dimanche 24 mars 2013

Au pays du Dollarama

People of Dollarama c'est bien pire que ça
Je me rends régulièrement dans un commerce à bas prix "Dollarama" pour acheter quelques produits ménagers que j'ai l'habitude d'acheter à cet endroit. C'est pas loin de chez moi, c'est pratique, c'est pas cher. Éventuellement, j'y vois de toutes sortes de monde, ça pourrait faire penser au site "People of WalMart", mais en version québécoise... "People of Dollarama"... Le problème c'est que là, ce sont les employés qui font mal aux yeux.
Je n'ai pas de grandes attentes sur le comportement des employés aux caisses: sans exiger un sourire, un minimum de courtoisie et de décence s'impose. Si la personne à la caisse "tousse", faut vivre avec... si elle vous tousse au visage, vous avez une raison de manifester votre mécontentement.

Ce jeudi soir dernier, pendant l'attente à la caisse... Ça commence très mal: La caissière de l'autre rangée (elle est dos a moi), vachement obèse, et plutôt petite sur pattes, a des pantalons tombants qu'elle porte visiblement sans ceinture, et on y voit clairement le haut de la "raie", comme un plombier. Mon humeur devient alors moins bonne. Tentant de reprendre mes esprits, je me rends compte que le jeune caissier de mon côté a un t-shirt avec en son centre, une grande feuille d'érable à l'envers. Là c'est trop: je suis choqué en quelques fractions de secondes... la cliente devant moi quitte, c'est mon tour.

"C'est quoi ça?" Dis-je, avec un ton contrarié, en pointant du doigt son t-shirt.

Le jeune, qui n'assumait plus vraiment à ce moment son statement, bégaie quelques mots inaudibles. C'était véritablement la première fois de sa "carrière" qu'un client lui démontrait son insatisfaction face à son habillement visant à insulter, en plus de passer un message.

Pour ma part, la dernière fois que j'ai montré mon insatisfaction face à un t-shirt d'employé d'un commerce du détail... c'était en 2008, et j'en avais aussi parlé sur ce blog.
Anecdote comme ça... dans ce magasin précis, une employée n'a jamais eu le goût de se faire enlever sa moustache foncée. C'est encore plus remarquable que la candidate moustachue de Québec Solidaire. Neet: Connaît pas. En ce qui me concerne, je me la rase tous les matins, ou presque. Une moustache, c'est déjà pas très "in" pour un homme, on excusera ceux qui ont plus de 50 ans. Encore là, dans l'espace public, on vit avec la situation, on tente de regarder ailleurs... On essaie de prendre l'autre caisse... Parce que ça fait mal aux yeux... Je répète: je n'ai rien à dire sur le champ, je paie, et je passe à autre chose.
Donc ce jeudi soir, je pose mes articles sur le comptoir, et le jeune à la caisse me demande le montant, soit un peu moins de 5$, que je paie en monnaie. En déposant la dernière pièce sur le comptoir avec un peu plus de fermeté, doigt sur la pièce:

"C'est de l'argent canadien".

La vieille dame derrière moi ajoute... "c'est le meilleur argent".

Pas satisfait du sourire du caissier, je décide de renchérir:

"Je ne comprends pas pourquoi ton employeur tolère ton t-shirt"

"C'est une insulte pour 35 millions de canadiens, envers tous ceux qui combattu, et ceux qui sont morts pour ce pays".

La caissière au derrière dont le haut de la crack est sombre et boutonneux se vire, et me demande quel est mon problème.

"Je suis client ici, et le t-shirt de votre caissier m'insulte... et mon vous voit la raie madame".

Celle qui semble être la gérante qui venait fermer les portes du magasin quelques minutes avant la fermeture me dit alors:

"Son t-shirt ne me dérange pas moi"

"Vous n'avez qu'à porter plainte à Dollarama"

Alors, c'est ce que j'ai promis de faire, avant de partir... J'en revenais tout simplement pas.
Faut dire que cette employée qui semblait être en autorité, n'est pas elle non plus un exemple de bon goût. Plus âgée, elle porte des longues tresses africaines sur ses cheveux teindus platine, et elle a un teint orange fluo. Donc, je comprends qu'elle aime le sud... certainement à distance.
Je pense donc espacer mes visites, ou choisir une autre succursale. En fait, les articles que j'y achète, je peux déjà les avoir à bon prix aussi chez WalMart, où le personnel est toujours courtois, et en uniforme. Les "People of Walmart" sont les clients chez WalMart, pas le personnel.

Aujourd'hui, on dirait qu'à certains endroits, personne ne s'occuppe de maintenir un certain niveau de respect. En représentant l'entreprise qui l'emploie, le caissier insulte plus de la moitié des clients, car dans la circonscription de Charlesbourg, on a pas élu un député séparatiste depuis 1998 au provincial. Même au plus haut de la fièvre des années '90, 47% des participants ont voté NON au projet de souveraineté-association.
J'aurais pu laisser faire. Mais ça ne me tentais pas, surtout après la raie longue et profonde remplie de boutons à têtes blanches. Il y a de ces choses qui me mettent vraiment de mauvaise humeur.

En 2013, alors que le jeune caissier grassouillet n'était même pas né peut-être au dernier référendum... Peut-on se rendre dans un commerce de détail sans se faire insulter par quelqu'un qui n'a pas de patron digne pour lui demander de porter un autre t-shirt? De lui rappeller que dans la société, les opinions personnelles devraient rester en-dehors du travail quand ton travail est derrière une caisse?

J'ai 36 ans. J'ai déjà travaillé à une caisse dans mon jeune temps. Je sais que ce n'est pas facile. C'est d'ailleurs une très bonne école de la vie, mais ça prend un "maître". On m'a appris comment ça fonctionnait, j'ai du refuser une promotion, parce que je ne pensais pas y faire carrière. Bien sûr, la dernière chose à faire dans ce type d'emploi, c'est de se moquer d'un client, l'insulter, arborer ses opinions personnelles. Ce n'est pas la place pour un "statement". On agresse pas la clientèle... il me semble que c'est simple!

Là j'ai un message pour ceux qui sont des mous... Ils sont fiers d'être canadiens, mais pas capables de hausser le ton lorsqu'on les insulte... Cessez de les laisser gagner: Ils sont minoritaires. Faites-vous entendre!

NON, ton pays n'existe pas. Non, t'as aucune raison d'insulter le Canada... Non, tu devrais plutôt aller manger des bananes dans une république de bananes, et te faire payer en pesos. Ici, c'est le Canada, et tu ne porteras pas une feuille d'érable à l'envers lorsque tu me sers pour le compte d'une entreprise.
Pis, si t'es séparatiste, pis que tu sais moindrement vivre, tu as honte de tes amis qui ressentent la nécessité de souiller le drapeau du Canada. Parce que tu sais que c'est symptômatique d'une "petitesse": On ne fait pas aux autres ce qu'on ne voudrait pas se faire faire.

Apprends à vivre petit con. Si tes parents t'on négligé, d'autres se chargeront de te rappeler à l'ordre.
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jeudi 21 mars 2013

10 ans après : Pourquoi il fallait y aller quand même

2013 marque le 10 anniversaire de l'invasion américaine en Irak de Saddam Hussein. Cette même année marque aussi le 15e anniversaire que je trouve officiellement que Jean-Simon Gagné est un con superficiel.

Donc, je vais commémorer ces deux anniversaires dans ce texte qui expliquera pourquoi George W. Bush avait raison, pourquoi il a toujours raison aujourd'hui... et même pourquoi l'ancien premier ministre britannique travailliste Tony Blair ne regrette pas. Les simplets comme Jean-Simon Gagné qui peuplent le Québec de "Jos Connaissants" et la France de "Romain Je-sais-tout", oublient beaucoup de faits, ils trient sur le volet ce qu'ils veulent, pour en arriver à leurs conclusions tirées d'avance. Ces conclusions qui étaient même tirées avant que l'Amérique ne se décide à chasser le dictateur Baasiste au pouvoir dans sa Mésopotamie. D'ailleurs... ces personnages sont les mêmes qui dès le 12 septembre 2001, dans le même quotidien qui emploie Jean-Simon Gagné, juraient que les États-Unis l'avaient bien mérité, cette attaque contre les tour jumelles.


Pourquoi j'écris ça aujourd'hui? Parce que les cons superficiels ne doivent pas, du moins dans la mesure du possible, être les seuls à écrire l'histoire. Parce qu'une analyse complète se fait par l'addition de TOUS les faits, toutes les versions, toutes les informations accessibles. Parce que la nécessité de chasser Saddam Hussein du pouvoir est une de mes plus grandes convictions à vie. Parce que si nous les laissons faire, les livres d'histoire de nos enfants indiqueront que des "insurgés" ont attaqué "le grand satan Américain" parce que le président Bush a attaqué l'Irak du gentil socialiste arabe Saddam Hussein.

Je ne crois pas exagérer. Après tout, on a déjà lu que le réchauffement climatique causé aussi par George Bush, crée des tremblements de terre, qui causent des tsunamis dévastateurs dans les pays pauvres.

Notre idiocratie s'en va là.

Contexte

L'opération tempête du désert de 1991 a été une oeuvre inachevée. Alors en année électorale, l'invasion s'arrête à quelques heures de route de Bagdad. Saddam Hussein demeure au pouvoir et a ensuite opéré une vaste répression contre ceux qui ont compté sur l'invasion de la coalition pour tenter de le renverser. Les kurdes au nord, à peine quelques années après avoir subi les gaz, seront encore victimes du dictateur sunnite.

Après 1991, l'ONU impose un embargo, des règles strictes au régime irakien. L'embargo se relâche au bon vouloir de la collaboration du régime irakien, en échange de denrées et des médicaments. Le régime doit alors laisser entrer des inspecteurs de l'ONU. Au centre des inspections, on cherche les lieux de production d'armes de destruction massive, on cherche les missiles, certains seront détruits devant les caméras. Mais entre 1991 et 2002, Saddam Hussein refuse plusieurs fois de collaborer, et expulse même les inspecteurs onusiens. L'expulsion d'inspecteurs onusiens en novembre 1997, le refus de coopérer de l'Irak, montrait aux yeux du monde l'impuissance de l'organisation internationale à se faire respecter.

On accusera les États-Unis d'avoir causé la mort d'enfants irakiens par l'embargo faute de médicaments, ce qui est particulièrement malhonnête. Certains chiffrent le décompte à plus de 100 000 morts. Si cela était vrai, cela serait donc une raison de plus pour chasser rapidement Saddam Hussein... Parce que c'est lui le véritable responsable de l'embargo, décidé par l'ONU, pas que par les États-Unis. L'Irak de Saddam Hussein a mérité l'embargo: Il a fait toutes les étapes nécessaires pour l'obtenir. Ce n'est pas tombé du ciel, ni un caprice de la famille Bush.

Au cours des années 90, Saddam Hussein réitère des menaces envers l'occident et en particulier les États-Unis. Il soutient ouvertement les actes d' Al Qaida dans des déclarations publiques, se réjouit des attaques de 1993 et de 2001 contre le World Trade Center de New York. Les opposants à l'invasion affirment que Saddam Hussein n'appuyait pas le terrorisme islamiste parce qu'il le voyait comme une menace contre son propre régime, c'est vrai, mais cela n'empêche pas qu'il a l'Amérique comme ennemi commun, et qu'il ne rate pas une occasion de souhaiter ouvertement la destruction des États-Unis et d'Israël, comme les islamistes.

Cependant des liens existent: En 1994-1995, un officier du renseignement irakien aurait rencontré Ben Laden à Khartoum. En mars 1998, l’Irak aurait invité des talibans sur son territoire après que Ben Laden a exprimé sa fatwa contre les États-Unis. En juillet 1998, ce sont cette fois des représentants irakiens qui se seraient rendus en Afghanistan pour rencontrer les Talibans et Ben Laden. Selon un rapport des services de renseignements tchèques transmis à la CIA, l’égyptien Mohamed Atta, un pilote d’un des avions du 11 septembre 2001, aurait rencontré le 9 avril 2001 un officier des services de renseignements irakiens, identifié comme étant Samir al-Ani, diplomate à l’ambassade irakienne de Prague.

La France participe à un trafic de pétrole qui contourne l'embargo de l'ONU. Des camions citernes remontent l'Irak jusqu'en Turquie. Ainsi, plus de 10 milliards $ de pétrole appartenant aux Irakiens est volé par Saddam Hussein et vendu à des pétrolières françaises qui n'ont pas de scrupules pour les enfants irakiens qui sont privés de médicaments, semble-t-il à cause des États-Unis. Les recettes de ce trafic va directement dans le patrimoine de la famille du "Raïs".

Des informateurs, agents doubles irakiens, informent la CIA de la présence en Irak d'armes de destruction massive, dans des proportions qui impressionnent les autorités américaines. Or, le principal informateur (appelé "Balle courbe") de ce rapport a avoué avoir menti et exagéré pour favoriser une invasion. Plusieurs aujourd'hui maintiennent que c'est la seule raison qui a poussé la coalition américano-britannique à envahir l'Irak.

C'est donc oublier tout le contexte.

Lorsque les policiers arrivent quelque part et que le suspect pointe une arme vers les policiers, va-t-on reprocher au policiers d'avoir tiré, même si le suspect avait une arme factice?

Une coalition

On a tendance à dire que c'était le projet que de George W. Bush, alors que l'opinion américaine a largement appuyé l'invasion. On dira que c'était sous le prétexte des armes de destruction massive, mais à mon souvenir, ça ne pesait pas si lourd dans la balance. Saddam Hussein, la bête noire, faisait un bon modèle à montrer au monde entier, à tous leurs ennemis du monde arabe, que les États-Unis n'acceptaient pas de se faire menacer et attaquer chez eux.

C'était cependant aussi l'invasion d'une coalition de pays, des démocraties: Le Royaume Uni, l'Australie, la Corée du Sud, l'Italie, la Pologne, l'Espagne, les Pays-Bas, l'Ukraine, et la Géorgie.

Les mains sales

Des armes de destruction massive ont été utilisées par Saddam Hussein, contre son propre peuple. C'était connu depuis longtemps en 2003, mais plusieurs ont décidé d'ignorer de fait et de dire qu'elles n'ont jamais existé.

Le centre de recherche nucléaire d'Al-Tuwaitha à Bagdad en mars 1991 après un bombardement américain. Durant la guerre du Golfe, 20 % du programme nucléaire irakien fut neutralisé par la Coalition.
De simples recherches sur le sujet vous amèneront au Massacre de Halabjah en 1988, mais aussi à 14 autres attaques au gaz faites entre 1983 et 1991. Ces recherches vous conduiront aussi au programme nucléaire irakien soutenu d'abord par les soviétiques (1959), puis par la France qui a vendu le réacteur Osirak (1976) qui a du être détruit par une frappe Israélienne en 1981, l'opération Opéra (VIDÉO). C'est la "colombe" Jacques Chirac lui-même, premier ministre Français à l'époque (et président 1995-2007) qui sabre le champagne avec Saddam Hussein qui visite en France en 1975, lors de son seul voyage à l'étranger.



Les irakiens avaient aussi 550 tonnes métriques d'uranium "yellowcake", qui ironiquement a abouti au Canada par Montréal , ville de paix, en 2008, acheté par Cameco pour des dizaines de millions de dollars.

Les Irakiens avaient des stocks considérables d'armes biologiques : anthrax, aflatoxine, de bactéries Clostridium perfringens pouvant causer la gangrène, et de la ricine. Des recherches furent également effectuées sur la bactérie Salmonella et le choléra selon une révélation aux inspecteurs de l'ONU du docteur Dr Rihab Taha, chef du programme d'armes biologiques irakien jusqu'en 1995. Également des armes chimiques (gaz moutarde, sarin et tabun). L'armée irakienne a fait l'expérimentation du cyclosarin, il fut le seul pays à l'utiliser au combat lors de sa guerre avec l'Iran. La plus grande partie de l’armement chimique irakien serait d'origine allemande, un autre pays qui lui-aussi s'oppose à l'invasion.

Étrangement, France, Allemagne, Russie, tous les plus grands opposants à l'invasion, sont ceux qui ont les mains sales. Bien sûr, Saddam a été vu comme un rempart contre l'Iran des ayatollahs... Mais commercer avec un fossoyeur était devenu payant.

En 1991 lors de tempête du désert, des missiles Scud sont envoyés sur Israël, et font des morts à Tel Aviv et Haïfa. Heureusement plusieurs n'atteignent pas leurs cibles, certains sont interceptés. Saddam Hussein se retire du Koweit en semant la destruction, et en incendiant les puits de pétrole. La plupart de ceux qui nous racontent combien les occidentaux ont eu tort d'aller en Irak, qui défendent donc le régime Irakien d'avant 2003, sont les mêmes qui vous demandent de prendre le transport en commun pour lutter contre les changements climatiques...

Saddam Hussein ne dérange pas que les États-Unis et Israël. L'Iran contre lequel l'Irak a été en guerre totale pendant 8 ans (1980-1988) menace et frappe. Même des missiles sont envoyés contre des cibles en territoire irakien à plusieurs reprises, 4 fois en 1994, 3 en 1999 et une vague de 66 le 18 avril 2001. Les cibles sont des des sites de l'organisation des moudjahiddines du peuple iranien basés en Irak. Donc, il y a risque d'un nouvel embrasement entre les deux voisins, sans que George Bush ne lève le petit doigt.

Certains affirment que les États-Unis ont été faire l'invasion à l'encontre de l'ONU, c'est oublier qu'ils étaient légitimés par plusieurs résolutions de l'ONU dont une qui demandait le désarmement de l'Irak, adoptée le 8 novembre 2002.

Fin 2002, on rapporte que les armes de destruction massive sont envoyées en Syrie, pour y être enterrées, et la Syrie reçoit 35 millions $ pour faire le travail. Les stocks sont envoyés en convois jusque dans la vallée de Bekaa à la frontière du Liban, pays contrôlé alors par la Syrie (la Syrie a même fait assassiner le président en 2005).

Les résultats

Bien sûr, on aurait aimé que le scénario rêvé arrive, soit que Saddam tombe, le peuple irakien est heureux, et une démocratie libérale s'installe tout seul.

Malgré tout, un message est lancé par les États-Unis: Si vous ne coopérez pas, vous menacez, vous agressez, nous agirons. Lorsque Barack Obama a pris le pouvoir, il a dit le contraire, et la planète entière s'est moquée de lui. Un bon exemple, Mahmoud Amahdinejad a fait tirer les snipers sur les manifestants qui contestaient son élection en 2009. Un printemps que tous ont oublié.

Après l'invasion, Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations unies (UNMOVIC) a déclaré avoir saisi et détruit des armes que l'Irak n'avait pas le droit de détenir, soit 50 missiles Al Samoud 2, 49 litres de gaz moutarde à haute pureté dans 14 contenants, des ogives chimiques 122 milimètres. Faut dire qu'en 1995, l'Irak dans une période de meilleure collaboration, a elle-même déclaré avoir produit 30 000 litres d'agents biologiques, incluant de l'anthrax, qu'elle affirmait avoir détruit. Ceux qui donc répètent en bêlant comme des moutons que l'Irak n'a jamais eu d'armes de destruction massive sont soit des menteurs, des ignorants, des imbéciles, ou toutes ces réponses.

Depuis, l'Irak n'est plus une menace. Il y a un fanfaron de moins qui dit vouloir exterminer Israël. Le pétrole irakien profite maintenant aux irakiens, malgré ce que Jean-Simon en pense. Indirectement, et malheureusement pour les civils irakiens, les fanatiques islamistes ont été rejoindre la guerre sainte en Irak, ce qui a probablement épargné l'occident de leur attention quelques temps.

On a perdu près de 4000 soldats. Je ne suis pas près de dire qu'ils sont morts pour rien. Leur mort était probablement dans la majorité des cas, évitable. Si on relativise froidement les statistiques, c'est moins de 7% des pertes du Viet Nam.

Mais après, on peut quand même se demander combien de morts sous le totalitarisme valent un soldat occidental? Si Saddam Hussein a fait disparaître 500 000 personnes, et entraîné la mort de 100 000 autres par l'embargo qu'il a provoqué à son pays, sans compter le million d'autres morts dont il est responsable... à combien doit monter le chiffrier pour que nous osions envoyer nos "boys", en sachant qu'une partie ne reviendront pas, pour que cela cesse?

Pour ce qui est de ceux que je connais, au Québec, pour eux, le fait que la France était occupée par l'Allemagne nazie, ce n'était pas suffisant pour s'impliquer. C'est comme si nous, c'est jamais notre guerre. 

Les crimes contre l'humanité

10 ans après l'invasion, on trouve toujours de nouvelles fosses communes du régime de Saddam Hussein, on forme des centaines d'experts médicaux-légaux pour identifier quelques 500 000 disparus entre 1979 et 2003. Eux, ce sont les morts dont tous ceux qui condamnent l'invasion se foutent. C'est comme s'ils n'avaient jamais existé, comme les armes de destruction massive. Pourtant, on les voit, on les touche, et des gens les pleurent encore. On ne peut pas coller ces morts à "l'impérialisme américain", donc, c'est sans importance. Sans invasion, ça aurait forcément continué.

On veut que les morts causés par les attaques de mosquées, de postes de police, les attaques terroristes dans les hôtels, marchés, soient de la faute des États-Unis. Mais si l'Armée du Mehdi, Al-Qaida en Irak et l'Armée islamique en Irak avait eu une partie du respect que l'occident a pour la vie humaine, ces irakiens innocents ne seraient pas morts. Pour qui vraiment, la fin justifie les moyens? Qui a délibérément tué des civils, des enfants?

Et c'est George W. Bush que le gros menteur Michael Moore, le cinéaste poubelle de documenteurs, accusait encore cette semaine à Piers Morgan (CNN) de crimes de guerre?

Faire ce qu'il faut

Je ne dis pas que l'opération d'envahir l'irak de la façon que cela s'est fait, d'y démanteler toutes les autorités, garde républicaine, armée, police, pour remplacer tous les hauts dirigeants, en les obligeant presqu'à s'allier pour continuer de se battre dans la guérilla qui aura duré jusqu'au retrait américain de 2011, était la bonne façon de le faire. Mais contrairement à tous ces Jean-Simon Gagné, je ne me prétends pas plus malin que l'état-major de la première puissance mondiale. Bien facile d'isoler les ratés d'un plan aussi complexe et important, pour discréditer l'opération elle-même.

"Imaginez ce qu'on aurait pu faire avec cet argent utilisé à tuer son prochain"... entendis-je ébahi par tant de candeur et de naïveté de la part d'un animateur de Radio-Canada dans l'est du Québec... "On aurait pu aider Haïti"... comme si on ne l'avait pas fait! Malheureusement, pour plusieurs, on a de la difficulté à concevoir le monde, l'humain, le mal. On a de la difficulté à imaginer pouvoir marcher et mâcher de la gomme en même temps. On aurait pris ces 800 milliards $, on aurait construit des hopitaux, et les gens auraient quand même été malades. Ce qu'il en a coûté était bien plus que prévu au départ, comme cela arrive trop souvent. On ne connait pas non plus le coût de ne pas agir. Imaginez un monde où les dictateurs peuvent faire ce qu'ils veulent sans jamais être dérangés, même, en étant sûrs de ne jamais être dérangés, parce que c'est pas de nos affaires et que ça coûte cher.

Je suis aussi persuadé qu'il aurait été possible de mieux réussir avec beaucoup moins. Mais, je me répète, c'est très facile à dire après.

L'autre question qui se pose, c'est: Est-ce que ça en valait la peine?

Je réponds: Mais comment puis-je le savoir? Et comment certains peuvent être aussi convaincus que ça n'en valait pas la chandelle? Cela aurait pu certainement mieux se dérouler et les résultats auraient pu être bien plus probants après 10 ans... Avec des si...

Nous ne pourrons jamais connaître le coût de ne pas être intervenu. La Syrie et la Libye ont connu des printemps sanglants, des dizaines de milliers de morts en quelques mois, et ce n'est toujours pas terminé en Syrie. Qui sait qu'un printemps irakien n'aurait pas fait autant de morts, en débouchant sur pire?

Il fallait faire quelque chose. Il y a une notion de devoir qui se perd chez nous.

Une pièce de l'idéologie néo-conservatrice, c'est de tout faire pour ne jamais ravoir un conflit mondial comme c'est arrivé deux fois le siècle dernier. Plus jamais Daladier, plus jamais Chamberlain, plus jamais Auschwitz.

Et vous... Bien, vous pourrez toujours choisir entre les conneries de Jean-Simon Gagné, ses blagues déplacées, sa suffisance appuyée sur rien, ou bien encore, tenter d'en apprendre un peu plus.

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jeudi 7 mars 2013

Chavez sera empaillé!

J'ai pensé hier... Et s'ils l'empaillaient comme Lénine?


Je me suis trouvé de mauvais goût quelques instants, puis j'ai pensé à autre chose.

Aujourd'hui, j'apprends qu'ils vont le faire avec une expertise Cubaine... Vous savez, ces médecins Cubains sont vraiment les meilleurs... Il circule même dans les médias sociaux depuis quelques semaines une "fausse nouvelle" selon laquelle ils auraient découvert un vaccin (bien sûr "révolutionnaire") contre le cancer.

Nous sommes donc forcés d'admettre que ça n'a pas fonctionné avec le comandante presidente de la république bolivariste.

Bien sûr, c'est un complot des Américains... c'est toujours un complot des Américains. Ils lui ont donné le cancer, parce que Hugo, était tellement génial, qu'il fallait l'arrêter. C'est comme la voiture électrique... fallait l'arrêter, un complot du lobby pétrolier.

Comment est-ce possible? En 2013... Je pensais le peuple Venezuelien mieux que ça. J'avais pas une grande opinion du wanna-be dictateur Hugo Chavez, mais jamais j'aurais pensé possible qu'on l'empaille pour l'exposer en permanence.

C'est ce qu'on a fait avec Lénine lors de son déces en 1924

O Chi Minh mort en 1969
.

Mao, décédé en 1976

 Kim Jong Il, décédé en 2011...

Je suis curieux de connaître la raison pourquoi l'idéologie de la répartition égale de la misère mène aussi directement à un culte de la personnalité et, ensuite à un empaillage pour exposition de la dépouille en permanence, même une fois que le régime est tombé.

Lénine tient depuis 89 ans. Boris Elstine, le dernier veritable espoir de la Russie, un grand homme, avait tenté de fermer ce cirque, pour tourner la page sur la longue période noire de l'Union Soviétique, et ne pas laisser, j'imagine, un sanctuaire pour les nostalgiques qui voudront revenir "au bon vieux temps"... Mais il n'a pas pu.

Des humains aiment ceux qui leur font du mal, leur enlève de la liberté, c'est comme une forme du syndrôme de Stockholm.

Il n'y a pas juste sur cette collection de photos de dictateurs communistes sanguinaires morts que l'on retrouve une belle brochette. La visite se bouscule dans la ville réputée comme la plus violente du monde (succès socialiste?)... Ahmadinejad, Castro seront là... il ne manque que Al-Assad qui a des problèmes à régler à la maison, et Kadhafi qui n'a pas pu vivre assez longtemps.

Dire qu'il y en a chez nous qui admirent ces ordures.

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Mise à jour 16 mars 2013: Finalement, sans ne pas avoir essayé, l'idée de l'empaillage éternel de Hugo Chavez a du être abandonnée. Les responsables Vénézuéliens ont un peu trop attendu semble-t-il dans leurs procédures... Imaginez, sur le plan technique, les Russes ont réussi la procédure en 1924... et le Vénézuela n'en est pas capable en 2013. Ça en dit long sur l'organisation de ce pays. Outre les raisons techniques, avez vous déjà tenté de faire concorder l'idée du mausolée éternel en l'honneur d'un dictateur mégalomane, avec 1) Le rite Chrétien qui fondamentalement s'oppose à ce genre d'idolâtrie 2) L'idéologie communiste qui à sa base, prône l'égalité entre les "kamarades"...?  À leur décharge, la famille de Lénine s'opposait à cette idée, idée qui a été forcée par le plus grand malade à avoir dirigé un empire dans les derniers siècles, Staline. -Brouilleur d'Ondes.

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