vendredi 17 juin 2011

Manipuler l'information

Pourquoi pas le taser?

Il était impossible la semaine dernière faire dire à une journaliste de Radio-Canada le mot "taser".

J'ai du écrire à Catherine Kovacs de Radio-Canada suite à son reportage la bavure policière qui a tué 2 personnes un matin au centre-ville de Montréal:

J'ai été stupéfait en regardant votre reportage ce soir, de constater que vous avez encore une fois joué le jeu de l'idéologie en OMETTANT de spécifier que cette intervention policière aurait pu être faite avec un fusil à décharge électrique, type "Taser"... mais à Radio Canada, vous aimez donner du carburant aux "amateurs de complots" qui manifestent avec en tête que ça amuse les policiers de tirer sur des gens.
J'ai comparé votre travail avec celui de TVA sur la question... dommage, mais vous avez passé à coté. Je suis convaincu que vous avez délibérément omis de parler du "taser" parce que cela ne cadre pas dans votre vision personnelle, et celle de votre employeur (que je finance).
Que cela vous plaise ou non, le taser aurait sauvé 2 vies hier et ce n'est pas parce que vous avez délibérément omis de le dire que c'est moins vrai.

Bavure policière... ça implique que c'est une erreur. On peut faire une bavure de bonne foi. Faire une manifestation contre la brutalité policière au lendemain, c'est pas juste de la démagogie, de l'exagération, du mensonge... c'est complètement déconnecté et dangereux. Les policiers qui ont tiré sont marqués à vie, il n'était pas de leur intention de tuer. Les petits cons anarchistes de Montréal sont bien contents que les journalistes à Radio-Canada et ailleurs ne savent pas faire la différence entre bavure et brutalité. Eux demandent que des policiers qui se sont fait agresser dans l'affaire Villanueva, aient en prison, alors qu'on sait tous qu'un membre de gang d'un repris de justice en liberté illégale a tenté de prendre l'arme de service d'une policière... On a du tirer. C'était une bavure, pas un acte criminel.

Toujours est-il que Mme Kovacs, journaliste d'expérience, m'a répondu:
(...) Par contre, vous me prêtez de fausses intentions sur le Taser, c'est votre droit.  Simplement vous rappeler que la police de Montréal n'a pas cru bon en détenir davantage suite aux incidents de Vancouver et nos reportages qui ont démontré que certains Tasers n'étaient pas au point et pouvaient tuer.
Quelle erreur de jugement! J'arrive pas à comprendre qu'elle m'a répondu ça, lorsqu'on parle de 2 morts par balles... dont un passant. Elle pense que ça fait quoi des balles de 9mm dans la tête et le thorax? (Le SPVM utilise des Walther P99 comme arme de service).

Je ne pouvais pas être plus satisfait de sa réponse déconcertante... elle me donne raison, et me permet même de dire que si le SPVM n'a pas assez de "Tasers", c'est parce que Radio-Canada a tout fait pour en décourager l'achat et l'utilisation. Donc... le manque de jugement de Radio-Canada avec les pressions qu'ils font sur nos politiciens qui ne se tiennent pas debout, cause maintenant des morts.

L'incident de Vancouver, c'est l'histoire de ce voyageur polonais qui n'a pas voulu se calmer entouré de 4 agents de sécurité à l'aéroport. Il n'avait pas d'armes... et les 4 agents ont été trop paresseux pour le maîtriser "à bras". Ils l'ont plutôt regardé gigoter, en se demandant s'il fallait envoyer d'autres décharges. Peut-être que ces agents mériteraient un sévère blâme... mais pas l'appareil en substitut d'arme à feu.

L'argument évoqué par certains experts est que le taser a un coût, et la formation qui va avec aussi. Il y a quand même un truc qui me chicotte. Si c'est cher, c'est bien parce qu'on l'a décidé par nos normes parfois trop élevées, qui servent souvent à de la création d'emplois dans la fonction publique.

Des appareils de ce type se vendent librement aux États-Unis, on peut le trouver sur internet pour moins de 500 $ et a été inventé en 1972. Attention... je n'ai jamais voulu dire que j'étais d'accord à ce que tous les enfants du voisinage puissent en avoir un. C'est un peu trop bien adapté pour le vol de dépanneur, vols de sacoches par exemple, et oui il reste qu'il y a un risque.

Mais pour maîtriser un fucké qui pointe un couteau... rien de mieux. Si n'importe quelle grand mère peut en acheter un pour sa protection, le mettre dans sa sacoche, si n'importe quel agent de sécurité aux États-Unis peut en utiliser un... Pourquoi pas la police ici?

Protéger le bio

Plusieurs journalistes avaient de grosses réticences à inclure dans leurs articles et reportages que la souche de l'infection à la nouvelle bactérie E-Coli résistante en Allemagne qui a tué près de 40 personnes, est une ferme bio. Le bio est très à la mode, surtout chez les bourgeois-bohèmes qui n'ont pas étudié les sciences exactes, comme les journalistes.

En Europe, L'Express et Le Figaro ont bel et bien collé l'étiquette "bio" à  l'épidémie d'Escherichia coli, bien sûr, une fois qu'il a été scientifiquement confirmé l'origine de la contamination. Ici... ça a été un peu plus "filtré".

On a comme une image en tête de l'harmonie de la nature, des abeilles qui sourient en butinant dans un pré sauvage, cette douce brise qui fait pencher les pousses dans le champ, lorsqu'on parle de bio. Tout le contraire de ces usines agroalimentaires qui cherchent à maximiser le profit... ces maudits profits.

L'industrie alimentaire moderne a tous les torts... on sort même des livres en grandes pompes (promotion intensive dans des médias complaisants) qui disent même cette industrie diabolique veut notre mort car elle nous empoisonne. Tu parles d'un plan foireux! Après avoir empoisonné tout le monde, il y aurait plus d'industrie... juste des abeilles mutantes!

Une réalité, c'est que l'industrie alimentaire moderne est plus sûre que le bio. Personnellement l'idée de mordre dans une pomme avec un ver qui fortille dedans me rendrait fou. S'il a été établi qu'il devait avoir des normes moins bio, c'est à la suite de centaines, même de milliers d'années d'essais et d'erreurs, d'apprentissages et de perfectionnement de l'agriculture. Le bio c'est plutôt l'image d'une nature, de l'harmonie avec Gaïa. Je veux des aliments sûrs, où la vache n'a pas chié directement sur ma laitue, pour qu'elle soit comestible.

Là c'est le bio qui a empoisonné des gens, et d'une façon assez spectaculaire.

En cherchant un peu, j'ai trouvé en lien à tout ça l'essai "Peurs vertes morts noires" qui parle du délire écolo qui tue. Ce livre explique pourquoi et comment les phobies que les écologistes diffusent dans toutes les sociétés occidentales ont des conséquences meurtrières.

On y note d'ailleurs les conséquences de la phobie du nucléaire civil pour le développement économique mondial, les effets de la diabolisation des biotechnologies agricoles sur l’alimentation, les risques importants liés aux produits dits "biologiques", est-ce la fin du rêve du pré en harmonie près de la "forêt verte"?




***

Lien intéressant: Des disciples du bio reviennent au lait non-pasteurisé, même s'il n'y a AUCUN bénéfice, et qu'il y a des risques. http://www.voanews.com/english/news/usa/Unpasteurized-Milk-Gains-Support-Despite-Risks-124044934.html

jeudi 9 juin 2011

Observations motivées

Après une pause d'un mois sur le blogue, suite à une campagne électorale stressante, là-dessus j'ai été près de 2 semaines en Europe de l'est à découvrir plus en profondeur une région où je développe un profond attachement (j'en parlerai dans un texte prochainement)... Je me réveille aujourd'hui avec toute une surprise: Richard Martineau parle de mon blogue dans sa chronique de ce matin, portant sur la saga de l'amphithéatre. En fait, il me cite sur ce que j'ai écrit sur le sujet en février dernier.

Cela me flatte, et j'accepterai bien sûr avec plaisir les nouveaux lecteurs que cela m'amènera, car être cité par Richard Martineau, c'est une publicité nationale que je n'aurais pas pu me permettre, pour ce blogue qui me sert essentiellement pour publier mes idées, mes observations, mais surtout que je considère un peu comme une machine à lancer des bouteilles à la mer. Mes détracteurs m'accusent de servir les intérêts capitalistes (comme Bouchard qui travaille pour l'Association Pétrolière et Gazière qui est bousculé par Amir Khadir), mais ils doivent se dire que si j'étais de gauche, cela serait probablement plus facile pour moi d'obtenir de la reconnaissance, et... de l'argent. Je dois constater que je suis quand même lu. Cela me motive aussi, parce que le temps que j'y consacre doit être pris ailleurs, et que le temps est une denrée plus rare que l'on pense.

Par contre cela est arrivé quelques fois, que des gens que j'ai déjà choqué, se mettent à fourmiller, et à écrire des messages aux détenteurs du micro ou de la plume, comme cela m'est arrivé lorsque j'ai défendu mes points à CHRC en 2005 (feu Rémy D'Anjou ne l'avait pas pris, nous avions un malentendu entre nous), ou dans l'émission de Jeff Fillion en 2007-2008. Ils envoient des messages pour "informer" que je suis un "crisse de fou", un "dangereux"...

J'espère ne jamais leur donner raison. D'ailleurs c'est un peu cette façon malsaine que les gens ont d'argumenter par exagération grossière. J'y pensais encore lors que je constatais depuis la campagne fédérale tous ces énervés qui décrivent Stephen Harper comme un "maudit fou", un "dangereux"... Je le lisais sur les derniers tweets de Jean Martin Aussant, députe péquiste démissionnaire. Pourquoi vous criez au loup comme ça? Qu'allez vous faire lorsqu'il y aura un vrai loup et que l'on ne vous croira plus?

Oui le Colisée c'est un truc Québec - Montréal. C'est un dossier passionné d'aristocrates contre populace. Et il y a aussi un clivage âgiste, ceux qui ont tout eu et endetté le Québec, qui ne veulent pas payer les taxes pour ça, alors qu'ils ont rien payé de leur vie car ils ont tout eu du gouvernement, des contribuables, comme Denis De Belleval qui cumule 5 pensions*.


Denis De Belleval

Non... ne lancez pas de tomates à Denis De Belleval... Il veut seulement se venger, bloquer, se satisfaire, démolir, retarder. Juste ça. Ne lui lancez pas de tomates, ne le menacez pas comme certains l'ont fait sur internet, de toute façon, Cathy Senay de Radio-Canada va prendre ça et nous le montrer en victime de sauvages jeunes hommes en colère parce qu'ils veulent voir du sang sur la glace d'un Colisée neuf, payé à même ce qu'on aurait pu donner à Radio-Canada (Cathy Senay Reportage du 8 juin).

La seule chose que je vous autorise à faire à Denis De Belleval... c'est d'avoir l'air bête avec lui, ou genre faire signe de la tête "Non" en le regardant. On invective pas les gens pour rien... c'est quand même pas un criminel. C'est juste un vieux monsieur déplaisant, comme il y en a dans toutes les rues. Vous savez celui qui ne voulait pas que l'on joue au hockey dans le fond de notre rue en cul-de-sac, qui stationnait son auto pour nous en empêcher. Le vieux monsieur qui passait sa tondeuse le samedi matin à 10 heures, qui brûle des branches pendant que l'on mange sur le patio... oui, c'est le déplaisant.

Rappelez-vous que Richard Martineau s'est déja plaint qu'il s'est fait cracher dessus par un "X" enragé à Québec dans le temps. Lorsqu'il a dit ça, j'en doutais... aujourd'hui beaucoup moins. Ça ce sont des voies de faits. Pas fort.

Si nous sommes dans une assemblée publique ou Denis De Belleval est présent, c'est normal de le huer comme un Éric Lindros, ou Kerry Fraser... Mais voyez-vous Kerry Fraser souhaite le retour des Nordiques à Québec, on ne peut pas en dire autant de De Belleval. Moi j'ai pardonné à Kerry Fraser qui apparaît comme un chic type... ça aussi on ne peut pas en dire autant de De Belleval.

J'ai exécré l'administration municipale L'Allier - De Belleval... ils ont géré la ville selon leurs goûts personnels et le hockey est parti de Québec. Ils étaient un petit club serré ensemble, qui se suivent aujourd'hui, qui veulent se mêler de ce que l'on décide longtemps après leur départ, tels des belles-mères déplaisantes. L'ancien DG, l'ancien président de la Commission de la Capitale Nationale, l'ancien dirigeant du RTC, l'ancien maire, l'ancien sous contractant pour le RTC Alain Miville De Chêne... Louise Beaudoin qui connaît bien M. De Belleval... Des dinosaures qui refusent de disparaître. Combien de fois Mme Beaudoin a démissionné?

Le système est aussi générationnel. Les pensions de tous ces gens là sont généreuses... les rentiers boomers ont eu et ont ce que ma génération n'aura jamais.

On a les factures, les charges... mais pas d'amphithéatre.

Même un social démocrate ou médiocrate de mon âge devrait s'insurger contre cette injustice intergénérationelle.

Changeons de sujet...

***

Pas touche aux vaches sacrées

Non, je ne parlerai pas des artistes vaches-sacrées, versus le sport pour l'amphithéatre... D'ailleurs, je suis un grand consommateur de culture, je fréquente les musées, cinémas et salles de spectacles. Je n'aime pas être obligé de payer pour le 58e album d'Éric Lapointe, ou des navets de Nathalie Petrowski présentés au cinéma.

J'aime la culture, peut-être plus que ceux qui croient que c'est bien de produire de la merde sans compter l'argent que le salarié moyen a durement gagné avant d'en donner une partie au gouvernement. Je m'égare...

D'autres qui se considèrent vaches sacrées, c'est une partie des "autochtones", ceux qui croient qu'ils sont au-dessus de tout et qu'il est normal de se faire vivre par l'économie de "l'homme blanc".

Il y a quelques années le journal des lock-outés du Journal de Québec à l'époque le Médiamatin (vraiment meilleur que ce que les lock-outés du Journal de Montréal ont fait), avait fait une série d'articles sur ces hurons qui coupaient à blanc des terrains en bordures de lac en PLEIN PARC NATIONAL DE CONSERVATION. Pourquoi? Parce qu'ils ne sont pas soumis aux lois de "l'homme blanc".

Pourquoi là? Parce que le poisson était préservé par les quotas, et qu'eux en ont pas de quotas, parce qu'il y a des animaux à chasser en quantité, parce que dans cette zone il n'y a pas de chasse.

Ça c'est un filet amérindien pour pêcher le saumon dans la rivière.
Ça m'écoeure. Vous et moi allons dans le Parc de la Jacques Cartier, un endroit magnifique, payons nos droits, et en camping on a pas le droit de ramasser les brindilles dans le sous-bois pour s'allumer un feu. Eux ils coupent et se font des chalets énormes, parce qu'ils sont nés autochtones... comme s'ils étaient des élus.

En Côte Nord cette semaine, la tribu de Pessamit veut bloquer la 138, la seule route, parce qu'ils sont contre le Plan Nord. Ils deviennent toujours pour après qu'ils aient reçu des centaines de millions, en menaçant nos autorités. Ça s'appelle de l'extorsion.

En Côte Nord cette semaine, dans une autre réserve, cette fois dans le secteur de La Romaine, la tribu de Ekuanitshit veulent continuer de faire de la pêche au saumon dans la rivière là où le saumon est en train de disparaître. Au chef Jean Charles Pietacho, un journaliste lui a demandé pourquoi? Sa réponse: parce qu'on a pas à demander la permission à l'homme blanc. Leur pêche en est une de "subsistance" ils disent... ils font ça en mettant des filets dans la rivière.

Comme un ado idiot qui veut juste provoquer.

Pourquoi pas faire sauter un lac pour y prendre le poisson? On le sait, c'est un grand chef Mic Mac qui a inventé le C4!

***

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*Source FM93

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