dimanche 9 septembre 2012

Légionellose gouvernementale?

Depuis plusieurs semaines, l'air du centre ville de Québec est contaminé par une bactérie. Ce n'est pas rien: 11 personnes en sont mortes.

Malheureusement, encore une fois, on dirait qu'en plus des lacunes apparentes à la Santé Publique, le fait que toute cette crise se soit déroulée en pleine campagne électorale, personne ne s'en occupé sérieusement... Je veux dire, s'en occuper comme des personnes responsables. Et les journalistes semblent toujours perdus lors qu'un ou deux termes scientifiques sont évoqués, impressionnés par les "effets de sarrau"* des médecins, ces grands savants dont nous serions "trop caves" pour en comprendre le langage.

Essayons de faire le travail, et d'analyser celui qu'on nous propose.

On dirait depuis quelques jours dans l'espace public, on se passe le mot pour ne pas "pointer du doigt" le propriétaire négligent... À ce moment, je me dis que cela pourrait donc venir d'un édifice gouvernemental?

De toute façon cela tire à sa fin... 

Et voilà qu'un édifice près de la gare, point de service de Service Canada pourrait être dans la mire... Mais aucune confirmation.

Je me pose plusieurs questions:

Est-ce que la Direction de la Santé Publique n'a cherché que chez les propriétaires de tours de refroidissement du privé en négligeant les édifices publics?

De plus, le Dr François Desbiens de la Direction régionale de la Santé Publique décrit un quadrilatère précis où il dit qu'il n'y a pas de tours de refroidissement...


La majorité des 176 personnes touchées par la légionellose habitent les quartiers Saint-Roch, Saint-Sauveur et Saint-Malo. On a observé une concentration de cas dans le quadrilatère compris entre le boulevard Langelier, le boulevard Charest et la rue Saint-Vallier.
«Comme il n'y a pas de tours dans ce secteur, il y a donc eu une bonne dispersion des gouttelettes contaminées», 
- Dr François Desbiens, Directeur de la Santé publique de Québec

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/quebec/archives/2012/09/20120909-073138.html

Confrontons cela avec "l'épreuve des faits"... Voici un plan du quadrilatère où il y a une concentration de cas, et où il n'y aurait pas de tours, selon le Dr François Desbiens...

Cliquez pour agrandir

Cela ne prend pas une longue recherche pour trouver que le Dr. François Desbiens de la Santé publique dit quelque chose de faux. Les tours de refroidissement des édifices, on peut les voir par Google. Le quadrilatère rapporté par les médias, qui citent le Dr Desbiens, est rempli de tours de refroidissement.

Il y a plusieurs édifices gouvernementaux qui sont dans ce secteur précis: L'Université du Québec, l'ÉNAP, la SAAQ, le Palais de Justice. Il y a aussi l'édifice de la CSN et le siège du quotidien Le Soleil.

Je perds confiance. En fait, je n'ai pas une très grande estime de l'efficacité de l'État québécois, mais là cette fois, c'est notre sécurité sanitaire qui est atteinte. La dernière fois en 1996, on a réglé le problème après un mort, aujourd'hui 11 morts plus tard, on a rien réglé, on attend l'automne! Je pense à toutes les fois où j'ai circulé dans le secteur, à vélo notamment, où j'ai peut-être respiré la bactérie, sans toutefois développer une maladie, compte tenu de ma mi-trentaine. Mais je pense aussi à mon épouse enceinte qui devait passer par là pour aller travailler tous les jours.

Est-ce que la Santé publique est dans les mains des "faiseurs d'images" qui "gèrent la crise en attendant que ça passe", "minimisent les dommages" à l'appareil public, protègent les incompétents... Alors que la population a plutôt besoin que l'on trouve la source de contamination pour sa sécurité sanitaire? 

Autre fait étrange dans ce qu'on nous rapporte, on parle de délais de plusieurs semaines pour effectuer les tests. Pourtant au privé, il est possible d'accomplir ces tests dans un délai de 48 heures. Donc... vu qu'on "fonctionnarise" la santé au Québec, a-t-on une réaction plus lente, causant des morts, pour soit ne pas se dépêcher et économiser quelques milliers de dollars, ou par "obstination idéologique"?

Cette lenteur a probablement aussi causé des morts. Des gens sont infectés de la légionellose depuis la fin-juillet... À la mi-septembre, on ne sait pas encore où l'on s'en va.

«Une fois que j'aurai les résultats de laboratoire, d'ici la fin septembre, j'ai besoin de deux à trois semaines pour analyser les données et mettre les bonnes conclusions afin de ne porter aucun préjudice».
- Dr. François Desbiens

Ici, on semble plus préoccupé par la crainte de causer un préjudice, alors que des personnes meurent. Les avocats font plus peur que des citoyens âgés et pas très riches du centre-ville.

La Direction de la Santé publique demeure déterminée à compter sur la fin des chaleurs de l'été pour dire que la crise est maîtrisée... d'elle-même. Les fonctionnaires auront donc prouvé leur efficacité légendaire en ayant rien trouvé, et rien réglé, Dame Nature ayant fait le travail elle-même, toute seule.

Ces gens sont très bien payés. Ces gens devraient aussi avoir une obligation de résultats. Aussi, les gestionnaires d'édifices publics devraient être aussi imputables qu'un propriétaire privé, pour négligence criminelle ayant causé la mort. Oui, des accusations au criminel pour un acte criminel. Depuis quand paie t-on des gens pour être responsables, sans qu'ils ne le soient vraiment?

Ici, je pourrais aussi parler de ces directions d'écoles à Montréal qui ont négligé l'entretien des édifices et qui ont rendu par leur incurie des dizaines d'enfants malades parce que les inflitrations d'eau dans des écoles n'étaient pas du tout réparées, et que des moisissures y proliféraient. Incompétence et irresponsabilité: Des conséquences sont nécessaires. Mais les Québécois ont décidé de récompenser la directrice de la Commission Scolaire de Montréal (un scandale de gestion) en élisant Diane De Courcy, nouvelle députée péquiste dans Crémazie la semaine dernière. C'est donc normal que le système s'effondre...

Revenons à nos bactéries...

Des propos irresponsables ont été émis dans les médias de masse et sociaux, comme quoi de "toute façon, ça ne touche que des vieux et des malades". Imaginons donc le bien commun dans les mains de personnes aussi négligentes, et ignorantes! Parmi les 11 morts, certains n'étaient que dans la cinquantaine... et, que diriez-vous que votre père de 73 ans, qui a toujours une qualité de vie, toute sa tête, tombe malade, meure, parce qu'un négligent a décidé de sauver quelques dollars, et que la Santé publique marche avec les lacets de ses deux chaussures attachées ensemble? Ce serait comme de dire qu'on peut se permettre d'être négligent avec les vieux et les malades...

Les plus imbéciles de ceux qui commenteront vont certainement y ajouter la sauce qui va avec leurs lubies, leurs intérêts personnels, et ne comptez pas sur les journalistes québécois pour faire la part des choses: "C'est le réchauffement climatique qui fait que les climatiseurs sont plus utilisés", donc "le réchauffement climatique peut vous tuer plus tôt que prévu", sans tenir compte qu'il fait bien plus chaud ailleurs qu'à Québec, sans qu'il y ait contamination à grande échelle. D'autres diront que c'est parce qu'on a fait des coupes au fédéral... les syndicats ont l'antenne autant qu'ils veulent pour dire ce qu'ils veulent.

Bref, en autant qu'on puisse pointer du doigt les coupables qui font notre affaire, sans s'occuper vraiment de Santé publique!

Qui disait qu'une crise, c'est des occasions?

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* Effet de sarrau... dérivé "d'effets de toges"... Les personnes moins aptes à juger sont "impressionnées" devant les grands termes, prononcés avec un accent particulier, en haussant le ton, et la manipulation fait son oeuvre.

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mercredi 5 septembre 2012

La menace


Un dérangé dans la disgrâce totale, visage contre le sol mouillé. (image Radio-Canada)

Avec les événements d'hier soir, j'ai lu que plusieurs s'avançaient sur le terrain dangereux de donner une explication aux actes d'un dérangé.

Un des cas les plus lamentables, c'est Richard Labbé de La Presse qui accusait Stephen Harper sur twitter.



J'ai même lu que les responsables sont ceux qui "démonisent" Pauline Marois... Et voilà que je me sens visé. Donc, je n'aurais pas le droit d'énumérer des raisons qui font que je vote pas pour elle et son parti, et je serais alors responsable d'agiter un fou. La personne écrit ça sur twitter, le plus sérieusement du monde et "send"... Sans penser qu'elle fait partie probablement de ceux qui démonisent, de tous sens Stephen Harper depuis au moins 7 ans, comme Richard Labbé.

Lucidité? Où est tu?

Il y a aussi Véronique Cloutier, dans une déclaration un peu laconique, qui dénonce les insultes qu'on se lance facilement. Ce qu'elle dit n'est pas faux... mais à mes yeux incomplet. Parce qu'en ne dénonçant que des insultes, on pourrait un peu justifier, banaliser le reste, le passage à la prochaine étape. 

Le drame qui s'est joué hier soir représente malheureusement trop bien le clima
t de haine qui plane sur le Québec depuis le printemps. À grands coups de "cave, imbécile, tata, colon, ignorant" envers les "clans" adverses sur les réseaux sociaux, nous avons tous nourri ce sentiment. 

Dans les derniers mois au Québec on a été bien plus loin que des insultes, avec des démonstrations de haine, presqu'à chaque jour.

Même certains journalistes ont tenté de justifier les actions dangereuses de groupes pas très démocratiques dans le métro de Montréal. Après quelques protestations 2.0, le tweet était retiré, mais un mal était fait.

Beaucoup de "carré rouges" ont accusé Jean Lapierre et Mario Dumont de mauvaise foi, pour avoir mentionné qu'il y avait une manifestation d'étudiants aussi à l'extérieur du Métropolis, lorsque Pauline Marois faisait son discours, dans toute la confusion en direct. Cela change quoi à ce qui s'est passé depuis des mois à Montréal ou Victoriaville? On a été chanceux qu'il n'y ait pas plus de morts dans ces "troubles", que cela plaise ou non aux "rouges" qu'on le rappelle: Lancer des pierres peut aussi tuer.

Il y a eu de l'enflure dans le verbal, mais surtout dans les actes. Simple rappel: Des gens ont reçu des enveloppes de poudre blanche à leur lieu de travail... C'est quand même terrorisant, pour de simples employés de bureau, même si ça n'a tué personne... C'est bien plus que des mots, dont je me suis plutôt habitué à recevoir comme blogueur. Et dans les mots, il y a aussi ce qui est bien plus que l'insulte: la menace. 

Je dis ici juste que la frontière des mots a été allègrement dépassée depuis quelques mois par des gens qui, comme le monsieur dérangé d'hier, se croient justifiés de faire bien plus, à des inconnus, parce qu'ils pensent différemment. Insulte n'égale pas menace. Se faire insulter par des inconnus est une chose, c'est pas bien, mais entre gens civilisés qui peuvent avoir à exprimer un choc, cela devrait en rester là... Se faire menacer par contre... 

De simples insultes ça n'a jamais vraiment été une menace à la démocratie, on a pu longtemps s'insulter entre partisans des Canadiens ou des Nordiques: mais des menaces c'est autre chose...

Ce n'est pas parce qu'on montre un doigt à un automobiliste qu'on mérite de se faire battre sauvagement, ou tuer. Parfois, des propos dépourvus d'insultes sont très insultants. Pas besoin de dire "crétin" à quelqu'un pour lui faire sentir qu'on le traite de crétin, et franchement, des fois, certaines paroles, certains actes, méritent de se faire dire qu'on a mal agi avec un mot dur, qui frappe, pour faire réaliser qu'on a été trop loin et cela ne menace personne.

Le dérangé d'hier n'est qu'un dérangé. Il ne représente pas de cause, ni de communauté. Si une cause doit se servir de la menace, de l'attentat, c'est que cette cause est peut-être perdue. Les anglophones du Québec sont chez eux depuis plus de 200 ans, et ils ont le droit de parler et de vivre en anglais, même si cette fois, le "terroriste" est un anglophone qui dit dans son délire, que les "anglos se réveillent". Des lois restrictives sur l'expression culturelle, touchant l'appartenance, des choses sensibles, ne peuvent pas se justifier sur le dérapage d'un dérangé, pas plus qu'un tel dérapage peut se justifier d'une quelconque façon. N'oublions pas que le FLQ au aussi menacé, tué, pour une cause, et j'ajouterais qu'un gain obtenu de cette façon non-légitime, ne peut pas devenir légitime.

Hier soir, vraisemblablement, l'attentat porté contre Pauline Marois est politique. Qui dit attentat politique, dit terrorisme. 

Beaucoup justifient le terrorisme d'une façon ou d'une autre, que ce soit en Palestine ou ailleurs. L'affaire c'est que le terrorisme est "dérangé" en soi et demeure illégitime. Cela doit le demeurer.

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dimanche 2 septembre 2012

Les campagnards - partie 3: 4 raisons majeures d'écarter Pauline Marois

À part que si j'étais dans une circonscription qui a de fortes chances de tomber aux mains de Québec Solidaire, ma position cette fois-ci est de tenter de bloquer le Parti Québécois de Pauline Marois.



Pourquoi écarter Pauline Marois?

1. Pauline Marois a un programme irresponsable

Hausses d'impôts, renforcement des lois linguistiques, confrontation avec Ottawa, sabotage de projets promis, pacte avec les carrés rouges, baisses de productivité en vue. Impossible d'équilibrer un budget, crise de confiance financière des agences de notation à l'égard du Québec, et même la possibilité d'un référendum créé par le simple dépôt d'une pétition produite par les "caribous" durs de durs, ceux qui se jetteraient dans la rivière, étant sûrs de pouvoir la traverser.

Les "caribous" regardent avec un air de chevreuil devant un camion sur la route lorsqu'on leur parle d'économie. Pourtant, il s'agit bel et bien d'emplois et du niveau de vie des Québécois dont il est question ici... Ce n'est pas à prendre à la légère.

Le Parti québécois de Pauline Marois est aux mains d'une frange radicale, idéologue et déconnectée. Il y aura certainement des conséquences à lui remettre le volant, surtout si elle a les "deux mains" dessus!

2. Le passé de Pauline Marois

Il y a bien longtemps, le premier ministre fédéral Laurier, ensuite repris par Trudeau, ont déjà dit que les québécois n'avaient que 6 mois de mémoire. À plusieurs reprises dans l'histoire, l'électorat québécois a prouvé qu'ils avaient raison de penser de cette façon.

Six mois de mémoire... donc, imaginez 9 ans et demi! Si Charest était réélu mardi, le printemps prochain il fêterait son 10e anniversaire comme premier ministre. C'est beaucoup trop long pour se souvenir de ce qui s'est passé sous le Parti québécois de 1994 à 2003.

Il semble qu'en optant pour Pauline Marois, pour du soit-disant changement, les québécois oublieraient que le scandale des commandites a aussi éclaboussé le Parti québécois. Ils oublieraient aussi le fiasco majeur de la Gaspésia, et les allégations de corruption, impliquant encore la FTQ de l'est du Québec, mais cette fois-ci avec un gouvernement péquiste. Il s'agit quand même ici de centaines de millions!

On aurait aussi oublié la contribution de Pauline Marois dans le système de santé, car elle a été ministre de la santé. On aurait oublié son implication dans la réforme en éducation, aussi un fiasco, dont nous essuyons encore aujourd'hui des conséquences.

On se souvient d'ailleurs de son passage à la santé pour ses rénovations qui avaient coûté 400 000 $ à l'époque, en 1999, dans ses bureaux, pour une question d'installation "toilettes silencieuses", sous ordre de la ministre, dénoncé par Mario Dumont. Ainsi, elle démontrait la même désinvolture face aux dépenses des fonds publics qu'elle reproche au gouvernement Charest.

Il y a aussi l'histoire du renouvellement de l'entente de son mari, Claude Blanchet, ex-dirigeant du Fonds de Solidarité FTQ, grand patron de la SGF, la Société Générale de Financement, juste avant les élections de 2003, ce qui impliquait que monsieur aurait droit à une grosse indemnité si les libéraux l'emportaient, un "parachute doré" de 1,2 millions $. En plus, sa performance à la SGF a été plutôt désastreuse, décrite comme une "saignée".

Pauline Marois a aussi occupé le ministère des Finances sous Landry. On se souviendra d'une déclaration incendiaire lancée à la veille d'un budget, alors qu'elle disait prévoir une récession, ce qui a eu pour conséquence d'affoler les marchés. Bernard Landry, premier ministre, son patron, l'avait corrigée. Par la suite, lors de la prise du pouvoir des libéraux, c'est un trou de 4,3 milliards $ que l'on a trouvé dans les finances du Québec... L'équivalent de 3 stades olympiques.

En mars 2006, elle quitte la politique devant la montée d'André Boisclair. Elle encaisse donc une idemnité, mais revient pourtant en politique 14 mois plus tard en juin 2007, après l'échec de Boisclair.

Il y a donc ne pas avoir de mémoire... et avoir la maladie d'Alzheimer: Il faut en oublier beaucoup pour trouver que Pauline Marois est une candidature "fiable" pour le Québec!

Ne trouvez-vous pas qu'en plus de tout ça, c'est quand même spécial de la voir utiliser l'icône de René Lévesque dans ses publicités, alors qu'elle a été de ceux qui lui ont en quelque sorte montré la porte de sortie?

3. Pauline Marois n'a pas d'équipe

En 2012, nous sommes loin des équipes péquistes de 1976, 1994, ou même de 2003 et 2007. Qui dans l'équipe de Marois va avoir la mission d'aller rassurer les marchés, les firmes de notation à New York dans le cas d'une victoire péquiste mardi? Qui peut être du cabinet? Quelle sera la valeur de ce cabinet, avec probablement Veronique Hivon à la justice, ou Scott McKay à l'environnement?

Bernard Landry, André Boisclair avaient beaucoup plus de profondeur dans leurs "trios".

4. Pauline Marois a fait une mauvaise campagne

La campagne de Pauline Marois n'a pas été celle d'un chef qui est en voie de prendre le pouvoir, même "par défaut". C'est une campagne décousue, mémère (pour ne pas dire pépère), improvisée. Beaucoup des ses thèmes servaient plutôt à satisfaire sa base, que de rallier des indécis. C'est pourquoi elle aura selon ce que l'on peut croire des derniers sondages (32% au 1er septembre), un moins bon résultat qu'aux élections générales de décembre 2008 (35,2%).

Elle est visiblement tombée dans tous les pièges qu'elle pouvait rencontrer sur son chemin de campagne, certains posés par des alliés, comme ces référendums d'initiative populaire (RIP), gracieuseté de Bernard Drainville. En débat, elle n'a pas performé, même qu'elle a essuyé un K-O pour plusieurs observateurs au dernier débat un-contre-un devant un François Legault surprenant.

Donc, qu'est-ce qui fait qu'elle peut gagner? Quelle est la donnée qui manque? Est-ce simplement le fait qu'elle est là depuis longtemps?

Autant dans la population en général que dans son propre parti, Pauline Marois n'est pas aimée.

Je n'ai jamais trouvé qu'elle avait un certain charisme, pas plus qu'elle a un flair politique. Pauline Marois, l'énigmatique "dame de béton", a plusieurs vies, on le savait... mais cet électorat québécois laisse perplexe.

C'est peut-être un peu ça aussi le "modèle québécois"... Après la surprise d'une "vague orange" du NPD au fédéral l'an dernier, les politiciens n'ont définitivement pas ce qu'ils méritent dans "la belle province". Et que dire de la sévérité avec laquelle Mario Dumont a été jugé! J'entendais encore dans des "vox pop" des quidams parler de l'ADQ de 2007 comme si ce parti avait été au pouvoir.

Au provincial les Québécois sont embêtés: Ils voudraient probablement voter comme au fédéral, pour une opposition: C'est trop difficile choisir le pouvoir, changer le cours des choses... Faire un vrai ménage. Comme des lointains cousins latins, lorsqu'il est question de responsabilité, de ménage, de rembourser, on veut faire ça "mañana"... Remettre à demain.

À force de remettre à demain, on s'enfonce dans les retards.

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