mardi 8 avril 2014

Réconciliation? Non merci.


Ensemble, on va s'occupper des vraies affaires... ça pourrait être le slogan de Tony pis la gang.

J'ai très peu commenté cette campagne électorale contrairement aux précédentes. Je l'ai trouvée malhonnête, inutile, boueuse. Déjà tout était dit avant de commencer.

Même si la Commission Charbonneau était en pause, nous empêchant de savoir avant de voter ce qui se passe avec le Ministère des Transports, on savait déjà que les "vraies affaires" du Parti libéral sentaient pas très bon.

Celui qui a été le plus boueux, c'est celui qui a dit qu'il ne lançait pas de boue. Il cherchait à rejoindre une certaine clientèle qui dit ne pas aimer la chicane. Une atmosphère de confrontation et d'accusations de racisme pointaient sur une majorité de québécois qui appuyaient la charte.

Dire qu'on ne lance pas de boue, de peur d'en recevoir parce qu'on dirige un parti marqué par des systèmes de corruption, de fraude électorale, qui touchait des pourcentages de dons prélevés sur des contrats publics obtenus par un système de de collusion. C'est pas parce que t'as de la boue sur toi, qu'on t'en a lancé.

Dire qu'il y a cette boue sur tes vêtements ne veut pas dire qu'elle vient des autres.

La boue du Parti libéral du Québec ne vient que de sa propre culture des "vraies affaires" sales.

On a eu tout le long de la campagne, des vox pop dans les médias avec des perroquets qui disaient ces mêmes âneries sur la division, la boue, que la politique c'est sale et négatif.

On a fait croire à l'imminence d'un référendum pour appeurer les plus crédules. Puis, Pierre-Karl Péladeau a manqué son entrée sur la glace, et il me semble être un piètre orateur.

Philippe Couillard dit que c'est l'heure de la réconciliation... fini la "division". Sa clientèle d'hypocrites et de fades seront bien contents.

Mais, non merci, pas pour moi.

Les sociétés démocratiques sont divisées et l'Arabie Saoudite est "unie", Philippe Couillard.

J'aime la division. J'aime qu'il y ait des pour et des contre. J'aime qu'il y ait plus qu'une chaîne de télé, un journal, une couleur de voitures.

Prenons note que 48 % des électeurs ont voté pour un parti qui appuie des restrictions sur les signes religieux pour les personnes en autorité... En ce qui me concerne, c'est pas l'élection du grand récociliateur, unificateur, qui ne lance pas de boue, qui va me faire dire que c'est correct un hijab dans l'uniforme de la police ou sur la tête de la prof de nos enfants... l'unité vous l'aurez pas avec moi.

Pas d'unité avec les inclusifs du relativisme religieux.

Pas d'unité, pas de sympathie pour ces anglophones qui votent à 93% dans certaines circonscriptions contre le reste du Québec... comme si la CAQ, Québec Solidaire ou le Parti vert faisaient tous partie d'un complot nationaliste prêt à les déporter dans des camps de travail de francisation, en les assommant d'un grand Robert sur la tête chaque fois qu'ils pensent en anglais.

Pas d'unité avec cette presse francophobe qui traite touts ceux qui parlent français comem langue maternelle comme s'ils étaient des "traitres séparatistes racistes", et utilise l'idée d'une charte de la laïcité pour jeter toute sa haine sur le peuple canadien-français.

Une charte de la laïcité restera sur le tapis. Plus on avancera, plus elle sera incontournable.

La charia n'a pas sa place au Québec, au Canada, en Amérique du Nord, en Occident.

J'ai jamais été uni avec ceux qui ont célébré les attentats du 11 septembre. J'ai jamais été solidaire de ceux qui criaient des injures à nos soldats qui partaient pour l'Afghanistan en leur promettant le cercueil (*). J'ai jamais eu de sympathie pour ceux qui considèrent les femmes comme des êtres impurs. Je ne serai jamais ouvert à la ségrégation des sexes, même si Philippe Couillard drapé de sa rectitude politique boueuse, corrompue, multiculturaliste à la sauce tout ce qui n'est pas canadien français est mieux, me dit qu'il faut inclure "ça" chez nous.

J'en reste à la même base: C'est pas au Québec de s'adapter à des gens qui viennent sans intentions de "s'inclure".

Des valeurs, ça ne se change pas pour rien, juste parce que ça déplaît à un autre.

Enfin, c'est à se demander pourquoi on fait une Commission Charbonneau si après avoir senti, goûté, tâté, toute cette boue, on a pas compris que c'était de la boue.

Je me souviens qu'ils disent?

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(*) Observé le 22 juin 2007 lors d'une manifestation "pacifique" à Québec contre l'intervention canadienne en Afghanistan. Les anti-occidentaux à Francis Dupuis Déry avec des bannières à l'effigie de Mao promettaient le cercueil aux familles des militaires présentes pour assister à un défilé avant leur départ pour leur mission.

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