lundi 25 octobre 2010

L'idiocratie

Avez-vous vu le film Idiocracy de Mike Judge? ...du créateur de King of the Hill, Beavis & Butthead, entre-autres... Suite à une recommandation, j'ai cherché et je suis tombé sur ce film petit budget et petite distribution réalisé en 2006, cette semaine. C'est hilarant du début à la fin, je place ça dans ma liste des films-culte.

Synopsis: Un Américain moyen, très moyen, 100 de QI, peu d'ambition, fonctionnaire dans l'armée, sans famille, est cryogénisé pour faire une expérience. Suite à un scandale qui a tassé les créateurs ce cette expérience, Joe congelé avec une prostituée, sont oublés pendant 500 ans avant de décongeler. Ils se réveillent dans une société (une prophétie) où les idiots ont engendré beaucoup d'idiots. Pour faire simple, les idiots se sont tellement reproduits que la société, notre civilisation est en décadence depuis longtemps en 2505, notre américain moyen et Rita la prostituée sont des génies qui sauveront l'humanité devenue trop stupide.

Bien sûr il y a des petits clins d'oeil qui peuvent faire sourciller le droitiste, des allusions à FoxNews (prenons la caricature), aux médias de masse et à la surconsommation (bin oui ça existe, vous et moi parfois achetons des trucs dont on a pas trop de besoin).

Étant plutôt à droite, j'y ai aussi vu de ma perspective, la déchéance que pourrait amener une société où les réformes scolaires font que les cancres ne redoublent plus une année d'étude, où un assisté social peut emprunter à la banque 500 000 $ pour une maison, ou bien se faire payer une fécondation in-vitro par le gouvernement.

Vous trouverez aussi un clin d'oeil aux "créationnistes", vous savez, ces croyants en dieu qui imaginent une préhistoire avec des humains cotoyant des dinosaures. Pour eux, que ça ait ou pas de bon sens importe peu, parce que tout cela a été écrit il y a très longtemps, et vu que c'est écrit ET qu'en plus ça fait longtemps, c'est donc forcément vrai: Voilà comment penser en idiocratie.

 Au temps du 20e siècle, 500 ans avant l'idiocratie, il y avait des dinosaures lorsqu'on a fondé les Nations Unies pour "dénazifier" (U. N. pour "Un-nazified the world" dans la version anglaise, cours d'histoire dans l'idiocratie)

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L'idiocratie, cela peut être la déchéance du modèle Québécois payé par les autres provinces. Cela peut être de toujours taxer les meilleurs pour volontairement engraisser des parasites dans divers programmes créés pour diverses raisons (dont des élections). L'idiocratie, cela peut-être une société où règne l'idéologie du no fault, personne n'est responsable. Les collisions mortelles en automobile produits par des jeunes idiots à la sortie des bars la fin de semaine ne sont que des "accidents" causés par de la "malchance": allez lire les pages Facebook dédiées aux ados qui se tuent et en tuent d'autres sur les routes, voyez l'état de cette génération "textos". L'idiocratie c'est le modèle où la médiocrité est récompensée, où des analphabètes peuvent dire ce qu'ils pensent tous les jours à la radio, voulant rouler en fous librement en Mustang, cellulaire à la main, sans être arrêtés par la police.

Il n'y a pas que du bon dans la droite. Il n'y a pas que du mauvais dans les idées de gauche. Cela n'est pas une révélation.

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Il existe de la "droite bananière" sur cette planète. Habituellement vous pouvez constater des problèmes d'équilibre politique dans les sociétés latines, catholiques. Ces sociétés qui se disent plus "émotives", où le vice n'est pas très mal vu, où tout "péché" se pardonne plus facilement, où le "libre-arbitre" laisse plutôt toute la place à la superstition, le sort, la chance versus la malchance. La relation de ces sociétés avec l'argent est malsaine, l'argent est la source du mal et l'humain n'y est pour rien.

Dans ces pays, soit la droite est rayée de la carte, c'est presque le cas au Québec, c'est le cas en France (le FN sont des ultra-étatistes), ou remplacée souvent par du nationalisme, de l'émotion ethnique.

Prenez la relation de la droite en Italie (Berlusconi) avec les ultra-nationalistes, descendants de Mussolini, ou encore tous les exemples applicables en Amérique latine.

J'aimerais ici une droite rationelle, comme c'est le cas dans les pays anglo-saxons. Nos concitoyens Canadiens Anglais y sont, les Américains, les Britanniques.

J'aimerais croire que Deltell pourra rallier des gens, ou encore constater Maxime Bernier dans la pratique, entouré de cerveaux créatifs, dépassant le stade de la réflexion et des discours. Mais il faut être réaliste, il y a des limites à ce qu'il est possible de faire au Québec. Il y a des discours qu'une bonne partie de l'électorat ne veut pas entendre.

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En fin de semaine avait lieu l'événement du Réseau Liberté Québec auquel j'ai été invité (par Facebook), et auquel j'aurais pu assister. Après une dure semaine de travail (je ne travaille pas à la radio), j'ai décidé de voir ma famille samedi et de sortir marcher dans le vieux Québec avec ma femme dimanche, aller prendre un café dans une brûlerie, manger au resto. J'y crois pas à ces réflexions là... croire à une réflexion c'est comme de croire dans le vent. Il existe ce vent, l'air se brasse et c'est tout... J'ai la même opinion de la "réflexion" de Legault... Arrêtez de penser et faites quelque chose! Branchez-vous, plongez au lieu d'analyser la température de l'eau! L'eau est bonne on l'a tous constaté avec ce sondage CROP encore, jeudi dernier, qui place un parti qui n'existe pas au pouvoir.

Attendons que Radio-Canada et Gesca (Power Corp) donne la permission pour voter pour eux, c'est toujours ça que les Québécois font.

En fin de semaine Jeff Fillion a fait un discours au Réseau Liberté Québec. Celui qui s'est accaparé la création de l'ADQ, les succès conservateurs à Québec, la naissance par clonage de Mario Dumont (il a donc le droit de le tuer médiatiquement), Jeff aurait "inventé" la droite au Québec. Tout cela dans les 10 dernières années! C'est vraiment une tâche colossale! Un tour de force! Imaginez ce que nous serions sans lui... qui à la veille de chaque élection chialait pour ne pas aller voter, même lorsque le CRTC Libéral allait fermer sa station de radio...

Je me suis demandé s'il pouvait plus aider la droite du Québec que ce qu'il a fait jusqu'à maintenant, depuis qu'entre quelques discours méprisants envers l'intellectualisme, les personnes ayant des lunettes et des diplômes, il a "accouché" dans l'effort et la douleur, de Mario Dumont, Josée Verner et de Jeff Plante aussi...

Est-ce que tous ces enfants reconnaissent cette paternité politique? Demandez-leur!

Je me demandais alors en présence d'une foule survoltée qui applaudissait à tout rompre l'ancien roi des ondes de Québec, si ce que certains voulaient n'était pas une idiocratie, une droite bananière d'Amérique latine, tous avec un abonnement payant pour les discours cohérents du chef.

Il ne manquerait plus alors que Stéphane Gendron!


Voilà le conseil des secrétaires d'État en réunion à la Maison Blanche en 2505 (Idiocracy)








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vendredi 22 octobre 2010

Revenir à la maison

Quelques personnes que je connais iront demain à l'événement du Réseau Liberté Québec qui se tient dans la belle et prospère ville de Québec. La formation de ce groupe survient dans la même période où d'autres personnalités comme les Legault, Facal, sont aussi en "réflexion" pour peut-être un jour commencer à penser à faire un parti de droite, centre-droite du nord-ouest, peut-être au sud de l'est.

J'avais été voir il y a 4 ans présenté au cinema Le Clap (salle de cinéma d'auteur, ou étranger de Québec) à l'automne 2006, le documentaire de Johanne Marcotte, encore aujourd'hui un incontournable, "l'Illusion tranquile"... j'ai applaudi le manifeste des lucides en 2005.

Mais après tout ce temps, il me semble que bien peu de chemin a été parcouru, et la formation du Réseau Liberté Québec, comme l'idée qui a fuit dans les médias de "Force Québec" de Legault me donne non seulement une impression de déja vu, mais surtout un arrière-goût de retour à la case départ, une glissade sur le serpent au jeu des serpents et des échelles.

Cela a pris quelques années à L'ADQ d'avoir son premier député, qui a été seul 8 ans à l'Assemblée Nationale. Mario Dumont se faisait traiter par les autres parlementaires, en assemblée, lorsqu'il posait des questions de "jeune trou de cul", par les vieux pourris. Près de 13 ans après l'élection du premier député, l'ADQ se ramasse enfin à l'opposition officielle, dans ce que certains pensent encore une surprise générale, mais cela était plutôt une tendance lourde amorcée près de 5 ans avant. L'ADQ a déçu, sans jamais n'avoir été au pouvoir. Parce que cette opposition n'a pas semblé prête, plusieurs ont "spinné" leurs slogans creux, Charest a déclenché des élections au bon moment (rapellez-vous le 40 milliards de la caisse de dépôt prévu par Dumont) et l'ADQ a été presqu'anéantie. Il y a ensuite eu ces déchirements pas très élégants et aujourd'hui on se ramasse avec ces éclats projetés partout, sans trop de force gravitationelle qui pourrait tenir tout cela ensemble.

L'ADQ ne méritait pas ce sort. Ce n'est pas parce que la plate-forme de 2008 était inégale, imparfaite, qu'il fallait sacrifier cet espoir. Et aujourd'hui Gérard Deltell fait tellement un bon travail qu'il ne mérite pas d'être boudé, rejeté, et de porter le poids de "l'impardonnable erreur" de l'ADQ d'avoir fait un faux départ.

Il sera impossible d'obtenir le pouvoir sans rallier au moins 35% de l'électorat, c'est mathématique, notre système fonctionne ainsi. Il sera impossible de rallier 35 % de l'électorat avec des discours orthodoxes se réclâmant de la plus vraie droite, ou d'un libertarianisme pur et dur. On ne gagne pas des élections qu'en blâmant le parti ministériel sortant. Ça prend toujours un plan et une équipe. Il n'y aura jamais de plan et d'équipe parfaite. Il ne peut qu'y avoir un programme approfondi, une plate-forme électorale mieux rodée, et des candidats mieux choisis, mieux préparés... et surtout une meilleure gestion de campagne capable de controler les crises.

Certains attendent un messie qui nous sauvera tous. Cela n'est jamais arrivé et n'arrivera jamais. Lévesque, Bouchard, Charest, Dumont, ont tour à tour été des "messies temporaires". Le destin d'un messie ici comme ailleurs est d'être crucifié à la fin... après avoir lu le livre, vu le film trois fois, vous devriez le savoir.

Certains veulent embarquer dans une parade où il y a déja plein de monde. Parfois on les entend avec leur discours superficiel, à la radio superficielle. "Cé mort", "personne n'en parle"... Bien sûr, si tout le monde attend qu'il y ait 10 000 personnes dans la parade, il n'y aura jamais de parade! Où sont les leaders? Ceux qui osent prendre la parole pour indiquer qu'il faut plonger, qu'il faudra le faire un jour...

Legault, Dumont, Bouchard, Facal, Marcotte... ceux qui voulaient être chefs à tout prix, qui refusaient les compromis et nous tous qui souhaitons le changement de cap, il existe déja une maison. Refaites la peinture si vous voulez, changez les armoires, ajoutez un solarium... La maison est quand même déja là.

Revenons à la maison, invitez le monde à la maison. Tôt ou tard, il faudra travailler ensemble.


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mercredi 13 octobre 2010

Avoir la tête haute aux Nations Unies


Radio-Canada et l'opposition d'Ottawa fera ses choux gras cette semaine de la défaite Canadienne pour l'obtention d'un siège au Conseil de securité des Nations Unies.

Pour eux, cette "giffle diplomatique", c'est une punition que le Canada mérite d'avoir élu un gouvernement conservateur. Vous devriez comprendre de ça qu'on a perdu quelque chose d'énorme que vous en pouvez pas vous imaginer, que nous sommes des parias, que personne ne nous respecte maintenant, c'est historiquement dramatique, Emmanuelle Latraverse nous le rappellera à chaque heure sur RDI pour notre plus grand bien: la terre aurait arrêté de tourner, cela n'aurait pas été aussi grave. Il ne manque plus qu'un commentaire de Jean Chrétien qui vante sa politique Trudeauiste d'hostilité face aux États-Unis (et amicale pour Cuba), que j'ai entendu à une radio dans un bulletin de nouvelles: comme si Jean Chrétien était un visionnaire respectable.

Quelles sont les valeurs et les principes derrière cette mentalité plutôt tordue d'ajuster nos valeurs et nos principes selon nos interlocuteurs, visant de gagner le concours de popularité "Miss U.N." en se foutant des principes fondateurs des Nations Unies que nous serions supposés chérir: la déclaration universelle des droits de l'homme? La Russie et la Chine, membres permanents au Conseil de sécurité, ayant un droit de veto à ce "conseil des ministres" des Nations Unies, ne respectent en RIEN la déclaration universelle des droits de l'homme. Ont-ils à répondre de leurs actes que ce soit en renvoyant des Coréens du Nord qui fuient se faire tuer chez eux (Chine), ou bien d'envahir et de piller des villes en Géorgie (Russie été 2008)? Non, jamais.


Est-ce que Michael Ignatieff croit qu'un Canada qui a un gouvernement conservateur avec un siège au Conseil de sécurité est mauvais pour le monde?


Le Canada a perdu un concours de popularité devant le "concert des nations", qui entre-autres regroupe des pays voyous en grand nombre, des pays favorisant le terrorisme international, des pays où la femme n'a aucun droit, des pays qui n'ésitent pas à tuer, violer, affamer leur propre population.

Comprenez-vous qu'il est normal que les voyous de ce monde détestent les "boy scouts"?

La France, la Grande Bretagne, et les États-Unis siègent aussi de façon permanente au Conseil de sécurité. Eux, N'ONT PAS à passer au vote du plus gentil et beau pays au tribunal de la bienséance Onusienne. Si c'était le cas, ils ne gagneraient pas plus que le Canada la plupart du temps. Prenons juste récemment la décision de la France d'interdire le voile intégral en public, ce qui automatiquement met à dos un certain nombre de pays musulmans. Est-ce une raison de changer sa politique pour faire plaisir à Mahmoud Ahmadinejad qui régulièrement va livrer un discours-dégobillat aux Nations Unies? J'espère que non.

Une organisation, pas parfaite, mais qui n'a pas perdu son honneur comme les Nations Unies, c'est l'OTAN. C'est l'OTAN qui nous défendra lorsque nous serons menacés, c'est L'OTAN qui agit lorsque les Nations Unies sont paralysées par leurs membres délinquants. Ce sont les Nations Unies qui n'agissent même pas lorsqu'ils sont sur place lors d'un génocide, comme un bain de sang au Rwanda... C'était les Nations Unies qui n'ont pas pu défendre des enclaves qui devaient être protégées en Bosnie (Sarajevo, Sebrenica), qui ont laissé passer les Serbes faire de l'épuration ethnique.

La déclaration du ministre Cannon est parfaitement adaptée.

Qu'il en soit ainsi!

Pendant ce temps, l'Ouganda, la Turquie (qui refuse de reconnaître le génocide arménien), le Mexique (en pleine guerre civille), le Nigeria, et le Gabon siègent temporairement au Conseil de sécurité... Tous des pays reconnus comme étant meilleurs que le Canada...

Si d'être cohérent, de défendre des principes de grande valeur comme le fait très bien le Canada, nuit à sa "popularité" auprès du concert des nations... Qu'il en soit ainsi... c'est justement plus authentique et intègre de ne pas ajuster ses principes en fonction de la perception des autres.

C'est peut-être bien plus un HONNEUR d'avoir perdu ce concours de popularité auprès de ce "concert de nations" ...et je suis pas moins fier de mon pays aujourd'hui, AU CONTRAIRE!

Nous avons tout pour avoir le tête haute devant les autres nations de ce monde.

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Le mois dernier Michael Ignatieff avait déclaré que le Canada ne méritait pas se siège, car selon lui, le Canada n'a pas la bonne orientation depuis que les conservateurs sont au pouvoir. Bien sûr ce genre de propos a pu trouver écho à l'extérieur à un bien mauvais moment: Il y avait donc une division au Canada sur le mérite d'avoir ou non ce siège. Les observateurs toujours aussi indulgents avec les libéraux, avaient alors parlé de "déclaration maladroite" d'Ignatieff. Aujourd'hui après avoir tenu ces propos et peut-être lui-même avoir nuit au rôle du Canada, il va se lever et dire que voilà une démonstration qu'il avait raison?

C'est peut-être de cette manière, qu'a prouve Michael Ignatieff, qu'il mérite pas d'être premier ministre de ce pays. En étant à l'opposition, il a interféré dans le travail que le gouvernement faisait pour obtenir un siège, comme si ce pays lorsqu'il est dirigé par d'autres que lui n'est pas son pays.

Cela fait partie de la campagne de diabolisation des politiques conservatrices menée par des gens qui n'ont jamais eu mieux à présenter.

samedi 9 octobre 2010

La fédération des... femmes?


(ceci est leur version modifiée le 8 octobre SANS l'allusion à la chair à canon)

Ce n'est pas la première fois que la "Fédération des femmes" tombe dans le ridicule en prenant pour cible des femmes. En fait, depuis aussi loin que je puisse me rappeller, la Fédération des femmes même du temps de Françoise David avait la fâcheuse habitude d'attaquer les femmes, les mères, les filles d'abord... pour servir une idéologie, pour mener un autre combat que celui qu'elles seraient supposées mener.

Au début de l'éveil de ma conscience politique, je faisais de la radio étudiante au Cegep, et j'étais à la rédaction du journal... que les financeurs de l'association étudiante trouvaient "trop à droite". Participant aux assemblées et m'étant opposé à une grève étudiante, j'avais trouvé à l'époque que l'association prélevait, à l'aide de la direction du collège, de l'argent aux étudiants pour faire autre chose que de défendre leurs intérêts, la mission de base de l'organisme. Je m'étais rendu compte que le magot servait entre-autres à donner une cotisation à une association d'associations étudiantes qui aussi publiait un journal (qu'on s'amusait à jeter aux poubelles à coups de poignées d'exemplaires). Au bout de la ligne, l'association était téléguidée par une centrale syndicale de travailleurs (à différence des étudiants) qui passaient l'intégral de leur agenda idéologique, c'était programmé comme ça.

Les étudiants payaient pour servir de levier pour plein d'autres causes; les assistés sociaux, les conventions collectives des professeurs (pour être solidaire), la hausse du salaire minimum, la gratuité des services de santé... Les quelques vingt dollars versés par étudiant servaient à presque tout, sauf la mission pour lequel on disait prelever l'argent. La machine bien rodée devait être au service d'un projet de société sans que la société qui paie ces montants, ne soit au courant.

La "Fédération des femmes", c'est un peu la même chose. Elles sont là, avant David, maintenmant Conradi. Une idéologie au-dessus des questions essentielles des femmes. Les assistés sociaux avant les victimes de la prostitution juvénile (sujet sur lequel elles sont restées muettes). Ou bien encore appuyer le port libre de la burqua ici au Québec, drôle de façon de défendre l'émancipation et l'égalité de la femme... Avez-vous déja entendu que la Fédération des femmes défendait les mères qui ne trouvent pas de place en garderies et qui doivent laisser un emploi? Pas moi.

Qui finance la fédération des femmes? Vous et moi. Si vous payez des taxes et des impôts. Pourtant, elles ne remplissent pas la mission pour laquelle l'organisme existe, et pour lequel il est financé, sans trop qu'on ne le sache.

D'ailleurs on dirait que les intérêts réels de la "Fédération" n'est pas la femme moyenne, conjointe, mère, travailleuse, contribuable. Il y a comme un arrière goût d'assisté social, célibataire, en colère contre les hommes de la planète, comploteurs phallocrates responsables de leurs malheurs. Elles semblent surtout extra-terrestres au concret de la vie de la femme hétérosexuelle Québécoise moyenne.

Voilà maintenant que ces bibittes caméléons de politique d'extrême gauche, affirmant représenter les intérêts des femmes du Québec se servent des sentiments de la mère qui a vécu ce qu'il y a de pire, perdre son enfant à la guerre pour passer l'agenda de l'internationale socialiste, le faire avaler de force, profiter de notre insouciance québécoise de tribu qui se sent isolée des conflits d'outre-mer, pour forcer un retrait (qui est annoncé de toute façon) d'Afghanistan.

On pourra prendre ce vidéo, qui n'a pas vraiment jouit d'une diffusion à grande échelle vu qu'il était surtout pour leur site internet, de tous les cotés... il n'y a que de la plus bête bêtise.

Comme je vous le disais... la mission de combat en Afghanistan achève. Le retrait est prévu depuis longtemps, même si plusieurs d'entre nous pouvons nous demander si ça aura servi à quelque chose d'aller là-bas si c'est pour nous retirer avant d'avoir fini, étant donné qu'il reste énormément de travail à faire (travail qui consiste entre-autres à tuer de ces sauvages que sont les talibans).

Deuxiemement, le vidéo original est joué par une comédienne très ordinaire dans un décor blanc cheap, avec le scénario suivant: Son plus vieux est mort, son 2e s'est engagé et est revenu dingue, et la cadette veut y aller (on montre un morceau de haut de bikini... rapport?). C'est comme si les trois étaient dus au même destin, mourir en ce qui est appellé "chair à canon". Pourtant, sur les dizaines de milliers de militaires Canadiens qui ont fait leur tour en Afghanistan, seuls environ 150 ont péri... surtout ceux qui étaient au mauvais moment, au mauvais endroit, avec le billet du mauvais numéro. On est loin de la plage de Dieppe, même de Juno Beach en Normandie.

Troisiemement, l'accessoiriste (c'est probablement la même personne que la caméra-woman FFQ), a mis dans la poche verte du fantassin avec la haut de bikini, une supposé arme d'assaut qui a en réalité la forme d'un AK-47, (Kalachnikov), l'arme de prédilection des talibans, et des guérilléros un peu partout. Le soldat Canadien lui dispose d'un C-7, de Colt, un M-16 américain modifié sous brevet.

Quatrièmement, même en ayant eu un fils mort en Afghanistan, est-ce que ça existerait une mère qui dirait avec autant de conviction qu'elle regrette d'avoir mis au monde ses enfants parce qu'ils ont servi à la guerre? Les mères normales chérissent leur enfant, et toutes les mères qui ont perdu un fils à la guerre, leur fils est leur héros, elles ne regrettent en rien de leur avoir donné la vie, elles regrettent seulement qu'ils aient perdu la vie. Ce scénario plus qu'improbable me fait encore plus croire que les femmes de la "Fédération" ne sont pas du tout animées par une compassion pour les mères, encore moins par des sentiments de mères.

Enfin, qu'est-ce que voulait faire la FFQ avec ce vidéo qui a été tourné à la télé parce qu'il a créé une controverse, pas parce que la FFQ a payé la "publicité" au bout de la ligne?

Étais-ce pour nous convaincre que la FFQ n'a aucun jugement... que ce sont des femmes sans coeur qui manipulent grossièrement? Discréditer pour toujours l'argumentaire dit "pacifiste"? Si c'était ça le but, c'est complètement réussi Mme Conradi.

Pour régler le cas de la "chair à canon"

Revenons sur l'éducation québécoise qui apprend à tous les petits écoliers qu'il fait parti d'un peuple "spécial", mais victime de méchants anglais... Selon la mythologie nationaliste québécoise, nos grands pères ont servi de chair à canon en Europe dans la 2e guerre mondiale. Il fadrais juste rappeller que l'abbattoir à juifs était en marche, que le monde était à feu et à sang, et que de rester chez soi comme s'il ne se passait rien, c'était comme de jouer le jeu des Allemands. Bien sûr les Québécois ont largement voté contre la conscription en 1942, mais ils étaient aussi sous l'influence d'une élite catholique fortement antisémite, en plus que le Québec n'étant pas un pays, faisait partie d'un tout, qui avait lui décidé de s'impliquer. En tant que Québécois dont les deux grands pères ont été mobilisés (un volontaire et un conscrit) et dont les deux ont survécu à cette période noire, je me permets certaines analyses:

1) Le Québec a majoritairement trahi ses cousins Français sous occupation allemande lors du plébiscite de 1942. L'argument était encore que c'était "la guerre des autres".

2) Entre 1942 et 2010, qu'on est encore nombreux au Québec à miser sur le mauvais côté et à croire que nous sommes encore des victimes.

3) Vu que les Québécois étaient plus nombreux à être conscrits après 1942, ils étaient donc moins formés, peu spécialisés, et avaient donc moins de valeur stratégique sur le terrain que des volontaires formés.

L'expression serait peut-être plus pertinente pour commenter la première guerre mondiale, où les soldats mourraient dans les tranchées, la boue, où leurs corps nombreux a fertilisé la terre. Une guerre dont on cherche encore le sens aujourd'hui presque 100 ans plus tard. Encore là, les Canadiens-français ont servi, sacrifice, mais pas plus que les autres, morts par dizaines de millions. La planète ne tourne pas autour de nous.

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Pour terminer, outre le fait que la FFQ a insulté la mémoire des soldats morts pour ce que je crois encore être une bonne cause (notre pays), et craché au visage des mères en deuil... si je fais abstraction de ces aspects révoltants, je dois remercier la "Fédération" pour avoir permis de démontrer une fois de plus que l'extrême gauche ne sert personne ici, que la guerre vient des extrêmistes comme les folles de la FFQ et les talibans. C'est le genre d'événement qu'on ne voit pas venir, mais qui me conforte dans mes positions.

On ne touche pas à nos héros, compris les zéros?

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vendredi 1 octobre 2010

Consultation sur le plan de « mobilité durable » ou sur le plan de « débilité durable »?


Intervention remise dans le cadre des consultations publiques menées par la ville de Québec sur le plan de "mobilité durable", le 30 septembre 2010



Débilité définition


1.grande faiblesse.
2.caractère d'une chose contraire à la raison, au bon sens.
3.(psychologie) débilité mentale : faiblesse des facultés intellectuelles.

Nous assistons avec ces consultations à d'édifiants plaidoyers reflétant clairement des attaques contre les contribuables et leur utilisation de leur véhicule, contre leurs libertés de mouvement. Ceci étalé dans un verbiage, une langue de bois qui donne la nausée, aussi vide que ces nuages pelletés par soit des organismes subventionnés, des employés parasites lobbyistes à notre crochet à nous les contribuables, certains qui sont payés pour venir porter leurs doléances, cela pendant que nous les travailleurs, futures victimes de ces plans de rétrogradation sociétale, n'avons pas tous le temps entre travail, couches, garderie, dodo, de venir prendre une de nos rares journées de congé pour expliquer à nos élus sensés nous représenter ,combien il est inquiétant de voir tous ces vautours comploteurs en action.

Que ce soit contre nos automobiles, contre le nombre de pièces nous pourrons nous permettre dans nos futures maisons, combien petits seront les terrains dont nous devrons nous satisfaire pour voir grandir nos enfants, il y a toujours quelque chose à détruire pour ces grands maîtres de la vertu environnementale. Bien sûr, ces vautours comploteurs ont tous un œil sur les montants qui seront « investis » pour saboter l'avenir de notre ville, comme cela a été fait ailleurs, question d'avoir sa part du gâteau, en contrats et/ou en futures consultations pour les futurs problèmes à régler, créés par des consultations « plantées » comme celles-ci, souvent monopolisées par des extrémistes.

On entend ces exclamations: « Restreindre le stationnement! » « Moratoire! » « Couper des voies de circulation! » « Tramway! » Plusieurs avenues semblent déjà choisies, des plans circulent déjà, au-delà des intérêts de la population de la majorité silencieuse, le mot clef est: RESTRICTIONS.

Mon père a été élevé dans Saint Sauveur. Le progrès qu'il a accompli à force de persévérance dans ses études et dans son travail avec le bond que la société a accompli entre les années 40 et 70, l'a amené à acheter une maison en banlieue pour le confort de sa famille en 1976. Promettre un retour à Saint Sauveur et aux transports collectifs à nos descendants est non seulement un net recul, mais aussi une inéquité intergénérationnelle. Ce n'est que le fantasme d'une infime minorité grano pseudo durable-équitable, c'est une imposture de les laisser parler pour tous. Les théories dites « progressistes » du quotidien Le Soleil servent peut-être très bien l'égo bien-pensant d'une bourgeoisie de Sillery, mais sont hors du système solaire quand à la pratique de la vie de tous les jours de Limoilou, Charlesbourg et de Lac Saint-Charles, trois endroits où j'ai résidé.

Mon épouse, est une immigrante, née en Union Soviétique sous Brejnev. Ses parents ingénieurs n'avaient pas les moyens d'avoir une Lada, dont le prix d'achat était fixé trop haut, parce que l'état communiste improductif n'en avait pas assez. Une famille dont les deux parents travaillaient, avec deux enfants, étaient contraints d'habiter dans un appartement plutôt basique, dans des tours en béton, des logements distribués par l'État. Bien sûr, les apparatchiks eux avaient des maisons et des Volga, voitures avec moteur V8. Nous avons tous vu après la chute de l'URSS les « rouges » devenir verts en surface, tels des melons d'eau. L'idéologie totalitaire, antidémocratique, survit aujourd'hui dans les fantasmes RESTRICTIFS des écologistes qui monopolisent l'espace public, grâce à leurs intérêts idéologiques et beaucoup de temps libres à effectuer de la « sensibilisation ». Aujourd'hui une nouvelle taxe sur l'automobile, moins de stationnements, rendre difficile l'accès au centre ville... Demain, un régime qui contrôlera encore plus nos vies pour le supposé plus grand bien de la nature et d'une classe de privilégiés près du pouvoir.

Oui, nous sommes coupables de faire rouler l'activité économique à l'aide de nos voitures, dans cette société où le parasitisme institutionnel semble de plus en plus prendre le dessus et asphyxiant toujours davantage la mince marge de manœuvre qui reste aux simples citoyens honnêtes et utiles, familles, contributeurs des fonds publics.

Aux décideurs je fais une mise en garde: Si servir le citoyen c'est de lui retirer des services, retirer de sa liberté de choix, en lui faisant toujours payer plus, pour des infrastructures sciemment voulues inadéquates, contraignantes, pour oblige à faire les déplacements dans des paniers à salades comme il y a un siècle, préparez vous à une résistance devant cette dictature en voie d'implantation.

L'étalement urbain est une autre solution douce, avec inconvénients, les fusions de 2002 n'auront qu'aidé à éloigner davantage les familles du centre et ensuite de la première couronne, de plus en plus hostile, inabordable, surtaxée, ennemis à leur épanouissement.

J'imagine très bien des citoyens qui ont décidé de se défendre devant les attaques répétées contre leur niveau de vie, leur confort amplement mérité après avoir payé impôts, taxes, taxes municipales, taxes sur l'essence, immatriculation, taxes de transport en commun sur l'immatriculation, et stationnement. Je suggérerais une fois les dommages faits à notre vies, des recours collectifs à la fois contre les institutions, que contre les organismes d'exaltés subventionnés, ainsi que contre les entreprises qui ont planté des idées pour obtenir des contrats publics lucratifs, influençant le cours des décisions, ce pour perte de jouissance, atteintes aux libertés, perte de temps cumulées et permanentes.

Sur le site de la Ville de Québec, j'ai lu en entête « Se déplacer autrement », ce qui indique déjà une orientation prise...: Non, je ne veux pas me déplacer autrement... et je vous promets que je me déplacerai ailleurs si cela devient impossible au centre-ville de Québec.

L'automobile ne doit pas devenir le privilège des classes supérieures. La dictat de la lutte à l'automobile mené par ces extrémistes antis-liberté doit être anéanti pour le bien public. Les institutions, les dirigeants doivent travailler pour le bien commun, cela implique surtout qu'ils doivent agir de façon éclairée pour la majorité, pas selon une mode du jour quasi-religieuse exprimée dans des médias constamment déconnectés à la sauce de ces théories fumantes. Ce genre de consultation devrait être mis dans le contexte que la majorité des gens n'y a pas accès, n'a pas le temps et/ou la volonté de prendre la parole dans une assemblée publique pour se faire huer, regarder croche, par des ayatollahs de la verdure et des lobbyistes professionnels en mission. Une telle consultation publique ne devrait jamais être une légitimation d'un processus qui passe outre le suffrage universel d'une élection ou d'un référendum, sur une question aussi importante que la dérive idéologique totalitaire d'une dé-démocratisation des transports individuels. Parce qu'au delà des discours creux remplis de belle phrases pour la vertu environnementale, c'est bien de cela dont il est question ici aujourd'hui.

NON au « Boulevard vert »
Oui, peut-être un tramway
Jamais au détriment de la liberté de choix des citoyens.

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