lundi 28 mai 2012

Loi 78: Lettre ouverte au carré rouge

7 manifestants contre la loi 78 à Rimouski... les arguments ne sont pas démagogiques du tout...
Vous êtes un carré rouge? Le texte qui suit ne vous donnera pas raison, de toute façon, je crains que ce soit une cause perdue que de vous faire entendre raison. Il est possible que si vous réussissez à le lire jusqu'à la fin, que vous vous sentiez mal, c'est ce que je recherche. Enfin, c'est ce que j'espère, cela démontrerait qu'il y a encore de l'espoir.

Il me semble qu'il y a toujours une gomme sous la chaussure.

Il y a toujours quelqu'un qui n'est pas gêné de tousser à pleine gueule au visage de ses voisins, dépasse à la caisse...

Un automobiliste qui coupe sans clignoter...

Le téléphone sonne, et la personne au bout du fil se rend compte qu'elle a fait erreur de numéro, mais ne s'excuse pas en raccrochant.

Quelqu'un arrache des pages du journal au restaurant... Fume dans un abribus devant une femme enceinte qui soupire et sort de l'endroit.

Il y a un manifestant qui se croit le centre de l'univers connu et même au-delà... qui bloque mon chemin.

Les égoïstes sont pour les rouges ces "riches" qui ne veulent pas payer pour eux... en réalité, ce sont ceux qui profitent du travail des autres les vrais égoïstes. Ils n'ont jamais assez de ce qu'ils peuvent soutirer aux autres.

Je les appelle les "égoïstes solidaires"... ils sont égoïstes, paresseux, chialeux, mais ils sont ensemble.

Montréal 22 mai 2012
Autre drapeau de l'URSS dans une manifestation à Montréal
S'ils sont solidaires, car ils crient à la solidarité dans les rues, ils sont donc solidaires des casseurs, et des drapeaux soviétiques, des effigies de Che Guevara.

Restons à la base, parce que plusieurs crient à la dictature, et jettent des gros mots dont ils ignorent la signification. Dans cette révolution dont ils sont les zéros, cette télé-réalité, leur costume, leur affiche, leur doigt d'honneur lancé à une caméra de télé, leur pierre lancée contre une vitrine, leurs injures criées aux policiers, font d'eux de véritables héros... dans leur monde imaginaire.

Restons à la base... on parle d'éducation, de droits fondamentaux, de démocratie, de libertés ici.

J'ai été éduqué, au départ, avec des principes que je crois incontournables. À eux seuls, on peut solutionner beaucoup de problèmes, du moins, trancher entre qui a raison et qui a tort, à défaut de pouvoir corriger et rendre meilleurs les égoïstes sans scrupules.

- Ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas que l'on te fasse.


- La liberté des uns s'arrête là où commence la liberté des autres.

La liberté de manifester, n'est pas le droit de paralyser une ville, son économie, ou empêcher ses résidents de circuler, de travailler, de vivre.

Tu aimerais que je te bloques le chemin? Dans un escalier du métro, sur un trottoir, dans un bar lorsqu'il est temps d'aller uriner... Pourquoi le fais-tu alors? Pourquoi ta manifestation ne reste-t-elle pas dans un parc? Pourquoi ce que tu réclame être tes droits, est de brimer les droits des autres, bloquer un pont avec une ambulance dessus? Non... arrête ici: Réponds!

Tu aimerais que je prennes ton iphone et que je le jette violemment sur le sol? Que je casse ta caméra... ou encore, que je lance une pierre directement dans la fenêtre de ton appartement? Pourquoi n'as donc tu pas de respect pour les biens des autres?

200, 500, 2000, 5000, 100 000 personnes dans une rue, même 50 jours de suite, ne peuvent pas légitimement avoir raison d'un gouvernement élu démocratiquement par 1366 046 électeurs qui ont donné un mandat majoritaire de 5 ans à Jean Charest au suffrage universel, un vote secret en décembre 2008. Je ne suis même pas de ceux-là.

Surtout lorsque:

-Des élections libres sont au calendrier à court terme

-Tous les sondages publiés révèlent que la majorité de la population n'appuie pas la cause des étudiants

Tu ne fais que marcher avec les autres, frapper avec ta cuillère sur ta casserole, chanter dans la foule? Même que des journalistes payés à remplir du temps d'antenne vont dire que ce à quoi t'as participé ce soir est "festif"...?

Bien tu devrais avoir honte quand même, et à mes yeux, c'est pitoyable. T'es un mouton, un suiveux, un autre qui est incapable de réfléchir au bien fondé de ses propres actions. Ton mal de vivre, ton ennui, ton 50 cents par jour, ta recherche de sens à ta vie, sont pour toi plus importants que la somme des inconvénients que tu causes sur des milliers de gens qui ne peuvent pas répondre, ni même lever la main.

Pour avoir paralysé Montréal jusqu'à l'été, saboté une session d'études... pour ton petit nombril, des choses plus ou moins réelles, des principes que tu cites uniquement pour ton avantage, des milliers d'étudiants ont perdu un emploi, hypothéqué leur cote R qui est la clef de la carrière qu'ils rêvaient, ou échoué un cours de trop...

Vous n'êtes pas des héros comme des combattants d'un printemps lointain contre un dictateur: Vous êtes des égoïstes solidaires, rien d'autre. Vous ne respectez rien. Vous représentez le possible déclin d'une civilisation qui a de la difficulté à transmettre à sa relève la base de l'éducation, la vie en société, le respect et la dignité.

Ton temps, ta cause, ton slogan, ne sont pas plus importants que mon temps et ma liberté de circuler.

La loi 78 empêche de manifester et brime des droits? MENSONGE!

C'est pour ça que j'ai tout ce mépris à votre endroit.


***

vendredi 11 mai 2012

Révolutionnaires CLASSÉS

Un des suspects de l'attaque du métro du 10 mai
Il y a une dizaine de jours, ils étaient encore 25% des étudiants universitaires en "boycott obligatoire". Ces 25% sont en boycott de cours suite à des votes à main levée la plupart du temps, tournant dans les 51-59%. Si l'on fait un simple calcul, on se retrouve avec une minorité de 14-15% d'étudiants qui font la pluie et le beau temps, et interdisent, blâment les 85% autres d'aller à leur cours au lieu de faire la "révolution".


Il n'y a qu'au Québec que l'on peut tolérer qu'aussi peu d'éléments médiocres de notre société, qui n'ont encore rien réalisé de leur courte existence, qui n'ont pas encore payé le moindre sou d'impôts, puissent dicter dans quelle direction la société doit aller.


Pierre Reid
L'ancien ministre de l'éducation et recteur de l'Université de Sherbrooke, Pierre Reid a dit une grande vérité: Le mouvement est noyauté par des étudiants qui ne prennent pas leurs études au sérieux.


Désolé, j'suis le "monon'c"... désolé (non pas du tout désolé en fait), j'ai vieilli. Même étant étudiant en 1996, j'ai vécu une grève, avant de prendre la parole en assemblée générale devant 700-800 personnes, pour que ça cesse.


En discutant avec quelques-uns d'entre-eux (les rouges), je me suis rendu compte qu'ils n'avaient AUCUNE GÊNE à remettre en question la légitimité de notre gouvernement. C'est assez énorme: Ceux qui font des votes anti-démocratiques et illégaux, à la main levée, qui se foutent des droits de leurs collègues, qui usent d'intimidation, de violence, terreur, contestent notre démocratie et nos représentants élus dans un processus encadré, vaste et transparent, au vote secret, avec 5,5 millions d'électeurs inscrits. La "fumette" est forte sur les neurones?


Qu'il y ait de la corruption au Québec est une chose... mais cela n'a aucun rapport que le principe d'avoir à payer pour les services que l'on reçoit. Je ne vais pas demander une exemption de paiements d'assurance-médicaments, ou refuser une augmentation du coût des garderies, parce que l'ex-ministre Tony Tomassi a payé son gaz avec une carte de crédit d'un ami donateur.


Devant un recteur, on a entendu un étudiant crier "la démocratie avant ta justice de marde"... pour contester une injonction... Y'a pas à dire, notre jeunesse est prometteuse!


Les héros rouges du 1er mai


J'entends souvent parler du 1er mai, vu que ma belle famille a connu le régime soviétique. Ce jour des travailleurs est fêté à travers le monde par des organisations syndicales, les partis communistes locaux, et toujours plus grandiose dans les pays socialistes, ou encore communistes. Pour moi, il n'y a qu'une fête du travail, elle est le premier lundi de septembre. Mais en URSS, la participation à la marche du premier mai était obligatoire. C'est un peu comme ces boycotts organisés... obligatoires. À certaines époques du régime, il pouvait être coûteux de boycotter le 1er mai.


Bien cette année au Québec, le 1er mai a été particulièrement célébré à l'antenne de Radio-Canada, la radio que nous payons tous. La société d'état s'est mise à la solde de l'idéologie socialiste une fois de plus, en offrant son antenne au professeur en relations industrielles Michel Coutu, de l'Université de Montréal.


Vous pouvez faire une recherche sur les sites des stations de Radio-Canada première chaîne, d'un ocean à l'autre, A mari usque ad mare.

Une entrevue complaisante pro-fonctionnaires fédéraux, communisante, plantée. Chaque animateur de chaque station régionale de Radio-Canada pose sensiblement les mêmes questions, et tout se déroule machinalement. Bien sûr, il n'y a pas de complot ici, juste une organisation bien rodée, supposément à notre service.

Ici à "Point du jour", l'émission matinale de la Première Chaîne en Saskatchewan

Ici à "Bernier et compagnie", l'émission matinale de la Première Chaîne dans la région d'Ottawa-Gatineau

Ici à "Phare ouest", l'émission matinale de la Première Chaîne à Vancouver

Je vous donne que ces trois exemples... mais vous pouvez ajouter Saguenay Lac Saint Jean, Montréal, Québec, Winnipeg... Partout. C'est planté: Tout le monde reçoit son petit "cup de pilules" anticonservateur.

"Pôvres petits fonctionnaires"... Propagande ou information?

Donc monsieur Coutu a fait une opération de relations publiques le 1er mai. Le mercredi 9 mai, c'était au tour de tous les amis des étudiants de monopolyser l'espace médiatique avec une opération organisée, avec les 3 amigos de la FEUQ-FECQ-FOQUE-CLASSE... tant à Radio-Canada qu'ailleurs, pour parler de la "brutalité" des policiers qui ont répondu avec des gaz et une vingtaine de projectiles de plastique, lorsqu'ils étaient sous une pluie pierres et de boules de billard. Tant LCN que Radio-Canada/RDI sont tombés dans le panneau... Pourtant, d'un côté le mandat était de protéger un périmètre ou avait lieu un évènement politique avec le premier ministre... de l'autre, l'intention était de blesser des "sales flics".


À Radio-Canada le biais est programmé, et les employés sont embauchés pour cadrer dans l'agenda politique de la maison.


Voici Patrice Roy du téléjournal Montréal qui a publié un tweet lors de l'attaque du métro de Montréal, le 10 mai, tweet qu'il a ensuite effacé lorsqu'on lui a expliqué qu'il avait fait un peu de zèle... 




Petite tranche de vie

En 1996 j'étais au Cegep... Limoilou était en grève comme bien d'autres Cégeps, c'était en novembre 1996. Pendant 3 semaines, les cours ont été suspendus pour protester contre une hausse des frais afférents... Une affaire de quelques dizaines de dollars par session. Sur environ 5000 étudiants, seuls une poignée participaient, et il n'y avait pas vraiment de ligne de piquetage. C'était comme "arrangé" avec la direction. Un des organisateurs des grèves à Limoilou que j'ai connu, est devenu ensuite organisateur de manifs au Sommet des Amériques en 2001...(avec résultat de saccages, gazages, pillages qu'on a connu). Depuis, il est devenu professeur de Cégep, et ensuite, président du syndicat des professeurs du Cegep de Limoilou. Vous voyez le profil? Eux sont le "modèle", eux sont initiés par des "recruteurs", 35 ans, et puis s'en vont... sur la pension. Entre-temps, formation des générations montantes, recrutement pour nourrir la machine... Pour moi, c'est ça un vrai carré rouge... pas payer un jour, et toujours être payé.

C'est la même chose à Radio-Canada... ça prend sa "carte magnétique" pour entrer là.


"Printemps Québécois"


Il n'y a pas que sur la légitimité imaginaire du "mouvement" qu'on fabule chez les étudiants rouges. Il y a un autre symptôme majeur dans leur représentation héroïsée de leur place dans l'histoire, avec l'aide des journalistes bien nostalgiques du temps qu'ils passaient au "café étudiant". Évoquer le "printemps Québécois", c'est y voir un soulèvement contre une dictature, c'est se comparer au printemps arabe, là où Hosni Moubarak, Ben Ali, ont été renversés dans un certain chaos, suite à des décennies de cleptocratie et de régime autoritaire... VRAIMENT autoritaire. Le "printemps arabe" rappelle aussi la guerre civile de Lybie, et celle pas encore terminée en Syrie. Peut-être sommes-nous peu d'éveillés à comprendre la même chose, mais cette allusion au printemps, illustre toute l'ampleur du délire mégalo entourant ces rouges qui brandissent images de Guevara, Mao, et le drapeau soviétique.


Radio-Canada se montre souvent coupable de telles comparaisons stupides. J'ai noté dans mon calepin électronique que le 18 novembre dernier, lors de la saison des "zindignés", Philippe Marcoux dans l'émission de René Homier-Roy (CBF Première chaîne Montréal), a comparé la répression sur les "zindignés" de New York, campant alors illégalement sur un terrain privé, à la répression de ce "printemps arabe"... 


Ça c'était le printemps arabe en Libye à Misrata... un "printemps" qui a duré 8 mois, et tué des milliers de personnes
Outrages au tribunal!


Nous faisons face à des groupes qui ont des locaux fournis à l'intérieur même des institutions publiques, avec des étudiants qui normalement devraient respecter les règles de ces institutions, qui violent toutes les règles, toutes les lois, saccagent le bien public, devant les caméras, et les directeurs de Cégep, recteurs d'Universités ne font rien appliquer. Pas même des injonctions de la cour. Ainsi, ils se montrent incompétents à remplir leur tâches. Pendant ce temps, les professeurs, qui sont parfois parmi les organisateurs, et les violeurs de règles, sont payés, et auront droit à des primes de surtemps.


Quand un juge ordonne que tout soit mis en place pour que les cours soient donnés... Ce n'est pas une suggestion! Après les étudiants dans l'illégalité, brimant les droits fondamentaux de leurs collègues, il y a les recteurs, directeurs, qui pensent qu'ils n'ont pas à respecter une injonction, s'exposant ainsi à des accusations d'outrage au tribunal... et ils conservent leur poste?


Tout cela est inacceptable! Et Line Beauchamp est incapable d'une moindre réaction qui va plus loin que la ligne qu'on lui a composé d'avance, qui est toujours en retard de quelques semaines. La ministre de l'éducation, avec son Bac en psychologie est moins scolarisée que tous ces dirigeants, n'est aucunement en mesure d'imposer le respect. On dirait qu'elle pense toujours aux amis du Plateau, celui de tout le monde en parle, elle ne veut pas les décevoir. On est loin de la fougue de Lise Thériault, ou Pierre Moreau.


J'suis pas un fan de Trudeau, mais au moins lui avait une stature qui pouvait casser les crises, et maintenir la loi et l'ordre: "Just watch me".






Un jour, Line Beauchamp a décidé de demander aux institutions de donner les cours, après avoir reçu des avis juridiques alarmants. Un seul directeur a décidé d'appliquer la directive de la ministre, au Cégep de Valleyfield, ville d'origine de la ministre Beauchamp. Vu qu'il était seul, que tous les autres pleutres ont continué à surfer, pas très loin de Montréal, l'organisation des rouges a rempli des autobus pour cerner le Cégep. Cette situation ridicule aurait été impossible si tous les autres avaient appliqué la directive, le même matin!

Les travailleurs québécois, syndiqués ou non, s'ils font de l'insubordination, sont passibles de congédiement sur le champ. Il semble que cela ne vaut pas pour les professeurs, et dirigeants de Cégep.

Carré blanc?

Des parents gauchistes avec une fille étudiante gauchiste blessée lors de l'émeute de Victoriaville ont décidé de lancer dans les médias leur idée du carré blanc... proposant une "trêve", qui ressemble à une reddition du gouvernement, car selon eux, il faut un "moratoire" sur la hausse... Exactement ce que demandent les carrés rouges.

Donc laissons gagner fiston qui fait sa p'tite crisette... comme on l'a toujours laissé gagner... c'est comme ça que les parents lâches élèvent leurs enfants.

Si des parents craignent pour la sécurité de leur progéniture dans des émeutes de Montréal à Victoriaville, peut-être qu'ils ont été de mauvais parents? La gratuité scolaire, le marxisme, la révolution, c'est des bonnes valeurs à transmettre? Qu'en est-il de la responsabilisation, de l'effort, du mérite, du respect?

Et ces profs qui n'ont pas de gêne à être vus aux caméras avec des t-shirt de Che Guevara? Quelle est leur part de responsabilité?

Ça fait un bon moment au Québec qu'il y a un moratoire sur le gros bon sens... j'aimerais qu'il soit levé un jour...


***

Archives du blog