mardi 30 août 2011

"Naufragés des villes" : prétextes à la pauvreté à la télé-réalité

Je suis tombé la semaine dernière sur un épisode de la série "Naufragés des villes", la "télé-réalité" que diffuse RDI au lieu d'être un réel réseau de l'information. 
Naufragés des villes propose d’aller à la rencontre de ceux dont on ne parle jamais qu’en statistiques. Au-delà des idées reçues et des clichés, qui sont-ils? Comment fait-on pour s’épanouir quand on est pauvre? Est-ce seulement possible? C’est ce que nous découvrons alors que deux volontaires – un homme et une femme gagnant très bien leur vie – laissent derrière eux leur statut, leur CV, leur réseau d’amis et leur carte bancaire… Pendant les deux mois que dure l’expérience, ils n’ont aucune ressource financière, outre les 592,08$ par mois qu’on leur verse – soit l’équivalent de la prestation d’aide sociale pour une personne vivant seule. Sous l’œil analytique d’experts et d’intervenants sociaux triés sur le volet, le périple des deux cobayes est le fil conducteur d’une série de dix épisodes qui documente leurs efforts pour se loger, se nourrir, se soigner, se vêtir, trouver un emploi… et se heurter aux préjugés.
Épisode 9: Se soigner.

Comme le synopsis plus haut nous le révèle, Emmanuelle fait partie d'une "expérience". On y dit que les "cobayes" ont laissé de côté leur emploi, leur "situation", pendant 2 mois, pour cette "expérience".

En réalité, Emmanuelle ne travaille pas pas un bureau privé, une banque, une usine, un commerce. Elle est "agente de projets culturels" à Moncton. Personnellement, je pense qu'il y a une bonne partie des emplois "d'agentes culturelles" qui ressemblent à des emplois fictifs, de la quasi-simulation d'activité. On brasse un peu de tout et rien. Aucune création de richesse, vente de services, on brasse du vent, tout en étant 100% subventionné. Je ne viole aucune vie privée ici, toute l'info est disponible sur le site... Cela fait partie de l'expérience, cela peut servir pour déterminer le degré de débrouillardise de notre "cobaye". On a besoin d'agents de projets culturels dans toutes les villes, mais ici au Québec, au Canada, on en a beaucoup trop.

Emmanuelle ne peut pas se chercher de travail... elle a une sinusite. Elle ne peut pas traiter sa sinusite, cela coûte 15$ à la pharmacie... mais si elle prenait le temps de voir un médecin, et pourtant elle en a beaucoup de temps, ce serait gratuit sous prescription.

Elle n'a pas les 15$, parce qu'elle a choisi d'aller voir un spectacle la veille. Au générique de l'émission, on voit notre grande malade de la sinusite fumer la cigarette en robe rouge.

Il y a toujours une raison pour elle de ne pas travailler. Faire les bons choix, construire sa vie, être responsable, comme la grande majorité des gens, Emmanuelle ne veut pas.

Ce n'est pas une naufragée de la ville... une autre victime du méchant système capitaliste sans coeur. Ce n'est qu'une fille pas trop débrouillarde et responsable qui s'apitoie sur son sort à la télé... comme tous les autres qui se laissent vivre.

Cette série illustre bien le dérapage idéologique où plonge la Société d'état avec les milliards des contribuables. On se sert de l'argent des travailleurs, pour financer une série minable pour expliquer que les BS, c'est parce que le système est contre eux, et qu'ils sont victimes de prejugés. En fait c'est de ma faute, et de la vôtre.

Pourtant, tant à Québec qu'à Montréal, une panoplie de petits commerces, jusqu'aux grandes chaînes cherchent des employés au bas de l'échelle: On ne veut pas d'un sot métier Emmanuelle? Ou bien alors, l'objectif de la série, de "victimiser le minabilisme", ne serait plus atteint si on montrait à l'écran, que l'on peut s'en sortir avec quelques efforts, une prise en main de soi.

Lave-toi les dents, dégraisse tes cheveux, et vas te chercher du travail!

Il existe un autre genre de télé-réalité, une autre "expérience", celle on l'on met de riches hommes d'affaires dans la rue, avec rien, et on les suit dans une ville pour voir comment ils s'y débrouillent. Il y a une autre morale d'histoire par contre, on se rend rapidement compte que les gens débrouillards et travaillants, trouvent toujours une façon d'améliorer leur sort, même s'ils partent de rien. La malchance est moins fréquente qu'on le dit, et il y a ceux qui fabriquent toujours leur chance, ils sont comme ça. Ici le but de cette télé-réalité est bel et bien de montrer combien c'est difficile, impossible, de s'en sortir, même dans un des pays qui est le plus tolérant envers les oisifs dans le monde. C'est la "réalité" que l'on veut montrer à Radio-Canada. Il n'est pas question de gens avec des contraintes à l'emploi, il est question ici de personnes qui ont une bonne santé outre une sinusite invalidante passagère.

Ce qu'on ne saura jamais de "l'expérience", c'est combien de bourgeois socialistes, d'artistes has beens qui ont fait leur "speech" en studios, combien les concepteurs de Radio-Canada, les travailleurs sociaux consultants, se sont enrichi dans cette industrie québécoise de la pauvreté avec ce projet qualifiable de propagande. C'est à dire, ces gens se font une job, un cachet, avec les problèmes des gens et ils ne les aident pas du tout. On ne saura pas les cachets, ni le coût total de "l'expérience" parce que la tour brune de de Radio-Canada se finance par nos taxes et impôts, mais se paie aussi des avocats par millions $ pour empêcher que l'on sache comment ils dépensent notre argent, qui ils enrichissent, et pourquoi nous en sommes rendus aujourd'hui avec un agenda idéologique aussi clair que lourd, sans que l'on puisse remettre tout cela en question. C'est autant vrai pour les "expériences" de Radio-Canada que pour les dépenses en avocat, et le compte de dépenses de Sylvain Lafrance.

Radio-Canada a même mis en ondes dernièrement une série de radios internet, comme si le monstre n'était jamais devenu assez gros. On embauche, on se goinfre et on fait concurrence aux industries privées avec l'argent des contribuables. Combien gagnent le personnel de ces radios internet et combien sont-ils?

Revoir le rôle de Radio-Canada: l'opération bariatrique et le régime minceur

Une bataille s'apprête à être menée contre cet état dans l'état dans les prochains mois. C'est en grande partie parce que les mandarins et leurs valets de Radio-Canada savent trop bien qu'un gouvernement conservateur est incompatible avec ce financement sans contrôle, sans comptes à rendre, d'abus en toute impunité, que l'information, ainsi que pas mal toute la programmation de Radio-Canada, a combattu le parti conservateur dans les dernières élections.

Les conservateurs maintenant majoritaires, on doit s'attendre à des coupures, qui seront à mon avis insuffisantes. C'est tout le rôle de Radio-Canada qui doit être revu. Radio-Canada devrait diffuser des documentaires, des émissions de service (La Facture, L'épicerie, La semaine verte). Dehors les variétés, et l'information financée par le public à l'agenda détourné! RDI devrait être privatisé, tout simplement. À la radio, la Première chaîne et Espace musique devraient être fusionnées, pour ne faire qu'un réseau anglais et un français.

Je viens ainsi de sauver au moins 400-500 millions $ par année aux Canadiens. Puis Emmanuelle Chapados ne donnera plus de prétextes aux "naufragés de l'irresponsabilité", pour ne pas se prendre en mains.

jeudi 25 août 2011

Le malaise d'un sacrifice inutile

Campagne de 2008
La politique canadienne perd un gros morceau, un personnage charismatique, un redoutable débatteur. L'effet Layton a fait son chemin tant au Québec qu'au Canada anglais. Il quitte à la fois notre monde et la politique à son sommet.

J'ai ressenti une grande tristesse lundi matin, lorsque j'ai appris la nouvelle, ce après un moment de confusion, d'étonnement. Ensuite, j'y ai longuement pensé.

Je déplore son départ doublement, pour l'homme qu'il a été, pour ses proches... mais aussi du point de vue politique. Étais-ce évitable? Aurait-il été plus sage de se retirer plus longtemps dès son premier cancer? ...À la fois pour qu'il soit plus longtemps parmi les siens, mais aussi qu'il reste présent dans la politique canadienne.

Depuis le début de sa maladie début 2010, les choses étaient floues sur son état de santé. Nous sommes obligés de constater aujourd'hui que les choses étaient beaucoup plus graves que ce que l'on nous avait annoncé au départ, ensuite pendant la campagne électorale, puis lors de l'annonce de son retrait "temporaire" fin juillet à peine 2 mois après l'élection.

On apprenait son retrait, plusieurs semaines après qu'il ait, selon l'histoire officielle, recommencé des examens et des traitements. Le 25 juillet, nous n'avons eu aucune précision sur l'étendue de la maladie, ce qui était attaqué. Étais-ce les os, le foie?

Je ne peux m'empêcher de ressentir un malaise sur ce brouillard assez opaque autour de l'état de santé de Jack Layton, surtout lors de la campagne électorale de ce printemps, qui a du être pas mal plus éprouvante pour lui qu'il ne l'a semblé à travers le filtre des médias cachottiers, au prétexte de la vie privée.

J'entendais Gilles Duceppe sur les ondes de Cogeco nouvelles lundi, jour de la mort de "Jack", dire que des rumeurs circulaient sur la colline parlementaire avant la campagne électorale, lorsqu'il s'est cassé la hanche, qui disaient que le cancer de Jack Layton était déjà à ce moment généralisé. Après démentis, sourires, déclarations rassurantes, les rumeurs ont cessé. Avec le recul, pour moi, cette histoire convient à un échéancier beaucoup plus réaliste de l'histoire.

Il apparaissait en public avec plus de fond de teint, plusieurs l'ont dit cette semaine. On a rapporté qu'en juin à la Chambre des communes, qu'il était gris, il a parfois demandé à des collègues de le remplacer alors qu'il devait parler aux médias. Personne ne s'est posé de questions? Est-ce par "pudeur médicale" qu'on nous a caché tout ça?

Est-ce qu'un d'un côté "Jack" était obstiné à continuer, et de l'autre la colline parlementaire médiatique nous mentait?

L'homme politique ne doit pas nécessairement tout révéler de son dossier de santé, mais peut-être que l'électeur devrait en savoir plus avant de poser un choix électoral. Cela fait parti de l'ensemble des choses à analyser: A-t-il la forme nécessaire pour faire son mandat? Ça semble plutôt évident que c'est une question pertinente à poser... Serait-il assez en forme pour diriger le pays? Son équipe serait-elle assez forte pour prendre le relais s'il devait s'absenter ou malheureusement mourir prématurément? Jack Layton était quand même au départ du sprint électoral, le 3e candidat pour devenir premier ministre, diriger le conseil des ministres d'un pays du G7.

Des oncologues vous diront que la fracture de la hanche est un symptôme que les choses vont très mal dans les suites d'un cancer de la prostate. En fait à la classification TNM des cancers, définie par l'OMS, on en est à 4 dans une échelle de 0 à 4, et 4 étant ce qu'il y a de plus grave, propagation à des organes, une atteinte osseuse. Jack Layton était un homme d'âge mur, encore en forme avant sa maladie, il a joué au football scolaire, faisait du vélo, il n'avait pas la "carrure" d'une grand mère de 85 ans qui se casse une hanche.

Lors de sa dernière apparition publique le 25 juillet, il apparaît très malade, la voix tremblotante, le visage d'une mauvaise couleur, le maquillage ne faisant plus le travail.

Mon idée aujourd'hui n'est pas de jeter un blâme posthume... mais je crois sincèrement qu'on ne nous a pas tout dit ce qui était pertinent à analyser pendant la campagne électorale. Je crois que Jack Layton a voulu faire campagne, pensant qu'il pouvait empêcher une majorité conservatrice par sa présence. Que sa maladie, s'il se retirait, donnerait le pouvoir à Stephen Harper.

Bien à ce compte, "Jack" a perdu tous les combats. C'était un très mauvais calcul, du genre que je ne crois pas vraiment correct. Au point de vue psychologique, plusieurs choses chez quelqu'un de malade pourraient expliquer ces choix, il y a plusieurs phases, il y a aussi à un certain point le déni.

Je ne crois pas qu'un homme d'âge mur, (on parle de 61 ans ici) puisse mourir d'un cancer qui n'était pas un en phase terminale il y a 3-4 mois. Cela ne se développe habituellement pas aussi rapidement. Je pense qu'il est très envisageable que Jack Layton nous ait caché qu'il était décompté, et que sachant cela, il a voulu terminer sa vie, sa carrière, avec une grande bataille. S'il ne se savait pas décompté, il aurait du être en traitements au lieu de faire de la politique. Ou étais-ce le déni?

Cette théorie sera difficile à prouver sans révélations de proches mis au courant de son choix, son épouse ne pouvant pas ne pas avoir été consultée sur ce genre de question. Cela risque de rester un tabou canadien, qu'aujourd'hui je me permets de bafouer.

Pourquoi un tabou? Parce qu'on aime Jack Layton dans les médias au Canada. Je serais vraiment un hypocrite si je vous disais aujourd'hui qu'il y aurait eu une chance, même minime, que je vote pour lui un jour. Je n'évalue pas la valeur d'une candidature sur si les gens ont le goût de prendre une bière avec lui. Je ne trippais pas sur Jack Layton, à un certain point je déplorais cet "idéalisme" qui est pour moi très loin d'être un idéal. Jack Layton nous quitte avec une lettre d'adieu qui demande aux canadiens de changer le Canada... Moi je n'y participerai pas plus, je risque même de tirer la nappe d'un autre côté. Le Canada n'est pas un pays parfait, on pourra toujours l'améliorer, mais le changement que proposait Jack Layton et son parti, mon idée reste la même là-dessus, est dans le sens inverse de ce que je veux. Je n'aimais pas Jack Layton, je le respectais comme un homme politique qui semblait bien, une bonne personne.

Je crois qu'il a fait une erreur, et qu'il l'a payée de sa vie, prématurément. L'a-t-il regretté rendu à la toute fin, samedi dernier, en écrivant cette lettre?

"L'amour est 100 fois meilleur que la haine"

A-t-il hait Harper, ou bien ce qu'il représente, au point de se sacrifier pour tenter, avec tout ce qui lui restait, de l'empêcher de devenir majoritaire? Je me rappelle ne pas avoir compris comme plusieurs, pourquoi Jack Layton a forcé le déclenchement de cette élection aussi tôt. Maintenant, j'ai mon idée...

Au bout de la ligne, il n'y a plus d'opposition, le Parti Libéral qui aurait pu faire une joute politique à Harper est quasi-rayé de la carte, Michael Ignatieff est retourné à ses terres.

Je répète, je ne lui jette pas le blâme, lui qui est maintenant parti. Mais si j'ai raison, les complices, ceux qui l'ont encouragé dans ce calcul funeste, me donnent froid dans le dos. Un malade peut se mentir à lui-même, ses proches peuvent aussi dire que c'est sa vie, quelle lui appartient... mais là il ne faut pas oublier qu'il est aussi question d'un pays de 35 millions de personnes. Pour ce qui est de la transparence, et de l'autre façon de faire la politique... dans mon livre, on repassera les amis de la "vague orange".

Il y a aussi cette jeune femme amie d'une amie sur Facebook, que je ne nommerai pas, que j'ai lu et qui a écrit: "Pas de chance que ça arrive à Harper". Idiote. Ça ressemble à ça de la haine.

Et lorsqu'on dit dans cette occasion que les meilleurs partent les premiers, il reste toi aussi.

Tout cela est très très malsain, ça me donne un très gros malaise, et c'est extrêmement triste... et on ne peut pas faire comme si cela n'était pas arrivé. Imaginez-vous la même "pudeur" des médias si Harper ou Jean Charest est gravement malade?


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mardi 2 août 2011

Discussion avec M. le député du NPD


J'ai pas une très haute estime de la radio talk québécoise. C'est souvent mal informé, beaucoup d'opinions mal documentées, des discours anti-intellectualistes ou en contrepartie des descriptions d'expositions d'art moderne à Radio-Canada et des discours-poubelle à la Joël Lebigot.

Il y a le 98,5 FM de Montréal qui fait un certain travail plus rigoureux, avec des journalistes, des recherchistes. Mais des animateurs comme Normand Lester, ou encore Stéphane Gendron, font peur. Il n'y a pas qu'en parlant de "totons" qu'on fait de la radio poubelle.

Malgré tout, comme ancien artisan de ce média, je m'y intéresse toujours, et il m'arrive de "scanner" en régions.

La station CKYK-FM "Kyk RadioX" du Saguenay Lac Saint Jean diffusait une nouvelle émission du midi le 1er août, et invite en ondes le député nouvellement élu du NPD dans Chicoutimi Le Fjord Dany Morin, chiropraticien de formation, mais utilise le "Dr" de "docteur" sur son identification twitter... J'sais bien qu'un chiropraticien est détenteur de doctorat en chiropratique, mais j'suis pas certain que le Collège des médecins aime que le chiro se fasse appeler "docteur"... surtout qu'il prodigue des soins, contrairement au "docteur" en histoire ou en mathématiques.

Pour moi cette entrevue fut un excellent moment de radio... une sorte de révélation. L'animateur Dominick Fortin n'est pas très chien dans ses questions, ni complaisant. Mais Dany Morin n'a visiblement pas enlevé ses protège-lames avant d'entrer sur la patinoire... hésitant, bafouille, bégaie, et sort quelques perles.

ENVIRON 2 MINUTES 20 SECONDES D'UNE ENTREVUE QUI A DURÉ ENVIRON 12 MINUTES.

Bien sûr, c'est un néophyte de la politique... qui ne devait pas s'attendre à être élu le 2 mai dernier. Le Québec a écouté en masse Guy A. Lepage donner ses instructions le dimanche soir, et le peuple a exécuté les consignes un lundi. Résultat: Ruth Ellen Brosseau qui a de la difficulté à dire 2 phrases vides de suite en français se ramasse députée de Berthier Maskinongé PQ. Il y a aussi un gars avec une queue de cheval et une barbe pas taillée dans Montmorency-Charlevoix-Haute Côte Nord qui va gagner près de 160 000 $ les 4 prochaines années, puis c'est Dany Morin dans Chicoutimi Le Fjord qui en plus obtient le rôle de "critique officiel" en matière de gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres (souvent décrit sous l'acronyme LGBT).

C'est donc une "grosse pointure" dans le caucus "équipe de rêve" du Québec à l'opposition officielle NPD...

Je n'ai aucune idée si Dany Morin est gai... et il aurait tout à fait le droit de l'être, et de mériter notre respect sur son orientation sexuelle. Faut-il se rappeler cependant qu'il y a quelques années, le NPD avait eu sur le dossier LGBT Maître Micheline Montreuil candidat à Québec, qui s'est "fait démissionner" du NPD. Peut-être a-t-on évalué que la population québécoise à ce moment n'était "pas prête" à voter en grand nombre pour un homme physiologiquement, qui est déguisé en femme au quotidien.

On avait pas crié à la discrimination à ce moment. Jack Layton, on a jamais pu le critiquer, même avant son cancer. Il a trop l'air gentil.

Dany Morin dans son entrevue, ramène deux fois que le Québec est très tolérant, et que ce n'est pas le cas du reste du Canada. Cela me fait bien rire... c'est comme si le député d'un parti pan-canadien, fédéraliste, se donnait le mandat de dénoncer la "redneckitude" des albertains et des canadiens anglais en général.

Ça m'énerve les québécois qui jouent toujours aux victimes à la fois de la conquête, de l'assimilation, du complot capitaliste, du déséquilibre fiscal, de la pollution des sables bitumineux, et en plus de l'homophobie, monter des grandes histoires sur "l'autre solitude" comme le Bloc québécois l'a fait pendant pres de 20 ans. Ça m'énerve beaucoup... parce que quand je vais au Canada anglais, je crains d'être pointé du doigt à mon tour comme étant le plaignard du Québec, ceux qui s'isolent et se croient mieux que tout le monde sans sortir de leur cour, totalement incapables d'auto-critique.

Au cours de l'entrevue, Dany Morin dit même qu'au Québec il n'y a pas de problèmes... comme s'il n'y avait eu aucun cas discriminatoire, de harcelement, de violence à l'égard d'une personne à l'orientation différente au Québec. Ce n'est pourtant pas le cas.

J'ai donc "twitté" ma pensée sur le champ, comme je le fais presque tous les jours en incluant l'adresse twitter de Dany Morin pour qu'il reçoive. Tout cela est public, voici la conversation:



Ais-je déformé ses propos? Je dirais plutôt interprétés. Il n'y a rien d'inventé, on trouve tout dans l'entrevue radio. Certainement que "Docteur" Dany Morin n'est pas un grand communicateur, ça paraît pas mal dans l'entrevue.

"Les roux n'ont qu'à aller voir leur parti politique..."


"Moi ma philosophie c'est vivre et laisser vivre..."

Malheureusement pour les gais et lesbiennes, ils n'auront pas un porte-parole très éloquent et convainquant, tout comme les citoyens de Chicoutimi Le Fjord qui ont suivi en grand nombre les instructions de Guy A. Lepage, le millionnaire de la télé publique, payée par les taxes et impôts des travailleurs à 30 000$ par année.

Sur l'argumentation, Dany Morin se défile en m'accusant de déformer ses propos, et d'une façon plus que contradictoire, me cite des statistiques qui "prouvent" que Edmonton est plus intolérante que Québec ou Montréal. C'est des pourcentages de quoi en fait? Et est-ce qu'on a le droit de pointer du doigt une région du pays sur une statistique pas très bien décrite, surtout lorsqu'on est député à la Chambre des communes?

La marge entre les deux chiffres de pourcentages "pitchés" sur twitter est de 0,6%. Il y a de quoi blâmer les albertains, les pointer du doigt, comme si notre "docteur" n'a jamais entendu parler de marge d'erreur...

La sienne en tout cas semble plutôt très grande...

Au moins, Dany Morin répond. Il s'enfarge, c'est pas tellement de la mauvaise foi, il a de mauvais réflexes de bloquiste, et c'est un peu normal lorsqu'on était qu'un simple militant d'un parti de gauche il y a quelques mois.

Cette vague orange m'a vraiment découragé du Québec.

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Ils sont "fiers" les électeurs de Ruth Ellen Brosseau, du genre à demander une autographe... http://youtu.be/lrI_et2ziDo

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