lundi 30 juillet 2012

Les vaches sacrées 1

Les carrés rouges ne sont pas les seuls "macarons" visibles...
Dans certains milieux où l'on abuse à tous vents du mot "démocratie", dans certains milieux qui supportent l'imposition par des lois d'une culture locale plutôt qu'étrangère, dans certains milieux qui ont "étudié" en chantant ou en se divertissant... On est fiers de montrer les images du Québec dans le désordre à l'extérieur, gonfler un mouvement, qui sauf à quelques exceptions, s'est concentré à quelques quadrilatères à Montréal.

En tant que consommateur d'art, de culture, par la musique, le cinéma, et surtout, en tant que doublement mécène qui supporte l'art et la culture par mes contributions volontaires qui s'additionnent à celles obligatoires par mes taxes et impôts, je suis profondément choqué à chaque fois qu'un artiste m'impose sa vision en y ajoutant des insultes et du mépris, envers moi, citoyen. La fourmi qui travaille pour faire vivre les cigales qui chantent tout l'été...

En 2004, j'ai acheté l'album de Arcade Fire, j'en ai même fait la promotion dans mon entourage, parce que je trouvais qu'ils avaient du talent (je le crois toujours). L'an dernier, Arcade Fire m'a donné une gifle au visage parce que je supporte le parti conservateur. Cette année, ils récidivent, en portant le carré rouge de la honte sur le plateau New Yorkais de télévision de la populaire émission Saturday Night Live en compagnie de Mick Jagger (EXTRAIT). Ce carré rouge qui est celui du non-respect de notre état de droit, nos lois, de nos biens, de la valeur des études au Québec, de nos commerçants qui travaillent fort, et de nos institutions démocratiques.

Avant je les citais en exemple, comme artistes québécois ignorés par la critique, un peu parce qu'ils chantent en anglais, reconnus d'abord aux États-Unis. Aujourd'hui, j'ai de la difficulté à les voir et les entendre. Je n'ai plus le goût, ils ont comme "tué leur art". Contrairement à d'autres, je ne permets pas aux artistes de m'insulter, de me dire pour qui voter, de m'obliger à leur donner de mon argent. Non merci! Ils n'ont aucun droit de s'immiscer dans mon choix, et de commenter mes valeurs, surtout pas ici.

Quand Madonna l'échappe en comparant Marine Lepen à Hitler... elle finit par se faire huer à l'Olympia de Paris, quelques jours plus tard, après avoir offert au public une prestation de 45 minutes. Madonna ne vit pourtant pas de subventions de l'état français.

Pour revenir à Arcade Fire, soutenir les organismes qui oeuvrent à la reconstruction d' Haïti, c'est très honorable. Faire un pied de nez à la démocratie québécoise, pour des égoïstes-solidaires qui ne veulent pas payer leurs frais de scolarité, c'est autre chose...

Que Dan Bigras soit un ingrat qui peut se permettre de vivre de son art très ordinaire suite à 2 succès relatifs à la radio du 65% de quotas francophone, il y a 20 ans (Tu me tueras, La bête humaine), on l'endure... Sa carrière, c'est aussi autre chose... Pour citer Falardeau, parlant de la culture québécoise versus l'invasion culturelle américaine, il disait: "Au moins c'est notre marde!". Dan Bigras aurait beau twitter à bout portant contre les journalistes qui font leur travail, inventer des morts, martyrs du SPVM, Dan est un total inconnu à 50 kilomètres de Montréal... Pour moi, c'est le chanteur des "trois p'tits cochons" qui a la voix d'un éléphant de mer qui s'est cogné une gosse sur une roche d'une plage rocailleuse de la péninsule Antarctique.

Tue-moi... étais-ce les paroles d'un manifestant mort inventé dans une compo-twitter de Dan Bigras?

Mais il y a le cinéaste Xaxier "XD" Dolan... maître du pseudo film d'auteur qui coûte 8 millions $ aux cochons payeurs de taxes, mais qui récolte à peine 400 000  $ en recettes au cinéma. J'veux bien croire qu'on doit aller au-delà du film "proute-cul-pow"... mais ici, c'est même les amateurs de cinéma d'auteur qui n'y sont pas. C'est une sorte de tabou dans le milieu culturel, Xavier Dolan se prend pour un cliché expectorant de jeune cinéaste rebelle. Il est exactement comme on aurait pu l'imaginer, c'est familier... et ses films sont comme lui: un stéréotype dolby surround pléonasmique.

Plus stéréotypé que ça, vous avez le père de Xavier, Manuel Tadros, qui joue soit la mafia (Omerta 1,2,3), ou bien les pubs des tacos Old El Paso. Au moins, c'est sans prétention contrairement au fils.

Cela va donc de soi qu'il parade avec son carré rouge, même si c'est un p'tit bourge de la gaugauche bobo bien pensante.

Vaniteux, il se croit déjà une vache sacrée, après que certains lui ont implanté le concept de l'artiste intouchable, parce qu'artiste. C'est pourtant avec les vaches sacrées que l'on fait les meilleurs hamburgers.

J'aime bien comparer 1981 de Trogi à "J'ai tué ma mère" de Dolan... parce qu'à mes yeux ces deux films sont opposés: L'un c'est l'histoire d'un p'tit con qui apprend un beau jour que la terre ne tourne pas autour de lui... l'autre, c'est l'histoire d'un p'tit con qui déteste sa mère, parce que ça lui rappelle que le monde ne tourne pas autour de lui. L'un est bon, touchant... l'autre, une punition à écouter. La part presqu'autobiographique des films de Dolan (toujours autour du jeune gai qu'il joue) me fait croire qu'il est un p'tit con.

À force de lui donner du financement à coups de 8 millions $, avec le soutien d'un certain milieu... Il n'aura pas le choix de faire quelque chose de bon en grandissant... Et être un p'tit con, ça se soigne... pas obligé de devenir un vieux con... mais c'est bien mal parti!


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Référence - Dan Bigras "confirme" un mort causé par la brutalité policière... mort jamais survenue http://www.cliqueduplateau.com/2012/05/30/dan-bigras-ne-merite-pas-un-compte-twitter/

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