mardi 30 novembre 2010

Application biaisée de la "nétiquette" sur le contrôle des commentaires sur Radio-Canada.ca

Mme Julie Miville-Dechêne, Ombudsman,
Société Radio-Canada

Objet: Application biaisée de la "nétiquette" sur le contrôle des commentaires au bas des nouvelles de Radio-Canada.ca

Occasionellement en furetant sur le site des nouvelles de Radio-Canada.ca je lis au bas de page les "commentaires" que chaque usager peut laisser. Parfois on peut y lire des choses renversantes, thèses conspirationistes anti-américaines, racisme anti-canadien anglais, anglophobie, des explications douteuses sur des actes criminels, cela peut parfois pousser à vouloir intervenir soi-même pour y apporter un autre point de vue, rectifier des faits, ou seulement montrer son indignation.

J'ai donc un compte créé sur le site de Radio-Canada.ca, "Brouilleur", enregistré il y a quelques mois avec lequel seulement une dizaine d'interventions ont été publiées depuis le mois de mai de cette année. Je dois vous dire qu'habituellement j'évite de passer aux commentaires tellement c'est souvent désolant, sauf que hier soir tard, j'ai fait 2 exceptions, qui se sont révélées des démonstrations d'un phénomène plutôt inquiétant de mon point de vue chez des employés de Radio-Canada, dont on ne connaît pas le nom mais qui jouissent d'un pouvoir de contrôle des opinions sous le prétexte d'une "nétiquette". En vérifiant cette "nétiquette", assez restrictive, rigoureuse, qui prete à beaucoup d'interprétations, je me rends compte que son application varie beaucoup dans la plage de l'interprétation selon la position politique/idéologique qui est émise par le membre.

Hier soir (nuit de dimanche 28 novembre au 29 novembre), j'ai envoyé 2 interventions. Les autres fois, j'avais l'habitude de copier-coller mon intervention dans un "Notepad" de Windows pour garder une copie au cas où mon intervention ne serait pas publiée où au cas qu'elle serait modifiée pour comparer... Mais hier, je ne l'ai pas fait. J'avais confiance qu'on ne trouverait pas de prétexte dans la "nétiquette" pour empêcher la publication de mes interventions.

Nouvelle #1

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2010/11/24/016-xmcanada-sirius-fusion.shtml

Un membre intervient au bas de la nouvelle et se demande pourquoi des gens paient pour un service qui est gratuit ailleurs.

Mon intervention apporte une explication:

On peut payer parce que l'on aime pas la radio conventionelle reglementée au Canada qui compte 65% de musique francophone dans les stations francophones, quotas imposé par une mesure que je juge digne des totalitarismes nationalistes.

Vu qu'il est tard, je vérifie le lendemain dans l'après-midi (lundi 29 septembre) pour voir si mon intervention est bel et bien publiée... Surprise, elle ne l'est pas. J'arrive donc à la conclusion que je ne peux pas remettre en question une mesure de l'état, même avec des arguments rationnels et posés, dans un français correct. Je ne peux donc pas contester l'idée de "protéger" une langue et de restreindre le choix aux auditeurs... Je ne peux donc pas répondre à la question que l'autre usager se posait. Ce n'est pas la bonne réponse selon le censeur payé par mes taxes et impôts de Radio-Canada. Il y a donc les bonnes et les mauvaises opinions, violation directe de ma liberté d'expression garantie par la Charte canadienne des droits et libertés, violation qui ne se justifie pas par le moindre abus de ma part, grossièreté, ou autre comportement non-acceptable.

Nouvelle #2

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/11/28/007-wikileaks-new-york-times-monde.shtml

Là je savais que ce serait plus difficile compte tenu de certaines positions éditoriales à Radio-Canada. Mon intervention a porté sur la remise en question du bien fondé de la publication d'informations secrètes des diplomaties de nos gouvernements occidentaux. Surtout que cette fois, n'importe quel internaute peut révéler les cartes que nos gouvernements ont en main, les analyses et pensées de nos diplomates, directement aux gouvernements voyous qui nous causent des soucis.

J'ai affirmé que "n'importe quel idiot" pouvait maintenant avec un ordinateur, "intervenir dans la paix ou la guerre entre les pays", et que cette situation était très déplorable. Bien sûr, ma position tranche avec celles qui dominent dans les commentaires des usagers de Radio-Canada.ca et qui eux sont "permises" par les modérateurs de Radio-Canada.ca.

Encore une fois, je n'ai émis aucune grossièreté ou insulte directe à d'autres usagers. Le terme "idiot" semble permis pour décrire les gens comme moi, des gens de Québec, des gens des régions, des gens qui votent conservateur, des gens qui veulent une voiture plutôt que le transport en commun, des gens qui croient que la démocratie et l'économie de marché sont ce qu'il y a de mieux à servir à l'humanité. Décrire comme "idiot", le fait de publier des informations qui mettent en relief par exemple les demandes faites aux États-Unis par l'Arabie Saoudite d'attaquer l'Iran, sans en analyser les conséquences et le bien fondé... cela ne passe pas pour le "modérateur" de Radio-Canada.ca.

Je crois qu'il est possible de verifier ce qui est accepté ou refusé par les modérateurs... cela est normalement conservé quelque part. Moi-même je modère des commentaires sur mon blog et les messages que je juge offensants sont conservés.

Je pourrais vous citer d'autres exemples, j'aurais pu garder copie de mes interventions refusées. Je pourrais essayer et vous monter un dossier. Vous pourriez aussi envoyer ma plainte au patron des censeurs appelés "modérateurs"... Mais je crains que cela sera inutile parce que cela ne changera rien. Je suis convancu même que les employés de Radio-Canada aujourd'hui sont clairement sélectionnés en fonction d'endosser la politique éditoriale de Radio-Canada, un état dans l'état, une société d'état qui sert les intérêts d'entreprises privées telles que Gesca/Power Corporation. Inutile de vous rappeler que pendant que l'on "salue" la publication de notes diplomatiques sur Wikileaks, Radio-Canada est une société d'état opaque digne de la Corée du Nord, qui va en cour pour empêcher la publication d'infiormations sur la façon dont sont dépensés les milliards de l'argent des contribuables que ce soit dans des émissions de variété ou dans les comptes de dépenses dorés des hauts dirigeants. Ironique...

À mon avis, il ne devrait pas avoir autant de place pour les commentaires sur Radio-Canada.ca, car en fait, il y a souvent plus de place que pour la nouvelle elle-même. Ces commentaires n'ont pas le sérieux, le recherche, la rigueur d'une nouvelle réalisée par un professionnel de l'information. Ces commentaires sont superflus dans le rôle actuel de Radio-Canada, à défaut d'un tri impartial basé sur des règles rigoureuses aussi simples que possible.

Je vous remercie à l'avance de votre attention.

lundi 15 novembre 2010

Je ne suis pas leur ami

La définition large d'amis aujoud'hui par les réseaux sociaux tels que Facebook peut amener de nombreux malentendus. Un de ces malentendus est que mon blog est publié sur le site "République de Bananes", aux côtés de drôles de personnages. On nous identifie tous à droite, on nous met dans le même panier... donc, nous serions "amis".

La droite Québécoise est en pleine réflexion (on pense longtemps, parfois faut agir). D'un côté on a des nationalistes lucides qui pourraient se joindre au mouvement encore imaginaire de François Legault, et peut-être Joseph Facal, un homme presque trop brillant, dans ce Québec qui n'aime pas les intellectuels, soit lorsqu'ils ne disent pas ce que l'on veut entendre, lorsqu'ils ne sont pas pour la gratuité universelle de la société des loisirs ou tout arrive sans effort, comme une retraite après n'avoir pas vraiment travaillé.

D'un autre côté vous avez le Réseau Liberté Québec, avec Éric Duhaime qui a solidement répondu au tribunal de Tout le monde en parle, version plateau de Montréal. Solidement, mais quand même sur une défensive, étant en territoire hostile. Réjean Parent qui fuit le débat en direct devant Éric Duhaime à LCN... mais Éric invite Jeff Fillion à son événement de Québec, comme une bonne dose de populisme (bin oui ça existe) dans une réflexion intellectuelle qui se veut sérieuse... une sorte de hot dog moutarde dans un restaurant 4 services. Les hot dogs, c'est bien bon une fois de temps en temps, devant un match de hockey ou de baseball; pas au parlementaire, ce n'est pas à sa place.

Encore, il reste un autre groupe, ceux qui se réclâment de la "vraie droite", plus que les autres.

Personellement, après avoir défendu les attaques surnoises de La Presse et de Radio-Canada contre Jeff Plante, de l'avoir soutenu dans une campagne à l'ADQ où les idées devaient vraiment se brasser, je trouve dans ses amis Facebook et des co-auteurs (avec qui je n'ai aucun lien) sur "République de bananes", des gens qui condamnent la contraception et dénoncent "le meurtre de millions de foetus".

Depuis quelques semaines je me pince, j'y crois même pas... j'hallucine.

Plein d'idées, scusez le terme, "à chier", aussi arrièrées que la burqua, comme que les mères devraient rester à la maison avec leur rouleau à pâte... à laver des couches et écouter les feux de l'amour en préparant de bonnes tartes, mmm... la nostalgie des bonnes tartes. Des intervenants sur ce même blog critiquent la position adéquiste de Gérard Deltell qui veut plus d'importance à l'anglais à l'école... Je me suis surpris à intervenir et à avoir à convaincre des gens que c'est important l'anglais, avant de me faire traiter de "francophobe", "d'idiot de Québec" qui "comprend pas" (les bebittes dans la tête des nationalistes unilingues du grand Montréal, qui se pensent plus cultivés avec leurs préjugés en ne sortant jamais de leur coin de pays).

Un intervenant m'a même dit que l'anglais était une "compétence inutile". Vous trouvez pas que ça sent le péquiste déçu parce qu'un peu trop proche du MNLQ?

Ils partent d'une opinion très valable, soit la remise en question du cours d'ECR, pour nous amener ailleurs. Ça fait penser à la personne un peu légère qui ouvre la porte aux témoins de jéhovah, qui habillées en vendeurs d'assurances itinérants d'une porte à l'autre, abordent les gens sur des thématiques qui les rejoignent comme les difficultés économiques, les guerres dans le monde, et au bout, ils ont la solution à tout par dieu + 10% de vos revenus. Il ne faut juste pas les accepter, ne pas traiter avec eux. Refermons la porte.

La semaine dernière encore, Jeff me relaie par Facebook un texte d'un auteur pas très identifié, un hystérique contre l'avortement, et un autre lien... Une dame qui dénonce la contraception. Il y a quelques semaines, par automatisme je ne sais pas, un texte qui reprenait la position du pape sur la contraception en Afrique (ce qui est selon moi un crime contre l'humanité). Heureusement, ce dernier semble avoir été enlevé.

Jeff Plante se défend de vouloir faire des débats. Il relaie des positions qui ne seraient pas nécessairement les siennes, pour susciter le débat... sur quoi? On peut débattre de la nécessité d'exterminer la juifs tant qu'à y être... si tout débat devient valable... Non, non et non! Il porte atteinte à sa crédibilité et hypothèque un peu plus son avenir politique en fournissant maintenant de vraies armes à ses adversaires qui seront utilisés contre lui, et cette fois il sera indéfendable.

Ce serait ça, ces vrais débats, la "vraie droite"? On va prendre ce qu'il y a de plus idiot de la droite, des marginaux, comme pourquoi pas des gens qui croient que les dinosaures ont cotoyé les humains? Débattons-en? Un complot scientifique pour nous éloigner de dieu a fabriqué des preuves qui invalident la Genèse. Ça alors!

Bravo pour la crédibilité de la droite québécoise! On aurait alors réussi à fédérer les freaks et créer un sanctuaire où les idées les plus condamnables sont maintenant acceptables au nom de la démocratie. Vous savez, l'Allemagne de l'Est dont on ne pouvait pas sortir sans prendre le risque d'être fusillé s'enorgueillait du nom de "République démocratique Allemande" (Deutsche Demokratische Republik) et il existe aussi la République Démocratique du Congo où la démocratie est toujours aussi un mot utilisé à tort et à travers.

La ligne est mince avant des positions racistes lorsqu'on prône la réduction de l'immigration... Surtout qu'il n'y a pas de ligne de conduite ni de fil conducteur. Qu'est-ce que je fais parmi ces blogs sur "République de bananes"? Est-ce une recette pour l'établissement d'une réelle république de bananes?

J'ai déja écrit ici sur la comparaison entre la droite anglo-saxonne et celle des pays majoritairement catholiques (cela s'applique aussi aux orthodoxes). On aime bien avec nos deux petites dimensions dire que les Américains ont une droite conservatrice morale forte, pourtant l'avortement est y est permis depuis les années '70. Là nous avons des pseudo-libertariens qui veulent que l'état intervienne par-dessus les droits individuels des femmes... Tout cela ressemble bien plus à un néo-fascisme que des débats cohérents.


Voici le vidéo d'un homme fâché que des imbéciles pro-vie aient insulté sa femme qui doit subir une intervention dans une clinique parce que son bébé est mort.

Pendant qu'on se bat (depuis des années) pour faire comprendre que la droite c'est pas nécessairement ces réciteurs de chapelets qui manifestent contre l'avortement et insultent des femmes qui vivent un drame, en face des cliniques, ou bien des chemises brunes d'Adrien Arcand... La droite dont je fais partie n'accepte pas l'argumentaire, ni la présence des bérêts blancs séniles marchant à leurs côtés. J'ai autant en commun avec eux qu'avec Françoise David et Alexa Conradi.

Ce n'est pas vrai que tous les débats méritent d'être tenus. La terre est une boule, on en débattra pas. Les dinosaures ont disparu il y a 65 millions d'années... même si la bible dit que la monde a été créé pas mal après. On ne reculera pas pour discuter avec des gens pour qui ça ne vaut pas la peine. On ne discute pas avec Mahmoud Ahmadinejad du droit d'Israël d'exister. On ne marchande pas combien Pyongyang a le droit de tuer de millions de ses habitants. Ce sont des évidences.

République de Bananes porte bien son nom, et je sais d'où il vient ce nom (et cette idée de drapeau). Au cours de mes années de blogueur et quelques fois à la radio, j'ai dénoncé les forces qui voulaient amener le Québec à devenir une république de bananes, elles sont identifiables tant à gauche qu'à droite. La droite d'Amérique latine, d'italie (Berlusconi fraternisant avec les néo-fascistes), les nostalgiques du régime franquiste en Espagne, ils ont toujours accouché de monstres hybrides entre l'oligarchie, le libre-marché, l'interventionnisme étatique fort dans la vie des citoyens, l'autoritarisme, le despotisme.

J'vais y aller dans un autre sens; même Stephen Harper et George Bush, des épouvantails de droite dressés par les extrêmistes de gauche, ont accédé au pouvoir en prenant le soin de faire le ménage, continuellement dans leur entourage, les vieux monstres dans les enclos... Pour ne pas que des intrus indéfendables viennent saboter tout le reste. Un député conservateur de l'ouest ne pourrait pas être vu participant à une manifestation où l'on brûle et piétine le drapeau du Québec, il serait renvoyé.

Peut-être qu'un parti néo-bérêt blanc rejoindrait 0,7% du vote à une élection... ils ont le droit d'exister, le droit de faire un coucours d'inepties... Il y a déja le Parti de la Démocratie Chrétienne (rien à voir avec les Chrétiens démocrates en Europe), le Parti Nul,  le Parti de la réforme financière, Affiliation Québec, et le très connu mais pas si populaire Bloc Pot. Mais tout ça c'est sans moi et sans la moindre complaisance de ma part.

J'ai été dur avec Jeff Fillion et son niveau populiste... mais il ne peut pas causer autant de mal avec ses incohérences et des maladresses qui ne sont pas toujours de mauvaise foi, que des créationnistes, des personnes contre l'usage de la contraception (qui veulent que l'on se reproduise comme des lapins question "d'Africaniser la planète"), et des nationalistes qui veulent qu'on enseigne le cantonnais au lieu de l'anglais.

Donc... pour ces raisons, j'officiallise le retrait de mon appui à Jeff Plante qui se cherche désespérément des "amis", au point d'en avoir des douteux. Je suis grandement déçu parce que son discours il y a quelques années n'allait pas du tout dans ce sens, et je crains qu'il utilise ces "débats" pour se trouver une niche bien confortable dans la marge, qui gère l'estrade très très loin dans les gradins. Je ne veux pas faire partie de cette "fédération" de blogueurs, quitte à avoir de mon côté moins d'amis, surtout moins de lecteurs. Je prends le pari que mes convictions personnelles, mon intégrité, n'ont pas de prix et que je ne peux pas continuer d'écrire sur mon blog comme si tout allait bien, pour ma propre crédibilité, s'il est mis aux côtés de ces extrêmistes non crédibles.

Je ne fais que ce que je demande à la gaugauche: regardez avec qui vous militez, manifestez, agissez, au G20, au Sommet des Amériques, ou dans les manifestations pour ce qu'ils appellent "la paix". C'est inconcevable de se dire pour la paix et d'être aux côtés de supporters du Hezbollah, brandissant le drapeau avec le AK-47 dessus. On ne peut pas à la fois être contre la casse, déplorer les actes de vandalisme, et faire partie de la même manifestation sans dénoncer les voyous.

Je ne peux pas accepter d'être aux côtés de "Québec-vie" et de "Ralliement identitaire" en particulier. Cela m'horripile. Jean-Francois Plante, que j'estimais et estime encore assez intelligent, avec qui j'ai longuement discuté ces dernières semaines, doit choisir ces amis. C'est moi ou eux, et c'est son problème s'il choisi eux dans son calcul politique.

J'invite d'autres membres de République de Bananes à forcer Jeff Plante à faire ce même choix, question pour eux aussi de ne pas se faire mettre un bérêt blanc contre leur gré, un bonnet d'âne, donner raison à nos détracteurs.

Je compte sur votre jugement, mais vous faites bien ce que vous voulez.

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Ma position sur l'avortement: http://philbelanger.blogspot.com/2010/03/la-demagogie-de-la-gauche-sur-la.html


Si je devais disparaître de République de Bananes, updatez vos liens avec la réelle adresse de mon blog: http://philbelanger.blogspot.com et joignez-vous à la page Facebook de mon blog qui publie régulièrement des liens et decourts commentaires: http://www.facebook.com/pages/Brouilleur-dondes/221981437115

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mardi 9 novembre 2010

George Bush a encore raison

C'était encore une fois troublant de voir les amis de Radio-Canada avec Michel C. Auger commenter l'entrevue accordée par le président George W. Bush à NBC hier, dans le contexte du lancement de sa très attendue auto-biographie, aujourd'hui. Ils se demandaient... mais il n'a pas de remords? Comme s'il devait en avoir...

Je me fais un honneur de ne cacher à personne, partout où je vais, où j'entends des commentaires habituels, à rappeler qu'il y existe une minorité Canadienne, encore plus petite au Québec, de gens qui supportent les politiques de ce président mal aimé. Être plus nombreux à croire et répéter les mêmes choses ne donne pas nécessairement raison sur le fond.

Un des "crimes" que l'on reproche au président qui a du réagir aux attaques du 11 septembre 2001 c'est d'avoir permis ce qui est appelé "la torture" par Radio-Canada, dans une définition plutôt large. Peu de gens iront s'informer à savoir ce qui a été en réalité utilisé comme "torture" contre des fanatiques islamistes comme Khalid Cheikh Mohammed par la CIA dans la guerre au terrorisme.

Lorsque la majorité des gens parlent de la torture qu'a fait les États-Unis, il pensent à des électrocutions, des brûlures, des coupures, des coups. 

Cette "torture" qu'a admis avoir permise George W. Bush, à l'encontre des juristes conseillers à la Maison blanche est la "simulation de noyade" (waterboarding). On fait croire dans un bain qui se rempli à la personne qu'elle va se noyer si elle ne collabore pas, l'eau montera... Finalement, la CIA n'a noyé personne. Khalid le jihadiste n'a été que mouillé, besoin d'une serviette?

On a souvent dit à Radio-Canada que Omar Khadr avait été victime de torture à Guantanamo. Des informations ont courues en 2004-2005 que les militaires Américains faisaient écouter du Metallica dans les hauts-parleurs à ces hommes qui souhaitent trouver quelques dizaines de vierges à déflorer après leur mort. Quel était le volume du son? Quel album de Metallica jouait? (j'ai préféré le Black Album) Pour me torturer personellement, fadrais mettre du Céline Dion. Vous pensez pas que l'Adisq fait, dans une définition "large", de la torture en imposant 65% de francophone à la radio?

Omar a été sauvé par les Américains, lorsqu'il a été trouvé il allait mourir au bout de ses blessures. Le premier à l'avoir traité sur le terrain, était le collègue de l'infrmier que Omar a tué avec une grenade. Il a été soigné et nourri, mieux que des Américains et des Canadiens. On lui a donné des cours, il a été à l'école pendant son séjour à Guantanamo... sa famille qui aurait souhaité le voir mourir en martyr comme son père n'a pas eu à débourser un sou. On raconte très peu cette réalité.

Il y aurait donc pour les détracteurs de Bush, un idéal possible, où sans "waterboarding", seulement qu'en offrant un doux café, on pourrait tirer les vers du nez d'un fanatique terroriste, pour prévenir des attentats en préparation. Moi j'y crois pas. Si on pouvait sauver les centaines de morts des attentats de Madrid ou de Londres en "mouillant" un barbu, qui avait bien besoin d'un bain après avoir été tiré de sa grotte... je ne vois pas le problème.

Il y aurait donc pour les détracteurs de Bush, une solution dite "diplomatique" à tous les problèmes. C'est sans compter 15 ans d'échecs diplomatiques avec l'Irak de Saddam Hussein... effacés de nos mémoires collectives, même de ceux qui ont la responsabilité de nous informer. Oubliés les dizaines de fois où les inspecteurs de l'ONU ont été chassés d'Irak lorsqu'ils trouvaient des pistes menant aux armes de destruction massives. Oubliés ces missiles scuds tombés sur Tel Aviv, Haifa, Koweit City. Oubliées ces images satellites pourtant diffusées au monde entier, de convois militaires en chemin pour la Syrie en janvier 2003 pendant que la France de la "diplomatie de DeVillepin" tentait de gagner du temps par tous les moyens pour "l'ami Saddam".

Bush ne regrette pas d'avoir fait l'invasion de l'Irak en 2003 en écrivant ses mémoires. Tout comme Tony Blair, on a pas oublié la nécessité de destituer Saddam Hussein responsable de centaines de milliers de morts avant l'invasion. On trouve encore des charniers. Si on a un peu de mémoire on se souvent des kurdes gazés par Ali le chimique aussi.

Non... le président n'a pas à s'excuser aux légers, naifs, déconnectés, qui regardent les fragments d'événements, de nouvelles, et qui croient qu'il devrait le faire. A-t-on aussi oublié que plus de 60% des Américains étaient en faveur de cette invasion en Irak? Est-ce que les choses difficiles ne doivent pas être faites?

Michel C. Auger à Radio-Canada dit avec un faciès contrarié que l'on tente de "réhabiliter" George W. Bush. Comme si les condamnations à son endroit avaient un jour bel et bien été fondées... George Bush est mon ami Facebook, comme 576 340 autres personnes et son auto-biographie "Decision points" sera certainement très intéressante.
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Photo en haut: George W. Bush est dans une école de Floride un matin de septembre 2001, tout vient de basculer, on lui apprend.

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