samedi 30 juillet 2011

Les mauvais parents

Un papa plein d'avenir
C'est un grand tabou. C'est le jugement ultime que l'on peut faire sur la vie de quelqu'un... et nous vivons dans une société qui déteste le jugement, parce qu'on a vraiment peur de se faire juger. Se sait-on incompétents?

Pas besoin d'être parfait pour juger, en autant que l'on se juge soit-même. Celui qui ne se juge pas risque de se noyer dans le ridicule. On juge parce qu'on veut améliorer, dénoncer, des choses... et parfois pour aider...

Si personne ne juge, nous courons à notre perte. Et parfois pour provoquer l'examen de conscience, il faut choquer, et crier un tabou haut et fort.

Les mauvais parents ne sont pas seulement ceux qui battent leurs enfants, leur crient après à coups de "tabarnaks" et de "christ"... ou des alcooliques indomptables qui oublient parfois, souvent, volontairement, leurs responsabilités.

Les mauvais parents ne sont pas seulement des mères qui font de l'inceste psychologique en embrassant à tout bout de champ leur fils d'âge scolaire sur la bouche... ou engraissent leurs enfants à coups de douzaines de hot dogs, kilos de frites-poutine, pour qu'ils soient obèses comme des lutteurs sumo.

Non, ce n'est pas que ça... Les mauvais parents peuvent être seulement des niaiseux. Ils peuvent être ceux qui vont soutenir leur enfant même lorsqu'il aura tort. Ils vont éviter de faire la leçon. Des gens qui n'ont pas eu beaucoup de jugeote, et qui à cause de ce fait, ne pourront pas beaucoup en transmettre à leurs enfants, qui, s'ils sont chanceux en trouveront ailleurs en cours de route. Ces parents sont d'ailleurs les premiers à détester que quelqu'un juge quelque chose quelque part.

N'y a-t-il pas pire hypocrite que celui qui dit ne pas juger? ...il juge bien celui qui juge en premier!

Ça va de soi, qu'un bon parent tente de forger un futur bon citoyen... Plusieurs auront tout fait ce qu'il est possible de faire, et n'y arriveront pas.

Quelqu'un m'a signalé un reportage de la station régionale TVA de Rimouski diffusé vendredi le 29 juillet.

Une mère de Matane ne comprend pas pourquoi on ne veut pas donner le diplôme d'études collégiales à son fils qui a ÉCHOUÉ l'épreuve uniforme de français, une condition MINIMALE en français pour TOUS les étudiants du Québec.

"Pôve'p'tit pit" qui se fait défendre par maman qui en mène large, à la télé widescreen... ne peut pas aller de l'avant avec son diplôme, parce qu'il ne rejoint pas LES CONDITIONS MINIMALES. Il doit donc refaire l'examen et le passer. C'est pas assez clair?

Madame en question et fiston...
Mais dans quel genre de monde évoluent ces gens?


On a même INVENTÉ au Québec l'école où les élèves ne pouvaient pas "doubler". On a aussi donné des consignes aux enseignants de ne pas donner de notes ZÉRO, même si un travail vaut ZÉRO. Et malgré tout ça, celui qui échoue au bout de la ligne veut encore passer sans le mériter, pis maman part en croisade à la télé pour soutenir son fils qui échoue.

Où est la petite gêne?

C'est au top du palmarès de la médiocrité! De la bêtise!

Quel est le message pour les adultes de demain? Soyez satisfaits d'être médiocres, vous aurez droit à tout, on vous doit tout, sans effort, sans travail, et on va s'arranger pour que personne ne vous juge.

J'veu aidé l'monde chus prais à travaillé pkoi y'mdonne pas mon diplaume? 


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mardi 12 juillet 2011

Bagnoles : Feu rouge aux Silvio Leblanc et lettre à Sam Hamad

Sylvio Leblanc est un de ces écrivains de la rubrique "Opinion du lecteur" à la fois du Voir, du Magazine L'Actualité, du Devoir, de La Presse / Le Soleil et du Journal de Montréal/Journal de Québec. À constater le nombre de fois qu'il est publié, les responsables du choix des textes ne refusent jamais ses textes, même si juste à y penser un tout petit peu, les idées de l'auteur sont complètement déconnectées de la réalité.

Votre humble serviteur a quelques fois été publié dans ces médias, mais trop souvent bloqué. Tellement que j'ai fini par abandonner. Des opinions tranchées en faveur d'une politique extérieure solide, d'un écrémage en profondeur de l'état providence, de remise en question du modèle québécois, en faveur de la révision du rôle de Radio-Canada, et qui questionnent les centaines de millions annuellement investies dans la "culture at large", de la banane volante au-dessus du Texas jusqu'à l'album de reprises en anglais de Ima ou de Sylvain Cossette... ça fait gronder les gens puissants bien en place dans le système.

Mais Sylvio lui, passe toujours... et cette fois, dans le Voir, il nous montre une fois de plus que le ridicule ne l'a toujours pas tué.

Avant, lorsqu'on rentrait en religion, on faisait voeu de pauvreté et voeu de chasteté.

Aujourd'hui, les grands prêtres verdâtres nous enseignent la vertu dans des prêches que nous ne pouvons plus éviter, car elles sont partout. Le voeu de pauvreté demeure, pas pour dieu, mais pour Gaïa.

Ces "hyperconsommateurs" qui se reproduisent rapidement comme des lapins pour plus polluer encore se déplacent en famille, ces hordes d'humains en fourgonnette Dodge ou VUS-Multisegments de Subaru ou Volvo, vivent tous dans le péché.

Imaginez en plus, leurs rejetons sont hypnotisés devant le film Bagnoles 2, dans lequel le pilote automobile champion du monde de Formule 1 fait la voix d'un personnage! Ce dessin animé qui fait l'éloge de la pollution, péché à l'endroit de Gaïa, qui mènera tout droit à l'autoroute, soit le chemin de l'enfer, le grand dépotoir imaginaire, sorte de "cour à scrap" infinie, et l'apocalypse climatique!

Amen je vous le dis, vous ne devez pas donner de cadeaux aux enfants, car cela est de la surconsommation. Si vous deviez être obligés de donner un cadeau, cela ne doit pas être quelque chose qui ressemble à une voiture à essence, ou un gros camion diesel, cela serait de l'endoctrinement.

Est-ce que les enfants ont été fascinés par les véhicules de transport AVANT que l'on pense à faire une propagande pro-pollution du complexe "militaro-industriel" américain? Je pense bien que oui.

Les premières choses que j'ai dessinées de mon plein chef, c'était des voitures. Je m'amusais à les différencier, je notais les différences de carrosseries, les couleurs. La Ford brune de mon père, le gros Chrysler du voisin... et mes neveux font la même chose au même âge. Les enfants ont toujours aimé les bagnoles, les trains, et les avions... parce que c'est intéressant, ça bouge, c'est l'accomplissement de millénaires d'évolution, de milliards en recherche et perfectionnement. C'est pas mal plus intéressant que des délires religieux et des prêches sectaires qui parlent d'une fin du monde prochaine, causée par le moteur à essence.

J'ai 34 ans, et j'avoue... j'aime toujours les bagnoles, je les aimes autant que les 2 petits neveux de 3 ans. Je vais au Salon de l'auto chaque année, je demande le guide annuel en cadeau et je collectionne toutes les éditions. Les vieilles bagnoles sont comme la musique, un voyage dans le temps.

Un de mes 2 neveux de 3 ans vit dans un pays d'Europe de l'Est, il adore les voitures et n'a probablement pas vu Bagnoles 2, ni le 1. Je lui ai apporté un camion Playmobil qui fonctionne bien sûr à l'essence... c'était une valeur sûre... et j'aurais aimé trouver la station service Playmobil qui distribue de l'essence aux voitures, comme celle que mon frère avait, et que j'ai joué avec, pas pour dire que c'est bien de polluer la planète, mais parce que les enfants aiment ça jouer à ce qui ressemble à la réalité: des voitures comme celles dans les rues, ou comme celle de papa, c'est bien plus amusant.

Les enfants font bouger les véhicules avec des bruits de moteurs... parce que les vrais font des bruits de moteurs. C'est pourtant si simple!

Je m'égare...


Comme il arrive à plusieurs, après un certain temps, on se rentre dans la tête qu'on veut changer de voiture. Est-ce que je veux le V6 ou bien le 4 cylindres? Manuelle ou automatique... Une voiture à l'allure sport ou un petit VUS? Pendant quelques jours j'ai discuté avec quelques vendeurs, et puis j'ai fait un choix.

Au moment de signer les papiers, le monsieur du concessionnaire automobile me demande si je veux garder la même plaque d'immatriculation. J'y ai répondu avec un sourire qu'au fond, ça servait à rien de changer étant donné que les nouvelles sont aussi laides que les anciennes. Ces morceaux de tôle d'aluminium sont exactement pareils depuis 1980 au Québec. Il était bien d'accord, on se racontait qu'en voyageant aux États-Unis et ailleurs au Canada, on se rend compte que régulièrement on change le design des plaques, parce qu'elles représentent le coin de pays du conducteur. Certains états y ajoutent l'adresse du site web pour des informations touristiques.

 À quelque part les plaques "Je me souviens" bleu sur fond blanc représentent bien le Québec. Figé dans le temps, avec un sceau du gouvernemaman. Avant l'informatisation, avant l'impression laser, pareil que dans le temps que les prisonniers les fabriquaient avec des grosses presses.

La voiture de grand père a toujours sa plaque marquée 79 dans le coin. Encore plusieurs ont le collant rouge 92 dans un autre coin, du temps que l'on devait coller l'année sur la plaque, pour prouver que l'on avait bien payé son immatriculation.

J'ai donc eu l'idée d'écrire au ministre des Transports Sam Hamad, étant donné que cela fait déja trop longtemps qu'on aurait déjà du changer nos plaques d'immatriculation. L'idée d'écrire cette lettre m'a même causé une bonne heure d'insomnie.

Bonjour monsieur Hamad,

Je suis un automobiliste de 34 ans, j'en suis maintenant à mon 3e véhicule, et après des années de réflexion sur la question et de voyages dans les autres provinces canadiennes et dans une vingtaine d'états américains, j'ai décidé qu'il était temps que je vous fasse part d'un petit problème facile à régler.

Votre travail ces dernières années a bien sûr consisté en grande partie à maintenir à niveau, à améliorer nos infrastructures routières vieillissantes, qui en certains points devenaient dangereuses après des années de négligence par sous-financement (vous n'étiez évidemment pas en poste avant). Vous semblez monsieur Hamad être un homme d'action, fier de sa région, je l'ai senti dans vos nombreuses prises de position sur plusieurs projets de la région de Québec, en tant que ministre responsable de cette belle région.

Mais, il reste un petit détail, une chose qui semble avoir échappé longtemps à la Société d'Assurance Automobile du Québec, quelque chose qui nuit à notre image à l'extérieur: Nos plaques d'immatriculation sont laides. Celle sur ma nouvelle voiture est exactement confectionnée sur le même modèle que celle sur la Ford Fairmont '78 de mon père alors que j'avais 3 ans.

Pourquoi le Québec tient-il ainsi à démontrer au continent qu'il est aussi peu dynamique et aussi figé dans le temps?

Même ceux qui ne voyagent pas peuvent remarquer que les plaques d'immatriculations des véhicules des touristes en visite chez nous sont colorées, ont des dessins représentant leur état/province, et souvent l'adresse web du site dédié au tourisme dans cette région.

Nous sommes dus pour une mise à jour monsieur Hamad!

J'aimerais bien avoir sur mon véhicule, une nouvelle plaque d'immatriculation, plus stylisée, et je serais même prêt à débourser quelques dollars pour ne pas attendre au prochain changement de véhicule (auto-financement).

Je ne vous écris pas pour vous faire changer d'idée sur l'injustice de taxer davantage l'automobiliste pour un délire environnementaliste à la mode dans les médias, ou sur l'injustice incroyable d'indemniser des criminels de la route et d'empêcher toute poursuite à leur endroit...

Mais je serais très déçu qu'à la fin de votre mandat aux transports, nous soyons encore dans l'obligation de nous promener avec ces désolantes plaques d'aluminium au derrière qui nous font honte partout en Amérique du Nord.

On pourrait y trouver à la place des symboles de nos régions, le Rocher Percé, le Château Frontenac, le Mont Royal, Manic 5, avec en bas une adresse internet comme www.tourismequebec.com, une publicité pour le plus grand bien de l'économie québécoise...

En plus que ces plaques version 2012 ne coûteraient qu'une "poignée de change" à produire, avec de l'aluminium québécois, un frais de 20$ pour le changement avant le temps, peut facilement rentabiliser l'investissement. Vous serez alors le ministre qui a pris les choses en mains, qui a changé les plaques d'immatriculation, la face du Québec, et je ne dis pas cela pour rire... ce n'est pas rien!

Il me semble que bien que symbolique, ce petit projet, qui ne coûte rien à faire, pourrait être quelque chose de rassembleur. Je ne suis certainement pas le seul à ne plus vouloir voir ces anachronismes sur nos véhicules modernes.

En espérant que cette suggestion se réalise, cela pourrait au moins me faire croire que certaines choses peuvent changer... Je vous en remercie à l'avance!

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J'envoie une copie de la lettre au Journal de Québec et au bureau du Ministre des Transports Sam Hamad. Je vous invite, si vous appuyez ma suggestion, d'envoyer vous aussi une lettre à son bureau de compté.

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