samedi 25 septembre 2010

Le Québec, la province la plus corrompue? Surpris?

Ce qu'il y a de déplorable dans ce dossier que publie le réputé magazine MacLean's c'est que la corruption québécoise éclate au visage de tous les Québécois, y compris du personnage pour enfants qu'est le bonhomme Carnaval. Le symbole est très mal choisi, et amplifie des préjugés que le reste du Canada aime se donner à l'égard de cette province, qui à raison, donne souvent un arrière goût au fédéralisme. Le symbole est mal choisi parce que le bonhomme est surtout un symbole de Québec, capitale du Québec, mais pas nécessairement capitale de la corruption, pas plus qu'Ottawa.

Pour ceux qui ont suivi les divers scandales de corruption du Québec énumérés dans le dossier du MacLean's, on peut se rendre compte que la plupart convergent à Montréal. Nous savons tous que sous Gérald Tremblay, Montréal ne vit pas des années de transparence, d'intégrité, de saine administration et tout cela ne date pas d'hier.

L'autre aspect déplorable, c'est la stupidité dont a fait preuve plusieurs représentants du Québec dans leur réaction à la une du MacLeans's. Prenons pour les bloquistes Gilles Duceppe et Pierre Paquette (qui prenait soin de spécifier que le MacLean's est de droite, comme si c'était un argument), ils prennent ce coup comme si l'on attaquait la société distincte, la culture québécoise, si intouchable... si hors de portée de notre auto-critique, ce qui est d'ailleurs souligné par le dernier paragraphe du texte d'Andrew Coyne que la plupart des médias du Québec ne traduiront pas et dont la majorité des commentateurs ne se donneront aps la peine de lire, vu leur unilinguisme.
One other factor must be mentioned. Every society has its critics: successful ones thrive on them. But constructive criticism in Quebec, given the francophone majority’s perception of itself as an embattled minority, all too often leads to a closing of the ranks against what is invariably described as “Quebec-bashing.” If from outside, it is put down to ignorance of Quebec’s particularity; if from a non-francophone Quebecer, a failure to identify with the goals and values of the majority; if from a francophone, a traitorous readiness to advance on the backs of his fellows. One half expects to hear the same in this case.

Un autre facteur doit être mentionné. Chaque société a ses détracteurs: ceux qui ont réussi à prospérer sur eux. Mais la critique constructive au Québec, compte tenu de la perception de la majorité francophone d'elle-même comme une minorité en difficulté, trop souvent conduit à la fermeture des rangs contre ce qui est invariablement décrit comme "Québec-bashing". Si cela vient de l'extérieur, c'est d'être ignorant de la particularité du Québec. Si c'est d'un Québécois non francophone, c'est une incapacité à identifier les objectifs et les valeurs de la majorité. Venant d'un francophone, c'est un traître prêt à avancer sur le dos de ses semblables. La moitié attend d'entendre la même chose dans ce dossier.
Donc, même d'Andrew Coyne du MacLean's, on s'attendait à la réaction prévisible des bloquistes, des nationalistes aveugles. Le MacLean's prévoyait que l'on détecte son dossier comme étant du "Québec Bashing"... c'est pourtant plutôt une rétrospective éclairée d'une des particularités qu'a le Québec, des évenements qui se sont bel et bien passé, des acteurs qui ont bel et bien existé. En pleine commission Bastarache, il est très mal avisé d'oser prétendre que le Québec est d'une blancheur telle qu'une couche de neige fraîche.

C'est aussi très juste de souligner que la corruption que l'on croit systématique a été entretenue par des acteurs qui se sont fait connaître et élire suite à une dénonciation de la corruption, Maurice Duplessis en est un exemple, et que la mémoire des Québécois concentrée sur un faux enjeux identitaire incompatible à notre ère moderne qui en est une d'ouverture fait détourner constamment l'attention.

Tout au Québec peut devenir une attaque raciste contre le peuple Québécois, éternelle victime dans l'histoire. Que ce soit l'implication dans un conflit mondial aux côtés des autres nations, soit en France dans la deuxième guerre mondiale ou en Afghanistan, ou encore une sélection d'athèles olympiques. Le peuple Québécois est entretenu dans un imaginaire dont il est une victime, où paranoïaquement tous les complots visent à l'exterminer, comme si parfois c'était comparable aux chambres à gaz (rappelez-vous Yves Michaud). Cet imaginaire se transmet par des professeurs d'histoire nationalistes à l'école, par les médias, même Radio-Canada qui a pour mission de réfléter la réalité canadienne, mais souvent ce n'est que le point de vue Montréalais et paranoïaque qui est retenu.

Si vous tombez quelques fois sur la très mauvaise Anne-Marie Dussault à RDI avec ses malaises en entrevue, son incapacité à poser des questions intelligentes lorsque le modèle québécois est attaqué, vous pouvez imaginer la prestation qu'elle a faite face à Martin Patriquin du MacLean's dans son émission le soir du vendredi 24 septembre 2010. "Étiez-vous en mission?" Observez le mépris qu'elle a lorsqu'elle parle de Johanne Marcotte, une "lucide" très loin d'être une exaltée de l'extrême.

Au moins cette fois, je dois reconnaître que Bernard Drainville du Parti Québécois, a eu une réaction un peu plus juste et politiquement intelligente: C'est Jean Charest qui nous représente mal, c'est son gouvernement qui salit la province. Les Québécois sont capables d'un peu plus de jugement pour voir le désespoir des coupables lorsque Nathalie Normandeau et Jean-Marc Fourier prennent la parole pour faire appel aux sentiments primaires des nationalistes pour s'unir contre cette attaque qui selon eux en est une contre le Québec entier.

Si l'ensemble de notre classe politique dénonce le "Québec Bashing", c'est bien parce que c'est elle précisément qui est visée par cette dénonciation.

C'est un peu ça le prix de mettre au pouvoir des gens sans convictions comme les Libéraux autant fédéraux que provinciaux. Le pouvoir leur revient, ils ne changeront rien, ils regarderont les sondages et prendont les idées des autres si nécessaire. C'est comme ça que Charest se maintient au pouvoir depuis 2003, passant d'un admirateur de Mike Harris conservateur ontarien, en promettant une réingénérie, à un défenseur du modèle social démocrate en faillite. C'est là-dessus que les Québécois, du moins le tiers qui a voté pour lui, sont coupables. Ceux que j'ai vu dans un "vox pop" mené dans le compté de Jean Charest le jour de son témoignage à Bastarache: "Il a bien fait et j'espère qu'ils le laisseront tranquile", disait une brave dame.

Oui, une part de la population banalise la corruption et n'en a tout simplement "rien à foutre" comme dirait Franco Fava. Autant chez les fédéralistes teindus rouges que chez les grenouilles fières qui s'énervent le 24 juin.

Mais bon... Mêler le bonhomme Carnaval là-dedans, comme symbolisant ce Québec corrompu, après avoir demandé une photo à l'organisation du Carnaval... Pas fort. A little bit crosseur.

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jeudi 23 septembre 2010

Basta-en-arrache partie 3: Caller la shot

 Il est bien rare qu'un boxeur qui doit perdre dans un combat arrangé soit hissé sur le ring à la fin avec la ceinture du champion entre ses mains. Mais le public lui n'est pas toujours dupe, et la plupart du temps se fait sa propre idée sur l'issue du combat. À ce moment, la victoire morale a beaucoup plus de valeur qu'une victoire arrangée. En politique, tout est affaire de perceptions et le public est l'ultime juge.

Marc Bellemare a non seulement fait bonne figure, a gagné l'appui du public, à part bien sû de quelques lettres habituelles plantées dans les opinions du lecteur, mais une large partie de ses allégations, réfutées au départ comme étant des hallucinations ont été confirmées nottamment par l'un des collecteurs du parti.

Les défenseurs de Charest s'en viennent alors avec une autre défense: c'est bel et bien comme ça que ça marche, il n'y a rien de mal à nommer nos amis, c'était à Bellemare de mieux évaluer sous quelles pressions céder et sous quelles pressions résister, et il était un "novice" en politique. Mais c'est Charest qui lui aurait quand même expliqué "comment ça marche".

Cette explication fumante ne règle pas tout. Pourquoi y-a-t-il eu cette fois au gouvernement, au bureau du premier ministre une employée spécialisée dans le "dispatchage" des jobs aux amis, elle à qui les contributeurs du parti avaient aussi facilement accès. Fava a appellé ça "la machine", soit le système instauré pour remercier avec l'argent du gouvernement, les contributeurs, une sorte de vente aux enchères des postes des plus ou moins mandarins.

Vous avez passé des examens rigoureux pour rentrer dans la fonction publique? Tant pis pour vous, vous auriez mieux fait de donner au Parti Libéral plutôt que de vous forcer à vous montrer compétents...

Et il faut avoir l'estomac solide pour avaler et digérer le fait que la compagnie de construction de Franco Fava ait eu pour 783 millions $ de contrats à Hydro-Québec seulement. Derrière le monsieur chauve qui sacre en pleine commission, des allures de vulgaire petit chef des magouilles politiques qui avec le temps a réussi à devenir un king de la construction de barrages, avec toujours la bonne soumission au bon prix au bon moment... Un vrai castor bricoleur!

Fava jure ne pas connaître ces personnes nommées juges... Il peut très bien dire vrai, il n'avait pas besoin de les connaître. Une "machine" ça fonctionne sans sentiments, c'est programmé pour fonctionner, c'est ça un système, le futur juge qui a donné ou qui connaît des grands contributeurs est un numéro dans la "machine". À la fin il résume le tout à une simple vendetta entre Bellemare et Charest: voilà exactement ce que je dirais à sa place si j'étais aussi impliqué dans ce système qui fait nommer les amis selon le montant de leurs dons et qui aurait enrichi ma compagnie de castors pour plus de trois quarts de milliards de dollars en contrats obtenus...

L'autre aspect qui cause de grandes inquiétudes, c'est le peu de transparence dans le comportement de la procureure du gouvernement du Québec, définitivement hostile à tout témoignage qui corrobore Bellemare. Suzanne Côté pense peut-être se faire un nom en se montrant comme étant une pitbull intraitable, mais son rôle n'est pas du tout pertinent. Dès le départ, on dirait que quelqu'un a voulu s'ajouter des leviers pour écraser Bellemare. Ces leviers, nous les payons, pas pour que la lumière soit faite, ce pourquoi une telle commission devrait être tenue, mais plutôt pour servir Charest et le Parti Libéral.

C'est pas d'hier que les libéraux confondent l'état, l'intérêt public, et leurs intérêts. À suivre...

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Retour de vacances, mes deuxièmes aux États-Unis de l'année... j'ai profité de la force du dollar canadien et mangé de l'autoroute, un tapis de douceur, je sentais ma voiture jouir à filer à vive allure sur les interstates dans les montagnes, les forêts, les villes.

Voici une petite comparaison amusante entre le système Québécois dispendieux (qui selon l'industrie qui s'en occuppe ne coûte pas plus cher mais on voit le résultat), et une interstate dans une zone peu importante du réseau, soit la 91 au Vermont. Plus loin vous entrez au Québec dans les environs de Sherbrooke par la 55, entretenue de manière tiers-mondiste et où il manque un échangeur tout de suite après la poste frontalier, vous avez une intersection sur l'autoroute!


Même les arbres du côté Québécois font pitié. Réseau public versus réseau public, qu'elle est la différence? Respect des normes, de l'entretien rigoureux, corruption. Ne me sortez pas l'argument du climat, le climat ne change pas d'un tout au tout, sur 100 mètres, même que l'hiver dans les cols du Vermont et du New Hampshire est pas mal plus rigoureux que dans la vallée du Saint Laurent.

C'est renversant de constater le nombre de personnes qui parlent au cellulaire à la main ou même tapent des textos au volant, et comme ici, ce ne sont pas ceux qui ont l'air les plus brillants.

Prix de l'essence... environ 70 cents canadien le litre un coup le transfert en litres et la conversion faite. Pour eux c'est deux fois plus cher qu'il y a dix ans et pour nous c'est le prix d'il y a dix ans. La différence: les taxes.

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J'entendais M. Viens de RDI mercredi avant le vote à la Chambre des Communes affirmer que le registre des armes à feu avait été établi suite à la tuerie du College Dawson. Petite erreur! La fusillade, et non la tuerie (il y a eu une victime et un suicide) est survenue en 2006, tandis que le registre a été instauré dans les années 90, après la véritable tuerie, celle de la Polytechnique.

Les conards de la télévision et des autres médias nous tapent sur les nerfs avec leurs allusions hors contexte à ces événements, comme épouvantail argumentaire, visant à avoir une influence sur le public. Je ne suis pas un grand amateur d'armes à feu. Je n'y vois pas d'intérêt. Mais je me souviens que le malade de Dawson avait eu son arme enregistrée à son nom, en toute légalité. Rien dans le registre ne préviendra un malade d'entrer dans un lieu public et d'abattre les gens au hasard. Rien dans le registre ne peut empêcher un fou de se procurer légalement ou illégalement une arme à feu. Faire croire le contraire est une fraude.

Donc, les arguments en faveur du registre, je les rejette du revers de la main, malgré que je ne suis pas complètement contre le principe de régir les armes à feu.

Sauf que d'autres principes sont à examiner. Pourquoi que des honnêtes citoyens vivant en campagne n'auraient-ils pas le droit de posséder une carabine? Parce que le noeud du problème est là... derrière l'enregistrement obligatoire des armes, se cache une pleureuse inconsolable irrationnelle habitant Montréal, qui croit que tous les fermiers qui ont une carabine sont d'éventuels tireurs fous.

Et ça... c'est ma raison d'être plutôt contre le registre. La peine de certaines personnes ne pourra être comblée par 2 milliards $ d'argent presque gaspillé dans un programme inefficace qui ne fera rien pour empêcher le prochain Lortie, Lépine, Fabrikant, et l'autre con au College Dawson. Les médias nous bullshitent avec ces drames et sont complices d'abuser de la peine des proches des victimes en entretenant un grossier mensonge.

jeudi 9 septembre 2010

Slalom à droite à Radio-Canada avec le National Post

J'écoute RDI des fois d'un oeil ou d'une oreille... ces fois ci ça tombe vers 19 h cette semaine...

Dès qu'il est question d'un Colisée à Québec, Radio-Canada et Montréal se lèvent avec une telle "droiture", digne d'une belle chorale libertarienne à rendre ému Glen Beck, au point ou tout a coup Tasha Kheiriddin de l'habituellement "diabolique" journal de droite National Post devient une intervenante invitée crédible qui a la voie ouverte dans l'émission de la très mauvaise animatrice Anne-Marie Dussault a RDI.

On demande l'intervention du privé pour la construction d'une infrastructure, privé qui n'est pas du tout nécessaire pour la construction d'une salle de l'Orchestre Symphonique de Montréal à coups de 270 millions $, 100% public, ni pour le stade Olympique depuis 40 ans. Anne-Marie Dussault ne prend pas 2 émissions 2 jours de suite pour détruire un projet servant la culture, ou de nouveaux gaspillages dans le toit du stade, le quartier des spectacles, un TGV inutile, le transport en commun. Mais un aréna public! À Québec, Sacrilège!

Le gaspillage public en culture est quotidien par centaines de millions. Mais une infrastructure nécessaire, populaire, accessible, grand public, pas pour Québec. Le problème n'est pas du tout le montant... c'est le pourquoi.

Si c'est a Québec... c'est impossible. Tout d'un coup, faut penser au déficit, faut avoir une gestion d'austérité, alors que depuis 2 ans on vante les plans de relance de tous (Obama, Harper, Coalition anti-Harper, Sarko, Brown), et on accuse même le gouvernement conservateur d'avoir retenu de l'argent qui devait être dépensé pour maintenir l'emploi en temps de récession. Virage dans la politique Radio-Canadienne en 24 heures, 60 minutes, si ce n'est qu'en quelques secondes.

Madame Dussault radotait, gloussant ses arguments, pour une 2e journée d'affilée, que les équipes professionelles sont "milliardaires" (1). Oh! La voilà économiste!

La voila inquiète que nous devenions la "Nouvelle Grèce du Nord", sans offrir une réduction de salaire, et de retarder sa retraite.

Pourtant, 16 des 30 amphithéatres de la LNH en Amérique du Nord sont publics. Les autres, le public y a participé aussi, PPP, congé de taxes, on construit des amphithéatres publics depuis l'empire Romain... aujourd'hui on prend conscience rendu a Québec, qu'il faut réinventer la roue, le bouton à quatre troues, le feu... tout dans une théorie unifiée. Le passé n'est plus garant de l'avenir, on dit "désormais". Québec doit s'organiser autrement, parce que les autres qui ont eu leur amphithéatre, stade, salle de concert "c'est pas pareil". Montréal ne quête jamais, l'or coule de la montagne!

Le Colisée de Québec a 61 ans... on nous dit que Calgary en veut un, 25 ans après s'être fait payer des jeux Olympiques et le Saddledome. Ce serait tellement injuste si Québec devait avoir sa part!

J'me suis demandé si tout d'un coup Jeff Fillion deviendrait crédible pour Radio-Canada, s'il pouvait espérer un contrat a "Espace Pirate", le 4e chaîne publique, et des apparitions avec Mme Dussault pour basher les projets de Québec sur RDI, question que l'argent ait ailleurs qu'à Québec, soit Montréal, Vancouver, Winnipeg, Ottawa, Iqualuit... parce que quand c'est dépensé là-bas, c'est toujours mieux.

Allons nous un jour sortir de ces clowneries?

Vous aurez compris que tout ça revient aux conservateurs... même si Ignatieff a promis un Colisée a Québec, que Duceppe le demande, la tempête va sur Harper. La gauche devient droite pure, pour un instant, ça donne l'impression d'avoir eu un gros acide hallucinogène a mon insu dans mon café.

Ça fait 20 ans qu'il aurait du être construit ce foutu amphithéatre.

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Mise à jour: Calgary veut un nouvel Amphithéatre, un 2e en 25 ans... Alors, on rappelle que le Colisée de Québec a 61 ans. Calgary oublie qu'on a payé les Olympiques, dans le temps où il n'y avait pas tant de pétrole là-bas. Emmanuelle Latraverse, dans toute sa mauvaise foi anti-conservatrice, oublie de mentionner dans on reportage que Ignatieff a promis de soutenir financièrement le projet de Québec, elle se sert de la posture des conservateurs pour utiliser les conservateurs de l'ouest contre ceux du Québec, pour que la population du Québec vote pour un autre parti qui soutient le projet dénoncé dans l'ouest?

Pengrowth Saddledome sur wikipedia: http://en.wikipedia.org/wiki/Pengrowth_Saddledome

Pour ce qui est du texte de Boisvert dans La Presse, ce n'est pas seulement un torchon de désinformation, c'est l'oeuvre digne d'un coprophage. Quand Québec demande sa part, c'est du quêtage, quand Montréal demande un 3e toit sur le stade, c'est un mal nécessaire, quand l'OSM pour les riches snobs a besoin d'une salle de luxe, c'est quoi? Le 45 millions des artistes dans la dernière campagne électorale... a-t-il soutenu des quêteux? 8 milliards de péréquation par année, est-ce du quêtage? On sélectionne les quêteux selon des critères qui sont tout sauf objectifs.

La convergence fait que Radio-Canada, société d'état publique qui coûte 1 milliard par année aux contribuables canadiens, est au service du propriétaire des journaux de Power Corporation, la famille Desmarais, les patrons de Boisvert dans La Presse. C'est quand même ironique les leçons de public-privé de la part de ces gens... concurrents de Quebecor, qui veut acheter la franchise pour Québec.

(1) Aucune équipe de la LNH n'est "milliardaire", sauf dans la tête de madame Dussault. Les équipes les plus riches, Toronto, Montréal, New York, Boston, Chicago, représentent 5 équipes sur 30, et leur valeur n'excède pas 500 millions $, pour celle qui vaut le plus, Toronto. Le Canadien de Montréal a été vendu plus cher, parce que la transaction incluait l'amphithéatre. Toutes les données sont publiées chaque année sur Forbes. Un tiers des équipes perdent des millions annuellement.

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