samedi 26 mars 2011

Délire vert : chapître sur le nucléaire

La ministre Normandeau déclare "qu'elle a la centrale Gentilly à l'oeil"... c'est ce que l'on appelle de la simulation d'intérêt. Si la ministre démontrait scientifiquement l'inutilité de s'en faire pour un tsunami sur Bécancour, la totale invraisemblance d'un accident majeur à la centrale, les journalistes, tous scientifiquement inaptes en feraient une nouvelle cible et l'opposition comme les groupies environnementaux subventionnés demanderaient sa tête. Il faut donc se plier à la volonté des ignorants, des peureux imbéciles, des nonistes, sinon c'est la guillotine politique.

À défaut de n'avoir rien à faire parce que Gentilly 2 est déja sécuritaire, il faut montrer que l'on se préoccupe, que l'on fait quelque chose, même si ce n'est que déplacer de l'air, pelleter des nuages. Or, c'est un autre dossier qui traine dans le gouvernement libéral de Charest, c'est bien la réfection de la centrale Gentilly 2, prévue depuis quelques temps, et c'est dossier dans lequel les démagogues environnementeurs ont pris position: démanteler la centrale, "sortir le Québec du nucléaire" comme ils disent.

La centrale de Fukushima est bien plus vieille, et bien plus grosse que Gentilly 2. Elle a selon toute vraisemblance été négligée par les autorités japonaises. Des risques ont été ignorés, dans ce pays qui a donné le nom à une catastrophe, tellement cela est arrivé souvent dans l'histoire, le tsunami. Pour l'exemple de la saine supervision du public, de l'état, sur une technologie très capricieuse et dangereuse si négligée, opérée par une entreprise privée... on repassera pour l'idéologie libertarienne. Cela dit, un état corrompu n'est pas mieux pour la sécurité que des entreprises privées insouciantes.

Avec le désastre japonais, la chancelière Allemande Angela Merkel a été plus loin. La raison de ce besoin de simuler davantage de l'intérêt sécuritaire sur des questions de peurologie, sont purement électoralistes. Dans l'électorat des plus civilisés des pays, le nucléaire est vu comme une sorte de magie noire, c'est comme si l'on jouait à croiser les effluves lors d'une chasse aux fantômes, c'est mal.

Pauline Marois nous a montré cette semaine qu'elle n'aura jamaisce qu'il faut pour diriger, et le premier ministre Jean Charest a bien fait rire, lui qui a dit en l'apercevant aux côtés d'Amir Khadir de Quebec Solitaire, que "les positions de Pauline Marois se sont Khadirisées"...

Le problème, c'est qu'en embarquant dans le jeu, de simuler une action, de brasser de l'air, tout en se donnant une importance dans le processus, Pauline Marois qui n'a rien d'une scientifique... c'est que l'on donne raison aux idiots. Ils n'ont pas raison de s'affoler, ils n'auraient pas raison de démoniser les décideurs sur la question du nucléaire, mais on montre qu'ils ont raison de s'en faire, en ne se foutant pas des fausses peurs que les gens se font lorsqu'ils ne connaissent pas ce dont il est question. D-É-M-A-G-O-G-I-E !

Les médias qui se nourrissent de ces fausses peurs, parce qu'ils en ont de besoin pour garder l'idiot appeuré et captif, donnent beaucoup de temps d'antenne aux peurologues professionnels, environnementalistes, habituellement pas scientifiquement qualifiés, parce que la seule science dont il est question ici c'est de peurologie.

Prenons André Bélisle militant démagogue reconnu au Québec chez les environnementeurs barbus, avec son ton de voix de chef syndical, fort et nasillard. On est loin d'un expert scientifique, c'est un ancien monteur de lignes chez Hydro Québec qui, selon la légende, se serait rendu dans le "grand nord" pêcher dans un lac en 1974, et en serait revenu bredouille, parce que les pluies acides l'ont tué. Depuis, nous savons bien que toute faune aquatique est disparue du territoire québécois et que le loisir de la pêche appartient au passé...

L'autre "expert" peurologue des médias, c'est Steven Guilbeault d'Équiterre qui est un théologien. Il n'est donc pas trop loin de sa spécialité, avec ce délire vert instauré en religion, il est prêt à faire la messe. Les croyances et la peur dominent le débat, il ne reste rien pour les arguments rationnels et les faits.

Il en est de même pour le débat du gaz de schiste... en fait, c'est de tout ce qui touche l'environnement. Si vous n'êtes pas du "bon côté", c'est que vous êtes payés par l'industrie, vous êtes des vendus, qui veulent vendre la planète pour s'enrichir et laisser aux enfants l'apocalypse climatique et radioactif.

Au moins, cette fois, je n'ai pas trouvé quelqu'un dans les médias qui a affirmé que les tremblements de terre et les tsunamis étaient causés par le réchauffement de la planète...


Pour Gentilly, il en coûtera 2 milliards $ pour la réfection de la centrale, ou bien il en coûtera 2 milliards pour le démantèlement. Dans une des 2 options, le 2 milliards $ produira de l'électricité... dans l'autre option, il restera un terrain vague et du chômage. A-t-on vraiment le choix?

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L'heure de la terre, et l'heure de se taire...

Aujourd'hui en ce jour de l'heure de la terre, Radio-Canada fait sa publicité religieuse (le maire de Saguenay devrait s'en inspirer) et filtre les commentaires qui ne sont pas en accord avec cette action débile, cette version moderne du "flashage de lumières" collectif instauré par l'Heure JMP dans le Québec déprimé des années '90.




Ça c'était vraiment mauvais...

J'ai eu beau envoyer mon message 3 fois suite à cette nouvelle... il n'a jamais été permis par le modérateur, grassement payé et protégé par mes taxes et impôts. Le voici:

Pour une 4e année d'affilée, à l'heure de la terre, j'allume tout, pour dénoncer ce DÉLIRE VERT oppressant rempli de conformisme malsain, de POLITIQUEMENT CORRECT, et pour soutenir la démocratie, l'économie de marché, et la production d'énergie pour le progrès de l'humanité.

J'encouragerai mes enfants à DÉSOBÉIR aux leçons de leurs professeurs bien pensants adeptes de la religion de GAÏA: ce sera bien plus instructif pour eux.

Comme le disait si bien mon père, qui ne voulait pas faire de moi un MOUTON suiveux sans esprit critique: Si ton ami se jette dans la riviere... vas-tu le suivre?

S'il saute, il faut appeller les secours!

Ce soir j'allume TOUT @ 20h30

Cela en dit long sur l'infiltration surnoise des environnementeurs, leur contrôle sur les médias, et de leur respect pour la liberté d'expression. En parlant plus, répandant le virus de l'esprit critique, peut-être que l'an prochain, en ce samedi soir de fin mars, on pourrait leur envoyer un gros doigt d'honneur, les pointer, tels les "zombies intellectuels" qu'ils sont.

Les 364 autres jours de l'année, je récupère mon plastique et le papier, je vais porter mes bouteilles et cannettes consignées (Aimez-vous jeter 10$ dans les poubelles par mois? Pas moi), je ferme la lumière quand j'en ai plus de besoin (je n'aime pas lorsqu'il y a trop d'éclairage, comme les foutus néons de plafond au bureau) et je lave mon linge à l'eau froide... Parce que c'est normal, et que je n'aime pas le gaspillage, mais je n'ai aucunement l'intention de réévaluer mes besoins à la baisse ni de faire le moindre sacrifice. S'il manque d'électricité... qu'on en fasse plus!

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dimanche 13 mars 2011

Kadhafi ne devrait plus être là depuis longtemps

Les événements depuis le début de l'année 2011, cette trainée de poudre dans le monde arabe change la face du monde et aura des répercussions sur les relations économiques et diplomatiques des décennies à venir de nos gouvernements occidentaux avec ces sociétés qui causent souvent des maux de tête dans les relations internationales. À l'origine, l'abus de pouvoir d'un état policier corrompu sur un jeune commercant qui tentait de gagner sa vie dans une misère relative avec un diplôme en poche, et son suicide horrible par immolation.

Quelques semaines plus tard, la Tunisie et l'Égypte ont changé de régime dans la tourmente. Le Yémen vascille, l'Arabie Saoudite réprime violemment des manifestations, Bahrein annule son Grand Prix de Formule 1, et la Libye est en pleine guerre civile, bien que plusieurs ont mis du temps à le reconnaître. Entre-temps, le Hezbollah a pris le pouvoir au Liban de façon constitutionelle.

Les sueurs froides de toutes ces instabilités se répercutent évidemment sur le prix de l'or noir qui bondit, toujours dans un contexte de spéculation folle et d'un marché où l'offre est contrôlée en grande partie par l'organisation de l'OPEP.

Faut-il s'inquiéter? Oui et non.

Ces événements mettent en lumière les faiblesses de l'occident, des manques de rigueur à suivre des principes fondamentaux dans la réalisation d'alliances douteuses avec des dirigeants pas du tout recommendables. Prenons le cas du "duce" italien Sylvio Berlusconi qui a eu comme meilleurs amis Hosni Moubarak, Mouhammar Kadhafi et Vladimir Poutine. Pendant que l'occident indique la porte de sortie à Moubarak, Berlusconi regrette, indigné, d'une sorte de trahison à l'égard de celui que des manifestants au Caire ont qualifié de "pharaon".

Berlusconi représente bien à lui seul une mauvaise figure de l'Occident dans le monde Arabe, des alliances malsaines: C'est pas lui qu'on a entendu le plus demander de la retenue des autorités sur les manifestants. Les manifestations sanglantes ont tué des centaines de personnes, et au comble de l'horreur, sombrant rapidement dans la guerre civile, les défenseurs du régime Kadhafi ont assassiné des dizaines de témoins gênants blessés qui reposaient dans des hopitaux à Tripoli, à quelques centaines de kilomètres de mer d'un pays du G7 membre de l'OTAN.

Le 26 février, Berlusconi lâche finalement Kadhafi, parce "qu'il ne contrôle plus la situation en Libye". Ce qui est bien avec les salauds, c'est qu'ils sont aussi salauds avec leurs amis.

Les autres incapables de réagir une fois de plus conséquemment à leurs paroles et principes, incapables de défendre la démocratie, la liberté d'expression comme il se devrait, regardent les événements dépasser leurs positions. Et là je n'ai pas parlé de l'idée pourrie de réhabiliter Kadhafi en Occident, un dirigeant fou qui a lui-même commandé l'opération terroriste sur un avion civil rempli de voyageurs qui volait au-dessus de l'Écosse, en 1988. Comment ce monstre pouvait-il avoir des amis en Occident? Comment a-t-il pu être reçu à l'Élysée à peine vingt ans plus tard comme si nous avions le droit d'oublier?

Le colonel mégalomane avait voulu installer sa tente à Terre-Neuve (1) en septembre 2009 au retour d'un discours qu'il avait eu le droit de prononcer (photo) dans cette honte qu'est devenue l'Assemblée des Nations Unies à New York et d'un passage au Venezuela chez un autre fou qui appuie des fous et qui entretien des liens étroits avec la Russie Poutinienne, Hugo Chavez.

Ce triomphe de Kadhafi survenait dans les semaines qui ont suivi la libération par "compassion" d'un coupable de l'attentat de Lockerbie, et son accueil très chaud à Tripoli. Les adeptes de la compassion facile avaient gobé des preuves fabriquées par des médecins Libyens qui révélaient que Al-Megrahi en prison en Écosse, n'avait que pour 3 mois à vivre. Deux ans plus tard, il est bien portant. Comment est-ce qu'un responsable de la mort de 270 personnes puisse être libéré parce qu'il va crever d'un faux cancer? ...et même s'il avait été vraiment malade, pourquoi cela n'aurait pas été bien qu'il meure en prison comme cela était prévu? Les adeptes de la compassion facile sont impayables!


L'attentat de Lockerbie n'était pas le seul acte terroriste réalisé par les Libyens: Attentats a l'aéroport de Vienne et contre l'aéroport de Rome (19 morts, 140 blessés, le 27 décembre 1985), attentat à une discothèque de Berlin fréquentée par des américains (3 morts, 229 blessés, le 5 avril 1986), et soutien aux groupes terroristes d'extrême gauche de la Faction Armée Rouge en Allemagne de l'Ouest et les Brigades rouges en italie. Le 15 avril 1986, c'en est assez, le président Ronald Reagan fait attaquer la Libye dans l'Opération El Dorado Canyon... c'est déja la guerre au terrorisme.


Mais pourquoi donc Kadhafi est encore debout en mars 2011?

Heureusement, cette semaine le président français Sarkozy a osé un pari qui ouvre la voie à un rétablissement de l'honneur; la France reconnaît la légitimité des rebelles, un coup de poignard diplomatique justifié dans le régime Kadhafi, alors que les troupes du colonel gagnent du terrain sur ces rebelles qui luttent en sachant très bien qu'une défaite de leur part signifie leur mort certaine.

Le président Américain hésite toujours, se défile surtout, encore une fois. Comment l'Occident va pouvoir gagner de la respectabilité aux yeux des Arabes si Kadhafi réussissait à écraser la rébellion? En plus d'avoir perdu la face à avoir tenté de réhabiliter un vampire, on aura perdu la face en trahissant ceux qui voulaient s'en débarasser. Comment pourrons nous affirmer que l'on défend nos principes si Kadhafi reste et élimine son opposition? Est-ce que nous allons finir par arrêter de trahir ceux qui aspirent à plus de liberté dans ces pays hostiles?

La meilleure façon de d'alimenter l'hostilité islamiste, ceux qui souhaitent et travaillent à la déstabilisation de l'Occident par le terrorisme, c'est de ne pas offrir d'alternative fiable aux peuples entre les islamistes sanguinaires et les dictateurs sanguinaires.

La face du monde change, mais la face des lâches reste la même.


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Première photo; Le colonel Kadhafi aime bien se déguiser. On le reçoit un peu partout, mais personne ne lui dit qu'il a l'air d'un véritable clown. Parce que c'est un clown qui a tué.

(1) Lien de Radio-Canada, notez en bas de l'article, les interventions toujours si éclairées des imbéciles qui trop souvent contrôlent la tribune sur Radio-Canada.ca: Un anti-conservateur Québécois "Marcobel" de Gatineau, dénonce que les conservateurs de Harper manquent d'ouverture en refusent l'accès à Kadhafi, et termine en écrivant... "débarassez-nous des conservateurs"... Quelle idiotie... qui a donc eu raison Marcobel?


Envoyé par Marcobel
29 septembre 2009 à 11 h 09 HAE
Encore une fois, je pense que les conservateurs ont réussi de belle façon à manquer une occasion de marquer des points sur la scène internationale. Je pense que Khadafi a fait renoncé à la violence et qu'il a fait ce qu'il avait à faire. Mais Cannon s'est senti obligé de porter le chapeau de l'anglosphere et de jouer les gros bras avec Khadafi. Belle façon d'exercer une influence positive dans le monde. Seigneur!! Délivrez-nous des conservateurs!!
Envoyé par IVANAMARO
29 septembre 2009 à 09 h 45 HAE
les gens son pas poli enver les liders qui sont pas a la solde de Washington...

 Seules deux choses sont infinies, l'univers et la stupidité de l'homme. Et je ne suis pas certain de la première. 
-Albert Einstein.
citation seules deux choses sont infinies l'univers et la stupidite de l'homme. et encore je ne suis pas sur de la premiere seules deux choses sont infinies l'univers et la stupidite de l'homme. et encore je ne suis pas sur de la premiere
citation seules deux choses sont infinies l'univers et la stupidite de l'homme. et encore je ne suis pas sur de la premiere

lundi 7 mars 2011

Le préféré de Radio-Canada

Ce n'est jamais pour rien que Radio-Canada, La Presse, Gesca, utilisent des argumentaires dits "de droite" ou des portes-parole identifiés au "grand capital". Le dossier de l'amphithéatre suscite beaucoup de prises de positions, souvent superficielles, quelques fois plus approfondies, que l'on se retrouve d'un côté ou de l'autre, en faveur ou en défaveur d'un tel projet.

Cependant, des questions restent sans réponse parmi les "hostiles" au projet. Lorsque l'on cherche un peu, on se rend compte que de drôles d'alliances, tout sauf naturelles, sont commises.

À l'émission 24 heures en 60 minutes de RDI avec Anne-Marie Dussault déja à la fin de l'été dernier, on invitait la columniste du National Post Tasha Kheirriddin, pour s'en prendre au projet de Québec, de remplacer un édifice public couteux en entretien, et desuet vieux de 62 ans, par un moderne, eco-energetique, dont la gestion sera faite au privé.

J'évoquais sur mon blog le 9 septembre dernier qu'il était pour le moins suspect que l'opinion du National Post soit pour une fois importante sur les ondes de la Société Radio-Canada. On a revu quelques fois Mme Kherriddin, mais on l'a finalement remplacée par un porte parole plus Montréalais, plus acceptable, un jeune chargé de cours des HEC, Pierre-Yves McSween, identifié ailleurs sur le net comme "Peter McSween" et en 2007 comme candidat du Parti Vert dans Verdun.

Ici vous trouvez Monsieur McSween toujours dans La Presse le 12 avril 2010, dénonçant le fait que l'on aime pas payer trop cher son vin à la SAQ, comme cause directe des listes d'attente dans les hôpitaux. C'est drôle mais, comme discours anti-étatique, on a vu mieux... à moins que ses réelles motivations ne soient pas là.

Cela ne s'arrête pas là, Pierre-Yves McSween a même participé à une émission de Joël Lebigot (le gros barbu gauchiste qui traite les américains de gros gorets) à la radio de Radio-Canada le 25 septembre, animateur connu pour son mépris de tout ce qui est hors du plateau Mont Royal.

Pourquoi je réagis à Pierre McSween? Parce qu'un libertarien "pur et dur" a voulu me faire la leçon avec un texte encore dans La Presse, du chargé de cours des HEC, dénonçant le "deal" entre la Ville de Québec et Pierre-Karl Péladeau. Une prise de position dans laquelle il affirme que la part de la Ville de Québec est directement financée dans la dette, vu que la dette ville de Québec ne la diminuera pas, et qu'on ne baissera donc pas les taxes. Ah bon, merci de me le rapeller, vu que j'avais pas compris!

Bien sûr, Pierre-Yves McSween n'est pas là pour dénoncer les dépassements de coûts en infrastructures dans la région de Montréal, la salle de l'OSM, le métro de Laval, l'explosion des coûts de Turcot (et le retard des travaux) pour favoriser le projet le plus coûteux possible et le moins efficace possible pour un échangeur névralgique. Il n'est toujours pas là pour dénoncer que la pseudo-équité salariale a été directement financée par la dette du Québec au coût total de 5 amphithéatres, une pure dilapidation d'argent public qui ne répondait pas à une réelle inéquité pour les travailleuses, ce qui s'est traduit par une augmentation de salaire rétroactive dépensée en piscines, voitures et voyages dans le sud par des employés de l'état, que l'on sait trop nombreux.

Le problème budgétaire du Québec n'en est pas un d'immobilisations, c'est plutôt les programmes trop nombreux, mal gérés, et une protection outrancière des employés de l'état, par un fonds de pension de type ponzi, et de généreuses conventions collectives comprenant une garantie d'emploi à vie.

Pour Pierre-Yves McSween, lorsque le Québec manque de revenus, il faut le taxer plus, pourchasser les méchants qui essaient de payer moins. Lorsque dans son texte, il sort sa flûte pour "charmer le serpent" libertarien obstiné et noniste, c'est seulement qu'une basse ruse politique.

Construire ou non un amphithéatre public à Québec est un choix politique. S'y opposer comme le fait Pierre-Yves McSween n'est rien qu'une autre option politique, peut-importe les mécanismes argumentatifs que l'on utilise pour rationnaliser ce choix.

De plus, lorsqu'il soutient qu'après un bail de 25 ans avec Quebecor, il ne restera qu'un "éléphant blanc", le chevelu et imberbe blanc bec ajoute l'ingrédient de la mauvaise foi grossière à son discours: Que fera la ville de Québec avec un Colisée construit en 1949, tombant en ruines en 2040, date prévue de la fin du bail dans le nouveau Colisée? Pourquoi pour le bien de tous et de l'intelligence de chacun, refuser de répondre à cette question?


M. McSween croit certainement à la politique pour arriver à ses fins, à preuve, il s'est présenté sous la bannière du parti vert à l'élection générale du 26 mars 2007. (résultats de la circonscription de verdun, élection générale du 26 mars 2007).

Est-ce que Pierre-Yves McSween est toujours "vert"?

Enlevons le dossier de l'amphithéatre émotif de part et d'autres... c'est plus profond que ça le problème. Allons voir la crédibilité du porte parole, de sa cohérence en général: S'il tient tant à ce que le Québec se paie de bons services, comment sera-t-il possible de le faire sans exploiter le gaz de schiste, sans exploiter notre potentiel minier, et en laissant enfouit le gisement de pétrole Old Harry et tout le potentiel de l'île d'Anticosti?

Pierre-Yves McSween déplore le "faible niveau de littéracie financière des Québécois", un fait assez établi que je ne conteste pas, pour s'opposer à un projet d'immobilisations de quelques centaines de millions, une goutte d'eau dans l'océan, un risque limité. Qu'en est-il de sa cohérence financière patentée, qui devrait expliquer le lien entre ses options politiques visant à saboter toute exploitation de nos ressources naturelles tout en dispensant de couteux services de santé et de programmes sociaux universels?

Parce que confondre programmes et immobilisations, c'est en quelque sorte faire preuve d'un "faible niveau de littéracie financière"... Lorsqu'on a un MBA, on devrait être habilité à faire la différence, non?

Les gens honnêtes disent toute la vérité, et ne cachent pas les intentions qui motivent leurs choix. Sinon on est qu'un vulgaire politicien manipulateur sans âme et opportuniste comme les autres.


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