours. Mais il faut être réaliste, il y a des limites à ce qu'il est possible de faire au Québec. Il y a des discours qu'une bonne partie de l'électorat ne veut pas entendre.

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En fin de semaine avait lieu l'événement du Réseau Liberté Québec auquel j'ai été invité (par Facebook), et auquel j'aurais pu assister. Après une dure semaine de travail (je ne travaille pas à la radio), j'ai décidé de voir ma famille samedi et de sortir marcher dans le vieux Québec avec ma femme dimanche, aller prendre un café dans une brûlerie, manger au resto. J'y crois pas à ces réflexions là... croire à une réflexion c'est comme de croire dans le vent. Il existe ce vent, l'air se brasse et c'est tout... J'ai la même opinion de la "réflexion" de Legault... Arrêtez de penser et faites quelque chose! Branchez-vous, plongez au lieu d'analyser la température de l'eau! L'eau est bonne on l'a tous constaté avec ce sondage CROP encore, jeudi dernier, qui place un parti qui n'existe pas au pouvoir.

Attendons que Radio-Canada et Gesca (Power Corp) donne la permission pour voter pour eux, c'est toujours ça que les Québécois font.

En fin de semaine Jeff Fillion a fait un discours au Réseau Liberté Québec. Celui qui s'est accaparé la création de l'ADQ, les succès conservateurs à Québec, la naissance par clonage de Mario Dumont (il a donc le droit de le tuer médiatiquement), Jeff aurait "inventé" la droite au Québec. Tout cela dans les 10 dernières années! C'est vraiment une tâche colossale! Un tour de force! Imaginez ce que nous serions sans lui... qui à la veille de chaque élection chialait pour ne pas aller voter, même lorsque le CRTC Libéral allait fermer sa station de radio...

Je me suis demandé s'il pouvait plus aider la droite du Québec que ce qu'il a fait jusqu'à maintenant, depuis qu'entre quelques discours méprisants envers l'intellectualisme, les personnes ayant des lunettes et des diplômes, il a "accouché" dans l'effort et la douleur, de Mario Dumont, Josée Verner et de Jeff Plante aussi...

Est-ce que tous ces enfants reconnaissent cette paternité politique? Demandez-leur!

Je me demandais alors en présence d'une foule survoltée qui applaudissait à tout rompre l'ancien roi des ondes de Québec, si ce que certains voulaient n'était pas une idiocratie, une droite bananière d'Amérique latine, tous avec un abonnement payant pour les discours cohérents du chef.

Il ne manquerait plus alors que Stéphane Gendron!


Voilà le conseil des secrétaires d'État en réunion à la Maison Blanche en 2505 (Idiocracy)








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vendredi 22 octobre 2010

Revenir à la maison

Quelques personnes que je connais iront demain à l'événement du Réseau Liberté Québec qui se tient dans la belle et prospère ville de Québec. La formation de ce groupe survient dans la même période où d'autres personnalités comme les Legault, Facal, sont aussi en "réflexion" pour peut-être un jour commencer à penser à faire un parti de droite, centre-droite du nord-ouest, peut-être au sud de l'est.

J'avais été voir il y a 4 ans présenté au cinema Le Clap (salle de cinéma d'auteur, ou étranger de Québec) à l'automne 2006, le documentaire de Johanne Marcotte, encore aujourd'hui un incontournable, "l'Illusion tranquile"... j'ai applaudi le manifeste des lucides en 2005.

Mais après tout ce temps, il me semble que bien peu de chemin a été parcouru, et la formation du Réseau Liberté Québec, comme l'idée qui a fuit dans les médias de "Force Québec" de Legault me donne non seulement une impression de déja vu, mais surtout un arrière-goût de retour à la case départ, une glissade sur le serpent au jeu des serpents et des échelles.

Cela a pris quelques années à L'ADQ d'avoir son premier député, qui a été seul 8 ans à l'Assemblée Nationale. Mario Dumont se faisait traiter par les autres parlementaires, en assemblée, lorsqu'il posait des questions de "jeune trou de cul", par les vieux pourris. Près de 13 ans après l'élection du premier député, l'ADQ se ramasse enfin à l'opposition officielle, dans ce que certains pensent encore une surprise générale, mais cela était plutôt une tendance lourde amorcée près de 5 ans avant. L'ADQ a déçu, sans jamais n'avoir été au pouvoir. Parce que cette opposition n'a pas semblé prête, plusieurs ont "spinné" leurs slogans creux, Charest a déclenché des élections au bon moment (rapellez-vous le 40 milliards de la caisse de dépôt prévu par Dumont) et l'ADQ a été presqu'anéantie. Il y a ensuite eu ces déchirements pas très élégants et aujourd'hui on se ramasse avec ces éclats projetés partout, sans trop de force gravitationelle qui pourrait tenir tout cela ensemble.

L'ADQ ne méritait pas ce sort. Ce n'est pas parce que la plate-forme de 2008 était inégale, imparfaite, qu'il fallait sacrifier cet espoir. Et aujourd'hui Gérard Deltell fait tellement un bon travail qu'il ne mérite pas d'être boudé, rejeté, et de porter le poids de "l'impardonnable erreur" de l'ADQ d'avoir fait un faux départ.

Il sera impossible d'obtenir le pouvoir sans rallier au moins 35% de l'électorat, c'est mathématique, notre système fonctionne ainsi. Il sera impossible de rallier 35 % de l'électorat avec des discours orthodoxes se réclâmant de la plus vraie droite, ou d'un libertarianisme pur et dur. On ne gagne pas des élections qu'en blâmant le parti ministériel sortant. Ça prend toujours un plan et une équipe. Il n'y aura jamais de plan et d'équipe parfaite. Il ne peut qu'y avoir un programme approfondi, une plate-forme électorale mieux rodée, et des candidats mieux choisis, mieux préparés... et surtout une meilleure gestion de campagne capable de controler les crises.

Certains attendent un messie qui nous sauvera tous. Cela n'est jamais arrivé et n'arrivera jamais. Lévesque, Bouchard, Charest, Dumont, ont tour à tour été des "messies temporaires". Le destin d'un messie ici comme ailleurs est d'être crucifié à la fin... après avoir lu le livre, vu le film trois fois, vous devriez le savoir.

Certains veulent embarquer dans une parade où il y a déja plein de monde. Parfois on les entend avec leur discours superficiel, à la radio superficielle. "Cé mort", "personne n'en parle"... Bien sûr, si tout le monde attend qu'il y ait 10 000 personnes dans la parade, il n'y aura jamais de parade! Où sont les leaders? Ceux qui osent prendre la parole pour indiquer qu'il faut plonger, qu'il faudra le faire un jour...

Legault, Dumont, Bouchard, Facal, Marcotte... ceux qui voulaient être chefs à tout prix, qui refusaient les compromis et nous tous qui souhaitons le changement de cap, il existe déja une maison. Refaites la peinture si vous voulez, changez les armoires, ajoutez un solarium... La maison est quand même déja là.

Revenons à la maison, invitez le monde à la maison. Tôt ou tard, il faudra travailler ensemble.


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mercredi 13 octobre 2010

Avoir la tête haute aux Nations Unies


Radio-Canada et l'opposition d'Ottawa fera ses choux gras cette semaine de la défaite Canadienne pour l'obtention d'un siège au Conseil de securité des Nations Unies.

Pour eux, cette "giffle diplomatique", c'est une punition que le Canada mérite d'avoir élu un gouvernement conservateur. Vous devriez comprendre de ça qu'on a perdu quelque chose d'énorme que vous en pouvez pas vous imaginer, que nous sommes des parias, que personne ne nous respecte maintenant, c'est historiquement dramatique, Emmanuelle Latraverse nous le rappellera à chaque heure sur RDI pour notre plus grand bien: la terre aurait arrêté de tourner, cela n'aurait pas été aussi grave. Il ne manque plus qu'un commentaire de Jean Chrétien qui vante sa politique Trudeauiste d'hostilité face aux États-Unis (et amicale pour Cuba), que j'ai entendu à une radio dans un bulletin de nouvelles: comme si Jean Chrétien était un visionnaire respectable.

Quelles sont les valeurs et les principes derrière cette mentalité plutôt tordue d'ajuster nos valeurs et nos principes selon nos interlocuteurs, visant de gagner le concours de popularité "Miss U.N." en se foutant des principes fondateurs des Nations Unies que nous serions supposés chérir: la déclaration universelle des droits de l'homme? La Russie et la Chine, membres permanents au Conseil de sécurité, ayant un droit de veto à ce "conseil des ministres" des Nations Unies, ne respectent en RIEN la déclaration universelle des droits de l'homme. Ont-ils à répondre de leurs actes que ce soit en renvoyant des Coréens du Nord qui fuient se faire tuer chez eux (Chine), ou bien d'envahir et de piller des villes en Géorgie (Russie été 2008)? Non, jamais.


Est-ce que Michael Ignatieff croit qu'un Canada qui a un gouvernement conservateur avec un siège au Conseil de sécurité est mauvais pour le monde?


Le Canada a perdu un concours de popularité devant le "concert des nations", qui entre-autres regroupe des pays voyous en grand nombre, des pays favorisant le terrorisme international, des pays où la femme n'a aucun droit, des pays qui n'ésitent pas à tuer, violer, affamer leur propre population.

Comprenez-vous qu'il est normal que les voyous de ce monde détestent les "boy scouts"?

La France, la Grande Bretagne, et les États-Unis siègent aussi de façon permanente au Conseil de sécurité. Eux, N'ONT PAS à passer au vote du plus gentil et beau pays au tribunal de la bienséance Onusienne. Si c'était le cas, ils ne gagneraient pas plus que le Canada la plupart du temps. Prenons juste récemment la décision de la France d'interdire le voile intégral en public, ce qui automatiquement met à dos un certain nombre de pays musulmans. Est-ce une raison de changer sa politique pour faire plaisir à Mahmoud Ahmadinejad qui régulièrement va livrer un discours-dégobillat aux Nations Unies? J'espère que non.

Une organisation, pas parfaite, mais qui n'a pas perdu son honneur comme les Nations Unies, c'est l'OTAN. C'est l'OTAN qui nous défendra lorsque nous serons menacés, c'est L'OTAN qui agit lorsque les Nations Unies sont paralysées par leurs membres délinquants. Ce sont les Nations Unies qui n'agissent même pas lorsqu'ils sont sur place lors d'un génocide, comme un bain de sang au Rwanda... C'était les Nations Unies qui n'ont pas pu défendre des enclaves qui devaient être protégées en Bosnie (Sarajevo, Sebrenica), qui ont laissé passer les Serbes faire de l'épuration ethnique.

La déclaration du ministre Cannon est parfaitement adaptée.

Qu'il en soit ainsi!

Pendant ce temps, l'Ouganda, la Turquie (qui refuse de reconnaître le génocide arménien), le Mexique (en pleine guerre civille), le Nigeria, et le Gabon siègent temporairement au Conseil de sécurité... Tous des pays reconnus comme étant meilleurs que le Canada...

Si d'être cohérent, de défendre des principes de grande valeur comme le fait très bien le Canada, nuit à sa "popularité" auprès du concert des nations... Qu'il en soit ainsi... c'est justement plus authentique et intègre de ne pas ajuster ses principes en fonction de la perception des autres.

C'est peut-être bien plus un HONNEUR d'avoir perdu ce concours de popularité auprès de ce "concert de nations" ...et je suis pas moins fier de mon pays aujourd'hui, AU CONTRAIRE!

Nous avons tout pour avoir le tête haute devant les autres nations de ce monde.

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Le mois dernier Michael Ignatieff avait déclaré que le Canada ne méritait pas se siège, car selon lui, le Canada n'a pas la bonne orientation depuis que les conservateurs sont au pouvoir. Bien sûr ce genre de propos a pu trouver écho à l'extérieur à un bien mauvais moment: Il y avait donc une division au Canada sur le mérite d'avoir ou non ce siège. Les observateurs toujours aussi indulgents avec les libéraux, avaient alors parlé de "déclaration maladroite" d'Ignatieff. Aujourd'hui après avoir tenu ces propos et peut-être lui-même avoir nuit au rôle du Canada, il va se lever et dire que voilà une démonstration qu'il avait raison?

C'est peut-être de cette manière, qu'a prouve Michael Ignatieff, qu'il mérite pas d'être premier ministre de ce pays. En étant à l'opposition, il a interféré dans le travail que le gouvernement faisait pour obtenir un siège, comme si ce pays lorsqu'il est dirigé par d'autres que lui n'est pas son pays.

Cela fait partie de la campagne de diabolisation des politiques conservatrices menée par des gens qui n'ont jamais eu mieux à présenter.

samedi 9 octobre 2010

La fédération des... femmes?


(ceci est leur version modifiée le 8 octobre SANS l'allusion à la chair à canon)

Ce n'est pas la première fois que la "Fédération des femmes" tombe dans le ridicule en prenant pour cible des femmes. En fait, depuis aussi loin que je puisse me rappeller, la Fédération des femmes même du temps de Françoise David avait la fâcheuse habitude d'attaquer les femmes, les mères, les filles d'abord... pour servir une idéologie, pour mener un autre combat que celui qu'elles seraient supposées mener.

Au début de l'éveil de ma conscience politique, je faisais de la radio étudiante au Cegep, et j'étais à la rédaction du journal... que les financeurs de l'association étudiante trouvaient "trop à droite". Participant aux assemblées et m'étant opposé à une grève étudiante, j'avais trouvé à l'époque que l'association prélevait, à l'aide de la direction du collège, de l'argent aux étudiants pour faire autre chose que de défendre leurs intérêts, la mission de base de l'organisme. Je m'étais rendu compte que le magot servait entre-autres à donner une cotisation à une association d'associations étudiantes qui aussi publiait un journal (qu'on s'amusait à jeter aux poubelles à coups de poignées d'exemplaires). Au bout de la ligne, l'association était téléguidée par une centrale syndicale de travailleurs (à différence des étudiants) qui passaient l'intégral de leur agenda idéologique, c'était programmé comme ça.

Les étudiants payaient pour servir de levier pour plein d'autres causes; les assistés sociaux, les conventions collectives des professeurs (pour être solidaire), la hausse du salaire minimum, la gratuité des services de santé... Les quelques vingt dollars versés par étudiant servaient à presque tout, sauf la mission pour lequel on disait prelever l'argent. La machine bien rodée devait être au service d'un projet de société sans que la société qui paie ces montants, ne soit au courant.

La "Fédération des femmes", c'est un peu la même chose. Elles sont là, avant David, maintenmant Conradi. Une idéologie au-dessus des questions essentielles des femmes. Les assistés sociaux avant les victimes de la prostitution juvénile (sujet sur lequel elles sont restées muettes). Ou bien encore appuyer le port libre de la burqua ici au Québec, drôle de façon de défendre l'émancipation et l'égalité de la femme... Avez-vous déja entendu que la Fédération des femmes défendait les mères qui ne trouvent pas de place en garderies et qui doivent laisser un emploi? Pas moi.

Qui finance la fédération des femmes? Vous et moi. Si vous payez des taxes et des impôts. Pourtant, elles ne remplissent pas la mission pour laquelle l'organisme existe, et pour lequel il est financé, sans trop qu'on ne le sache.

D'ailleurs on dirait que les intérêts réels de la "Fédération" n'est pas la femme moyenne, conjointe, mère, travailleuse, contribuable. Il y a comme un arrière goût d'assisté social, célibataire, en colère contre les hommes de la planète, comploteurs phallocrates responsables de leurs malheurs. Elles semblent surtout extra-terrestres au concret de la vie de la femme hétérosexuelle Québécoise moyenne.

Voilà maintenant que ces bibittes caméléons de politique d'extrême gauche, affirmant représenter les intérêts des femmes du Québec se servent des sentiments de la mère qui a vécu ce qu'il y a de pire, perdre son enfant à la guerre pour passer l'agenda de l'internationale socialiste, le faire avaler de force, profiter de notre insouciance québécoise de tribu qui se sent isolée des conflits d'outre-mer, pour forcer un retrait (qui est annoncé de toute façon) d'Afghanistan.

On pourra prendre ce vidéo, qui n'a pas vraiment jouit d'une diffusion à grande échelle vu qu'il était surtout pour leur site internet, de tous les cotés... il n'y a que de la plus bête bêtise.

Comme je vous le disais... la mission de combat en Afghanistan achève. Le retrait est prévu depuis longtemps, même si plusieurs d'entre nous pouvons nous demander si ça aura servi à quelque chose d'aller là-bas si c'est pour nous retirer avant d'avoir fini, étant donné qu'il reste énormément de travail à faire (travail qui consiste entre-autres à tuer de ces sauvages que sont les talibans).

Deuxiemement, le vidéo original est joué par une comédienne très ordinaire dans un décor blanc cheap, avec le scénario suivant: Son plus vieux est mort, son 2e s'est engagé et est revenu dingue, et la cadette veut y aller (on montre un morceau de haut de bikini... rapport?). C'est comme si les trois étaient dus au même destin, mourir en ce qui est appellé "chair à canon". Pourtant, sur les dizaines de milliers de militaires Canadiens qui ont fait leur tour en Afghanistan, seuls environ 150 ont péri... surtout ceux qui étaient au mauvais moment, au mauvais endroit, avec le billet du mauvais numéro. On est loin de la plage de Dieppe, même de Juno Beach en Normandie.

Troisiemement, l'accessoiriste (c'est probablement la même personne que la caméra-woman FFQ), a mis dans la poche verte du fantassin avec la haut de bikini, une supposé arme d'assaut qui a en réalité la forme d'un AK-47, (Kalachnikov), l'arme de prédilection des talibans, et des guérilléros un peu partout. Le soldat Canadien lui dispose d'un C-7, de Colt, un M-16 américain modifié sous brevet.

Quatrièmement, même en ayant eu un fils mort en Afghanistan, est-ce que ça existerait une mère qui dirait avec autant de conviction qu'elle regrette d'avoir mis au monde ses enfants parce qu'ils ont servi à la guerre? Les mères normales chérissent leur enfant, et toutes les mères qui ont perdu un fils à la guerre, leur fils est leur héros, elles ne regrettent en rien de leur avoir donné la vie, elles regrettent seulement qu'ils aient perdu la vie. Ce scénario plus qu'improbable me fait encore plus croire que les femmes de la "Fédération" ne sont pas du tout animées par une compassion pour les mères, encore moins par des sentiments de mères.

Enfin, qu'est-ce que voulait faire la FFQ avec ce vidéo qui a été tourné à la télé parce qu'il a créé une controverse, pas parce que la FFQ a payé la "publicité" au bout de la ligne?

Étais-ce pour nous convaincre que la FFQ n'a aucun jugement... que ce sont des femmes sans coeur qui manipulent grossièrement? Discréditer pour toujours l'argumentaire dit "pacifiste"? Si c'était ça le but, c'est complètement réussi Mme Conradi.

Pour régler le cas de la "chair à canon"

Revenons sur l'éducation québécoise qui apprend à tous les petits écoliers qu'il fait parti d'un peuple "spécial", mais victime de méchants anglais... Selon la mythologie nationaliste québécoise, nos grands pères ont servi de chair à canon en Europe dans la 2e guerre mondiale. Il fadrais juste rappeller que l'abbattoir à juifs était en marche, que le monde était à feu et à sang, et que de rester chez soi comme s'il ne se passait rien, c'était comme de jouer le jeu des Allemands. Bien sûr les Québécois ont largement voté contre la conscription en 1942, mais ils étaient aussi sous l'influence d'une élite catholique fortement antisémite, en plus que le Québec n'étant pas un pays, faisait partie d'un tout, qui avait lui décidé de s'impliquer. En tant que Québécois dont les deux grands pères ont été mobilisés (un volontaire et un conscrit) et dont les deux ont survécu à cette période noire, je me permets certaines analyses:

1) Le Québec a majoritairement trahi ses cousins Français sous occupation allemande lors du plébiscite de 1942. L'argument était encore que c'était "la guerre des autres".

2) Entre 1942 et 2010, qu'on est encore nombreux au Québec à miser sur le mauvais côté et à croire que nous sommes encore des victimes.

3) Vu que les Québécois étaient plus nombreux à être conscrits après 1942, ils étaient donc moins formés, peu spécialisés, et avaient donc moins de valeur stratégique sur le terrain que des volontaires formés.

L'expression serait peut-être plus pertinente pour commenter la première guerre mondiale, où les soldats mourraient dans les tranchées, la boue, où leurs corps nombreux a fertilisé la terre. Une guerre dont on cherche encore le sens aujourd'hui presque 100 ans plus tard. Encore là, les Canadiens-français ont servi, sacrifice, mais pas plus que les autres, morts par dizaines de millions. La planète ne tourne pas autour de nous.

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Pour terminer, outre le fait que la FFQ a insulté la mémoire des soldats morts pour ce que je crois encore être une bonne cause (notre pays), et craché au visage des mères en deuil... si je fais abstraction de ces aspects révoltants, je dois remercier la "Fédération" pour avoir permis de démontrer une fois de plus que l'extrême gauche ne sert personne ici, que la guerre vient des extrêmistes comme les folles de la FFQ et les talibans. C'est le genre d'événement qu'on ne voit pas venir, mais qui me conforte dans mes positions.

On ne touche pas à nos héros, compris les zéros?

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vendredi 1 octobre 2010

Consultation sur le plan de « mobilité durable » ou sur le plan de « débilité durable »?


Intervention remise dans le cadre des consultations publiques menées par la ville de Québec sur le plan de "mobilité durable", le 30 septembre 2010



Débilité définition


1.grande faiblesse.
2.caractère d'une chose contraire à la raison, au bon sens.
3.(psychologie) débilité mentale : faiblesse des facultés intellectuelles.

Nous assistons avec ces consultations à d'édifiants plaidoyers reflétant clairement des attaques contre les contribuables et leur utilisation de leur véhicule, contre leurs libertés de mouvement. Ceci étalé dans un verbiage, une langue de bois qui donne la nausée, aussi vide que ces nuages pelletés par soit des organismes subventionnés, des employés parasites lobbyistes à notre crochet à nous les contribuables, certains qui sont payés pour venir porter leurs doléances, cela pendant que nous les travailleurs, futures victimes de ces plans de rétrogradation sociétale, n'avons pas tous le temps entre travail, couches, garderie, dodo, de venir prendre une de nos rares journées de congé pour expliquer à nos élus sensés nous représenter ,combien il est inquiétant de voir tous ces vautours comploteurs en action.

Que ce soit contre nos automobiles, contre le nombre de pièces nous pourrons nous permettre dans nos futures maisons, combien petits seront les terrains dont nous devrons nous satisfaire pour voir grandir nos enfants, il y a toujours quelque chose à détruire pour ces grands maîtres de la vertu environnementale. Bien sûr, ces vautours comploteurs ont tous un œil sur les montants qui seront « investis » pour saboter l'avenir de notre ville, comme cela a été fait ailleurs, question d'avoir sa part du gâteau, en contrats et/ou en futures consultations pour les futurs problèmes à régler, créés par des consultations « plantées » comme celles-ci, souvent monopolisées par des extrémistes.

On entend ces exclamations: « Restreindre le stationnement! » « Moratoire! » « Couper des voies de circulation! » « Tramway! » Plusieurs avenues semblent déjà choisies, des plans circulent déjà, au-delà des intérêts de la population de la majorité silencieuse, le mot clef est: RESTRICTIONS.

Mon père a été élevé dans Saint Sauveur. Le progrès qu'il a accompli à force de persévérance dans ses études et dans son travail avec le bond que la société a accompli entre les années 40 et 70, l'a amené à acheter une maison en banlieue pour le confort de sa famille en 1976. Promettre un retour à Saint Sauveur et aux transports collectifs à nos descendants est non seulement un net recul, mais aussi une inéquité intergénérationnelle. Ce n'est que le fantasme d'une infime minorité grano pseudo durable-équitable, c'est une imposture de les laisser parler pour tous. Les théories dites « progressistes » du quotidien Le Soleil servent peut-être très bien l'égo bien-pensant d'une bourgeoisie de Sillery, mais sont hors du système solaire quand à la pratique de la vie de tous les jours de Limoilou, Charlesbourg et de Lac Saint-Charles, trois endroits où j'ai résidé.

Mon épouse, est une immigrante, née en Union Soviétique sous Brejnev. Ses parents ingénieurs n'avaient pas les moyens d'avoir une Lada, dont le prix d'achat était fixé trop haut, parce que l'état communiste improductif n'en avait pas assez. Une famille dont les deux parents travaillaient, avec deux enfants, étaient contraints d'habiter dans un appartement plutôt basique, dans des tours en béton, des logements distribués par l'État. Bien sûr, les apparatchiks eux avaient des maisons et des Volga, voitures avec moteur V8. Nous avons tous vu après la chute de l'URSS les « rouges » devenir verts en surface, tels des melons d'eau. L'idéologie totalitaire, antidémocratique, survit aujourd'hui dans les fantasmes RESTRICTIFS des écologistes qui monopolisent l'espace public, grâce à leurs intérêts idéologiques et beaucoup de temps libres à effectuer de la « sensibilisation ». Aujourd'hui une nouvelle taxe sur l'automobile, moins de stationnements, rendre difficile l'accès au centre ville... Demain, un régime qui contrôlera encore plus nos vies pour le supposé plus grand bien de la nature et d'une classe de privilégiés près du pouvoir.

Oui, nous sommes coupables de faire rouler l'activité économique à l'aide de nos voitures, dans cette société où le parasitisme institutionnel semble de plus en plus prendre le dessus et asphyxiant toujours davantage la mince marge de manœuvre qui reste aux simples citoyens honnêtes et utiles, familles, contributeurs des fonds publics.

Aux décideurs je fais une mise en garde: Si servir le citoyen c'est de lui retirer des services, retirer de sa liberté de choix, en lui faisant toujours payer plus, pour des infrastructures sciemment voulues inadéquates, contraignantes, pour oblige à faire les déplacements dans des paniers à salades comme il y a un siècle, préparez vous à une résistance devant cette dictature en voie d'implantation.

L'étalement urbain est une autre solution douce, avec inconvénients, les fusions de 2002 n'auront qu'aidé à éloigner davantage les familles du centre et ensuite de la première couronne, de plus en plus hostile, inabordable, surtaxée, ennemis à leur épanouissement.

J'imagine très bien des citoyens qui ont décidé de se défendre devant les attaques répétées contre leur niveau de vie, leur confort amplement mérité après avoir payé impôts, taxes, taxes municipales, taxes sur l'essence, immatriculation, taxes de transport en commun sur l'immatriculation, et stationnement. Je suggérerais une fois les dommages faits à notre vies, des recours collectifs à la fois contre les institutions, que contre les organismes d'exaltés subventionnés, ainsi que contre les entreprises qui ont planté des idées pour obtenir des contrats publics lucratifs, influençant le cours des décisions, ce pour perte de jouissance, atteintes aux libertés, perte de temps cumulées et permanentes.

Sur le site de la Ville de Québec, j'ai lu en entête « Se déplacer autrement », ce qui indique déjà une orientation prise...: Non, je ne veux pas me déplacer autrement... et je vous promets que je me déplacerai ailleurs si cela devient impossible au centre-ville de Québec.

L'automobile ne doit pas devenir le privilège des classes supérieures. La dictat de la lutte à l'automobile mené par ces extrémistes antis-liberté doit être anéanti pour le bien public. Les institutions, les dirigeants doivent travailler pour le bien commun, cela implique surtout qu'ils doivent agir de façon éclairée pour la majorité, pas selon une mode du jour quasi-religieuse exprimée dans des médias constamment déconnectés à la sauce de ces théories fumantes. Ce genre de consultation devrait être mis dans le contexte que la majorité des gens n'y a pas accès, n'a pas le temps et/ou la volonté de prendre la parole dans une assemblée publique pour se faire huer, regarder croche, par des ayatollahs de la verdure et des lobbyistes professionnels en mission. Une telle consultation publique ne devrait jamais être une légitimation d'un processus qui passe outre le suffrage universel d'une élection ou d'un référendum, sur une question aussi importante que la dérive idéologique totalitaire d'une dé-démocratisation des transports individuels. Parce qu'au delà des discours creux remplis de belle phrases pour la vertu environnementale, c'est bien de cela dont il est question ici aujourd'hui.

NON au « Boulevard vert »
Oui, peut-être un tramway
Jamais au détriment de la liberté de choix des citoyens.

samedi 25 septembre 2010

Le Québec, la province la plus corrompue? Surpris?

Ce qu'il y a de déplorable dans ce dossier que publie le réputé magazine MacLean's c'est que la corruption québécoise éclate au visage de tous les Québécois, y compris du personnage pour enfants qu'est le bonhomme Carnaval. Le symbole est très mal choisi, et amplifie des préjugés que le reste du Canada aime se donner à l'égard de cette province, qui à raison, donne souvent un arrière goût au fédéralisme. Le symbole est mal choisi parce que le bonhomme est surtout un symbole de Québec, capitale du Québec, mais pas nécessairement capitale de la corruption, pas plus qu'Ottawa.

Pour ceux qui ont suivi les divers scandales de corruption du Québec énumérés dans le dossier du MacLean's, on peut se rendre compte que la plupart convergent à Montréal. Nous savons tous que sous Gérald Tremblay, Montréal ne vit pas des années de transparence, d'intégrité, de saine administration et tout cela ne date pas d'hier.

L'autre aspect déplorable, c'est la stupidité dont a fait preuve plusieurs représentants du Québec dans leur réaction à la une du MacLeans's. Prenons pour les bloquistes Gilles Duceppe et Pierre Paquette (qui prenait soin de spécifier que le MacLean's est de droite, comme si c'était un argument), ils prennent ce coup comme si l'on attaquait la société distincte, la culture québécoise, si intouchable... si hors de portée de notre auto-critique, ce qui est d'ailleurs souligné par le dernier paragraphe du texte d'Andrew Coyne que la plupart des médias du Québec ne traduiront pas et dont la majorité des commentateurs ne se donneront aps la peine de lire, vu leur unilinguisme.
One other factor must be mentioned. Every society has its critics: successful ones thrive on them. But constructive criticism in Quebec, given the francophone majority’s perception of itself as an embattled minority, all too often leads to a closing of the ranks against what is invariably described as “Quebec-bashing.” If from outside, it is put down to ignorance of Quebec’s particularity; if from a non-francophone Quebecer, a failure to identify with the goals and values of the majority; if from a francophone, a traitorous readiness to advance on the backs of his fellows. One half expects to hear the same in this case.

Un autre facteur doit être mentionné. Chaque société a ses détracteurs: ceux qui ont réussi à prospérer sur eux. Mais la critique constructive au Québec, compte tenu de la perception de la majorité francophone d'elle-même comme une minorité en difficulté, trop souvent conduit à la fermeture des rangs contre ce qui est invariablement décrit comme "Québec-bashing". Si cela vient de l'extérieur, c'est d'être ignorant de la particularité du Québec. Si c'est d'un Québécois non francophone, c'est une incapacité à identifier les objectifs et les valeurs de la majorité. Venant d'un francophone, c'est un traître prêt à avancer sur le dos de ses semblables. La moitié attend d'entendre la même chose dans ce dossier.
Donc, même d'Andrew Coyne du MacLean's, on s'attendait à la réaction prévisible des bloquistes, des nationalistes aveugles. Le MacLean's prévoyait que l'on détecte son dossier comme étant du "Québec Bashing"... c'est pourtant plutôt une rétrospective éclairée d'une des particularités qu'a le Québec, des évenements qui se sont bel et bien passé, des acteurs qui ont bel et bien existé. En pleine commission Bastarache, il est très mal avisé d'oser prétendre que le Québec est d'une blancheur telle qu'une couche de neige fraîche.

C'est aussi très juste de souligner que la corruption que l'on croit systématique a été entretenue par des acteurs qui se sont fait connaître et élire suite à une dénonciation de la corruption, Maurice Duplessis en est un exemple, et que la mémoire des Québécois concentrée sur un faux enjeux identitaire incompatible à notre ère moderne qui en est une d'ouverture fait détourner constamment l'attention.

Tout au Québec peut devenir une attaque raciste contre le peuple Québécois, éternelle victime dans l'histoire. Que ce soit l'implication dans un conflit mondial aux côtés des autres nations, soit en France dans la deuxième guerre mondiale ou en Afghanistan, ou encore une sélection d'athèles olympiques. Le peuple Québécois est entretenu dans un imaginaire dont il est une victime, où paranoïaquement tous les complots visent à l'exterminer, comme si parfois c'était comparable aux chambres à gaz (rappelez-vous Yves Michaud). Cet imaginaire se transmet par des professeurs d'histoire nationalistes à l'école, par les médias, même Radio-Canada qui a pour mission de réfléter la réalité canadienne, mais souvent ce n'est que le point de vue Montréalais et paranoïaque qui est retenu.

Si vous tombez quelques fois sur la très mauvaise Anne-Marie Dussault à RDI avec ses malaises en entrevue, son incapacité à poser des questions intelligentes lorsque le modèle québécois est attaqué, vous pouvez imaginer la prestation qu'elle a faite face à Martin Patriquin du MacLean's dans son émission le soir du vendredi 24 septembre 2010. "Étiez-vous en mission?" Observez le mépris qu'elle a lorsqu'elle parle de Johanne Marcotte, une "lucide" très loin d'être une exaltée de l'extrême.

Au moins cette fois, je dois reconnaître que Bernard Drainville du Parti Québécois, a eu une réaction un peu plus juste et politiquement intelligente: C'est Jean Charest qui nous représente mal, c'est son gouvernement qui salit la province. Les Québécois sont capables d'un peu plus de jugement pour voir le désespoir des coupables lorsque Nathalie Normandeau et Jean-Marc Fourier prennent la parole pour faire appel aux sentiments primaires des nationalistes pour s'unir contre cette attaque qui selon eux en est une contre le Québec entier.

Si l'ensemble de notre classe politique dénonce le "Québec Bashing", c'est bien parce que c'est elle précisément qui est visée par cette dénonciation.

C'est un peu ça le prix de mettre au pouvoir des gens sans convictions comme les Libéraux autant fédéraux que provinciaux. Le pouvoir leur revient, ils ne changeront rien, ils regarderont les sondages et prendont les idées des autres si nécessaire. C'est comme ça que Charest se maintient au pouvoir depuis 2003, passant d'un admirateur de Mike Harris conservateur ontarien, en promettant une réingénérie, à un défenseur du modèle social démocrate en faillite. C'est là-dessus que les Québécois, du moins le tiers qui a voté pour lui, sont coupables. Ceux que j'ai vu dans un "vox pop" mené dans le compté de Jean Charest le jour de son témoignage à Bastarache: "Il a bien fait et j'espère qu'ils le laisseront tranquile", disait une brave dame.

Oui, une part de la population banalise la corruption et n'en a tout simplement "rien à foutre" comme dirait Franco Fava. Autant chez les fédéralistes teindus rouges que chez les grenouilles fières qui s'énervent le 24 juin.

Mais bon... Mêler le bonhomme Carnaval là-dedans, comme symbolisant ce Québec corrompu, après avoir demandé une photo à l'organisation du Carnaval... Pas fort. A little bit crosseur.

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jeudi 23 septembre 2010

Basta-en-arrache partie 3: Caller la shot

 Il est bien rare qu'un boxeur qui doit perdre dans un combat arrangé soit hissé sur le ring à la fin avec la ceinture du champion entre ses mains. Mais le public lui n'est pas toujours dupe, et la plupart du temps se fait sa propre idée sur l'issue du combat. À ce moment, la victoire morale a beaucoup plus de valeur qu'une victoire arrangée. En politique, tout est affaire de perceptions et le public est l'ultime juge.

Marc Bellemare a non seulement fait bonne figure, a gagné l'appui du public, à part bien sû de quelques lettres habituelles plantées dans les opinions du lecteur, mais une large partie de ses allégations, réfutées au départ comme étant des hallucinations ont été confirmées nottamment par l'un des collecteurs du parti.

Les défenseurs de Charest s'en viennent alors avec une autre défense: c'est bel et bien comme ça que ça marche, il n'y a rien de mal à nommer nos amis, c'était à Bellemare de mieux évaluer sous quelles pressions céder et sous quelles pressions résister, et il était un "novice" en politique. Mais c'est Charest qui lui aurait quand même expliqué "comment ça marche".

Cette explication fumante ne règle pas tout. Pourquoi y-a-t-il eu cette fois au gouvernement, au bureau du premier ministre une employée spécialisée dans le "dispatchage" des jobs aux amis, elle à qui les contributeurs du parti avaient aussi facilement accès. Fava a appellé ça "la machine", soit le système instauré pour remercier avec l'argent du gouvernement, les contributeurs, une sorte de vente aux enchères des postes des plus ou moins mandarins.

Vous avez passé des examens rigoureux pour rentrer dans la fonction publique? Tant pis pour vous, vous auriez mieux fait de donner au Parti Libéral plutôt que de vous forcer à vous montrer compétents...

Et il faut avoir l'estomac solide pour avaler et digérer le fait que la compagnie de construction de Franco Fava ait eu pour 783 millions $ de contrats à Hydro-Québec seulement. Derrière le monsieur chauve qui sacre en pleine commission, des allures de vulgaire petit chef des magouilles politiques qui avec le temps a réussi à devenir un king de la construction de barrages, avec toujours la bonne soumission au bon prix au bon moment... Un vrai castor bricoleur!

Fava jure ne pas connaître ces personnes nommées juges... Il peut très bien dire vrai, il n'avait pas besoin de les connaître. Une "machine" ça fonctionne sans sentiments, c'est programmé pour fonctionner, c'est ça un système, le futur juge qui a donné ou qui connaît des grands contributeurs est un numéro dans la "machine". À la fin il résume le tout à une simple vendetta entre Bellemare et Charest: voilà exactement ce que je dirais à sa place si j'étais aussi impliqué dans ce système qui fait nommer les amis selon le montant de leurs dons et qui aurait enrichi ma compagnie de castors pour plus de trois quarts de milliards de dollars en contrats obtenus...

L'autre aspect qui cause de grandes inquiétudes, c'est le peu de transparence dans le comportement de la procureure du gouvernement du Québec, définitivement hostile à tout témoignage qui corrobore Bellemare. Suzanne Côté pense peut-être se faire un nom en se montrant comme étant une pitbull intraitable, mais son rôle n'est pas du tout pertinent. Dès le départ, on dirait que quelqu'un a voulu s'ajouter des leviers pour écraser Bellemare. Ces leviers, nous les payons, pas pour que la lumière soit faite, ce pourquoi une telle commission devrait être tenue, mais plutôt pour servir Charest et le Parti Libéral.

C'est pas d'hier que les libéraux confondent l'état, l'intérêt public, et leurs intérêts. À suivre...

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Retour de vacances, mes deuxièmes aux États-Unis de l'année... j'ai profité de la force du dollar canadien et mangé de l'autoroute, un tapis de douceur, je sentais ma voiture jouir à filer à vive allure sur les interstates dans les montagnes, les forêts, les villes.

Voici une petite comparaison amusante entre le système Québécois dispendieux (qui selon l'industrie qui s'en occuppe ne coûte pas plus cher mais on voit le résultat), et une interstate dans une zone peu importante du réseau, soit la 91 au Vermont. Plus loin vous entrez au Québec dans les environs de Sherbrooke par la 55, entretenue de manière tiers-mondiste et où il manque un échangeur tout de suite après la poste frontalier, vous avez une intersection sur l'autoroute!


Même les arbres du côté Québécois font pitié. Réseau public versus réseau public, qu'elle est la différence? Respect des normes, de l'entretien rigoureux, corruption. Ne me sortez pas l'argument du climat, le climat ne change pas d'un tout au tout, sur 100 mètres, même que l'hiver dans les cols du Vermont et du New Hampshire est pas mal plus rigoureux que dans la vallée du Saint Laurent.

C'est renversant de constater le nombre de personnes qui parlent au cellulaire à la main ou même tapent des textos au volant, et comme ici, ce ne sont pas ceux qui ont l'air les plus brillants.

Prix de l'essence... environ 70 cents canadien le litre un coup le transfert en litres et la conversion faite. Pour eux c'est deux fois plus cher qu'il y a dix ans et pour nous c'est le prix d'il y a dix ans. La différence: les taxes.

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J'entendais M. Viens de RDI mercredi avant le vote à la Chambre des Communes affirmer que le registre des armes à feu avait été établi suite à la tuerie du College Dawson. Petite erreur! La fusillade, et non la tuerie (il y a eu une victime et un suicide) est survenue en 2006, tandis que le registre a été instauré dans les années 90, après la véritable tuerie, celle de la Polytechnique.

Les conards de la télévision et des autres médias nous tapent sur les nerfs avec leurs allusions hors contexte à ces événements, comme épouvantail argumentaire, visant à avoir une influence sur le public. Je ne suis pas un grand amateur d'armes à feu. Je n'y vois pas d'intérêt. Mais je me souviens que le malade de Dawson avait eu son arme enregistrée à son nom, en toute légalité. Rien dans le registre ne préviendra un malade d'entrer dans un lieu public et d'abattre les gens au hasard. Rien dans le registre ne peut empêcher un fou de se procurer légalement ou illégalement une arme à feu. Faire croire le contraire est une fraude.

Donc, les arguments en faveur du registre, je les rejette du revers de la main, malgré que je ne suis pas complètement contre le principe de régir les armes à feu.

Sauf que d'autres principes sont à examiner. Pourquoi que des honnêtes citoyens vivant en campagne n'auraient-ils pas le droit de posséder une carabine? Parce que le noeud du problème est là... derrière l'enregistrement obligatoire des armes, se cache une pleureuse inconsolable irrationnelle habitant Montréal, qui croit que tous les fermiers qui ont une carabine sont d'éventuels tireurs fous.

Et ça... c'est ma raison d'être plutôt contre le registre. La peine de certaines personnes ne pourra être comblée par 2 milliards $ d'argent presque gaspillé dans un programme inefficace qui ne fera rien pour empêcher le prochain Lortie, Lépine, Fabrikant, et l'autre con au College Dawson. Les médias nous bullshitent avec ces drames et sont complices d'abuser de la peine des proches des victimes en entretenant un grossier mensonge.

jeudi 9 septembre 2010

Slalom à droite à Radio-Canada avec le National Post

J'écoute RDI des fois d'un oeil ou d'une oreille... ces fois ci ça tombe vers 19 h cette semaine...

Dès qu'il est question d'un Colisée à Québec, Radio-Canada et Montréal se lèvent avec une telle "droiture", digne d'une belle chorale libertarienne à rendre ému Glen Beck, au point ou tout a coup Tasha Kheiriddin de l'habituellement "diabolique" journal de droite National Post devient une intervenante invitée crédible qui a la voie ouverte dans l'émission de la très mauvaise animatrice Anne-Marie Dussault a RDI.

On demande l'intervention du privé pour la construction d'une infrastructure, privé qui n'est pas du tout nécessaire pour la construction d'une salle de l'Orchestre Symphonique de Montréal à coups de 270 millions $, 100% public, ni pour le stade Olympique depuis 40 ans. Anne-Marie Dussault ne prend pas 2 émissions 2 jours de suite pour détruire un projet servant la culture, ou de nouveaux gaspillages dans le toit du stade, le quartier des spectacles, un TGV inutile, le transport en commun. Mais un aréna public! À Québec, Sacrilège!

Le gaspillage public en culture est quotidien par centaines de millions. Mais une infrastructure nécessaire, populaire, accessible, grand public, pas pour Québec. Le problème n'est pas du tout le montant... c'est le pourquoi.

Si c'est a Québec... c'est impossible. Tout d'un coup, faut penser au déficit, faut avoir une gestion d'austérité, alors que depuis 2 ans on vante les plans de relance de tous (Obama, Harper, Coalition anti-Harper, Sarko, Brown), et on accuse même le gouvernement conservateur d'avoir retenu de l'argent qui devait être dépensé pour maintenir l'emploi en temps de récession. Virage dans la politique Radio-Canadienne en 24 heures, 60 minutes, si ce n'est qu'en quelques secondes.

Madame Dussault radotait, gloussant ses arguments, pour une 2e journée d'affilée, que les équipes professionelles sont "milliardaires" (1). Oh! La voilà économiste!

La voila inquiète que nous devenions la "Nouvelle Grèce du Nord", sans offrir une réduction de salaire, et de retarder sa retraite.

Pourtant, 16 des 30 amphithéatres de la LNH en Amérique du Nord sont publics. Les autres, le public y a participé aussi, PPP, congé de taxes, on construit des amphithéatres publics depuis l'empire Romain... aujourd'hui on prend conscience rendu a Québec, qu'il faut réinventer la roue, le bouton à quatre troues, le feu... tout dans une théorie unifiée. Le passé n'est plus garant de l'avenir, on dit "désormais". Québec doit s'organiser autrement, parce que les autres qui ont eu leur amphithéatre, stade, salle de concert "c'est pas pareil". Montréal ne quête jamais, l'or coule de la montagne!

Le Colisée de Québec a 61 ans... on nous dit que Calgary en veut un, 25 ans après s'être fait payer des jeux Olympiques et le Saddledome. Ce serait tellement injuste si Québec devait avoir sa part!

J'me suis demandé si tout d'un coup Jeff Fillion deviendrait crédible pour Radio-Canada, s'il pouvait espérer un contrat a "Espace Pirate", le 4e chaîne publique, et des apparitions avec Mme Dussault pour basher les projets de Québec sur RDI, question que l'argent ait ailleurs qu'à Québec, soit Montréal, Vancouver, Winnipeg, Ottawa, Iqualuit... parce que quand c'est dépensé là-bas, c'est toujours mieux.

Allons nous un jour sortir de ces clowneries?

Vous aurez compris que tout ça revient aux conservateurs... même si Ignatieff a promis un Colisée a Québec, que Duceppe le demande, la tempête va sur Harper. La gauche devient droite pure, pour un instant, ça donne l'impression d'avoir eu un gros acide hallucinogène a mon insu dans mon café.

Ça fait 20 ans qu'il aurait du être construit ce foutu amphithéatre.

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Mise à jour: Calgary veut un nouvel Amphithéatre, un 2e en 25 ans... Alors, on rappelle que le Colisée de Québec a 61 ans. Calgary oublie qu'on a payé les Olympiques, dans le temps où il n'y avait pas tant de pétrole là-bas. Emmanuelle Latraverse, dans toute sa mauvaise foi anti-conservatrice, oublie de mentionner dans on reportage que Ignatieff a promis de soutenir financièrement le projet de Québec, elle se sert de la posture des conservateurs pour utiliser les conservateurs de l'ouest contre ceux du Québec, pour que la population du Québec vote pour un autre parti qui soutient le projet dénoncé dans l'ouest?

Pengrowth Saddledome sur wikipedia: http://en.wikipedia.org/wiki/Pengrowth_Saddledome

Pour ce qui est du texte de Boisvert dans La Presse, ce n'est pas seulement un torchon de désinformation, c'est l'oeuvre digne d'un coprophage. Quand Québec demande sa part, c'est du quêtage, quand Montréal demande un 3e toit sur le stade, c'est un mal nécessaire, quand l'OSM pour les riches snobs a besoin d'une salle de luxe, c'est quoi? Le 45 millions des artistes dans la dernière campagne électorale... a-t-il soutenu des quêteux? 8 milliards de péréquation par année, est-ce du quêtage? On sélectionne les quêteux selon des critères qui sont tout sauf objectifs.

La convergence fait que Radio-Canada, société d'état publique qui coûte 1 milliard par année aux contribuables canadiens, est au service du propriétaire des journaux de Power Corporation, la famille Desmarais, les patrons de Boisvert dans La Presse. C'est quand même ironique les leçons de public-privé de la part de ces gens... concurrents de Quebecor, qui veut acheter la franchise pour Québec.

(1) Aucune équipe de la LNH n'est "milliardaire", sauf dans la tête de madame Dussault. Les équipes les plus riches, Toronto, Montréal, New York, Boston, Chicago, représentent 5 équipes sur 30, et leur valeur n'excède pas 500 millions $, pour celle qui vaut le plus, Toronto. Le Canadien de Montréal a été vendu plus cher, parce que la transaction incluait l'amphithéatre. Toutes les données sont publiées chaque année sur Forbes. Un tiers des équipes perdent des millions annuellement.

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mercredi 25 août 2010

Basta-en-arrache partie 2: Mandat limité, la bouilloire siffle

La commission Bastarache a été dans sa première journée beaucoup plus explosive que ce que l'on s'attendait. Bellemare y a été d'une "performance" sans failles, à tel point que le premier ministre a convoqué la presse pour nier en bloc les allégations de son ancien ministre.

Malheureusement pour Charest, ça va prendre plus que ça de sa part, sinon, bien que Bellemare sera presque seul de son côté, et que surtout sa parole comptera, à défaut de témoins et de preuves solides, Charest fait face à un récit précis, incriminant, jugé crédible, auquel il ne pourrait pas que répondre "je ne sais pas" et/ou "ce n'est pas vrai". Autrement dit, il est dans de beaux draps sales, comme bien des organisateurs libéraux au fédéral avec des membres dans le tordeur Gomery qui répondaient "je ne m'en souviens pas" et des "non ce n'est pas vrai".

La population, a décidé de croire Bellemare.

Intervention dans un procès criminel

Une allégation a un peu passé sous le radar des divers résumés de la journée à la télévision, j'ai même vu des médias diffuser l'extrait où il laisse tomber ce "gros détail" mais vous l'avez dans cet article de Cyberpresse:

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/commission-bastarache/201008/24/01-4309291-marc-bellemare-deballe-son-sac.php

M. Bellemare a révélé qu'il avait au même moment dénoncé une demande d'intervention «inacceptable» de Denis Roy, l'un des conseillers du premier ministre, dans un procès criminel. Me Roy est depuis plusieurs années passé à la présidence de la Commission des services juridiques, responsable de l'aide juridique.
Dans quel procès criminel?

De ce que je me souviens, on a eu quelques procès criminels du temps où Marc Bellemare était ministre de la justice qui avaient rapport avec le scandale de prostitution juvénile à Québec.

Il semble qu'on avait qu'à payer le parti pour ensuite "passer des commandes", aussi simple qu'un service a l'auto. Maintenant que l'on commence à avoir une idée de l'étendue de la corruption du gouvernement Charest, après les garderies, la construction, le financement politique, la justice... Jusqu'où ces gens ont-ils osé "passer des commandes"? Combien de fois a-t-on fait des pressions dans des procès au criminel et au civil, sous d'autres ministres de la justice, vu que des juges étaient "redevables", et qu'il est possible que le système que Marc Bellemare dénonce aujourd'hui a pu être maintenu après son départ.

Drôles de réactions d'analystes...

J'ai passé la journée à écouter RDI et LCN, en plus d'écouter la radio. Une fois de plus, la radio m'a beaucoup déçu. Au FM93, Gilles Parent entre deux jokes de "mononc' " et une entrevue complaisante avec un fabricant de manteaux à 1 000 $ (on appelle ça être proche du peuple), laissait ses collègues faire leur travail avant de pousser quelques "nouvelles insolites" sans intérêt... réellement. (exemple ici)

On s'est aussi mis à se questionner sur les coûts de la commission, on parle de 6 millions $, comme si c'était un montant astronomique, le coût du projet Apollo, le Stade Olympique, alors que 6 millions représente une poignée de change dans l'administration québécoise, surtout qu'elle sert (la commission) à gratter des choses qui nous coûtent bien plus cher que 6 millions $. La corruption dans la construction coûte des milliards chaque année. La corruption de la justice représente le nec plus ultra, le sommet de la corruption dans les pays corrompus du monde, ce qui mène habituellement à des troubles très graves (un peu comme vit le Mexique récemment).

Je n'ai pas à m'avancer beaucoup pour vous dire que la corruption (un modèle) au Québec coûte un pourcentage du produit intérieur brut, donc des emplois, et des dettes pour nos enfants.

Ce n'est pas vrai que ça "toujours été comme ça". Bien sûr, cela fait longtemps que Montréal est la capitale de la corruption et que le Québec est culturellement plus corrompu que le reste du Canada, mais tout cela est un mal qui s'aggrave toujours lorsqu'on laisse faire, c'est un cancer qui évolue facilement lorsqu'il n'y a pas de traitement. Aujourd'hui nous avons des métastases partout.

Cette affaire me fait penser un peu à ce gouverneur de l'Illinois, Rod Blagojevitch destitué, après avoir tenté de vendre le siège de sénateur laissé vacant par Barack Obama. Ce type de corruption, dans les ligues majeures, n'est possible que dans des millieux politiques hautement corrompus, comme Chicago et Montréal. Ce n'est pas tant par le culot qu'on a tenté de vendre un siège de sénateur, c'est parce qu'on pensait pouvoir le faire.

Ce n'est pas parce que M. Fava était culotté qu'il se comportait comme un patron du ministre de la justice (et du premier ministre), c'est parce que c'était fait ainsi. Bellemare aurait très bien pu fonctionner dans cet univers et on en aurait peut-être jamais entendu parler. Des dizaines de toges et de maillets de juges auraient été vendus, sans que personne ne nous informe.

Dans mon dernier texte, je faisais référence à Guy Bertrand qui a au moins à deux reprises au cours des 21 dernières années évoqué la nécessité de nettoyer la justice. Sommes-nous rendus incapables de nous faire traiter?

Les vieilles madames dans les "vox pop" à TVA oublient que c'est justement lorsqu'on fait des enquêtes, qu'il y a des arrestations, que ça va bien. C'est lorsqu'on laisse tout passer, que c'est rendu normal, que ça va mal.

C'est pas vrai que tous les politiciens sont corrompus, du moins au même niveau. Regardez la télévision, vous avez un homme qui a été en politique, voulait changer des choses, qui déballe son sac.

Si cela est possible, c'est parce que nous sommes sur le point de nous traiter, de nous battre pour que notre société soit plus propre. Pour ce faire, il faudra nous attaquer au financement politique et au moeurs mafieuses dans la construction, qui ces jours-ci nous font encore des démonstrations de criminalité organisée à l'oeuvre.

Le mandat de Bastarache est limité, ils voudront à tout prix le laisser aussi limité, mais nous savons déja qu'il existe des liens entre le financement politique et l'accès à des permis de garderies subventionnées, le financement politique et des subventions à des festivals, le financement politique et la construction, le financement politique et la nomination de juges... Donc Charest est déja dans l'histoire (3 années restant à son mandat deux mains sur le volant n'y changeront rien) comme étant à la tête d'un gouvernement profondément corrompu, système organisé, instauré dans les premiers jours du gouvernement Libéral de Charest après l'élection printanière de 2003. Nous pouvons à ce chapître penser détrôner Duplessis.

Jean Lapierre disait qu'en 35 ans, il n'avait jamais rien vu de tel, citant l'effondrement des conservateurs de Mulroney et Gomery.

C'est un peu le prix d'un gouvernement sans idéologie, sans programme, sans passion. On regarde les sondages et on se dit, qu'est-ce qui me ferait gagner, quelles sont mes valeurs aujourd'hui? Crosser pour le pouvoir, le pouvoir pour crosser.

En terminant...

Êtes vous surpris que l'organe de convergence avec les journaux de Power Corp, la Société Radio-Canada passe sur son site cette nuit le témoignage de Marc Bellemare comme 3e nouvelle après une nouvelle sur quelqu'un qui serait un fonctionnaire des services correctionnels qui a changé une page Wikipedia pour dire que les lois linguistiques Québécoises sont des "lois nazies".

Eh bien...

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Mise à jour: Denis Roy ex-conseiller politique de Jean Charest a fait une déclaration publique hier (25 août) spécifiant que le procès concerné par les allégations de Bellemare est un procès lié aux motards de l'opération printemps 2001. Pour sa part, il affirme que son intervention s'est limitée à inciter Marc Bellemare, ministre de la justice, à ne pas intervenir.

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