jeudi 19 avril 2012

Vous avez dit jour de la terre? Éco-résistance!

Pour donner suite à ma pratique annuelle de "l'heure de la terre" où j'allume tout, fait sécher mes vêtements, cuire un poulet, et que j'écoute le hockey sur la grande télé, pendant que les obsédés veulent faire descendre la consommation sur le réseau d'Hydro-Québec un samedi soir... (Mon idée qui à sa 5e édition cette année a été reprise par l'animateur Ezra Levant de Sun News).

J'ai commencé à protester contre la publicité entourant le "jour de la terre", suite à la réception d'un courriel publicitaire d'une boutique en ligne à laquelle je suis abonné, depuis que j'ai effectué un achat.

Donc, sur leur courriel publicitaire c'est dit "Célébrez le jour de la terre"... avec des produits en lien avec cette "célébration".

O-VERT-dose!

J'ai donc décidé:

Voilà!

Vous m'invitez à célébrer Gaïa? Je réagis comme si vous étiez des témoins de Jéhovah qui cognent à ma porte avec leur valise noire un samedi matin. JE NE VEUX RIEN SAVOIR DE VOS DÉLIRES RELIGIEUX!

Le pire c'est qu'ils attaquent mon moral. Ils me mettent de mauvaise humeur. Je fais une O-VERT-dose!

On peut aussi toujours rejoindre le groupe Facebook "Ras le bol des écolos".

Je suis ÉCO-RÉSISTANT et fier de l'être!

Jusqu'au bout, j'utiliserai mon barbecue, je mangerai du boeuf, j'utiliserai ma voiture en solo si cela me chante! Je résisterai! Je serai l'emmerdeur des enverdeurs!

dimanche 8 avril 2012

Petit coco de Pâques : Science ou propagande?

Après un repas de pâtes, chez moi, je me suis allongé sur mon fauteuil devant la télévision pour digérer, et comme cela arrive parfois le dimanche soir, c'était devant l'émission "Découverte" de Radio-Canada.

Intéressé depuis mon plus jeune âge à la science, j'ai même souvenir de ces visionnements de cette émission traditionnellement le dimanche soir après le téléjournal, du temps où c'était Pierre Maisonneuve qui en faisait la présentation.

À l'époque, c'était moins des documentaires traduits, et plus souvent, la médecine, l'exploration spatiale, l'ingénierie, étaient des "découvertes" à faire lors de "Découverte".

Aujourd'hui, tout fini par rejoindre le climat, la religion de gaïa, même lorsqu'on pense que c'est impossible. Il y a un lien de confiance de brisé entre les documentaires à Radio-Canada et le télespectateur averti et érudit.

C'est comme ce visiteur en Géorgie dans le Caucase qui demande un oeuf à la coque au restaurant, question de ne plus manger trop épicé... une heure après sa commande, il demande au serveur ce qui se passe avec sa commande pourtant bien simple. Le serveur lui répondit que le chef était toujours en train de chercher une façon de mettre ses épices.

Le Titanic, au port de Southampton, quelques jours avant le naufrage
Bien en ce dimanche de pâques, mon oeuf à la coque servi par "Découverte" était un documentaire de la BBC sur l'iceberg qu'a percuté le Titanic il y a cette semaine 100 ans. De tout le documentaire, durant lequel j'ai digéré mon plat de pâtes dominical, et cogné quelques clous, n'était quand même pas dénué d'intérêt. On y visite le Groenland, un fjord qui fabrique la plus grande partie des icebergs de l'Atlantique nord, puis on explique le trajet par les courants, qui ont fait qu'un iceberg peu singulier, s'est retrouvé dans des eaux plutôt inhabituelles 3 ans après avoir quitté le Groenland, au même moment que commençait la construction du navire maudit.

C'est alors que je me suis dit, "Bien voilà l'émission de Découverte qui enfin ne traitera pas de changements climatiques"... Malgré toute la méfiance que j'ai à l'égard de Radio-Canada, il semble que je me suis encore réjoui trop rapidement...

Comme dans d'autres émissions de "Découverte", le documentaire produit par la BBC, traduit, et modifié, car on y reconnaît une touche typiquement démagogue à la radio-canadienne, le tout se gâche dans les deux dernières minutes, donc chaque semaine vers 19h23. De l'iceberg qui coula le Titanic en 1912, on traverse les dimensions, tord l'espace-temps, écrase le fruit de la science, éructe le bon sens élémentaire... pour échouer une fois de plus sur le réchauffement climatique.

Voici l'extrait:

video

Heureusement, avec un enregistreur numérique, je peux reculer de quelques minutes, et copier l'extrait sur mon ordinateur le temps de le dire grâce à une carte de capture vidéo: Des armes de plus dans ma guerre à la déchéance de Radio-Canada.

Le pire dans tout ça, c'est qu'outre que la théorie du changement climatique anthropique (causé par l'humain) est loin d'être une question réglée, qu'il y a toujours des débats entre les scientifiques sur la question, que les preuves restent à faire et les conclusions à déterminer... C'est que Radio-Canada et ses employés serviles et antis-science nuisent à la théorie qu'ils défendent d'une façon si peu subtile, et tellement maladroite.

Assez que devant ces liens douteux et cet acharnement déraisonnable, on ne peut que conclure, peut-être à tort, que cette théorie est douteuse et déraisonnable.

Dans ces quelques secondes qui gâchent tout le documentaire, on n'y trouve pas de la science, mais bien de l'idéologie, peut-importe ce qu'en pense le porte-voix Charles Tisseyre, ou son équivalent plus frappé à la radio de la première chaîne Yannick Villedieu.

Quel est le lien entre le Titanic et le réchauffement climatique? Il n'y en a pas. C'est comme le chef Géorgien qui cherche encore comment épicer un oeuf à la coque: C'est une blague!

Maintenant, si Radio-Canada se permet de se comporter ainsi, imaginez ce que l'on enseigne dans les écoles!

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Note: L'extrait vidéo de cette page est un extrait saisi à la télévision publique canadienne payée par les contribuables canadiens, servant d'exemple pour expliquer un contexte. C'est en aucun cas une question de violation de droits d'auteurs. Toute interprétation en ce sens serait mensongère.

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vendredi 6 avril 2012

Un budget décevant

Ceux qui me connaissent savent que je suis un conservateur lucide. Un conservateur convaincu mais libre. L'équipe gouvernementale en place m'inspire suffisamment confiance et je comprends que le succès en politique est une question de compromis et de réalisme.

Je suis un jeune conservateur attaché à une idée assez précise de comment que la société devrait être, soit en quelques mots, prospère, libre et juste.

Une mesure... mineure qui a eu beaucoup d'attention
J'ai été déçu des premiers budgets de Jim Flaherty dans la mesure où le gouvernement conservateur était minoritaire et devait composer avec un risque de chuter à chaque budget, face à une opposition qui en avait jamais assez. L'an dernier dans les mêmes dates, Jack Layton chef du NPD surprenait tout le monde, alors qu'on s'attendait à ce qu'il se résigne à soutenir un budget de compromis. Il était dans une position affaiblie et se savait malade. On connait la suite.

Cette année 2012, avec un gouvernement majoritaire, devait être le temps des réformes promises, du retour de balancier, de la prise d'actions concrètes pour un avenir avec des finances saines. Bref, mes attentes étaient grandes.

Sur plusieurs points, le budget rempli ses promesses. Les finances seront assainies, l'état sera moins lourd, nous sommes surement en route vers un équilibre budgétaire.

Des rumeurs parlaient bien de coupures de 8 milliards $ mais l'an dernier, lors de la campagne électorale, il était plutôt question de 4 milliards $. Finalement c'est 5,2 milliards, dont 1,1 pris dans la Défense Nationale.

Les 19 200 coupures de postes passeront presqu'inaperçu, en bonne partie avec des retraites anticipées, et des départs non comblés.

Le plan s'échelonne sur 3 ans, jusqu'à l'atteinte du déficit zéro.

Franchement, au bout de ces 3 années, je crois que l'état sera encore trop lourd. Les compressions dans la fonction publique sont timides, ne représentant même pas la moitié des compressions des budgets de Paul Martin dans un gouvernement libéral, à la moitié des années 90.

On dit qu'il n'y aura pas de hausses d'impôt ou de taxes, mais il y a un gros hic: Si la génération des enfants des boomers doivent travailler 2 ans de plus, c'est pourtant bel et bien une hausse de contribution de leur part au trésor public, ajouté à une baisse des bénéfices qu'ils retireront. C'est bien une double pénalité.

Les contribuables de ma génération devront travailler jusqu'à 67 ans, à moins d'être indépendants de fortune, ou bien d'être dans la fonction publique. Déjà que l'écart entre l'âge moyen de la prise de la retraite dans le secteur public et celui dans le secteur privé est un véritable scandale, que les gens de ma génération n'ont jamais eu les portes ouvertes dans la fonction publique avec ces emplois sécurisés que les boomers ont eu à leur époque, qu'on a inventé les clauses orphelin et qu'on a maintenu ces clauses après qu'une loi contournable les interdisant ait été adoptée, en plus que le vieillissement de la population est un poids, que les dettes laissées sont révoltantes... on pousse l'insulte à la blessure en me disant: "non petit, tu vas travailler jusqu'à ce que tu tremblotes trop".

Vais-je m'asseoir 8 heures devant un bureau après avoir subi 2 ou 3 pontages, avec de l'arthrite dans le coude, jusqu'à la veille de mon 67e anniversaire... pour payer les dépenses superflues de programmes d'aujourd'hui et les pensions ce ceux qui seront à ce moment morts? Hey!

Tout cela fait un peu penser au livre d' Éric Duhaime.

L'injustice intergénérationnelle est énorme. La seule façon d'y échapper c'est la fonction publique, et encore, même ceux qui réussiront à y entrer n'auront jamais ce que les 3 décennies de la putain de révolution tranquille a donné à la génération dorée.

Le calcul est simple: pas besoin d'être un grand économiste, il suffit de voir si la génération Y, soit ceux qui ont 35 ans et moins aujourd'hui, est relativement moins riche que les générations précédentes au même âge. Comparons ce que l'on peut faire avec un salaire moyen en 1972, et un salaire moyen en 2012.

J'ai une petite idée du résultat...

Une génération a donc pillé le trésor.


Radio-Canada - ma réforme
La chirurgie bariatrique

La société d'état a besoin d'une VRAIE chirurgie bariatrique
Depuis une semaine, la société d'état nous rabat les oreilles avec les coupures "cataclysmiques" du budget Flaherty. J'ai même entendu une animatrice de la Première Chaîne dire, faisant un lien douteux entre 2 nouvelles, que "malgré le budget d'austérité des conservateurs, le Canada se classe 5e dans un rapport de l'ONU sur le bonheur"... en faisant sa surprise, feignant de ne pas comprendre, voulant assurément nous partager sa dépression budgétaire, ne comprenant pas pourquoi le Canada est heureux, dans un contexte du "dictateur" Harper avec les deux mains sur le volant.

À mon avis, les coupes à Radio-Canada sont bien sûr justifiables, j'en souhaitais... mais pas vraiment de cette façon. Radio-Canada est un monstre bureaucratique et idéologique qui souffre d'obésité morbide. Ces dernières années, on a dépensé énormément dans des régions pour y bâtir des "Maisons" de Radio-Canada, parce que semble-t-il cela pouvait jouer un rôle sur l'odieux qu'aurait le gouvernement de couper des institutions régionales à laquelle les gens s'identifient et peuvent identifier un bâtiment imposant dans leur patelin.

Ce n'est pas la première fois que Radio-Canada travaille contre le gouvernement, c'est-à-dire les représentants élus du peuple. L'état dans l'état est passé maître dans la désobéissance, la défiance, envers nos élus, qui moralement ont autorité sur la gestion de la société d'état, qui devrait être transparente et sans taches.

L'idée d'amener de la publicité à la radio de Radio-Canada, je suis totalement contre. En plus d'être toujours trop grassement financée par les contribuables, il n'est pas acceptable que le monstre obèse morbide pige en plus dans l'assiette publicitaire des stations de radio privées et communautaires, déjà menacées par les nouveaux médias!

Ils doivent faire le plus possible avec moins d'argent. Radio-Canada a besoin d'une VRAIE chirurgie bariatrique.

Et pourquoi pendant ce temps, les salauds lancent une nouvelle chaîne de télé câblée "Explora" ?

Le monstre n'était pas assez gros déjà... il y a 10 ans?

En quoi d'avoir 4 réseaux de radio conventionnelle (CBC 1, CBC 2 en anglais et Première Chaîne et Espace musique en français) est-il nécessaire aux canadiens? Radio-Canada et CBC ne devraient avoir que 2 réseaux, un anglophone et un francophone: J'ai donc 2 réseaux avec des fréquences de première qualité d'un océan à l'autre à vendre... ça vaut des centaines de millions sur le marché.

En quoi Artv correspond au mandat original de la société d'état? Cette chaîne, encore récente, est de trop! Les émissions culturelles devraient être programmées à la chaîne télé de Radio-Canada qui est disponible déjà à tous gratuitement, par les ondes hertziennes (en oreilles de lapin mais maintenant numérique ATSC).

En quoi cela sert le public canadien que Radio-Canada investisse dans la technologie moribonde de la radio satellitaire? En quoi est-ce justifiable que Radio-Canada ait créé un système de radios sur internet qui est nuisible, et déloyal aux initiatives privées?

En quoi la télé de Radio-Canada doit continuer de faire concurrence directement aux chaînes privées en divertissement, variétés, sports et information? Non!

La télé de Radio-Canada devrait être un PBS canadien: C'est à dire du Artv pour la culture, du Explora (avec l'émission Découverte allégée du biais), donc des documentaires, et des émissions éducatives pour enfants... C'est tout! Le reste, c'est le travail du privé, pour le plus grand bien de la santé de notre démocratie.

Avez-vous entendu ces artistes commenter les coupures à Radio-Canada? Ce sont les premiers à quêter des cachets généreux, comme s'ils n'y voyaient pas leur intérêt personnel... et comme les étudiants "carrés rouges" ils osent prononcer le mot "démocratie" dans leurs arguments, alors qu'en réalité ils sont les fossoyeurs de notre démocratie par leur chantage de pilleurs sans scrupules.

Si je résume:
  1. Privatisation de 2 des 4 réseaux de la radio
  2. Privatisation de RDI et CBC Newsworld, avec les sites des nouvelles
  3. Recentrage du mandat, et coupes dans la télé de la SRC et CBC
  4. Fermeture ou privatisation des licences Explora et Artv
  5. Abandon des activités sur Sirius Canada (Radio Satellite)
  6. Abandon ou privatisation des chaînes de radio internet

Par contre, il y a RCI que j'aurais préservé. Radio-Canada International est le porte-voix des valeurs canadiennes dans des pays du tiers monde et/ou des dictatures. Malgré l'internet qui facilite la diffusion internationale, ce n'est pas avec ce moyen devenu commun ici, trop facile à contrôler par les états, que l'on sera capable de diffuser en Iran, en Chine, en Afghanistan, Syrie, en Russie, Biélorussie, en Ukraine, en Amérique latine, et sur le continent africain. Les ondes courtes sont toujours importantes dans les endroits éloignés, où il y a des gens qui doivent savoir que l'on existe, qu'on a une autre version que ce qu'on leur a dit. RCI coûte moins cher qu'une série télé, mais est pas mal plus utile au monde plus loin que notre petit nombril. Pour le savoir, faut d'abord savoir ce qu'est le système d'ondes courtes, et avoir sorti de son nid un peu...

Pour le reste, ce qui a de la valeur aux yeux du public survivra, ce qui n'en a pas disparaîtra. Radio-Canada ne doit pas exister pour servir ses employés, comme c'est souvent le cas des organismes publics dans les états qui ont perdu le contrôle... Radio-Canada doit donner l'essentiel, et la qualité aux canadiens, au meilleur rapport qualité-prix.

Avec un tel plan, on libère de l'argent publicitaire pour les diffuseurs privés, on stimule la concurrence juste et loyale, on permet l'entrée de sommes importantes dans les coffres de l'état et on se libère de dépenses récurrentes dans le financement futur de la societe d'état.

Mais bien sûr, je rêve...


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