mardi 14 février 2012

Qui donc méprise l'humain monsieur le philosophe?

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En réponse à Thomas DeKoninck, professeur titulaire, faculté de philosophie, Université Laval, pour sa déclaration reportée par Frédérique Doyon, "Un mépris total de l'humain" dans le quotidien Le Devoir, lundi le 13 février.
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Source: Université Laval
Vous accusez le sénateur Boisvenu et les conservateurs de mépriser "totalement" l'humain, et la "dignité humaine" : Sachez qu'à mes yeux, c'est vous et votre idéologie qui méprise l'humain.

Voici pourquoi:

Lorsque vous soutenez que seule l'éducation peut vaincre la violence de notre société (ce n'est pas un absolu), par le fait même, vous insinuez que le sénateur Pierre Hugues Boisvenu, ainsi que les représentants de notre gouvernement élu, ceux qui les appuient, sont tous des ignorants.

Ce n'est pourtant pas le "violent" sénateur Boisvenu qui a tué sa fille... mais bien un récidiviste supposément encadré par le système que vous défendez aveuglément.


Qui donc a véritablement du respect pour la vie des innocents au point de refuser de les voir comme des statistiques, un pourcentage de "pertes normales", de "dommages collatéraux", dans un grand plan délirant de réhabilitation, de pardon, de compassion, d'économies de dépenses irresponsables, avec les meurtriers?

Qui a dit "oui à la torture" (écrit tel quel, 1er paragraphe) au gouvernement canadien? Vous n'êtes pas capable de faire la différence entre utiliser une information antiterroriste qui a peut-être été obtenue par "waterboarding" à Guantanamo, et pratiquer nous-mêmes les techniques utilisées par les états voyous que vous ne dénoncez pas? Que faites-vous de la valeur de la vie des civils et touristes à New York, Madrid, Londres, Sharm Al Sheikh, Bali, Marrakech, Bombay, qui peuvent être pulvérisés à tout moment, parce nous serions obstinés, les bras croisés, à refuser les informations potentiellement obtenues par un allié avec une forte persuasion? Et si c'était votre avion qu'on sauvait pour quelques éclaboussures d'eau sur un fanatique d'allah?

Qui donc a du respect pour la dignité de l'humain en défendant la "dignité" des monstres coupables des pires atrocités, aux dépends des plus faibles de notre société qui seront sur le chemin du prochain Paul Bernardo ou Clifford Olson?

Qui donc accorde de la valeur de la dignité et du respect pour la vie humaine lorsqu'il abaisse la valeur de la vie de chacun de nous au niveau de celle des monstres qui tuent, violent, souillent, détruisent la vie humaine sans remords et parfois par plaisir, par dogmatisme?

Qui est vraiment violent? Où se trouve cette violence que vous décriez chez nous? D'où vient ce mépris pour les honnêtes gens et cette compassion étrange pour des monstres?

Qui cite de possibles "condamnations erronées", pour refuser la tenue d'un débat sur la peine de mort lorsqu'il était bien question de cas exceptionnels tels que Pickton, et Bernardo, où l'erreur de verdict est impossible?

Cautionner la peine de mort même «dans certaines conditions» tend aussi à déresponsabiliser l'humain, en niant ses capacités à se déterminer, à apprendre, à évoluer.

Est-ce qu'on parle bien de faire"évoluer" des tueurs en série et de leur faire apprendre que c'est pas bien ce qu'ils ont fait? Y'a pas à dire, même eux sont infantilisés dans votre vision! On pourrait aussi leur remettre un beau calendrier avec des autocollants en forme d'étoiles et de coeurs pour les journées de bon comportement? Et du dessert lorsqu'ils ont bien mangé leur brocoli!

Les propos du sénateur Boisvenu, qui réfèrent à la «pire» des violences

Il faudrait donc "éduquer" Bob... pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt?
"La pire des violences" selon vous viendrait de mon gouvernement qui doit protéger sa population plutôt que Robert Pickton, l'assassin de 49 femmes qui ont vu leur chair servir de nourriture à ses porcs?

Laissez-moi vous dire que c'est plutôt tordu ce relativisme déboussolé. Effectivement, je dois être trop ignorant pour comprendre la noblesse de vos valeurs si "dignes et respectueuses"!

Tant qu'à y aller dans l'absurde, la licence en médecine spécialisée de Guy Turcotte ne l'a pas pourtant pas empêché de découper ses enfants!

À moins que ce que vous entendez comme "éducation" ne soit en fait que de l'endoctrinement idéologique: Ce qu'il faut penser et répéter, sans se demander pourquoi. Pour fonctionner, cette "éducation" doit aussi se compléter par un contrôle étroit et soutenu des médias, contrôle de qui y a accès, avec seulement les opinions et valeurs qui y sont "autorisées" dans cette "pravda". De ce côté, c'est presqu'à point...

Certains pays réservent à leurs dissidents de la "rééducation" intensive. Faut-il qu'une majorité de canadiens se fasse laver le cerveau par vous?

J'ai bien compris que vous méprisez le peuple, les humains. Vous méprisez ses choix, vous méprisez qu'il réclame de la sécurité, vous méprisez qu'il demande justice... Vous méprisez le sénateur qui a perdu sa fille, faute de justice obtenue pour les crimes que son meurtrier avait commis avant elle.

Les gens comme vous n'expriment jamais de dégoût envers les monstruosités qui surviennent dans notre monde... vous concentrez votre dégoût sur nous, citoyens honnêtes.

Vous représentez à ce moment, parfaitement ce stéréotype d'intellectuel déconnecté et méprisant du haut de sa tour d'ivoire.

Les premières victimes des "grandes idées" des "grands sages" qui méprisent le petit peuple minable au bas, c'est justement ce petit peuple de la classe moyenne et les plus pauvres habitant les quartiers chauds que vous avez le luxe de ne pas fréquenter. Je comprends par votre déclaration, que vous avez horreur qu'un simple fonctionnaire retraité qui a payé de la vie de sa fille vos beaux idéaux, puisse changer le cours des choses sans demander la permission aux grands prêtres de la raison qui ont le monopole de l'intelligence tels que vous.

Je m'attendrais d'une personne de votre rang, d'avoir plus que des insultes à peine voilées et du mépris à offrir pour faire valoir son point de vue.

Vos arguments sont vides, suffisants, vous avez répété des banalités, qui insultent mon intelligence. Les gens comme vous, je les vois comme des complices. C'est la justice et son application, qui vous dérange. Qu'un récidiviste cause un meurtre, agresse un enfant, tue avec sa voiture en état d'ébriété, une fois de temps en temps, semble être le dernier de vos soucis. Insensibilité envers les bons humains?

Je tenais "par devoir, et par plaisir" à rectifier ces faits: c'est avec vos idées et votre mépris ainsi exprimé, que je suis convaincu que notre société a perdu du respect pour la vie, tout cela publié dans un quotidien québécois qui n'a toujours pas fait la paix avec son passé trouble d'antisémitisme, en plus de quotidiennement représenter exactement le contraire de sa devise, "Libre de penser".

Il se trouve que vous n'êtes pas plus un élu qu'un sénateur, et que si j'avais à choisir entre le sénateur Boisvenu et vous, je choisirais assurément lui.

Et vivement la démocratisation des médias qui fait qu'aujourd'hui un imbécile et ignorant comme moi puisse vous répondre!

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Mais qu'est-ce qui vous dérange?

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En réponse au dossier sur la vidéosurveillance de la journaliste Diane Tremblay publié dans le Journal de Québec le 8 février 2012, ma réplique refusée à l'opinion du lecteur en date du 14 février, pendant qu'on a encore publié d'autres textes de lecteurs qui ont peur des radiofréquences...
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Mme Tremblay,
 
J'ai lu avec une certaine distance vos articles sur ces caméras qui se multiplient à Québec, et je me suis demandé où était le problème... Comme probablement 86% des répondants à la question sondage du TVA 18 heures de mercredi dernier le 8 février, qui ont indiqué que ça ne leur dérangerait pas du tout.

Contrairement aux groupes de pression que vous avez consulté, je ne me sens pas attaqué dans ma vie privée lorsque je me déplace dans les rues de la ville. Au contraire, ces caméras sont une source de sécurité pour tous les citoyens honnêtes qui veulent que des preuves soient conservées en cas d'agressions, d'enlèvements, de délit de fuite, de vols, de meurtres, ou même de terrorisme.

Je m'interroge sur les véritables motifs de cette "dénonciation" qui me semble tout à fait injustifiée. Pour moi, ce n'est pas l'honnête citoyen le "suspect", mais bien ceux qui veulent compliquer le travail de la police et qui affirment avoir à coeur notre vie privée.

Ma vie privée, c'est chez moi... dans la rue, j'ai besoin de sécurité. Au lieu de m'inquiéter, votre dossier sur la vidéosurveillance m'a rassuré. Je fais amplement confiance aux personnes en charge de ce système pour en faire bon usage et je souhaite qu'il y ait encore plus de caméras dans l'avenir.

Ce sera bien difficile pour les casseurs de détruire nos commerces lors d'éventuelles festivités de la Coupe Stanley, et j'en suis ravi.

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On aura peut-être ignoré ma réplique... mais maintenant elle est sur le net pour des années à venir...

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jeudi 2 février 2012

La dictature du tribunal de l'opinion au Québec

Pierre Hugues Boisvenu est encore la cible d'attaques pour ses prises de positions. Les maîtres intimidateurs travaillent en meute avec les armes les plus puissantes jamais inventées: Les médias.

Le Sénateur Pierre Hugues Boisvenu en compagnie du ministre fédéral de la Sécurité publique Vic Toews
Le processus est toujours le même... Chef d'accusation: "Propos controversés. La preuve est accablante: Un extrait d'entrevue, de scrum, un tweet, quelques secondes bien découpées suffisent. Le verdict est implacable, sans appel: Ce sont des propos qui vont "trop loin". Excuses, rétractations, précisions, regrets, trop tard... Il n'y a rien de pire que le crime d'opinion dans la société québécoise. La peine doit s'appliquer sans entrave... démission, congédiement, surtout dans la disgrâce la plus totale pour que le jury soit satisfait.

Il y a quelque chose d'absurde dans le fait que les valeureux apôtres du pardon et de la réhabilitation soient aussi intraitables, pendant qu'ils sont si généreux avec un homme qui a tué 49 femmes avant de les donner à manger à ses cochons. Parce que ce que les médias oublient de dire, c'est que dans les secondes avant l'extrait, Boisvenu parlait du tueur en série Robert Pickton.

Après consultations auprès des lyncheurs bien pensants assoiffés de correction pour le crime odieux, je n'ai toujours pas compris pourquoi fallait-il que le Sénateur Pierre Hugues Boisvenu doive une fois de plus selon eux quitter son poste. La twittosphère québécoise qui compte beaucoup d'artistes et de gens de communications veut la tête du "traitre" (aux valeurs québécoises) Boisvenu. Sur Facebook, la plèbe penche plus en faveur de ses propos.

Personne ne m'a expliqué précisément pourquoi il n'avait pas le droit de se prononcer publiquement "près" de l'idée de la peine de mort, pourquoi il n'avait pas le droit de laisser entendre qu'un meurtrier qui se suicide, en fait un de moins à s'occuper... et qu'éventuellement ça en fait un de moins dans les rues.

Je le prends personnel parce que je pense exactement comme lui. Même que je ne me gêne pas devant n'importe quel bien pensant de défendre le retour de la peine capitale pour les cas extrêmes, jugés hors de tout doute (contrairement à hors de tout doute raisonnable), justement comme Pickton, ou Bernardo.

Il est certain que plusieurs n'ont toujours pas digéré l'adoption de la loi C-10 qui durcit les peines pour les jeunes contrevenants. Le Sénateur Boisvenu alors défendait son projet commun avec le gouvernement Harper, avec une fougue que l'on reconnaît peu aux politiciens de droite au Québec, il refusait d'être un tabletté dans la chambre haute qui dort en séance. Parce dès lors qu'il a accepté de porter les couleurs conservatrices au Sénat, plusieurs ont déchanté: Avant on comprenait sa croisade, on admettait que le système de justice avait des ratés, mais on ne croyait jamais qu'il aille jusqu'à pactiser avec le gouvernement du mal, à l'encontre des "valeurs québécoises".

Et, avez vous remarqué que l'on fait totalement abstraction du fait que 69% des Québécois sont toujours pour la peine de mort même 36 ans après son abolition, soit 7% de plus que le reste du Canada?... On parle souvent de ces fameuses "valeurs québécoises", est-ce celles qu'une minorité du plateau à Montréal fait croire qu'il y a unanimité derrière les leurs?

Lien: "Le modèle des lâches" où je défends le Sénateur Boisvenu en novembre 2011, alors attaqué parce qu'il défend le projet de loi C-10 et est le porte parole conservateur en matière de justice au Québec.

Voilà une façon de voir les choses

Comme je le mentionnais plus haut, plusieurs commentaires retrouvés sur la twittosphère québécoise laissent perplexes.

Je me suis même fait dire: "Qu'il crève et toi avec facho"... Alors je vous invite à survoler l'oeuvre de quelqu'un de troublé sur son compte twitter, mais rien de mieux qu'une capture d'écran pour immortaliser "l'exploit".


Je ne sais pas trop ce que viennent faire les "tantouzes", les trisomiques... mais il a l'air de se comprendre dans toute cette confusion.

À la place de celui qui envoyait des livres à Stephen Harper, Yann Martel, j'aurais honte d'être cité par un tel personnage qui évolue toujours bien sûr sous le couvert de l'anonymat. Vous vous demandiez quel genre d'énergumène fracasse des vitrines lors d'une victoire ou une défaite du Canadien en séries? C'est lui. L'ensemble de l'oeuvre en dit long sur la valeur de la personne qui se trouve derrière ces écrits.

Des "belles valeurs" ein?

Retour sur Frédérick Têtu...

Peut-être certains d'entre-vous s'en souviennent, j'ai déja questionné l'attitude du professeur de Cegep à l'endroit de certaines personnes politiquement impliquées au Québec. C'était en 2009. Maintenant impliqué avec le Réseau Liberté Québec, il a toujours ce comportement que l'on peut associer à de l'intimidation. À mon avis, cela devient inacceptable surtout lorsque ce gars associé au RLQ s'en prend en public au Sénateur Boisvenu et invective tous ceux qui prennent position sur la page Facebook consacrée au rassemblement conservateur québécois prévu à Québec mardi prochain.



Moi j'aimerais ça que le Frédérick puisse être aussi éloquent et respectueux tel que je l'ai déjà entendu dans certaines entrevues données à la radio, qu'il participe au débat, qu'il se joigne ou pas au projet de Jeff Plante et cie n'a rien à voir... Le problème c'est qu'on dirait qu'il ne se contrôle pas, qu'il ne tolère pas que des gens fonctionnent sans lui comme guide... Parce qu'ici, ce qui le révolte le plus, c'est que des personnalités soient tentées d'embarquer dans quelque chose qu'il ne contrôle pas.

Qu'un gauchiste, un anonyme idiot sur twitter s'en prenne au Sénateur Boisvenu en tentant de se payer sa tête... c'est une chose. Mais lorsque c'est un professeur de Cegep, qui se dit de droite, il me semble qu'on pourrait s'attendre à un peu plus de tenue, de classe...

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