mardi 28 août 2012

Les campagnards 2012 partie 2 - Les canulards

L'histoire de la "madame de 95 ans"

Des gens montent des bateaux, et ils croient qu'à l'ère des médias sociaux on ne verra pas à travers leurs fourberies... Dans ce cas, il est apparemment question d'une tentative de fraude électorale.

Ce lundi 27 août j'ai été voter par anticipation. En entrant à la maison, je tombe sur cette histoire qui a passé par twitter: Madame "@mesange04" affirme qu'on a comme forcé sa mère à voter libéral, et elle tente de faire enlever un vote dans une boîte de scrutin en faisant des téléphones auprès du DGE...



Dans son comportement un peu décousu et hystérique elle contacte Bernard Drainville et Pierre Duchesne, deux candidats péquistes qui ont du affoler leurs équipes respectives.
Profil twitter de @mesange04

Cette histoire se répand rapidement dans twitter et se rend à Taieb Moalla du journal de Québec, qui semble embarquer dans le navire, qui semble déjà a mon avis, prendre l'eau.



Bref, @mesange04 a tenté de frauder le processus électoral si elle a, comme elle dit avoir fait, demandé d'ouvrir une boîte pour retirer un vote libéral. Mais permettez-moi de douter de l'histoire. Au bureau de scrutin, il y a un superviseur, et à chaque table il y a un scrutateur et un assistant, chacun d'un parti différent, soit les deux premiers partis de la dernière élection dans cette circonscription.

C'est eux qui vérifient l'identité de l'électeur, donnent le bulletin de vote, veillent au bon fonctionnement de leur table, rayent les noms des personnes qui ont voté sur la liste. Donc, c'est eux qui en principe se surveillent l'un et l'autre, et font respecter la loi électorale. S'il y a un pépin, il y a un superviseur.

C'est impossible de forcer une personne "sénile" à voter. Là où le "bateau" coule, c'est quand je retrouve une histoire semblable d'une autre madame qui a, elle aussi, une mère de 95 ans.



L'une parle du vote par anticipation de dimanche. L'autre, ce serait une procédure du DGE pour le vote itinérant... Pour ça, les gens doivent en faire la demande.

Ici, c'est clairement une tentative par les médias sociaux, de quelques personnes de jeter un doute sur le processus électoral. C'est reconnu, le système électoral canadien et québécois est parmi les meilleurs du monde. Les plus crédules de notre société, parfois une majorité, embarquent, et nourrissent ainsi leur argumentaire politique, et font un choix politique déterminé sur la base... d'un canular. Cela vient des mêmes agitateurs, des péquisto-solidaires au carré rouge, on le voit par leurs profils. Ce jeu-là est très dangereux: il encourage les plus exaltés à s'exalter encore un peu plus, se croyant justifiés, victimes d'une grande machination... vous savez, après Anticosti, le pétrole, les conservateurs, Bush, et Neil Armstrong qui n'aurait jamais marché sur la lune*...

L'image ci-dessus a été partagée par le comédien Ghislain Taschereau, ancien Bleu poudre, animateur de radio à CKOI, Taquinons la planète à Radio-Canada... décoré par les temps qui courent d'un carré rouge et du logo d'Option nationale (le parti des séparatistes "hard core" qui suivent le gourou de Nicolet).

Au Québec, il y a beaucoup de paresse intellectuelle. Ça ne vole pas souvent haut dans les vox pop du bulletin télévisé, comme dans les médias sociaux. Les gens se font des opinions avec ça, et des discours d'artistes, très souvent.

Ensuite, on trouve qu'on est dans le trouble!

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*Vous savez, au Québec, beaucoup préfèrent croire aux martiens, plutôt que ce que les humains ont fait... ou encore, préfèrent croire des lointaines tribus d'Afghanistan que le voisin "impérialiste"...

dimanche 19 août 2012

Que s'est-il vraiment passé en Afrique du Sud?

La machette, un bon instrument pour la grève en Afrique du sud?
Il y a l'événement, ce qui s'est produit réellement... et il y a ce que les journalistes français veulent nous rapporter. Il faut bien faire la distinction entre les deux, car pour nous au Québec, au Canada francophone, lorsqu'il se passe quelque chose en Afrique du Sud, les journalistes tiers-mondistes français sont nos intermédiaires.

On retrouve autant dans la classe des scribes québécois, que dans la population qui se considère informée, des gens qui sont très satisfaits de ce que nos intermédiaires rapportent, sans se demander ce qui ne va pas dans l'histoire que l'on nous raconte, mais aussi, fabrique.

Quand j'ai appris que 34 personnes avaient été tuées par la police en Afrique du Sud, j'ai été surpris, je ne comprenais pas. L'apartheid est terminée depuis bien longtemps, Nelson Mandela a été élu à la tête d'un gouvernement en 1994, et ceux qui sont nés en 1994 ont le droit de vote cette année. J'imaginais mal des policiers blancs tirant sur des ouvriers noirs en Afrique du Sud aujourd'hui... surtout après le mondial des vuvuzelas (2010).

Pour ceux qui sont curieux, ce genre d'information incomplète, incohérente, amène à faire des recherches. Avec les intruments dont nous disposons aujourd'hui, c'est plutôt rapide et facile. Mais malheureusement très peu de gens se donnent la peine, surtout s'il est question de noirs en Afrique du Sud: c'est tellement plus facile d'accepter l'histoire pré-mâchée, de la digérer sans grimacer. La "conscience" est tellement meilleure si l'on part du fait établi que le noir est victime, le blanc est l'agresseur-pilleur, et le capitalisme, le grand coupable.

Tout a commencé avec une lutte armée entre deux factions syndicales à une mine de platine Marikana. Genre Rambo et sa gang sur la Côte Nord qui se trouvent un opposant à leur taille. Deux violentes bandes rivales, mais avec des fusils et des machettes au lieu de "bats de baseball" et de "barres à clous".

Les policiers, aussi noirs, (mais quel blanc voudrait faire carrière dans la police là-bas?) interviennent pour rétablir l'ordre, ce qui est leur travail, et deux sont tués à coups de machette. Aucun journaliste français ne va pleurer le sort de 2 policiers (automatiquement des brutes) passés à moulinette de la "lutte des classes"...

Deux jours plus tard, il y a un affrontement entre les tueurs des deux policiers, les mineurs syndiqués, et la police qui revient pour remettre de l'ordre. Les mineurs ont toujours des armes à feu et des machettes... Résultat: 34 morts.

Faut dire que l'Afrique du Sud a beaucoup de chemin à faire pour se considérer dans le monde civilisé, c'est un fait indéniable.

Vous voyez maintenant que l'histoire se tient bien plus! Elle répond aux questions de base, qui, quand, quoi comment... plutôt qu'à la fabrication d'une fable de lutte des classes, des races, bons ouvriers pauvres contre méchants capitalistes...

Les tiers-mondistes qui grignottent les démocraties occidentales ont tellement à vous faire avaler... ouvrez la bouche, fermez les yeux.

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Ici, on sous-entend que les syndicats pourraient aussi être responsables:
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/afrique-du-sud-apres-la-fusillade-de-marikana-c-est-le-temps-des-questions_1150556.html

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vendredi 17 août 2012

Les campagnards de 2012 partie 1

Promesses dans le vent... promesses de vent

On a appris que le Québec avait déjà dépensé 93% du déficit prévu pour l'année financière en cours, en seulement 2 mois. On s'en va vers un fiasco devant les agences de notation, parce que ce qu'elles détestent le plus, plus que la lourdeur administrative, la croissance anémique, la faible productivité, c'est l'écart entre la prévision budgétaire et le bilan.

À eux de choisir...?
D'ailleurs, je ne serais pas surpris que les carrés rouges aient leur part de responsabilité dans ces pertes... Ça peut coûter cher de ne pas faire respecter la loi et l'ordre. Quelques touristes qui vont se faire voir ailleurs... voilà parfois la différence entre la profitabilité ou une clef sous la porte...

Une possible décote marquerait certainement un tournant dans le début du prochain mandat entre l'illusion de ce que la plupart des électeurs Québécois ont bel et bien accepté de croire, et la réalité qui devra être dans l'austérité.

L'Europe est en récession, les États Unis ne décollent pas, le Canada résiste, mais des odeurs de surévaluation de l'immobilier, avec un dollar trop fort pourrait causer des turbulences qui pourraient bien entendu ébranler le Québec.

Ces turbulences pourraient être accentuées avec la venue d'un gouvernement péquiste qui semble dépouillé de toute lucidité (la lucidité a été interdite au PQ il y a quelques années). Moratoires, redevances non-concurrentielles, et surtout, possibilité de pertes massives à Hydro Québec, grâce au gaz de schiste qui alimente de nouvelles centrales aux États Unis, menacent à moyen terme les entrées d'argent.

Pendant ce temps, les 3 principaux partis promettent des choses que l'on ne peut pas se permettre. Parmi celles-ci, le 5 jours de congés parentaux promis par la Coalition Avenir Québec. Déjà, le Québec s'est auto-couronné "paradis des familles"... Alors, pourquoi faire mieux que le paradis? Déjà, le Québec souffre d'un retard marqué sur la productivité. Les jeunes entrent en moyenne trop tard sur le marché du travail, les boomers quittent trop tôt, les congés d'assurance parentale sont trop généreux, l'absentéisme surpasse ce que l'on constate ailleurs. Bouchard l'avait dit, on ne travaille pas assez. Le Québec est la juridiction développée d'Amérique du Nord qui est la moins productive, et près de nous, seuls les Français font pire, grâce notamment au mois de vacances estivales pour tous, même le plus petit des salariés.

Ne me parlez même pas de nouveau projet de métro à Montréal, d'anneau de glace précieux à Régis à Québec... On a pas les moyens dans la conjoncture actuelle, alors qu'on "moratoirise" le Québec, et que le réseau routier demande toujours un rattrapage. En fait, je n'arrive pas à justifier 100 millions $ dans un anneau de glace pour un sport olympique peu pratiqué, et dont personne ne paie pour voir une course. Prenons la phase 4 de la promenade Samuel de Champlain... Québec est bien belle sans. Comment justifier 200 millions $ dans de simples aménagements paysagers? Et il faut digérer "Le diamant blanc" de Robert Lepage, promis depuis le dernier budget, sorti tel un lapin dans le chapeau de Raymond Bachand.

Même avant cette campagne, plus tôt cet été, on en a passé quelques-unes dans le dos des vacanciers. Nos sociétés de transport ont acheté ensemble 509 autobus hybrides, qui coûtent plus du double (930 000$) du prix d'un véhicule normal, question d'encourager le constructeur dépendant du protectionnisme québécois NovaBus. (Si vous êtes de ceux qui aiment se faire remplir, lisez ces "explications" ICI)

À Saguenay, le président de la STS a demandé au maire du chapelet Tremblay d'interrompre son "Je vous salue Marie" et de demander une hausse de taxes au gouvernement provincial pour financer les extravagances écolos du transport et commun à Saguenay. Chaque village pourra se prendre pour Montréal et avoir ses autobus vides sillonnant les rues pour le plus grand plaisir des cadres qui tiennent aux murs de ces sociétés publiques, et les syndiqués, toujours prêts comme des scouts, à utiliser la menace de paralysie totale pour avoir des augmentations et des pensions que personne d'autre n'aura.

Le Québec carbure aux hallucinations, au délire, en refusant de tenir compte de toute "logique comptable"... qui ne peut venir que des sans coeurs, pollueurs, destructeurs de planètes et de rêves.

Imaginez... Ils auraient donc inventé la machine à mouvement perpétuel, mais on est juste "trop caves" pour ne pas mettre tous les fonds de la Caisse de dépôt et placement dans cette entreprise prometteuse.

Vous voulez un chèque bleu vous aussi? Il est exactement de la même couleur que ceux qui ont le "courrier des riches du 1er du mois".

Toujours le transport en commun

Plusieurs groupes, lobbys, ou autres élus, notamment ceux du municipal, font leurs demandes question de mettre leur grain de sel, ou de sable, dans la campagne. Il y a eu celui qu'André Arthur surnommait le "maire fou" ou le "notaire millionnaire", le maire de Saguenay, qui a encore démontré son amour du clocher... mais bien plus révoltant, ce front commun des 82 maires de la Communauté métropolitaine de Montréal qui demandent au prochain gouvernement de hausser la taxe sur l'essence de 3 à 8 cents dans la région montréalaise, et de 2 cents dans tout le Québec, afin de financer le transport en commun.

Ce que les médias ont oublié de dire à volume nécessaire à la population, c'est que l'Agence métropolitaine du transport (AMT) a pour 17 milliards $ de projets de transport en commun pour Montréal. Voies réservées, trains de banlieues, et prolongement tous azimuts du métro. Rien de trop beau... et bien sûr toute une industrie de parasites d'organismes totalitaires de groupes de pression subventionnés en-arrière.

La partie de nos politiciens qui sont des salopards, et souvent qui peuvent être les mêmes que ceux qui sont les plus corrompus, sont ceux qui aiment dépenser. Je ne dit pas cela nécessairement parce que Gilles Vaillancourt, maire de Laval, et Gérald Tremblay étaient à l'avant-scène de cette annonce en ce 16 août, rapportée avec l'enduit gluant d'une presse complaisante à souhait vous informant que c'est "dont bin" plein de bon sens que de voler les automobilistes pour acheter des belles bébelles coûteuses.

17 milliards, c'est 17 fois le fiasco financier du métro de Laval, fiasco qui a coûté plus de 4 fois plus que ce qui était prévu. Imaginez si leurs joujous évalués à 17 milliards se multiplient aussi par 4... cela fait 68 milliards $, c'est à dire 45 stades Olympiques.

17 milliards, c'est 3 fois le projet de Pont Champlain, le projet actuel, qui me semble d'avance être un éléphant blanc. Pas qu'il sera inutile à la circulation, mais plutôt parce qu'avant le premier dessin, la première esquisse, le projet s'est déjà multiplié par 4 en coûts.

On a perdu tout contrôle des coûts. Le Québec est tellement corrompu, ce n'est pas l'affaire que d'un seul parti, d'un seul palier de gouvernement, c'est un "front commun" de corruption, de gauche au centre (on a pas de droite), des syndicats jusqu'aux constructeurs mafieux, rois du béton et du "cochonnage".

Pendant qu'en 2020, les élus de notre avenir, couperont les rubans, feront les beaux devant les photographes avec leur casque de construction, casquette de cheminots, le Boulevard métropolitain sera toujours à refaire, d'autres ponts et viaducs menaceront de s'effondrer... mais ce ne sera pas grave, étant donné que ce sont des sales pollueurs d'automobilistes qui réchauffent la planète qui vont écoper, après s'être fait dépouiller.

Pont Champlain... à peine 50 ans de service et... bon à jeter au sol
Vous avez en ce moment 3 ponts majeurs qui sont officiellement "finis", mais qui sont toujours en fonction au Québec (Mercier, Champlain, Ile d'Orléans). Bientôt, un joyau s'ajoutera à la liste de l'incurie québécoise, de la culture du non-entretien, le Pont de Québec, qui aura 100 ans dans 5 ans. On ignore les coûts de remplacement... mais on va s'amuser avec des p'tits trains, et dire qu'on sauve la planète.

Connerie et voeux pieux!

La dette du Québec s'approche dangereusement du niveau critique qui fait affoler les voyants et alarmes du tableau de bord.

Docteur Barrette

Je n'ai pas encore lu ou entendu de promesses pour laver les vieux dans les CHSLD plus d'une fois par semaine. La clientèle est captive, autant que des bénéficiaires puissent l'être. Le Dr Gaétan Barrette, coloré, et tout sauf insignifiant comparé à ses adversaires, sera-t-il ce ministre de la Santé qui va enfin lever le ton contre ces infirmières qui se promènent avec des sarrau dans les rues avoisinant les hôpitaux, amassent bactéries et virus dans les transports en commun, pour mieux contaminer les malades?


Ébats sur un débat

TVA a décidé de se retirer du consortium télévisuel pour la diffusion des débats. Ils feront leurs propres débats, sans Amir Khadir ou Françoise David. Pas besoin de mentionner l'hétéroclite Jean-Martin Aussant qui semble voyager en saucoupe volante, les sondages lui donnent des miettes.

Il faut dire qu'un débat à cinq dans la formule que l'on connaît risque d'engendrer une certaine cacophonie, et pourrait à tort mélanger les cartes de façon désordonnée, en accordant le même temps d'antenne à Aussant qui prône un transit vers un monde meilleur dans un Québec séparé, qu'à la Coalition Avenir Québec ou au Parti Libéral.

Bien sûr, Québec Solidaire devrait être représenté en débat... mais par qui? Le problème avec ces idéologues de l'extrême, avec le seul député "Ghandir Luther Roi"... c'est qu'ils n'ont pas de chef. Avant le début de la campagne, il était question de proposer Françoise David aux débats, en tant que co-chef, alors que l'élu Khadir, l'autre co-chef, pas douce moitié, allait rester devant sa télévision encadrée de rouge sous le magnifique tableau de "Mise en demeure" représentant notre héros, et Jean Charest mort, au centre du salon de la résidence Khadir.

On ne peut pas redéfinir les rôles sur demande pour accommoder la stratégie bicéphale d'un parti qui demeure dans l'ensemble du Québec, plutôt marginal.

Imaginons maintenant un Khadir qui l'échappe en direct à la télévision en plein débat. Un spectacle de projection de boue, et de raccourcis intellectuels, de conspirationniste d'extrême gauche anti-occidentale. Ce n'est pas parce que le spectacle serait inusité qu'il servirait la démocratie québécoise dans un temps où les politiciens en sont au plus bas, et que le respect des fonctions ne s'impose plus... après des années d'inflation verbale au sein même des cercles du pouvoir.

À la CAQ...

François Legault a tourné le dos à l'ADQ une bonne fois pour toutes avec son plan vert qui s'aligne sur la position du Parti Québécois en ce qui concerne le moratoire sur le gaz de schiste et l'amiante. Gérard Deltell est à l'arrière, dit bien sûr qu'il n'est pas écarté, garde le sourire... mais la voie que trace la Coalition Avenir Québec est à l'opposé de celle de l'ADQ.

J'espérais avoir une option pour appuyer l'exploitation des ressources du Québec, question de créer des emplois payants, et de moduler les impacts du vieillissement de la population sur les finances publiques, qui sont dans un état lamentable.

La belle vie

Plusieurs indicateurs statistiques socio-démographiques et économiques démontrent que l'on travaille beaucoup moins aujourd'hui qu'avant. Bien que non-rentable, utopiste, la société des loisirs promise dans les années '80, le rêve d'une génération demeure dans les têtes de beaucoup de Québécois. De nombreuses mesures tendent a accentuer cette diminution des heures travaillées en moyenne, ajoutée à une productivité qui accuse aussi un retard. Ces faits devraient aussi être importants au sein de la gauche, parce qu'une productivité diminuée ajoutée a moins de travail, implique nécessairement moins de richesse créée, donc moins de partage.

Mais il semble que la "logique comptable" est à exclure... car c'est faire preuve de "trop de lucidité", et que vous le devinez bien, la lucidité ce n'est pas bien dans ces milieux.

Pour ajouter à ce que plusieurs parlent lorsque "l'inéquité intergénérationnelle" est invoquée, je crois que la question du nombre d'heures travaillées doit être incluse dans le "bilan intergénérationnel". L'inéquité demeure fortement probable, mais possiblement moins grande.

Cela dit, il faut remarquer que celui qui parle des jeunes qui feraient cette "belle vie", c'est un boomer qui n'a pas encore parlé du bilan intergénérationnel... pendant que ceux de sa génération prennent leur retraite en Liberté 55... Cela aurait tendance à donner raison aux jeunes de la "belle vie".

Mais au fond... sur la "valeur du travail", et pas juste la quantité, mais aussi la qualité du travail, il a bien raison, et surtout, il a bien fait d'ajouter que ces jeunes ont été élevés (ou pas) par leurs parents.

Départ du messie rouge

Jean Lapierre et d'autres analystes politiques ont beau répéter que le carré rouge n'est pas du tout bien perçu à l'extérieur de Montréal, Radio-Canada a fabriqué avec Gabriel Nadeau Dubois une couverture extrêmement complaisante de la "tournée régionale" du "messie rouge". La tournée de Gabriel a tellement été un échec, qu'il en est revenu traumatisé et amer face au peuple Québécois qui ne semble pas avoir "compris son message".

Radio-Canada l'a fabriqué, modelé... rapporté le moindre geste...

Ce passage en dit très long sur l'état mental du patient:

Ce premier ministre, au fond, n’est que le symbole d’une société bloquée qui n’a comme aspiration que de s’abaisser au même niveau de bêtise que ses voisins. Les universités américaines et ontariennes ne sont pas des exemples, pas plus que leur système de santé. Nous ne voulons pas suivre le chemin qu’elles indiquent et qui mène à la marchandisation de nos vies.
Qui est vraiment bête Gabriel? Cela prend un certain niveau de bêtise pour jeter à la rue des dizaines de milliers d'étudiants au cerveau lavé par une rhétorique violente, et en hissant les bannières rouges des bolchéviques... Qui est-il pour amener une telle conclusion sur ce que nos voisins font, surtout que leurs résultats sont nettement meilleurs que les nôtres.

Le messie rouge part alors pour le désert pour une quarantaine de jours. Il reviendra, pour vaincre le mal, avec ses fidèles disciples. Beaucoup auront oublié ce qu'il est, ce qu'il représente, les grands mamans l'aimeront.

"Il parle bien" disent toujours ceux qui n'écoutent pas, ou ne comprennent pas le contenu des discours.

Pierre Bruneau a-t-il déja été vu plus agressif que contre Djemila Benhabib?


Il semblerait que lorsque c'est écrit dans Le Devoir, on pourrait jurer là-dessus!

***


vendredi 3 août 2012

Vaches sacrées 2 - Mon ami Guy A

Guy A. dans une prise peut-être coupée au montage?
Ok, je l'admets... j'ai déjà posé des questions inopportunes à Guy A. Lepage. Mais il y a une suite au fait qu'il m'a "barré" sur twitter.

En effet, je l'admets aussi, j'ai un 2e compte twitter qui peut me servir à vérifier, sinon je ne l'aurais jamais su.

Non, je ne "twitte" pas sous anonymat comme un masqué dans une émeute.

Pour faire une histoire pas trop longue, dans tout ce climat d'été Québécois dans la sécheresse (presqu'autant que dans le Sahel en écoutant Météomédia), tout commence aujourd'hui avec ce texte de Laurent Proulx, le héros du carré vert, dans le Prince Arthur Herald. Et non, je ne dis pas héros pour me moquer de lui: Ce gars-là a un avenir brillant, et des couilles comme pas tant de Québécois ont.

Dans ce texte, Laurent Proulx nous dit qu'il a été plutôt mal reçu à notre télé publique, interrogé déloyalement par des animatrices hostiles, et insulté dans les locaux par ces termites qui rongent les finances publiques canadiennes en tant que 2e perchiste et régisseur du studio 42, 83 000 $ par année, syndiqué, pension à prestation déterminée, à vie, et situation obtenue parce que neveu d'mon'oncle qui a travaillé lui aussi dans la tour brune de Mourial.

Donc, voyant que le texte de Laurent Proulx fait boule de neige dans les médias sociaux, Guy A. commente:


Quand Guy A dit "La meilleure de la journée"... qu'est-ce qu'il a en-arrière de la tête? De la vengeance pour avoir fait cette déclaration de guerre? On sait que Guy A Lepage a toute une machine pour mener à terme toute vendetta. Il lève le petit doigt, et vous avez une poupée vaudou qui vous transmet une correction. Une petite remarque de sa part devant sa cour évaluée à un million de Québécois, et vous êtes connu.

Il se sert de sa tribune d'un milliard du public, depuis des années, pour orienter une campagne électorale s'il le veut. Rappelez-vous la "vague orange" qui a donné des députés insignifiants au Québec l'an dernier. Guy A. s'est même demandé s'il avait pas été trop loin, voyant les dommages faits à ses amis du Bloc. Il avait mal évalué l'écoeurement à l'endroit de Gilles Duceppe.

Voyant comment il commente le "papier" de Laurent Proulx, parce que je suis abonné à son fil, j'ai saisi la balle au vol (du plus récent au plus ancien - le dernier est le premier) :


Faut comprendre que privatiser, couper, modifier, toucher, à Radio-Canada ne peut pas être acceptable pour Guy A. Lepage, un multimillionnaire de la télé publique: Depuis "Un gars une fille" série réalisée en Partenariat - Public - Privé, avec des fonds publics, mais vendue à l'étranger, avec des fonds privés pour les poches de Guy A. en retour... L'expérience a été très rentable pour Guy A. mais les contribuables sont une fois de plus floués.

Investissements publics, profits privés. Cela ne vous rappelle pas quelque chose?

C'est la même chose pour le cinéma... et Guy A. a trempé là-dedans aussi, avec son navet "Camping Sauvage" (2004), mais je doute qu'à part les salaires et cachets, il y ait eu des profits cette fois. D'ailleurs, il avait promis de rembourser ceux qui ont trouvé son film mauvais... Quelqu'un a reçu un chèque?

Les PPP douteux sont la norme dans l'industrie culturelle. Ce qui est immoral dans les infrastructures, pour des hôpitaux, le système de santé, devient correct dans le lucratif domaine culturel. Et rappelez-vous, "pas touche" aux programmes du gouvernement dans la culture... sinon toute la machine s'emballe.

Un témoin de mon attaque insiste donc pour une réaction de Guy A.:


J'en reviens pas! Guy A. Lepage me traite de "cave"! Je suis vraiment flatté... après avoir manqué de m'étouffer dans ma gorgée de Stella Artois, je suis presque ému. Imaginez, voilà le "pape du Plateau" qui fait du twitter-poubelle juste pour moi!

Trouvez-vous que sa réponse est justifiée? Bloquer un impertinent c'est une chose mais je crois que mon impertinence est justifiée.

J'interprète cela comme la révélation qui me dit que Guy A. Lepage prend les contribuables pour des caves. Il leur dit même pour qui voter. Une bonne partie des Québécois attend ses directives pour trancher.

Et il n'y a pas d'enquête du DGE, ni de "scandale d'éthique" là-dessus: C'est toléré, faut croire.

Question d'être impertinent jusqu'au bout, je vais laisser parler un autre Laurent... Laurent Baffie.


Laurent baffie VS Guy A. Lepage by kane2931


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