dimanche 30 décembre 2012

Au revoir, autre "année québécoise"...

En 2012, le Québec a beau avoir changé de gouvernement, mais rien n'a changé pour le mieux. Il ne faut pas se faire trop d'attentes pour 2013. Comme ça, on sera moins déçu...

Le Québec a fait la manchette à plusieurs reprises dans le monde pour beaucoup de mauvaises raisons.

Que ce soit la "personnalité médiatique de l'année", ce démembreur... Il y a eu ce "printemps" qui s'est avéré un hiver glaciaire de l'intelligence humaine, du respect des droits des autres... Ou encore cette fusillade et l'incendie causée par un débile illuminé le soir du 4 septembre... Ce qui rappelle qu'il n'y a pas qu'aux États-Unis ou en Norvège qu'il y a des illuminés qui ont accès à des armes semi-automatiques, qui sont prêts à tuer des gens parce qu'ils ont une "vision".

Gérald Tremblay, dit "l'huître", et le roi de l'enveloppe sale Gilles Vaillancourt ont démissionné...

Mais le Québec n'a pas changé en 2012. Il ne s'est pas amélioré d'un poil.


Le Québec continue de stagner, de vivre au crochet des autres provinces, refuse de faire mieux. Son développement est empêché par des sangsues dépendantes de l'état, encore plus qu'en 2011.

Les nominations politiques se sont même faites avec encore plus d'odeur d'oeufs pourris.

On se fait blâmer de ne pas vouloir de ministre Bougon qui ne paie pas son loyer et qui laisse des centaines de bouteilles de vin parmi les détritus de son appartement...

Gilbert Lavoie du Soleil, qui est loin de représenter "la droite" dans ses chroniques, se fait traiter de "raciste" parce qu'il a souligné qu'une des représentantes étudiantes qui va négocier avec le ministre carré rouge Duchesne au sommet de février, n'est même pas résidante du Québec. Au moment d'écrire ces lignes, Blandine la communiste, est dans son pays, la France, avec les siens, pour célébrer les fêtes. On importe les profiteurs... comme si on en avait pas assez ici.

Le Québec a pourtant besoin de sang neuf... mais de vaillants, imaginatifs, dynamiques esprits. Pas les héritiers de Marx, Lénine et Mao! Pas plus des pratiquants de l'excision et des "meurtres d'honneur" d'ailleurs...

Ce n'est pas une question de race ducon... C'est une question d'attitude. Quand t'es invité chez moi, enlève tes chaussures et ne te mêle pas des affaires de ma famille avant d'en faire parti. Et si j'allais manifester, même organiser des manifestations pour le Front National chez eux... on apprécierait mon ingérence?

Aussi en 2012, la dette continue d'augmenter, les taxes augmentent, les frais augmentent... et le contribuable en a encore moins pour son argent. Les Commissions scolaires existent toujours, et des "congrès de formation" ont toujours lieu dans des endroits où il fait plus doux l'hiver qu'ici.

Les vaches sacrées sont encore plus sacrées.

Radio-Canada est encore plus malhonnête, est encore plus un état dans l'état, a encore plus pris de poids, et défend encore plus ses propres intérêts, comme s'ils avaient leur mot à dire sur le financement que le gouvernement élu par les Canadiens doit leur donner.

Les bobos idiots, artistes ratés, ou membres du clergé environnemental, ont encore plus usurpé le rôle des intellectuels.

Et il y a eu encore moins de justice pour les victimes d'actes criminels et les enfants.

Tout cela n'annonce rien de bon pour 2013.

Pendant qu'on fait un gros ménage du côté de la Commission Charbonneau... la culture québécoise de profiteurs n'est toujours pas au banc des accusés. Il y a une sorte de double-personnalité chez l'électeur Québécois, une dichotomie... "Tout le monde le fait, fait-le donc" en même temps que "cé toute des crosseurs eux-autres"... Puis on acclame le corrupteur repenti avec des applaudissements à Tout le monde en parle de Radio-Canada.

Le Québec est toujours sur les mêmes débats bloqués, les mêmes injustices perdurent.

Ça fait combien de temps que Paul Arcand a dénoncé les priorités de la DPJ dans un documentaire? Est-ce que quelque chose a changé depuis?

On a toujours des hôpitaux dont les chambres des patients ne sont pas climatisées, mais que les bureaux des cadres le sont.

On place toujours les patients malades de maladies contagieuses en salles doubles, triples, quadruples, alors que les prisonniers ont leur cellule seuls... ou pour plusieurs, à la maison. Faut croire que la dénonciation des conditions de détention au Québec dans les années '70 du truand Mesrine portent encore aujourd'hui bien plus que les cris des victimes du système de santé au Québec!

No fault partout... profiteurs récompensés, victimes oubliées.

À Québec, on a même eu un édifice propriété d'une centrale syndicale qui a tué 13 personnes... Encore, on a tout fait pour ne pas responsabiliser les responsables, un rapport a étét publié avec deux mois de retard inexpliqué, après que des fuites ont apparu dans les médias. J'espère qu'un recours collectif leur fera payer cher cette négligence.

On indemnise encore les criminels de la route... c'est un peu comme si après avoir mis le feu à la maison d'un voisin, on donnait une nouvelle maison à l'incendiaire!

Tout cela n'est pas près de changer. Il y a trop de tarés ici: C'est rendu qu'on barbouille la plaque d'une église anglaise, parce qu'il y a des mots en anglais écrits dessus.

Il ne faut pas trop y penser, on pourrait déprimer. Heureusement, on peut encore se changer les idées en attendant que ça aussi ne soit trop taxé.

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vendredi 7 décembre 2012

Guignolée des médias : Mon concept de la "canne de bines"

Cette journée de la 12e Grande guignolée des médias m'a fait réfléchir sur cette cause... À la première en 2001, c'était aussi la première de mon employeur de l'époque, une petite radio dans le Nord de Québec, aujourd'hui fermée, suite au passage de "Bougons". On avait mis une boîte à la réception... afin de contribuer un peu, parce que l'organisation de cette guignolée nous avait ignoré.

La majeure partie des personnes impliquées veulent bien faire... et ça fait pas de mal. Mais l'événement en soi est curieux.

Une des choses qui chicotte maintenant que j'y pense, c'est que je ne suis pas certain encore que les pauvres sont les seuls bénéficiaires de cette activité. Il y a une sorte de "m'a tu vu donner" que l'on voit à la télévision québécoise ce jour-là, qui me laisse perplexe. Par bouts, je croyais à un épisode (EXTRAIT) des "Bobos" de Télé-Québec. C'est devenu une opération de relations publiques, avec le lecteur de nouvelles maquillé en pleine rue qui serre des mains du "vrai monde", espérant que ça sera bon pour les "ratings".

Et dans les commentaires, entrevues, demandes en direct... plusieurs choses qui me mettent vraiment mal à l'aise. Il y a cette employée des médias qui met un bras dans la voiture d'un automobiliste, pointant les billets verts dans son portefeuille... "ça me prends ces vingts-là... les verts, les verts"... Pas gênée qu'on dit? Un cinq était peut-être dans son idée, pour des raisons qui ne sont pas du tout de tes affaires...

Encore, ces demandes d'amener des denrées, autre chose que des conserves de pois ou des cannes de bines, en mettant l'emphase sur l'argent comptant.

Je crois qu'une bonne canne de bines, c'est nourrissant. J'aime pas les fèves au ketchup ou à la mélasse, ou à l'érable... Mais quand j'ai eu faim... j'en ai mangé. C'est pas cher, c'est riche en fer. Il est possible de passer une semaine avec 12 pains hot dogs, 12 saucisses, 12 oeufs, un litre de lait, des "Ramen" à 4 pour 1$, et 2-3 boîtes de Kraft Dinner... 15$.

Donc, si tu lèves le nez sur ma conserve... c'est que t'as pas faim. Si t'as pas faim, pourquoi je te donnerais?

Bref... On a tous vu des Bougons une fois dans notre vie. Il n'y a pas que Daniel Breton dans sa période de logement à 420$ par mois, parti sans payer, appart rempli de bouteilles vides. Il y a des profiteurs qui ont le téléphone intelligent, les cigarettes... mais qui veulent un panier de Noël pour payer leurs extras, au lieu de manger. Après tout, si Daniel Breton boit son loyer... pourquoi pas nous aussi?

Une "canne de bines", c'est bien difficile à revendre pour des cigarettes. La "canne de bines" peut contenir un message: T'es rendu là, fais quelque chose.

Trop d'enfants Québécois ont le ventre vide, alors que l'état a promis en nous prenant de l'argent sur nos chèques de paie, qu'ils n'auraient pas faim. Alors, pourquoi vont-ils à l'école le ventre vide? Parce qu'on a pas de "food stamps" ici. Parce que le parent peut disposer comme il veut de son aide sociale. 

On a pas été capables de maintenir un système de vérification des foyers, vérificateurs outrageusement appelés "Boubou macoutes" en référence aux miliciens en Haïti de Bébé Doc, et au premier ministre Robert Bourassa. On a cédé aux protestations des gauchistes. Le Québec est donc devenu le paradis des "Bougons".

Parlant d'Haïti, j'ai déjà sévèrement critiqué mon ancien collègue de Cégep aujourd'hui à RadioX, Jérôme Landry lorsqu'il a dit qu'il ne donnerait pas pour Haïti en 2010 (Texte le 18 janvier 2010). J'espère qu'il ne m'en tient pas trop rigueur, mais je relève des différences entre ces causes.

En Haïti, les gens sont "pognés" là-bas. Leur pays était ruiné, et est tombé en ruine avec un tremblement de terre. Au départ, nous devions au moins leur donner de l'eau, et des rations, tout faire pour éviter des épidémies... Bref, c'est la merde. Un "trou à marde" comme disait Stéphane Dupont.

Au Québec, nous ne sommes pas dans un trou à marde. Tous peuvent passer l'hiver au chaud, s'ils le veulent... vous trouverez aussi les désinstitutionnalisés (d'autres qu'on nous avait promis de s'occuper) qui sont au froid dans la rue, mais ça, c'est une autre chose. Au Québec, avec deux bras, deux jambes, il y a du travail. Même ceux qui ont un travail, ne travaillent pas... mais au moins, ils ont un chèque de paie. Ensuite, pour ceux qui refusent de travailler, il y a l'aide sociale. Normalement, aussi, ces gens ont une famille. Je dis ça de même, parce que lorsqu'on parle de "ressources" à la télé québécoise, c'est pour dire qu'il faut embaucher plus de fonctionnaires... Parfois ceux qui se créent un job, pour "gérer la misère". À un certain point... si la misère disparaissait, cela créerait du chômage dans ce milieu.

Imaginez... chez Centraide, trois dirigeants gagnent au-dessus de 120 000 $ par année... c'est dans les mêmes chiffres chez Oxfam-Québec : Payant l'industrie de la pauvreté?

Plus récent : Extrait de l'émission « Maurais Live » http://www.radioego.com/ego/listen/12456

J'ai aussi entendu à une station de radio... que même la "classe moyenne" avait des difficultés...! Pardon? C'était dans le "spin" qui devait m'inciter a donner généreusement. Scuse, mais quelqu'un qui a besoin de soutien alimentaire, NE PEUT PAS être de la classe moyenne au Québec. Besoin de soutien alimentaire veut dire: plus pauvre que le BS.

J'ai aussi entendu Gilles Parent témoigner se sa modeste participation... en écorchant son concurrent qu'il disait "ne pas voir là"...

La grande classe... On prend les présences maintenant?

Bien voilà... J'ai payé mes impôts, j'ai payé mes écofrais, j'ai payé mes taxes municipales, mes taxes scolaires. Je paierai les pensions des cols bleus de ma ville, en plus de celles des cols bleus de Montréal... Donc, voilà ma "canne de bines" et je m'attend à ce qu'on me dise merci. L'argent sonnant... j'ai des causes pour ça: La recherche sur le cancer, sur des vraies maladies, Haïti quand ce n'est pas Luck Mervil et ses amis qui gèrent, donc plutôt à la Croix Rouge. Il y a aussi Alain, paralysé, que le gouvernement rationne ses services à domicile... Dix dollars pour une heure de services.

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mardi 4 décembre 2012

L'école des Roses et le logement social du "pain et des roses"...


L'ancienne École Du Jardin, sur la rue des Roses à Charlesbourg
Édifice proposé
Voilà un bel exemple de ce que je dénonce dans la façon de dépenser au secteur public...
 
Il manque d'écoles dans le nord de Charlesbourg, à cause d'une croissance démographique soutenue, beaucoup de familles... Mais on va détruire la vieille école de briques rouges sur la rue des Roses où ma mère a fait ses classes il y a 50 ans... l'école est à l'abandon depuis 15 ans. Je répète... il manque d'écoles dans le Nord de Charlesbourg.

À la place, on va y construire un édifice avec des locaux communautaires et 54 logements sociaux. Beau projet facile à vendre... À la conférence de presse, les journalistes, excusez le terme, "s'en crissent", en se servant un café gratuit, et deux trois beignes à l'abri des yeux du conjoint qui trouve qu'il faut perdre du poids. Pour eux, c'est une affectation plate, un sujet plate. Un lundi matin quoi... Pourquoi poser des questions qui fera qu'on m'aimera pas la face après?

Je suis un fier Charlesbourgeois. C'est la meilleure banlieue du Québec.

Si on regarde le projet, le plan financier, je soustrais le montant pour les locaux des organismes, c'est bien 9,4 millions $ pour les 54 appartements, sur un terrain déjà public. Donc cela coûte environ 175 000 $ de la porte, parce que c'est comme ça que l'on calcule dans l'immobilier résidentiel... Ce que cela coûte par porte.

Or, j'ai demeuré 5 ans dans un édifice PRIVÉ construit en 1986. Au prix du marché, avec le terrain, c'est environ 2 millions $ pour 32 appartements, des 4 et demi et des 5 et demi, corrects, mais oui, ordinaires. Les murs étaient pas en carton, mais ce n'était pas du béton.

Cela revient à environ 60 000 $ de la porte, terrain inclus. Bien sur, si vous changez tout ça en condos, là c'est plus cher.

Tout le monde peut suivre les prix de l'immobilier, par pur intérêt, s'il veut devenir proprio... ou juste comme ça. Il y a des immeubles à vendre sur Lespac, Duproprio, dans votre quotidien La Presse, Le Soleil ou le Journal de Quebec ou de Montréal. Vous pouvez normalement vérifier l'évaluation municipale de chaque édifice de votre ville, chaque adresse, via le site de votre municipalité.

Le marché locatif est en baisse dernièrement. On est pas capables de louer nos appartements de libres dans cette catégorie, qu'on me disait. La qualité de la clientèle est aussi en baisse. Beaucoup de jeunes colocs de partys qui brulent leurs pneus là où il y a une affiche "Attention à nos enfants". Les familles fuient, les bas taux d'intérêts ont fait qu'ils ont acheté une maison, ou un condo.
La question qui me vient c'est: Pourquoi dans les HLM on est mieux logé qu'au privé? (planchers de béton, insonorisation, ascenseurs) ...Autre question... pourquoi ne pas faire 108 unités pour le même montant? Pas assez payant pour les entrepreneurs? Bien c'est ça le "modèle"... personne n'en a pour son argent.

Et faudra construire une nouvelle école après quand même... les besoins demeurent les mêmes... et jadis, on construisait une école avec charpente de bois et briques rouges, une école qui ressemble à une école, pour quelques dizaines de milliers de dollars à l'époque, maintenant, c'est la course aux extras.

Poutine italienne, extra-fromage, extra-sauce, extra LEED et extra bio pour notre quartier s'il vous plait, le tout équitable bien sûr... Le gars là-bas va payer, merci. On nous dit qu'il faut construire "durable"... Mais l'école Des Roses a servi près de 50 ans, et aurait pu servir un autre 30-50 ans si on avait bien géré. Bien de ces écoles ont été agrandies pour y coller un gymnase aux normes... mais les classes sont très "vntage" et coquettes. Si la commission scolaire a pu boucher les fissures, entretenir la toiture... mieux que Mme De Courcy à la CSDM, aujourd'hui ministre... Il n'y a pas de problèmes!
Parce que des écoles... si on ne gère pas ça en "bon père de famille", faut le faire en "bonne mère monoparentale de famille". C'est à dire, que c'est comme une maison. Faut prendre soin du matériel, notre école, comme si c'était notre maison. C'est pas une question de genre, hommes, femmes... mais bien d'attitude: Gérer ça en madame qui a son compte de dépenses à flamber, qui veut la paix avec les employées, qui gère opaque avec les parents, qui pense à son prochain congrès avec la Commission scolaire, la prochaine formation avec des massages et des restaurants... c'est pas fort fort.

Si on ne gère pas le bien public comme son propre bien... On ne vaut pas cher. En tout cas... on ne mérite pas sa paie, ses vacances, ni de passer un Noël heureux.

Toujours est-il que le marché dicte les prix dans le privé: l'offre et la demande... ce que sabote un peu le concept de logement social, en offrant à coût modique, du quatre étoiles à des gens qui en ont pas toujours de besoin. L'idée est pas mauvaise à la base, si c'est pour loger de vieilles veuves, des handicapés... Mais au bloc de l'Office municipal d'habitation qui était près de chez moi... il y avait autant de voitures neuves que là où il y a des édifices privés.

Au logement social... le locataire paie 15% de ses revenus en loyer. Si c'est l'aide sociale, c'est 15% de l'aide sociale. Mais il y a des intrus.

Au Québec, c'est encore un marché de locataires avec près des deux tiers de la population qui n'est pas propriétaire... un autre exemple qui dit que nous sommes plus pauvres que nos voisins.
Le marché dicte qu'un condo neuf 3 pièces, c'est 180-200 000 $ à Charlesbourg, sur la revente. Je sais, ça fait déjà plusieurs années que je surveille le marché. Il y a pas très longtemps encore, on avait un bungalow à ce prix. En location ce condo vaut environ 1200 $ par mois, c'est 500 $ de plus que ce que je payais pour mon 4 et demi ordinaire.

La question demeure: Pourquoi le logement social qui sera offert vaut un condo neuf, presqu'un Penthouse, dans le Nord de Charlesbourg... une fois que les constructeurs ont pris leur profit, une fois que le promoteur a pris son profit, le tout ajusté au marché qui a été chaud ces dernières années... Et une fois que l'agent d'immeubles a pris son pourcentage? En plus, ils n'ont pas à payer le terrain!

Ma réponse... Parce qu'on se fait avoir. Soit les gestionnaires de ce projet son des incompétents, soit ils traitent le dossier comme un Gilles Surprenant. Le contribuable se fait avoir, et les démunis se font avoir... parce qu'il y a de l'attente... Si l'édifice coûte trois fois plus cher, on peut loger moins de démunis avec le même argent.

Nous en sommes presque à un trois pour un avec ce projet. J'offre de livrer deux édifices de 32 logements pour 5 millions $, j'aurai fait un profit, et 64 demunis auront un loyer modique au lieu de 54. Pourquoi pas?

Effectivement... Il n'y aura pas de climatisation... pas de stationnement sous-terrain, pas de piscine creusée... pas de bain tourbillon, les armoires seront en mélamine... parce que les gens qui travaillent, et paient le logement social des autres... n'en ont pas. Juste des appartements ordinaires.

Pis l'école... on en fera une neuve, avec un nouveau terrain, avec bien des extras, extra-LEED, au prix du seul soumissionnaire que la Commission scolaire voudra bien retenir...

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mardi 27 novembre 2012

Quand les journalistes sont les complices des voleurs

Lorsqu'il avait le droit de faire de la radio quotidiennement à l'emploi d'une station de radio de sa région, j'écoutais André Arthur. Il faisait partie des habitudes dans la région de Québec: On l'entendait partout, dans les autobus, dans les commerces, dans le garage de notre oncle, sur une radio en permanence sur la fréquence AM 800.

André Arthur anime à CHRC de 1970 à 1982 et de 1984 à 1997
Une chose qu'il disait et qui m'a marqué, c'est qu'au Québec, les journalistes avaient l'habitude d'enseigner à la population ce que l'élite voulait qu'ils pensent, plutôt que de se faire le porte voix de la population auprès des élites, des dirigeants.

Cette situation est tellement représentative du Québec! Presqu'à tous les jours que j'ouvre le journal, j'me mets à penser à cette révélation. Il disait plusieurs autres choses que je me souviens, comme qu'il n'y avait pas un contrat avec le Ministère des transports qui n'était aps "arrangé", que ce soit pour la construction, l'entretien, ou le déneigement des routes... Disons que ce que l'on entend à la Commission Charbonneau a tendance à lui donner raison presque dix ans plus tard...

Depuis quelques semaines, on doit payer une "redevance" au Québec sur l'achat de certains appareils électroniques et informatiques. Il se vend des appareiles électroniques depuis plus de 60-70 ans au Québec, mais cette année, ça prenait une nouvelle taxe.

C'est un peu comme les épiceries qui nous font payer maintenant les mêmes sacs qu'ils nous donnaient avant... cinq cents ici et là... on les payait déjà dans le prix des denrées que l'on achetait, mais les verts ont poussé leur agenda, au nom de gaïa, les politiciens y voient une solution de financement facile pour comme d'habitude, en donner moins pour plus d'argent du contribuable... et surtout, les journalistes étaient une fois de plus parfaitement d'accord à abuser du "sale consommateur" qui détruit la planète comme il respire. Avez-vous vu une différence dans le comportement des dégénérés qui jettent les sacs dans le stationnement pour qu'ils partent au vent plutôt que d'en disposer de façon civilisée? Pas moi.

Ça beau être des petits montants ici et là, ça donne l'effet d'une pénétration non désirée... dans le porte feuille.

Pourtant, je suis quelqu'un d'informé qui lit plusieurs quotidiens par jour, connecté aux médias sociaux, qui écoute quotidiennement la télé d'information, j'ai su la semaine avant le 1er octobre qu'on allait imposer ces "redevances environnementales".

On prenait le soin du côté des journalistes collabos, de nous répéter le gluant communiqué visqueux, puant, du gouvernement du Québec... "Ce n'est pas une taxe, mais une redevance...".

Quelle bullshit!

Quelle trahison encore une fois de la part de nos médias... et quelle paresse intellectuelle!

Après quelques quêtes d'informations, et déclarations sur mon compte twitter, quelqu'un, favorable à se faire pénétrer le portefeuille de façon violente, par derrière... amoureux de gaïa, mère de tous, m'a dit qu'il y avait ces redevances ailleurs au Canada (sans bien sûr me donner la différence entre les procinces).

J'ai donc du, moi-même, bénévolement, et pour votre information en bout de ligne, trouver ces montants de redevances...

 
Alberta

Les FGE par unité sont :

Ordinateurs
    • Ordinateurs (de bureau et serveurs) 4,40 $
    • Ordinateurs portables (portables, miniportables et tablettes) 1,20 $
    • Moniteurs (ACL et CRT) 6,00 $
    • Imprimante/combinés d’imprimante 4,80 $
Téléviseurs
    • Écran de 18 po ou moins 4,00 $
    • Écran de 19 à 29 po 10,80 $
    • Écran de 30 à 45 po 18,80 $
    • Écran de 46 po et plus 24,00 $

Saskatchewan


Les FGE par unité sont :

Ordinateurs de bureau 15,00 $
Ordinateurs portables 3,00 $
Périphériques pour ordinateur (souris, clavier) 1,10 $
Appareils d’affichage (téléviseurs et moniteurs – 29 po ou moins) 9,25 $
Appareils d’affichage (téléviseurs et moniteurs – 30 po ou plus) 23,25 $
Imprimantes/télécopieurs/numériseurs 8,00 $
Appareils audio/vidéo portables personnels 0,40 $
Systèmes audio/vidéo de maison 3,50 $
Ensembles complets de cinéma maison 6,00 $
Systèmes audio/vidéo d'auto 2,75 $
Téléphones réguliers et répondeurs 0,85 $



Colombie-Britannique

Produits électroniques

Les FGE par unité sont :

Ordinateurs de bureau 5,50 $
Ordinateurs portables 1,20 $
Périphériques pour ordinateur et de jeu 0,90 $
Appareils d’affichage (téléviseurs et moniteurs – 29 po ou moins) 9,00 $
Appareils d’affichage (téléviseurs et moniteurs – 30 po ou plus) 31,75 $
Imprimantes/télécopieurs/numériseurs 6,50 $
Appareils audio/vidéo portables personnels 0,40 $
Systèmes audio/vidéo de maison et les instruments de musique 3,50 $
Ensembles complets de cinéma maison 6,00 $
Systèmes audio/vidéo d'auto 2,75 $
Téléphones réguliers et répondeurs 0,85 $


Petits appareils électriques

Les FGE par unité sont :

Mesure du temps (par ex. horloge) 0,75 $
Mesure de poids (par ex. balance) 2,75 $
Traitement de l’air (par ex. purificateur d’air) 2,25 $
Ventilateurs de bureau et de table 1,25 $
Nettoyage de petite surface/plancher (par ex. aspirateur portable) 1,00 $
Soin personnel (par ex. séchoir à cheveux) 1,00 $
Petits articles spécialisés (par ex. réchauffe-tasse) 0,25 $
Appareils pour les sports, loisirs, artisanats et passes-temps (p. ex. jumelles) 0,75 $
Outils de test et de mesure (p. ex. multimètres numériques) 0,75 $


Lumières

Les FGE par unité sont :

Diode électroluminescente (DEL) (Lampes à semi-conducteurs utilisées pour les applications d’éclairage de spécialité et conventionnelles) 0,15 $
Pqt de lampe miniature (frais évalués par paquet et NON par unité) 0,10 $
Petits luminaires/lampes portatives 0,15 $
Luminaires portatifs (avec prise, cordon ou pile, comme les lampes de bureau) 0,85 $


Québec

Produits électroniques

Les FGE par unité sont :

Ordinateurs de bureau 7,50 $
Ordinateurs portables 1,65 $
Périphériques pour ordinateurs 1,25 $
Imprimantes de bureau, numériseurs, télécopieurs, copieurs 8,75 $
Imprimantes/copieurs (gros modèles sur plancher) 42,50 $
Appareils d’affichage – 29 po et moins 12,25 $
Appareils d’affichage – 30 po et plus 42,50 $
Téléphones résidentiels et répondeurs 1,15 $
Liseuses 1,65 $

Je vous copie seulement quelques provinces, les principales, plus près de la civilisation, parce que de toute façon cela n'est pas très pertinent de mettre le montant de ces maudites TAXES pour l'Ile du Prince Édouard, et qu'en plus, un "illuminé de gaïa" pourrait nous dire qu'ils sont mieux que nous... sans rire, car selon sa logique unidimensionnelle inversée, plus il y a de taxes, mieux c'est...

Le visage, le foulard, l'attitude du taxeur... ici en militant étudiant
Si vous comparez, vous voyez clairement que c'est plus cher encore une fois au Québec. Vous savez, la "société distincte" ou le modèle est la réussite de l'échec, on prévoit déjà au départ, que de gérer la disposition des appareils électroniques coûte plus qu'ailleurs. La télévision grand format achetée au Québec sera taxée de cette redevance presqu'au double de ce qui est perçu en Alberta, en plus que l'Alberta n'a pas de taxe de vente provinciale. Pourquoi? Le vidangeur ou l'employé de centre de tri est moins payé à Vancouver? Je voudrais déménager à sa place...

Non... c'est plus parce qu'ici, nous sommes dirigés par des voleurs, et que les voleurs sont nombreux partout dans cette province, assoiffés de l'argent public tels des vampires qui manquent de sang. On ne paiera jamais assez pour eux, qui sont les bénéficiaires de ce système.

Une nouvelle taxe sur l'essence? Pas de problèmes! Taxons les familles qui font le crime de se reproduire, augmentant l'empreinte, la pression des sales rats-humains sur gaïa!

Donc, pensons-y un peu... pour ce temps des fêtes, où les commerçants comptent sur une hausse de leur chiffre d'affaires... cette hausse ira entièrement en taxes cette année. Pas de pitié pour le consommateur ou le commerçant au Québec. Le gauchiste antidémocrate hypocrite, menteur et voleur est roi et maître, que ce soit le Parti Québécois ou le Parti Libéral au pouvoir.

La prochaine étape sera de vous faire sentir coupables de vous trouver des échappatoires. "Comment ça te coûte pour envoyer tes enfants à l'école?"... Pourtant, le problème n'est pas de payer sa juste part pour ces services essentiels. Les vampires du Québec veulent plus que ça... Ils veulent leur système de collusion dans la construction, ils veulent être travailleurs saisonniers en région, ils veulent gagner 25$ de l'heure pour garder des enfants, ils veulent être payés pour chanter et enregistrer un album qui sera acheté par 243 personnes, ils veulent brasser des dossiers de papiers dans une Commission scolaire inutile, ils veulent un compte de dépenses et des voyages dans le sud payés.

Tiens, les représentants écolos du monde se réunissent "pour le climat" à Doha... c'était trop frette et plate dans un Comfort Inn à Sept Iles!

C'est eux les voleurs... pas vous, qui tentez de survivre avec ce qu'il vous reste après qu'ils aient siphonné votre carotide.

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samedi 24 novembre 2012

Triste fin de carrière...

Jacques Fabi, animateur de nuit à Cogeco
Cette semaine, Jacques Fabi l'a échappé solide. Au début, avant d'écouter l'extrait, en voyant les réactions dans les médias sociaux, j'ai pensé qu'il y avait peut-être de l'amplification et de l'émotivité... Mais quand j'ai entendu, je me suis rendu compte que je n'avais jamais entendu quelque chose de pire à la radio québécoise, et que je ne croyais pas possible d'entendre des propos aussi condamnables et inacceptables sur les ondes du 98,5 FM de Montréal.

Pourtant, Fabi s'était déjà donné le rôle du donneur de leçons contre la "radio poubelle de Québec".


Je me suis parfois demandé pourquoi cet animateur qui a essentiellement été de nuit toute sa carrière, n'est pas devenu fou, ou dépressif, parce qu'à entendre les intervenants de sa tribune téléphonique, souvent, ça ne volait pas haut. Personellement, les tribunes téléphoniques m'intéressent autant que les vox pop dans les reportages télévisés. C'est du remplissage. Certains me trouveront peut-être méchant, mais je pense qu'une des marques de commerce de Fabi, parce que j'ai beaucoup écouté cet animateur dans les années '90, c'est qu'il est parfois un peu engourdi, endormi (c'est l'heure), endormant, et qu'il manque à la base, de courage. Je m'explique: Par exemple, lorsqu'il a quelque chose à dire contre un animateur de Québec, ou un journaliste, il est incapable de le nommer. C'est son habitude d'amortir tous ses propos de nombreux slaloms, contournements, et du ton monocorde qu'on lui connaît. Mais, mercredi matin, il a eu une grosse bulle au cerveau lorsque "Maria", qui s'avoue arabe et a l'accent qui va avec, appelle pour dire que "les israéliens sont des chiens", et que "l'holocauste est la meilleure chose qui soit arrivée"...

Ces propos sont criminels au Canada. C'est inciter au génocide, glorifier le meurtre de millions d'innocents, et propager de la pure haine raciale en concentré.

Sans l'arrêter sur le champ, loin de démontrer une certaine désapprobation, il en a remis, déplorant qu'il n'avait pas le droit de dire que qu'il pensait de la communauté juive.

Parce que ça c'est l'autre aspect... qui démontre toute l'absurdité et le manque de jugement de Jacques Fabi : Il reproche à la communauté juive de restreindre son droit de dire ce qu'il veut sur les juifs (Genre que l'holocauste est la meilleure chose qui soit?)... Alors que dans l'actualité, on voit des menaces, meurtres, lynchages, attentats, parce qu'un film amateur a été publié sur Youtube, ou parce que des caricatures ont été publiées au Danemark. J'vous dis, dans cette matière grise entre les oreilles de Jacques Fabi il y a de l'absurdité.

Réveille Fabi! Après 35 ans de métier, c'est vraiment pas une belle fin de carrière!

Après avoir pendant deux jours fait des pressions pour faire effacer l'audio qui circulait notamment sur le site Radioego, le 98,5 FM, Cogeco l'entreprise propriétaire, ont finalement remis une lettre d'excuses à des représentants de la communauté juive. Cette lettre aurait du être publique: c'est un communiqué qu'il faut.

On a appris tard le vendredi soir, par une journaliste de Quebecor, que Fabi avait été bel et bien suspendu. Contrairement à ce que dit Audrey Gagnon, Cogeco n'a pas agi rapidement, car il n'y a toujours pas de rétractation publique, et qu'on a su que Fabi est suspendu par un autre média, près de 72 heures après les propos.

C'est toujours inacceptable. Après l'affaire Gillet 1 et 2 de 2002 et 2004, Cogeco a toujours des difficultés à s'occuper de son image, à soigner ses relations publiques. Je ne peux pas croire qu'ils endossent ce comportement...

Ce n'est pas tant la sanction qui importe... congédiement, suspension... moi, dans mes nombreux tweets sur le sujet (avec @le98fm en copie conforme), je n'ai rien demandé de ça, même s'il faut nécessairement quelque chose. Je veux surtout une rétractation totale, une reconnaissance de l'inacceptabilité des propos en public... Si on a pas ça, moi j'ai encore un problème: Il faut que CHMP FM 98,5 s'excuse publiquement de ces propos, il faut dire que ces propos ne peuvent pas être acceptables, et Fabi... s'il ne s'excuse pas, bien, il ne devrait pas revenir. C'est tout.

À l'origine de ces manifestations d'antisémitisme chez nous, le droit à l'auto-défense d'Israël

Pour ce qui est de ce qui se passe à Gaza, n'en déplaise à Jacques Fabi, ou Stéphane Gendron, un autre porte parole Palestinien exhalté au Québec, je pense que l'état d'Israël a pleinement le droit d'intervenir pour que la pluie de roquettes cesse sur son territoire. Gaza est un état fantoche et criminel. Le peuple de Gaza est uniquement victime de la bêtise et de la folie du Hamas, qu'ils ont choisis comme représentants. L'action d'Israël à Gaza est une riposte. Une riposte c'est d'abord provoqué. Laisseriez-vous votre voisin lancer des cailloux sur votre maison?
« Nous pouvons pardonner aux Palestiniens de tuer nos enfants, mais nous ne pourrons jamais leur pardonner de nous obliger à tuer leurs enfants. La Paix viendra quand les Arabes aimeront leurs enfants plus qu'ils nous haïssent. »  
- Golda Meir première ministre d'Israël 1969-1974

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vendredi 12 octobre 2012

Journalisme génétiquement modifié chapître 1

Le Québec est une fois de plus en grand délire avec l'aide d'un journaliste de Radio-Canada qui accompli un travail digne de la "trash-tv révolutionnaire" internet CUTV de l'Université Condordia... Ce diffuseur qui fabriquait des cas de brutalité policière lors du "printemps" des Québécois rouges.


On se souvient de cette manifestante qui témoigne d'avoir été "prise par le vagin" avec ses amis, des comédiens qui méritent tous un oscar pour la qualité de leur jeu...

Cette fois, c'est le retour de la constable au matricule #728 du SPVM sous les projecteurs de la sphère des twitts. Elle avait été prise pour cible dans un de ces vidéos publiés sur Youtube, ou elle aspergeait quelques manifestants, semble-t-il sans raison. Par contre, il y a une raison SI avant le vidéo, il y a un ordre de dispersion qui n'est pas suivi...

Alors, il y a quelques mois plus tard, et quelques sujets sur les médias sociaux monopolisés par des carrés rouges plus tard, une altercation entre la constable 728 et un "artiste". Radio Canada comme à son habitude, embarque dans le gros dossier, comme un cas "exemplaire" de brutalité policière, sans équivoque.

Pourtant sur la vidéo, il y a un individu qui résiste à son arrestation et qui même monte des escaliers en se sauvant.

La meilleure façon de ne pas se retrouver dans cette position, ne pas résister
Sérieux, vous vous attendez à quoi lorsque vous vous sauvez de la police?

Est-ce à la personne interpellée de décider si l'arrestation est justifiée ou pas? Si elle juge que l'arrestation n'est pas justifiée, elle peut quitter les lieux? Ah bon...

Ces questions ne trouvent jamais de réponses dans la "logique" militante.

La machine s'emballe... On fait appel à des avocats qui se cherchent une cause, des lologues qui vendent leur expertise sur l'esprit humain selon la commande, et même Richard Martineau tombe dans le panneau à son émission.

Personne ne s'interroge à savoir si la personne interpellée a eu un comportement raisonnable en résistant à son arrestation: Le procès contre Stéphanie Trudeau (car elle a un nom, une famille) est fait, le verdict est son exécution professionnelle. Rien en deçà ne sera acceptable pour les carrés rouges à l'orgueil affecté, toujours insatisfaits, même si le nouveau gouvernement péquiste leur a tout donné.

Elle est tellement coupable, à preuve... le SPVM s'excuse, et on a sous la main tout son dossier. On y trouve un blâme il y a 11 ans... Oh mon dieu! Deux autres plaintes déclarées sans fondement, pour lesquelles selon les juges de la sphère des twitts, elle est encore plus coupable aujourd'hui. Pour ce qui est des excuses de la SPVM, cela démontre qu'ils veulent préserver leur image auprès des groupes militants organisés, auprès des journalistes de Radio-Canada... C'est comme ça qu'ils gèrent les relations publiques, au détriment du respect de la loi, de l'autorité policière, et de la respectabilité de la profession, du service de police.

Le SPVM ne protège pas ses policiers des attaques organisées par des journalistes militants. Le SPVM n'attend pas le résultat de l'enquête interne pour s'excuser: Le plus important ne sont pas les faits, mais la perception qu'auront les exaltés, hippies, fumeurs de joints, carrés rouges qui sont à l'école buissonnière depuis 35 ans.

Avec le SPVM de l'huître-maire Gérald Tremblay, on est loin du NYPD du maire Giluiani!

La brutalité policière mérite d'être punie de façon exemplaire. Ici... je n'ai aucune preuve que c'est de la brutalité, ni de bavure. Résister à une arrestation implique l'utilisation automatique de la "force nécessaire". Richard Barnabé (1993) était un cas de brutalité policière. Anthony Griffin (1987) était une bavure policière. Matricule #728 c'est une vendetta contre une policière, c'est très différent.

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dimanche 9 septembre 2012

Légionellose gouvernementale?

Depuis plusieurs semaines, l'air du centre ville de Québec est contaminé par une bactérie. Ce n'est pas rien: 11 personnes en sont mortes.

Malheureusement, encore une fois, on dirait qu'en plus des lacunes apparentes à la Santé Publique, le fait que toute cette crise se soit déroulée en pleine campagne électorale, personne ne s'en occupé sérieusement... Je veux dire, s'en occuper comme des personnes responsables. Et les journalistes semblent toujours perdus lors qu'un ou deux termes scientifiques sont évoqués, impressionnés par les "effets de sarrau"* des médecins, ces grands savants dont nous serions "trop caves" pour en comprendre le langage.

Essayons de faire le travail, et d'analyser celui qu'on nous propose.

On dirait depuis quelques jours dans l'espace public, on se passe le mot pour ne pas "pointer du doigt" le propriétaire négligent... À ce moment, je me dis que cela pourrait donc venir d'un édifice gouvernemental?

De toute façon cela tire à sa fin... 

Et voilà qu'un édifice près de la gare, point de service de Service Canada pourrait être dans la mire... Mais aucune confirmation.

Je me pose plusieurs questions:

Est-ce que la Direction de la Santé Publique n'a cherché que chez les propriétaires de tours de refroidissement du privé en négligeant les édifices publics?

De plus, le Dr François Desbiens de la Direction régionale de la Santé Publique décrit un quadrilatère précis où il dit qu'il n'y a pas de tours de refroidissement...


La majorité des 176 personnes touchées par la légionellose habitent les quartiers Saint-Roch, Saint-Sauveur et Saint-Malo. On a observé une concentration de cas dans le quadrilatère compris entre le boulevard Langelier, le boulevard Charest et la rue Saint-Vallier.
«Comme il n'y a pas de tours dans ce secteur, il y a donc eu une bonne dispersion des gouttelettes contaminées», 
- Dr François Desbiens, Directeur de la Santé publique de Québec

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/quebec/archives/2012/09/20120909-073138.html

Confrontons cela avec "l'épreuve des faits"... Voici un plan du quadrilatère où il y a une concentration de cas, et où il n'y aurait pas de tours, selon le Dr François Desbiens...

Cliquez pour agrandir

Cela ne prend pas une longue recherche pour trouver que le Dr. François Desbiens de la Santé publique dit quelque chose de faux. Les tours de refroidissement des édifices, on peut les voir par Google. Le quadrilatère rapporté par les médias, qui citent le Dr Desbiens, est rempli de tours de refroidissement.

Il y a plusieurs édifices gouvernementaux qui sont dans ce secteur précis: L'Université du Québec, l'ÉNAP, la SAAQ, le Palais de Justice. Il y a aussi l'édifice de la CSN et le siège du quotidien Le Soleil.

Je perds confiance. En fait, je n'ai pas une très grande estime de l'efficacité de l'État québécois, mais là cette fois, c'est notre sécurité sanitaire qui est atteinte. La dernière fois en 1996, on a réglé le problème après un mort, aujourd'hui 11 morts plus tard, on a rien réglé, on attend l'automne! Je pense à toutes les fois où j'ai circulé dans le secteur, à vélo notamment, où j'ai peut-être respiré la bactérie, sans toutefois développer une maladie, compte tenu de ma mi-trentaine. Mais je pense aussi à mon épouse enceinte qui devait passer par là pour aller travailler tous les jours.

Est-ce que la Santé publique est dans les mains des "faiseurs d'images" qui "gèrent la crise en attendant que ça passe", "minimisent les dommages" à l'appareil public, protègent les incompétents... Alors que la population a plutôt besoin que l'on trouve la source de contamination pour sa sécurité sanitaire? 

Autre fait étrange dans ce qu'on nous rapporte, on parle de délais de plusieurs semaines pour effectuer les tests. Pourtant au privé, il est possible d'accomplir ces tests dans un délai de 48 heures. Donc... vu qu'on "fonctionnarise" la santé au Québec, a-t-on une réaction plus lente, causant des morts, pour soit ne pas se dépêcher et économiser quelques milliers de dollars, ou par "obstination idéologique"?

Cette lenteur a probablement aussi causé des morts. Des gens sont infectés de la légionellose depuis la fin-juillet... À la mi-septembre, on ne sait pas encore où l'on s'en va.

«Une fois que j'aurai les résultats de laboratoire, d'ici la fin septembre, j'ai besoin de deux à trois semaines pour analyser les données et mettre les bonnes conclusions afin de ne porter aucun préjudice».
- Dr. François Desbiens

Ici, on semble plus préoccupé par la crainte de causer un préjudice, alors que des personnes meurent. Les avocats font plus peur que des citoyens âgés et pas très riches du centre-ville.

La Direction de la Santé publique demeure déterminée à compter sur la fin des chaleurs de l'été pour dire que la crise est maîtrisée... d'elle-même. Les fonctionnaires auront donc prouvé leur efficacité légendaire en ayant rien trouvé, et rien réglé, Dame Nature ayant fait le travail elle-même, toute seule.

Ces gens sont très bien payés. Ces gens devraient aussi avoir une obligation de résultats. Aussi, les gestionnaires d'édifices publics devraient être aussi imputables qu'un propriétaire privé, pour négligence criminelle ayant causé la mort. Oui, des accusations au criminel pour un acte criminel. Depuis quand paie t-on des gens pour être responsables, sans qu'ils ne le soient vraiment?

Ici, je pourrais aussi parler de ces directions d'écoles à Montréal qui ont négligé l'entretien des édifices et qui ont rendu par leur incurie des dizaines d'enfants malades parce que les inflitrations d'eau dans des écoles n'étaient pas du tout réparées, et que des moisissures y proliféraient. Incompétence et irresponsabilité: Des conséquences sont nécessaires. Mais les Québécois ont décidé de récompenser la directrice de la Commission Scolaire de Montréal (un scandale de gestion) en élisant Diane De Courcy, nouvelle députée péquiste dans Crémazie la semaine dernière. C'est donc normal que le système s'effondre...

Revenons à nos bactéries...

Des propos irresponsables ont été émis dans les médias de masse et sociaux, comme quoi de "toute façon, ça ne touche que des vieux et des malades". Imaginons donc le bien commun dans les mains de personnes aussi négligentes, et ignorantes! Parmi les 11 morts, certains n'étaient que dans la cinquantaine... et, que diriez-vous que votre père de 73 ans, qui a toujours une qualité de vie, toute sa tête, tombe malade, meure, parce qu'un négligent a décidé de sauver quelques dollars, et que la Santé publique marche avec les lacets de ses deux chaussures attachées ensemble? Ce serait comme de dire qu'on peut se permettre d'être négligent avec les vieux et les malades...

Les plus imbéciles de ceux qui commenteront vont certainement y ajouter la sauce qui va avec leurs lubies, leurs intérêts personnels, et ne comptez pas sur les journalistes québécois pour faire la part des choses: "C'est le réchauffement climatique qui fait que les climatiseurs sont plus utilisés", donc "le réchauffement climatique peut vous tuer plus tôt que prévu", sans tenir compte qu'il fait bien plus chaud ailleurs qu'à Québec, sans qu'il y ait contamination à grande échelle. D'autres diront que c'est parce qu'on a fait des coupes au fédéral... les syndicats ont l'antenne autant qu'ils veulent pour dire ce qu'ils veulent.

Bref, en autant qu'on puisse pointer du doigt les coupables qui font notre affaire, sans s'occuper vraiment de Santé publique!

Qui disait qu'une crise, c'est des occasions?

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* Effet de sarrau... dérivé "d'effets de toges"... Les personnes moins aptes à juger sont "impressionnées" devant les grands termes, prononcés avec un accent particulier, en haussant le ton, et la manipulation fait son oeuvre.

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mercredi 5 septembre 2012

La menace


Un dérangé dans la disgrâce totale, visage contre le sol mouillé. (image Radio-Canada)

Avec les événements d'hier soir, j'ai lu que plusieurs s'avançaient sur le terrain dangereux de donner une explication aux actes d'un dérangé.

Un des cas les plus lamentables, c'est Richard Labbé de La Presse qui accusait Stephen Harper sur twitter.



J'ai même lu que les responsables sont ceux qui "démonisent" Pauline Marois... Et voilà que je me sens visé. Donc, je n'aurais pas le droit d'énumérer des raisons qui font que je vote pas pour elle et son parti, et je serais alors responsable d'agiter un fou. La personne écrit ça sur twitter, le plus sérieusement du monde et "send"... Sans penser qu'elle fait partie probablement de ceux qui démonisent, de tous sens Stephen Harper depuis au moins 7 ans, comme Richard Labbé.

Lucidité? Où est tu?

Il y a aussi Véronique Cloutier, dans une déclaration un peu laconique, qui dénonce les insultes qu'on se lance facilement. Ce qu'elle dit n'est pas faux... mais à mes yeux incomplet. Parce qu'en ne dénonçant que des insultes, on pourrait un peu justifier, banaliser le reste, le passage à la prochaine étape. 

Le drame qui s'est joué hier soir représente malheureusement trop bien le clima
t de haine qui plane sur le Québec depuis le printemps. À grands coups de "cave, imbécile, tata, colon, ignorant" envers les "clans" adverses sur les réseaux sociaux, nous avons tous nourri ce sentiment. 

Dans les derniers mois au Québec on a été bien plus loin que des insultes, avec des démonstrations de haine, presqu'à chaque jour.

Même certains journalistes ont tenté de justifier les actions dangereuses de groupes pas très démocratiques dans le métro de Montréal. Après quelques protestations 2.0, le tweet était retiré, mais un mal était fait.

Beaucoup de "carré rouges" ont accusé Jean Lapierre et Mario Dumont de mauvaise foi, pour avoir mentionné qu'il y avait une manifestation d'étudiants aussi à l'extérieur du Métropolis, lorsque Pauline Marois faisait son discours, dans toute la confusion en direct. Cela change quoi à ce qui s'est passé depuis des mois à Montréal ou Victoriaville? On a été chanceux qu'il n'y ait pas plus de morts dans ces "troubles", que cela plaise ou non aux "rouges" qu'on le rappelle: Lancer des pierres peut aussi tuer.

Il y a eu de l'enflure dans le verbal, mais surtout dans les actes. Simple rappel: Des gens ont reçu des enveloppes de poudre blanche à leur lieu de travail... C'est quand même terrorisant, pour de simples employés de bureau, même si ça n'a tué personne... C'est bien plus que des mots, dont je me suis plutôt habitué à recevoir comme blogueur. Et dans les mots, il y a aussi ce qui est bien plus que l'insulte: la menace. 

Je dis ici juste que la frontière des mots a été allègrement dépassée depuis quelques mois par des gens qui, comme le monsieur dérangé d'hier, se croient justifiés de faire bien plus, à des inconnus, parce qu'ils pensent différemment. Insulte n'égale pas menace. Se faire insulter par des inconnus est une chose, c'est pas bien, mais entre gens civilisés qui peuvent avoir à exprimer un choc, cela devrait en rester là... Se faire menacer par contre... 

De simples insultes ça n'a jamais vraiment été une menace à la démocratie, on a pu longtemps s'insulter entre partisans des Canadiens ou des Nordiques: mais des menaces c'est autre chose...

Ce n'est pas parce qu'on montre un doigt à un automobiliste qu'on mérite de se faire battre sauvagement, ou tuer. Parfois, des propos dépourvus d'insultes sont très insultants. Pas besoin de dire "crétin" à quelqu'un pour lui faire sentir qu'on le traite de crétin, et franchement, des fois, certaines paroles, certains actes, méritent de se faire dire qu'on a mal agi avec un mot dur, qui frappe, pour faire réaliser qu'on a été trop loin et cela ne menace personne.

Le dérangé d'hier n'est qu'un dérangé. Il ne représente pas de cause, ni de communauté. Si une cause doit se servir de la menace, de l'attentat, c'est que cette cause est peut-être perdue. Les anglophones du Québec sont chez eux depuis plus de 200 ans, et ils ont le droit de parler et de vivre en anglais, même si cette fois, le "terroriste" est un anglophone qui dit dans son délire, que les "anglos se réveillent". Des lois restrictives sur l'expression culturelle, touchant l'appartenance, des choses sensibles, ne peuvent pas se justifier sur le dérapage d'un dérangé, pas plus qu'un tel dérapage peut se justifier d'une quelconque façon. N'oublions pas que le FLQ au aussi menacé, tué, pour une cause, et j'ajouterais qu'un gain obtenu de cette façon non-légitime, ne peut pas devenir légitime.

Hier soir, vraisemblablement, l'attentat porté contre Pauline Marois est politique. Qui dit attentat politique, dit terrorisme. 

Beaucoup justifient le terrorisme d'une façon ou d'une autre, que ce soit en Palestine ou ailleurs. L'affaire c'est que le terrorisme est "dérangé" en soi et demeure illégitime. Cela doit le demeurer.

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dimanche 2 septembre 2012

Les campagnards - partie 3: 4 raisons majeures d'écarter Pauline Marois

À part que si j'étais dans une circonscription qui a de fortes chances de tomber aux mains de Québec Solidaire, ma position cette fois-ci est de tenter de bloquer le Parti Québécois de Pauline Marois.



Pourquoi écarter Pauline Marois?

1. Pauline Marois a un programme irresponsable

Hausses d'impôts, renforcement des lois linguistiques, confrontation avec Ottawa, sabotage de projets promis, pacte avec les carrés rouges, baisses de productivité en vue. Impossible d'équilibrer un budget, crise de confiance financière des agences de notation à l'égard du Québec, et même la possibilité d'un référendum créé par le simple dépôt d'une pétition produite par les "caribous" durs de durs, ceux qui se jetteraient dans la rivière, étant sûrs de pouvoir la traverser.

Les "caribous" regardent avec un air de chevreuil devant un camion sur la route lorsqu'on leur parle d'économie. Pourtant, il s'agit bel et bien d'emplois et du niveau de vie des Québécois dont il est question ici... Ce n'est pas à prendre à la légère.

Le Parti québécois de Pauline Marois est aux mains d'une frange radicale, idéologue et déconnectée. Il y aura certainement des conséquences à lui remettre le volant, surtout si elle a les "deux mains" dessus!

2. Le passé de Pauline Marois

Il y a bien longtemps, le premier ministre fédéral Laurier, ensuite repris par Trudeau, ont déjà dit que les québécois n'avaient que 6 mois de mémoire. À plusieurs reprises dans l'histoire, l'électorat québécois a prouvé qu'ils avaient raison de penser de cette façon.

Six mois de mémoire... donc, imaginez 9 ans et demi! Si Charest était réélu mardi, le printemps prochain il fêterait son 10e anniversaire comme premier ministre. C'est beaucoup trop long pour se souvenir de ce qui s'est passé sous le Parti québécois de 1994 à 2003.

Il semble qu'en optant pour Pauline Marois, pour du soit-disant changement, les québécois oublieraient que le scandale des commandites a aussi éclaboussé le Parti québécois. Ils oublieraient aussi le fiasco majeur de la Gaspésia, et les allégations de corruption, impliquant encore la FTQ de l'est du Québec, mais cette fois-ci avec un gouvernement péquiste. Il s'agit quand même ici de centaines de millions!

On aurait aussi oublié la contribution de Pauline Marois dans le système de santé, car elle a été ministre de la santé. On aurait oublié son implication dans la réforme en éducation, aussi un fiasco, dont nous essuyons encore aujourd'hui des conséquences.

On se souvient d'ailleurs de son passage à la santé pour ses rénovations qui avaient coûté 400 000 $ à l'époque, en 1999, dans ses bureaux, pour une question d'installation "toilettes silencieuses", sous ordre de la ministre, dénoncé par Mario Dumont. Ainsi, elle démontrait la même désinvolture face aux dépenses des fonds publics qu'elle reproche au gouvernement Charest.

Il y a aussi l'histoire du renouvellement de l'entente de son mari, Claude Blanchet, ex-dirigeant du Fonds de Solidarité FTQ, grand patron de la SGF, la Société Générale de Financement, juste avant les élections de 2003, ce qui impliquait que monsieur aurait droit à une grosse indemnité si les libéraux l'emportaient, un "parachute doré" de 1,2 millions $. En plus, sa performance à la SGF a été plutôt désastreuse, décrite comme une "saignée".

Pauline Marois a aussi occupé le ministère des Finances sous Landry. On se souviendra d'une déclaration incendiaire lancée à la veille d'un budget, alors qu'elle disait prévoir une récession, ce qui a eu pour conséquence d'affoler les marchés. Bernard Landry, premier ministre, son patron, l'avait corrigée. Par la suite, lors de la prise du pouvoir des libéraux, c'est un trou de 4,3 milliards $ que l'on a trouvé dans les finances du Québec... L'équivalent de 3 stades olympiques.

En mars 2006, elle quitte la politique devant la montée d'André Boisclair. Elle encaisse donc une idemnité, mais revient pourtant en politique 14 mois plus tard en juin 2007, après l'échec de Boisclair.

Il y a donc ne pas avoir de mémoire... et avoir la maladie d'Alzheimer: Il faut en oublier beaucoup pour trouver que Pauline Marois est une candidature "fiable" pour le Québec!

Ne trouvez-vous pas qu'en plus de tout ça, c'est quand même spécial de la voir utiliser l'icône de René Lévesque dans ses publicités, alors qu'elle a été de ceux qui lui ont en quelque sorte montré la porte de sortie?

3. Pauline Marois n'a pas d'équipe

En 2012, nous sommes loin des équipes péquistes de 1976, 1994, ou même de 2003 et 2007. Qui dans l'équipe de Marois va avoir la mission d'aller rassurer les marchés, les firmes de notation à New York dans le cas d'une victoire péquiste mardi? Qui peut être du cabinet? Quelle sera la valeur de ce cabinet, avec probablement Veronique Hivon à la justice, ou Scott McKay à l'environnement?

Bernard Landry, André Boisclair avaient beaucoup plus de profondeur dans leurs "trios".

4. Pauline Marois a fait une mauvaise campagne

La campagne de Pauline Marois n'a pas été celle d'un chef qui est en voie de prendre le pouvoir, même "par défaut". C'est une campagne décousue, mémère (pour ne pas dire pépère), improvisée. Beaucoup des ses thèmes servaient plutôt à satisfaire sa base, que de rallier des indécis. C'est pourquoi elle aura selon ce que l'on peut croire des derniers sondages (32% au 1er septembre), un moins bon résultat qu'aux élections générales de décembre 2008 (35,2%).

Elle est visiblement tombée dans tous les pièges qu'elle pouvait rencontrer sur son chemin de campagne, certains posés par des alliés, comme ces référendums d'initiative populaire (RIP), gracieuseté de Bernard Drainville. En débat, elle n'a pas performé, même qu'elle a essuyé un K-O pour plusieurs observateurs au dernier débat un-contre-un devant un François Legault surprenant.

Donc, qu'est-ce qui fait qu'elle peut gagner? Quelle est la donnée qui manque? Est-ce simplement le fait qu'elle est là depuis longtemps?

Autant dans la population en général que dans son propre parti, Pauline Marois n'est pas aimée.

Je n'ai jamais trouvé qu'elle avait un certain charisme, pas plus qu'elle a un flair politique. Pauline Marois, l'énigmatique "dame de béton", a plusieurs vies, on le savait... mais cet électorat québécois laisse perplexe.

C'est peut-être un peu ça aussi le "modèle québécois"... Après la surprise d'une "vague orange" du NPD au fédéral l'an dernier, les politiciens n'ont définitivement pas ce qu'ils méritent dans "la belle province". Et que dire de la sévérité avec laquelle Mario Dumont a été jugé! J'entendais encore dans des "vox pop" des quidams parler de l'ADQ de 2007 comme si ce parti avait été au pouvoir.

Au provincial les Québécois sont embêtés: Ils voudraient probablement voter comme au fédéral, pour une opposition: C'est trop difficile choisir le pouvoir, changer le cours des choses... Faire un vrai ménage. Comme des lointains cousins latins, lorsqu'il est question de responsabilité, de ménage, de rembourser, on veut faire ça "mañana"... Remettre à demain.

À force de remettre à demain, on s'enfonce dans les retards.

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