jeudi 25 février 2010

Le hockey au Québec

Cela faisait presque deux ans que je n'avais pas eu autant de messages en appui ou en désaccord suite à un texte que j'avais publié sur mon blog. J'ai mes intervenants réguliers, j'ai aussi mes 48 amis de la page Facebook du brouilleur, mais dernièrement il y a eu des nouveaux noms qui sont venu interagir avec moi...

Il y a eu ce texte sur Jeff Fillion et son "opposition" (pas toujours claire) à un projet de nouveau Colisée et d'équipe de hockey professionnel à Québec, et celui qui a touché une corde bien plus sensible, ce pathétique nationalisme Québécois agressant qui atteint un sommet dans notre presse avec les jeux de Vancouver.

Je ne lis habituellement pas Patrick Lagacé, il ne m'apprend rien et est aussi obsédé sur la langue que barbe blanche Réjean Tremblay. Plusieurs les dénoncent, mais ils vont tous les lire religieusement. Espérant que cela n'entrave pas la lecture d'articles plus intéressants...

Certains qui se sont permis toutes les insultes à mon endroit, parce qu'ils ne sont pas d'accord pour dire que deux, trois, huit, dix-sept référendums sur la question de la séparation, pour une question de haine ethnique envers les anglophones, ça ne devrait même plus se discuter, en plus que cela nous nuit économiquement et que la majorité des québécois n'en veut pas de ce débat dans tous les sondages depuis 15 ans. C'est drôle comment les mêmes qui ont demandé de fermer des antennes fédéralistes en 2004 se permettent la même haine, le même langage, ou pire, lorsqu'ils attaquent la "droite" et les "fédéralistes".

Les séparatos-Guevara de la tribu sont tellement obsédés, plusieurs seraient prêts à se battre, tuer des gens, même de leur propre peuple dont ils sont si exacerbément fiers.

Pour le plus grand nombre d'entre-eux, leur "haine soft" dépasse par le jupon de leurs préférences au hockey: Ils sont incapables de supporter l'équipe de hockey de leur pays, qui arbore la feuille d'érable, symbole de ce qui nous uni d'un océan à l'autre. Ils détestent ça... ils préfèrent prendre pour les Russes.

***coupe 07-2015***

vendredi 19 février 2010

Les complexés

Vancouver 2010

Nos journalistes Québécois n'ont pas cessé de critiquer le déroulement des jeux Olympiques de Vancouver, en notant à chaque fois que la ville de la côte ouest n'a pas de neige. Il n'y a aucune surprise là, Vancouver a des hivers doux et les normales saisonnières de février établissent que vous pouvez faire pousser des palmiers (qui ne sont pas naturellement présents dans la région) dans votre cour.

Ce que l'on oublie de dire, c'est qu'aucune ville Olympique d'hiver n'a de montagne de ski conforme aux normes Olympiques dans son centre-ville. Ces jeux sont les jeux de Vancouver-Whistler.

Les épreuves extérieures de ces jeux d'hiver se déroulent à Whistler à flanc de montagne, à 124km au nord de la ville de Vancouver. Même si Vancouver est une ville douce en hiver, les pics enneigés sont visibles sur le panorama de la ville en arrière-plan.

Le complexe Québécois existentiel est lié à la langue, mais se répercute sur tout: Les Québécois n'ont pas confiance en leurs moyens, ils se sentent obligés de diminuer l'autre pour se mettre en valeur. Le fait que Vancouver n'est pas une ville d'hiver rigoureux, n'enlève rien à une éventuelle candidature de Québec, ville d'hiver, ville de neige.

Si les jeux s'étaient tenus à Québec en 2002, ils auraient été un succès, malgré que cet hiver-là, il faisait froid. Le climat Québécois n'a pas l'habitude d'empêcher la tenue de compétitions internationales. Québec n'a pas plus de montagne digne de présenter l'épreuve-reine du ski à proximité que Vancouver. Pour la candidature de 2002, on a proposé le Massif de la Petite Rivière Saint-Francois dans Charlevoix. C'est la plus haute montagne de ski au Québec, et encore, il fallait y apporter des modifications au bas, pour que l'arrivée de la descente se fasse au niveau du fleuve, et que le départ soit surélevé de quelques dizaines de mètres.

On avait aussi examiné l'idée d'utiliser une montagne en Gaspésie... À 600 km de Québec. Rien est impossible en ce sens, mais on commence à être loin. C'est un problème logistique, même s'il est surmontable. Rapellons-nous que les jeux de Pékin il y a deux ans ont offert des épreuves équestres à Hong Kong... très loin de Pékin.

Il faut cesser d'avoir cette attitude méprisable qui consiste à rabaisser les autres villes, le climat de la ville hôte Vancouver, la supposée laideur de Salt Lake City, la supposée platitude des Canadiens-Anglais, le légendaire sourire de barbelés des filles de l'Ontario. Les gens sensés, équilibrés, sont bien dans leur peau, sont conscients de leurs atouts, mais n'en font pas un étalage agressant, en rabaissant les autres.

Après Vancouver, qui sera je crois un succès, le CIO devra se débrouiller avec son choix de Sochi en Russie. Là, les palmiers poussent naturellement, et le site des épreuves de ski dans l'arrière-pays a souvent des températures de 15c en février.

La langue

C'est dur à croire de mon point de vue, ce dérapage sur la langue, la culture, la présence du Québec à Vancouver. De quel droit avons nous besoin d'accaparer de l'attention à la fête de Vancouver? Ce sont des jeux au Canada, nos athlètes sont dans leur pays... Mais ce n'est pas dans la nature des jeux d'une ville de mettre en valeur les autres villes, provinces, cultures du pays. Il y a ce besoin chez des journalistes complexés du Québec, parfois originaires de régions rurales du Québec, ayant le complexe du nouveau big shot de la grande ville, Montréal, de tout résumer l'actualité sur un axe intellectuellement malhonnête de français-victime contre anglais-agresseur.

On a transporté cette honte aux jeux de Vancouver, dans les valises d'un Réjean Tremblay bedonnant, trimbalant ses problèmes existentiels sur la terre de "l'ennemi". Lui et ses "followers" de la tribu médiatique ont chanté en choeur "l'insulte" faite au français à Vancouver.

On s'amuse à rire de ses anglais qui parlent mal français, on rit de leur accent, comme si leurs efforts (que nous ne faisons pas souvent à l'inverse) n'étaient pas là une preuve de bonne volonté qui mérite un minimum de respect.

Faut-il rapeller que Vancouver compte sept langues plus parlées que le français? Est-ce que Québec aurait fait mieux à l'égard de l'anglais? Est-ce qu'on aurait organisé ces soirées de "Spring Break" où des jeunes de la région de Québec vont chercher à se battre sur la Grande-Allée avec des jeunes touristes Ontariens qui viennent skier et apprendre à boire à la fin de l'hiver?

On pourra toujours se faire des idées sur l'acceuil des Québécois... Il demeure quand même inégal entre celui réservé aux touristes de France, et celui réservé aux anglophones de ce monde. Dans mon livre de définitions personelles, cela ressemble à du racisme.

Mais qu'est-ce que Garou fait à Vancouver? Les gens de Vancouver sont trop tolérants. C'est leur fête d'abord, c'est eux les hôtes, enlevons nos chaussures à l'entrée, prière de ne pas uriner sur la plancher de la salle de bain, ne parlons pas plus fort que nécessaire, ne vidons pas les plats du buffet en remplissant notre sacoche: savoir vivre les amis.

Aimeriez-vous avoir des pique-assiettes, chialeux, casseux de party, qui vous critiquent constamment, en visite dans votre maison? Pas moi... pourquoi donc ils se comportent ainsi à Vancouver?

La séparation

Le but à peine caché de souligner les disparités canadiennes, est de promouvoir la séparation du Québec comme "solution" aux innombrables supposés insultes des canadiens-anglais à l'égard de tout ce que représente le Québec, ce "fait français" qui, selon un "complot" anglais, est nié.

Les amis oublient une chose très importante dans leur construction mentale: Si Québec a perdu les Jeux Olympiques de 2002 en juin 1995, c'était dans un contexte pré-référendaire, dans les heures suivant une "entente tripartite" du 12 juin 1995, qui devait mener à une victoire le 30 octobre suivant.

C'est aussi dans les semaines suivant le déménagement de l'équipe professionelle de hockey de la ligue nationale, suite à un refus de la ville de Québec de favoriser la construction d'un amphithéatre moderne.

Réjean Tremblay qui use ses semelles de souliers de façon inégale, et Régis Labeaume qui sautille d'un projet à l'autre, oublient une chose importante: avec une menace référendaire perpétuelle, une crise existentielle québécoise sans fin, il n'y aura pas de jeux à Québec. La première étape avant de penser monter une nouvelle candidature pour 2022,2026, 2030... c'est d'enterrer définitivement le projet séparatiste québécois.

Cette plaie ouverte dans le Canada nuit à court, moyen, long terme, l'économie de tout le Canada, c'est un bloulet à tirer pour le Québec, qui devient un boulet à tirer pour le reste du Canada qui donne déja des milliards de sa richesse pour maintenir à flots cette province de gens jamais contents qui ne se forcent pas trop pour être une province réellement autonome.


***

samedi 13 février 2010

Petite revue de presse de la semaine


Le Soleil 13 février, Jeux Olympiques de Vancouver: la contestation est en marche


Marc Allard est tout exité d'avoir à écrire sur un sujet aussi palpitant! Des groupes s'organisent ensemble pour contester la présence des Jeux Olympiques à Vancouver.

Deviez qui l'on retrouve parmi ces groupes? Les altermerdistes, les écologistes, et certains "représentants" de tribus Amérindiennes. J'ai beau chercher du nouveau vocabulaire, enrichir mes expressions, mais je n'arrive pas à pleinement exprimer tout le dégoût qui s'empare de mes émotions lorsque je lis, j'entends, "altermondialiste".

Juste que ces groupes, tous des parasites de société, dépendants de notre argent et de notre attention, soient contre la tenue des Jeux à Vancouver, donne encore plus le goût d'appuyer l'événement.

Marc Allard cite un G.O. de cette contestation, un certain Chris Shaw, qu'il répète quelques fois dans son article qu'il est professeur d'ophtalmologie à UBC (Université de Colombie Britannique), comme si le fait qu'il ait une expertise en ophtalmologie, des diplômes de cette discipline, en faisait quelqu'un de plus crédible sur "l'ordre mondial" versus les Jeux Olympiques.

J'aurais certainement un gros problème à avoir comme professeur ou collègue, un altermerdiste conspirationniste qui tire à chaque jour qu'il se lève, la société vers le bas en s'amusant avec nos bons amis journalistes.


Des altermerdistes, ce sont des anti-capitalistes, des anti-capitalistes, ce sont des communistes, et des communistes, ce sont des sales enfoirés.

Line Beauchamp et sa loi, volte-face, perdre la face, mais tenons le secret


Line Beauchamp voulait sauver la planète avec une loi. Imaginez cette ex-étudiante en psychologie, ex-dirigeante de radio communataire qui est ministre depuis sept longues années au sein du gouvernement de la noirceur de Charest... Cela montre qu'il y a un gros problème avec notre système démocratique, le simple fait qu'une telle incompétente puisse être ministre et faire des lois qui ont des impacts de centaines de millions de dollars et une enveloppe ministérielle de centaines de millions à dépenser.

Le Journal de Québec par la plume de Michel Hébert nous apprend que Mme Beauchamp a adouci son interprétation de sa loi, supposément infaillible et nécessaire, après que ses fonctionnaires aient eu de la visite d'ingénieurs responsables de tous les grands constructeurs automobiles Américains et Japonais, et après que GM ait refusé de vendre des GMC Savana à Hydro-Québec, de peur d'être pointé du doigt comme pollueur.

Comme c'est maintenant culturellement accepté par les Québécois et ses dirigeants, Madame Beauchamp faisait une loi pour le peuple, que les organismes gouvernementaux ne semblaient pas obligés de s'y conformer... Une loi "pour les autres".

Face à cet incident, Mme Beauchamp a envoyé par courriel à son interlocuteur de GM, "la problématique est réglée"... c'est la façon de faire, pour répondre à des Américains qui n'arrivent pas à suivre la cohérence de la représentante, la ministre, du gouvernement Québécois, qui a l'air une fois de plus d'une vraie niaiseuse en notre nom.

Cette loi était tellement importante, qu'elle méritait que l'on entre une fois de plus en confrontation avec le gouvernement fédéral, une autre habitude des dirigeants Québécois de prendre en otages la population Québécoise, bien sûr avec la grande complicité d'une majorité de journalistes. Importante pour l'environnement et taxer le peuple, mais pas importante au point de se passer de gros camions neufs GMC à Hydro-Québec.

"La problématique est réglée..."


Grand titre pour rien, beaucoup de préjugés et très peu de science de la part d'un "expert" en environnement...

Le Soleil dans son édition du 11 février, en page 6, titre: "Gaz à effet de serre: La performance des autos mise en doute"... Jean-François Cliche choisi ses experts (leçon du journalisme Québécois: trouver un expert qui dit ce que l'on pense), avec un certain Sylvain Castonguay du Centre national du transport avancé.

Le minsitère de Mme Beauchamp publait "l'inventaire québécois du gaz à effet de serre", qui nous apprenait que le parc automobile Québécois, qui a augmenté son nombre de voitures de 16% entre 1990 et 2007, émet 7% moins de GES qu'en 1990. Les "experts" contestent ces chiffres qui confirmeraient que les automobilistes Québécois surpassent les objectifs de Kyoto, seulement qu'en ayant changé de voiture pour une plus performante sur le plan énergétique et des GES, grâce aux avancées technologiques actuellement disponibles sur le marché.

Ils contestent ces chiffres parce que ça leur déplaît, parce que ça les rend un peu plus inutiles dans un débat rationnel, mais avec notre presse, cela ne pouvait pas s'arrêter là. Au lieu de simplement révéler les conclusions de l'inventaire, rapporter la nouvelle, Jean-François Cliche croyait qu'il devait donner la parole aux experts-contestateurs verts, des ennemis du consommateur Québécois, des taxeurs de familles et des complicateurs de vie.

J'en ai vraiment ma tasse de ces articles d'hypocrites qui "mélangent les genres", où l'on passe toujours l'opinion que l'on veut passer dans un article pseudo-journalistique. Plus "guidoune" que ça, c'est un animateur de radio qui vous parle de son restaurant préféré, là où il ne paie pas, celui dont il est payé pour en faire la promotion.

C'est de la merde.

Les experts de Jean-François Cliche n'ont aucun chiffres pour directement contester le rapport, la performance des autos d'aujourd'hui. Tout ce qu'ils trouvent à dire, c'est qu'il y a une "hausse absurde de 169%" du nombre de véhicules de type "camions légers", soit des VUS.

Le gros problème avec ça, ce qu'ignore notre journaliste verdâtre, et ce que ses experts font mine d'ignorer, c'est qu'un utilitaire sport 4x4 d'aujourd'hui à injection électronique, avec transmisstion automatique 6 vitesses, ou encore à variation continue, consomme beaucoup moins qu'un véhicule compact à carburateur 4 cylindres des années '80.

N'importe qui qui connaît un peu la mécanique, le monde de l'automobile, sait ça. Pas Jean-François Cliche... et c'est pourtant lui qui est bien rénuméré pour vous informer.

C'est toujours ça...

Ensuite, une bande de crapets de Québécois vont accepter de se faire passer d'autres hausses de taxe sur le carburant sur les arguments d'experts-malhonnêtes et de journalistes incompétents et hypocrites. Des hausses "pour le transport en commun", alors qu'on paie déja des surtaxes pour ça sur le carburant, en plus de notre immatriculation annuelle, en plus de nos impôts, en plus de nos taxes municipales.

À quand un Tea Party ici?

Les Américains eux ont toujours leur carburant 30% moins dispendieux, la différence étant uniquement des taxes. Ce sont les dirigeants Québécois qui volent les Québécois. Ce sont les Québécois qui acceptent de se faire voler plus que quiconque.


***

dimanche 7 février 2010

Une antenne omnidirectionelle

Ces dernières années, je n'ai pas ménagé mes commentaires sur la petitesse du Québec, l'insignifiance de sa culture subventionnée, le manque de personnalité de ses élites et l'impossibilité de débattre démocratiquement des enjeux importants pour notre avenir.

Certaines de mes positions peuvent paraître contradictoires, comme le fait que j'ai été défendre devant le CRTC avec un mémoire et à l'émission des "Francs Tireurs" de Télé-Québec la survie de la radio polémiste de Québec et que maintenant je dénonce les propos mensongers de Jérôme Landry sur Haïti avec l'ignorance généralisée que fait la promotion aujourd'hui cette même station de radio.

En 2004-2005, je défendais une station de radio qui avait pris position dans un scandale de prostitution juvénile qui impliquait des gens importants, menacée de fermeture sur un prétexte d'attaques personelles envers une animatrice de télévision, aidée par un coupable du scandale de la prostitution juvénile.

Aujourd'hui je dénonce le vide, le cul-de-sac intellectuel, dans lequel se trouve cette radio où règne une paresse maladive qui amène jour après jour des animateurs qui prétendent faire des "affaires publiques" sans avoir ouvert le journal le matin. Ces "animateurs" sont prétentieux au point de penser qu'ils peuvent s'en tirer qu'en livrant ce qu'ils pensent, sur le moment, simplement avec leur pseudo-instinct d'experts omnipotents aux contacts tentaculaires. En filtrant les appels et les courriels du public, en écrasant du regard ses collègues, on fait croire au public qu'on a raison.

Personnellement, des gens qui m'amènent une opinion sur un sujet qu'ils ne maîtrisent pas, je n'ai pas besoin de ça. Une opinion sans arguments, ça ne vaut guère plus qu'un sac de poubelle rempli d'air.

Être cartésien ou rationnel?

Jeff Fillion s'est toujours dit être un grand "cartésien" (rationnel). Il le répète, il le radote, comme si cela allait être plus vrai. Il n'utilise jamais de synonymes... ou de mot plus approprié comme le mot rationnel. C'en est agaçant.

Le cartésianisme désigne un courant philosophique qui se réclame des principes et des thèses de la pensée de René Descartes (1596-1650).

Le cartésianisme s'est particulièrement manifesté à travers le premier ouvrage philosophique publié en langue française, le célèbre Discours de la méthode (1637), sous-titré « pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences ».

Le cartésianisme est une philosophie rationaliste et métaphysique.

Je soupçonne Jeff de mélanger un peu les choses dans le brouillon rationnel qu'il tente de nous communiquer. Je pense aussi qu'il n'a rien à foutre de René Descartes et que son "cartésien" décrit plus un plan cartésien de mathématiques.

Voilà ce à quoi sert les cours de philosophie au Cegep que tous méprisent. Savoir ce qu'est la rationnalité.

C'est à la mode de faire la promotion des sciences exactes (sans en avoir étudié) à la radio Fillionnienne. La moindre des choses serait peut-être de maintenir une exactitude dans le message que l'on tente de communiquer: Qu'est-ce que le cartésianisme et qu'est-ce que la rationnalité?

On méprise l'étude des sciences humaines, on a le droit. On pourfend les "émotifs" qu'on décrit comme des "bipolaires", ça peut aller... Le problème c'est que le parcours de Jeff n'a rien d'une ligne droite, d'une droiture intellectuelle à toute épreuve, d'une cohérence évidente.

Il a souvent agi comme un artiste émotif, longtemps avant d'avoir des problèmes de poursuites. Il n'en avait pas moins raison de démissionner de la radio matante sur un coup de tête, en se rendant compte que cela ne pouvait pas le représenter.

Peut-être raison, mais pour les attaques contre les "bipolaires et émotifs", on repassera.

Jeff et les politiciens

Un jour il nous présente Régis Labeaume comme étant un sauveur, il le pousse à devenir maire, selon son propre récit. Il affirme qu'il fera un excellent premier ministre du Québec. Régis était un "chum" avec qui il prenait le dîner et qu'il discutait de grandes choses.

Septembre 2008, je rends visite à Jeff, en ondes dans les studios de sa Radio-Pirate, en critiquant la première année du règne de l'empereur Régis, dénonçant que le maire fait abaisser la hauteur d'une tour déja en construction, pour la 2e fois. Faisant passer la hauteur de 27 à 20, puis à 17 étages, prétextant la circulation augmentée dans le quartier de sa maison familiale. Je dénonce aussi le tournant vert et transports en commun du maire... Jeff m'écoute mais défend son "chum". Pendant les mois qui suivent, Jeff continue de défendre Labeaume. Il dit même "l'aimer"...

En juin 2009, Jeff se présente à la mairie, dans un espèce de spectacle politique qui se déroulera bien réalisé avec un véritable programme, mais le spectacle doit quand même avoir des retombées en nombre d'abonnés à sa radio. C'est une opération de relations publiques... et contrairement au Soleil, je pense qu'elle était légitime. Conséquence: Régis Labeaume est en colère.

La relation entre les deux est terminée, on s'est échangé des insultes et Fillion finalement admet que Régis n'est pas celui qu'il a présenté. Le problème, c'est que cela a pris la chicane en campagne de 2009 pour "réveiller" Jeff, ça n'a jamais été les orientations évidemment opposées que prenait Régis Labeaume par rapport à celles que Jeff nous a présenté lorsqu'il était encore "chum" à Labeaume. Tant qu'il était un "chum", Régis ne "chiait pas de marde". Après, c'est devenu un dictateur.

Vous pouvez penser que cela n'est qu'un exemple, isolé, mais les prises de positions de Jeff sont toujours faites de la même façon, c'est un "feeling" personnel avec des critères personnels. Rien de rationnel.

Prenez toutes les embauches de Jeff... tous des gens qui sont devenu des "crosseurs", ou presque.

Prenons le cas des relations très "vagues" avec l'ADQ et Jean-François Plante.

Jean-François Plante a perdu son compté où sa remplaçante au pied-levé a gagné avec seulement quelques jours de campagne en 2007, que parce qu'il était identifié comme "bon contact" de Jeff Fillion. Plante était ciblé par des journalistes (en particulier à La Presse) parce qu'il collaborait régulièrement à l'émission de Fillion. Plante a continué de parler en directe avec Fillion jusqu'au matin que l'ADQ l'a jeté dehors et on a après dit qu'il devait se retirer parce qu'il a continué d'alimenter Fillion lorsqu'on lui a dit d'arrêter en raison de la tempête.

Jeff Fillion n'a pas eu beaucoup de sympathie par la suite avec Plante, qui collaborait de Montréal à son émission depuis la crise de 2004, lorsque l'antenne de CHOI était poussée à fermer ses portes par le CRTC de Liza Frulla.

On utilise une anecdote d'un téléphone que Plante a fait dans un autobus sur la 20, lorsqu'il parlait à sa blonde, un "pirate" a intercepté la conversation, comme "preuve" d'un manque de loyauté envers le chef des "pirates". Aie! Qui a perdu quelque chose à cause de l'autre?

Avec le reste de l'ADQ, Jeff Fillion a parfois affirmé qu'il était responsable de la popularité relative du parti, en ayant épousé la cause, même si l'ADQ a fait élire Dumont trois ans avant que Fillion ne commence à CHOI, même si les autres comptés que le parti a gagné lors de partielles en 2002, se situent loin de la portée du 98,1 de Québec. L'histoire de Jeff et de CHOI aura peut-être permis à Sylvain Légaré de gagner en 2004 dans Vanier, mais encore, on ne connaîtra jamais le poids réel du phénomène dans cette élection, décriée comme étant "l'élection de la haine", dans un élan de démagogie d'Alain St-Ours de Radio-Canada.

J'ai pu constater que Fillion s'entendait bien avec Dumont et l'ADQ lorsque Dumont et l'ADQ rendaient service à Fillion, en se présentant en studios. Cela légitimait le discours du "X/Pirate". Une simple entrevue téléphonique où Dumont, ou un candidat, ne disait pas exactement ce que voulait entendre Jeff, entraînait des critiques, du chialage, habituellement... après l'entrevue. Fallait se rendre en studios, faire le détour, et ne sourtout pas avoir de pépin d'horaires, sinon Jeff pouvait crier à la trahison en ondes... comme si une autre fois on lui avait fait le coup, celui que tous les autres lui ont fait.

Les idées... étaient bien loin dans le calcul. Ce n'est pas de la rationnalité qui a parlé, mais des émotions. Après tout, Jeff a commencé sa carrière en ondes à Québec en affirmant "mettre ses tripes sur la console"... Il devait dire vrai cette fois.

L'ADQ s'est effondrée en décembre 2008... et Jeff a pu enfin dire: "J'vous l'avais dit!"

Charest a traité Dumont de girouette, mot désormais interdit à l'Assemblée Nationale, et ça, c'était après que Charest ait changé de direction sur son idée de "réingénérie de l'état" de l'élection de 2003, comme sur les baisses d'impôts de 1 milliard chaque année promises...

Jeff a aussi fait sa "boussole démagnétisée", à chaque fois, à chaque élection, même au fédéral... Affirmant ne pas vouloir y aller ou aller "annuler son vote" dans les jours avant le scrutin, même aux élections qu'il s'est approprié le succès pour l'ADQ.

La cohérence est encore plus que questionnable...

Le Colisée, la Ligue Nationale, et l'avenir du Québec

Dans mon dernier texte, je me plaignais du manque de cohérence et de la radio supposément favorable à la droite. J'aurais pu citer en exemple que Raymond Giroux, du Soleil, teindu libéral pour de la fermeture de CHOI en 2004 a été collaborateur politique dans l'émission de Denis Gravel en 2008, comme la rédactrice en chef de la revue l'Actualité, qui a écrit un torchon pour la fermeture de CHOI, a par la suite collaboré de nombreuses fois avec Gilles Parent alors qu'il était toujours à l'antenne de CHOI.

Aujourd'hui, je m'en prends à l'antenne omnidirectionelle, surtout pas rationelle de Jeff Fillion.

Jeff a toujours parlé d'idées pour relancer le Québec afin le remettre sur la bonne voie, avec des slogans tels que "sky is the limit", qu'il faut rêver, qu'il faut bâtir, arrêter de se limiter, saisir les occasions, "arrêter de niaiser". Le discours était positif, il parlait même de son projet de terrain de golf comme exemple, alors qu'on le décourageait d'investir temps et argent dans l'aventure... parce que le marché est en baisse.

Il a souvent répété qu'on lui avait dit qu'il allait se planter avec sa vision d'une radio rock sans compromis au Québec, qu'il était impossible d'avoir des cotes d'écoutes sans passer du Céline Dion. De grands bonzes de la radio au Québec lui ont dit ça... il a quand même fait le contraire.

Tout ça s'est écroulé.

Jeff s'est embourgeoisé. Il fréquente les hommes d'affaires, avant le rebelle refusait de faire des publicités de sa voix. C'était au tout début.

Il ne pense plus vraiment à l'avenir du Québec qu'il compte comme perdu. Il pense au nombre d'abonnements qu'il ne révèle jamais au public. Il pense à ses vieux jours, à ses vacances en Floride ou à Scottsdale Arizona. Il dit avoir hâte de ne plus faire de radio, mais qu'il est obligé.

Il a le droit.

Là où je rage, c'est encore lorsqu'il attaque plus durement l'ADQ, les Conservateurs, qu'il attaque les Libéraux. Ça mine tous les efforts qui pourraient donner des retombées positives. L'important est bien la direction qu'on prend, avant la vitesse qu'on a. Est-ce qu'un pas dans la bonne direction est souhaitable, peut importe sa vitesse d'exécution? Oui. Un verre à moitié vide, est toujours mieux que pas de verre.

Le pire, c'est lorsqu'il détruit le rêve d'un retour de la Ligue Nationale de hockey à Québec... Sans arguments, sans débat, sans le moindre chiffre... véritable chiffre exact écrit, pas ceux de sa mémoire sélective.

Il pousse l'audace jusqu'à citer une étude effectuée par Bizjournals, sans apporter les chiffres, comparaisons, analyses. Bref il ne l'a apparemment même pas lue, il la cite au contraire de ce qu'elle révèle. Sur un barême de points, basé sur la richesse des marchés, leur population, Québec se classe confortablement au-dessus de la limite fixée par Bizjournals. En plus, contrairement à ce qu'a affirmée Jeff sur l'étude, elle ne compte pas les différences culturelles locales, ainsi Québec se classe économiquement pour la NBA, sans une base de fans de basketball suffisante dans la culture locale, comme Québec se classe économiquement pour la NHL sans prendre compte l'amour des Québécois pour le hockey.

Le pirate est tellement de mauvaise foi sur ce sujet, que chaque sujet dans l'actualité fini par revenir avec un lien comme un marteau sur le clou à enfoncer.

Deux grandes révélations en ce qui a trait à sa mauvaise foi: printemps 2009, lorsque le magnat du Blackberry Jim Balsillie tente d'acheter les Coyotes pour les déménager à Hamilton, Jeff prédit l'impossibilité pour Hamilton ou tout autre marché Canadien de ramener le hockey... Il frappe avec un argument massue: "Ça serait dommage pour les gens de l'Arizona"... Ouch!

Les tristes records de bancs vides à Phoenix, Atlanta, en Floride, même Denver a de la difficulté à remplir, ne changent rien... pas même le nombre de billets donnés là-bas, où lorsqu'on les vend, on en vend en combo par paire avec deux bières et deux hotdogs pour 40$ US. On est loin du 150$ qu'on fixe comme minimum de vente à Québec, pendant que le prix moyen à l'unité dans la ligue est à 51$, calcul incluant Montréal, Toronto, Boston où les prix sont beaucoup plus haut.

Je pensais que Jeff défendait Québec, qu'il voulait améliorer le Québec... la boussole s'est à nouveau affollé. Une boule d'émotion se déverse à chaque fois au micro.

La semaine dernière... Il revient là-dessus après une pause de quelques semaines. Il décrit encore une fois les rêveurs comme des idiots émotifs qui sont mauvais en mathématiques (il n'a pas son DEC).

L'émotion "cartésienne" de Jeff passe une nouvelle frontière... Celle du chauvinisme en faveur du Canadien de Montréal.

"On en a une équipe, elle est à deux heures de route"

Il a le droit d'être un chauvin pour le Canadien... mais qu'il ne se cache pas derrière sa pseudo-rationnalité, son "expertise", ses chiffres qu'il n'a pas...

Il aura beau répéter que ce n'est pas viable à Québec, Bizjournals a dit le contraire avec des chiffres... ce n'est pas des émotifs péquistes, ils n'ont rien à voir avec le Québec. Luc Ouellet ex-bras droit de Marcel Aubut, aujourd'hui chez National, aura beau dire qu'il pense lui aussi que ce n'est pas viable... Son ex-patron dit que ça peut l'être. Marcel Aubut n'a pas perdu un sou dans l'aventure de la LNH. Les Nordiques ont été compétitifs de nombreuses années, éliminé le Canadien plusieurs fois, et à la fin, ils ont terminé en première place de la conférence de l'est... Les gradins étaient pleins.

La raison du départ des Nordiques, était l'entêtement au maire de Québec à ne pas soutenir la construction d'un amphithéatre comme il s'est fait partout ailleurs, soutenu par la ville et l'état, en qualité d'infrastructure régionale. Pendant 5 ans Aubut a travaillé pour construire un amphithéatre, s'est impliqué pour la candidature Olympique de Québec... pas pour vendre les Nordiques. L'équipe qu'il avait acheté 18 millions en 1988, il l'a vendu 100 millions CAN en 1995 (75M$ US à l'époque)... beau profit.

Parfois Jeff tire des chiffres de masse salariale... Il prend toujours le plafond, pas la masse moyenne, ni le plancher. Il prend des chiffres en l'air de la masse salariale des années '90, sans les mettre en dollars constants. 25 Millions en 1995 vaut facilement 45 millions aujourd'hui.

Aujourd'hui, le dollar Canadien apparaît solide, tout près de la parité avec le dollar Américain. La région de Québec a une économie stable en croissance. Une maison valant 85 000$ en 1995 vaut près de 220 000$ aujourd'hui. Il faut chercher à plus de 30 kilomètres du centre-ville pour trouver des terrains sous les 60 000$.

Faut-il rapeller que des acheteurs éventuels se sont manifesté? Est-ce que Péladeau et Aubut, toujours bien branché dans la ligue, ignorent quelque chose que le pirate Fillion connaît?

Je ne crois pas.

Si le Jeff d'aujourd'hui était en ondes à la place du Jeff des débuts, en 1997... ça aurait fait "patate". Il manque de passion.

Si l'on prend sa mentalité réductrice pour Québec, marché qui l'a bien fait vivre, un marché de radio de 23 millions de ventes à l'apogée de la carrière de Jeff, et qu'on l'applique à sa vision de la radio en 1997, ou à son idée de terrain de golf en 2003-2004... il n'aurait rien fait, rien réalisé.

Si Québec se base sur l'analyse faible de Fillion. Québec est perdu, on ne construira plus rien, on aura des mouroirs à la grandeur de la province, comme dans la vision de Clotaire Rapaille qui a insulté les retraités de la FADOQ. On encouragera du hockey dans le désert cent ans après la dernière coupe Stanley à Québec... Aussi bien placarder les fenêtres et remplir la remorque. Des maisons disponibles à 10$ comme à Detroit.

Vous voyez, Jeff qui prend le modèle Québécois qui est un échec, comme responsables de l'exode des jeunes cerveaux, peut lui-aussi devenir une raison de l'échec.

Remarquez, qu'il est encore possible qu'il ait pris position dans ce dossier uniquement en opposition à ce que ses concurrents au FM93 ont décidé de défendre. Encore là, on verrait de la petitesse, de l'émotion, décider sur quelque chose d'important, plus important que des carrières de radio: Notre avenir à tous ici.

mardi 2 février 2010

Droite et... radio-réalité?

J'ai connu Jérome Landry au CEGEP, par un ami. Dans le temps que j'ai connu Jérôme, il y a des semaines qui pour moi, un bon repas était un bol de Kraft Dinner. J'avais 20 ans et lui aussi. Quand j'ai fondé la défunte radio communautaire de Charlesbourg en 2001, il allait de soit que j'embauche sa conjointe qu'il m'avait recommandé. Il commençait sa carrière de journaliste à TQS.

Ce qui suit n'est pas une trahison, et n'interprétez pas cela comme une volonté de ma part d'exécuter un ancien ami. Je n'ai jamais été bien proche de Jérôme. Le temps passe et chacun poursuit sa route. En plus, ça n'avait malheureusement pas très bien fini pour sa compagne à ma radio dans l'équipe, et après c'est moi qui y a passé. Entre-autres, on m'a reproché d'avoir embauché un contact, même si je n'ai pas forcé personne au conseil d'administration pour signer les contrats.

À TQS, son travail était essentiellement basé sur le fait divers après un court passage aux sports. Travail qu'il accomplissait plutôt bien, dans un paysage journalistique encore terne qui a toujours besoin de sang neuf (on en a encore moins aujourd'hui).

J'ai appris que le millieu des médias est un drôle de monde. Un patron te fait travailler avec des gens, et ces nouveaux venus se font une obligation de rentrer dans un moule qui dépasse le cadre professionnel. Il faut être assez "malléable" pour réussir.

Parfois, cela a tout l'apparence d'une secte. La "real-radio" apellée par certains "trash-radio" a fait amener, tel une piètre télé-réalité, une dose de pseudo-intérêt humain, avec ses histoires insides, les chicanes d'égos, qui mange quoi avec qui, qui baise avec qui, les bonnes places pour se rencontrer, le tout accompagné souvent de cadeaux et de commandites. Je m'éparpille. Jérôme n'est pas responsable de ce millieu, bien qu'il en fasse très bien partie.

Depuis le départ de Jeff Fillion, la radio "X" a continué à marcher, telle une poule pas de tête. On a continuer de mixer musique rock type Pontiac Sunfire aux vitres baissées dans le parc de maisons mobiles, avec de longues heures talk vides, remplies pas toujours par des gens qui ont l'intellect et l'éducation pour... penser. Tout entrecoupé de déversage de décibels de production, voix avec effet "flanger" comme en 1999.

Oui, ces gens qui détestent les cours de philo, mais qui philosophent à la journée longue. Des vomisseurs sur les sciences humaines, qui ont étudié en sciences humaines, et qui ne parlent que de sciences humaines. Savez-vous quoi? L'économie est une science humaine. Oui oui. Avez-vous étudié l'économie... non? Et l'administration?

Mener l'économie que par les mathématiques, ignorer la variable humaine, comme la panique, mène au kratch.

Ici quatre longues heures à répéter à intervalles réguliers, les titres des journaux, dont ceux du détaillé journal de Québec, avec des pensées profondes sur les images. Souvent, si on l'a lu, on se rend compte que l'animateur ne s'est pas rendu au 2e paragraphe, cause de "manque de temps". Pis le journal est "dont bin de la marde"... Peut-être... Mais toi qu'est-ce que tu fais là?

***

Dans mes précédents textes, j'ai dénoncé certains journalistes et humanitaires pour avoir utilisé le désastre Haïtien pour nourrir l'anti-Américanisme de façon malhonnête: Jérôme se sert des morts d'Haïti pour se plaindre qu'il paie trop d'impôts: c'est pire.

***coupe 07-2015 ***

Archives du blog