jeudi 29 mai 2014

Censurer l'info de l'usage de drogues? Pourquoi?


Visage enflé par rapport aux photos de son compte Facebook
Valérie Poulin Collins a enlevé un bébé de 16 heures à la maternité de l'hôpital et l'a amené au Wal Mart avec une amie qui a gobé son histoire à dormir debout "d'adoption soudaine".

Une info dans les petites lignes s'était glissée dans les premières heures que l'on a connu son identité...

Valérie Poulin Collins avait déja eu affaire avec la police pour une question de possession de drogues.

Toute la journée de mercredi, on nous a dépeint la kidnappeuse comme une sorte de fille malchanceuse devenue malheureuse suite à des choses qui lui sont comme tombées du ciel... En fait, elle serait une sorte de victime. Les violons ont joué leur symphonie pour nous tirer les larmes... Moi je suis encore choqué qu'une débalancée ait aussi facilement enlevé un bébé parmi un personnel d'hopital un peu passif... "Ouais, c'est vrai, on s'est demandé ce qu'elle faisait ici..." sans plus.

Moi, je garde en tête la question de la drogue... parfois ça déclenche la maladie mentale, parfois ça vient avec les malades mentaux qui s'automédicamentent. Valérie n'a que 21 ans... J'y vois une fille qui n'a pas été longtemps à l'école, qui a cumulé les petits boulots... puis arrivent ces événements dans les derniers mois.

Ça déraille.

La méthamphétamine... c'est pas de la petite bière.

L'évolution de la physionomie du visage du consommateur
de drogues chimiques dures...
En novembre elle est sauvée par un homme qui passait par là, au bord du Lac Saint Pierre, lorsqu'elle l'a vu venir vers elle, elle a accéléré le pas dans les eaux glacées... ça allait pas du tout pour Valérie.

Qu'importe, on l'a un peu laissée encore à elle-même semble-t-il parce que ses "mésaventures" ne s'arrêtent pas là... Est-ce le système, ou Valérie qui passe dans les mailles, parce qu'elle se drogue, et que se droguer, implique de vagabonder dans le jardin secret, les mauvaises fréquentations, le mensonge envers les autres.

Puis on me parle de cet ami qui serait décédé... c'est pas si fréquent les jeunes qui meurent. Puis, il y a cet accident de voiture qui lui aurait laissé des séquelles. Alors, la foudre tombe souvent proche? D'autres proches mentionnent qu'elle a tendance à inventer des histoires, puis il y a ce copain, qui samedi dernier la quitte. Il dit aux médias qu'elle aurait des traitements à Montréal pour un cancer du cerveau... Autre histoire inventée? On le comprendra d'en avoir eu assez... 

Puis je revois l'information, cette fois dans La Presse où Catherine Handfield brise le silence:

"Ce printemps, Valérie Poulin Collins a comparu à quatre différentes reprises au palais de justice de Trois-Rivières pour une série de vols à l'étalage de « divers articles » dans deux Wal-Mart de la région et au Loblaws de Trois-Rivières. Elle a également été accusée de possession de méthamphétamines. Les infractions seraient toutes survenues au mois de mars."

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/affaires-criminelles/201405/28/01-4770714-alitee-valerie-poulin-collins-est-accusee-denlevement.php

QUATRE FOIS AU PALAIS DE JUSTICE!

Je crois que les médias ont un certain rôle à jouer... on l'a vu pour retrouver un bébé enlevé, on devrait aussi le constater pour montrer ce que fait l'usage de la drogue. L'information des démêlés de Valérie Poulin Collins avec la drogue est publique, il n'y a pas d'interdit de publication ET CETTE INFORMATION EST PRIMORDIALE.

Pourquoi?

Parce que la consommation de méthamphétamines peut expliquer tout: La mort d'un ami proche, un accident de voiture, les idées suicidaires, la maladie mentale, et l'absence relative de la famille immédiate dans le décor.

Au Québec on a tendance à banaliser l'usage de drogues. C'est comme si c'était des trucs normaux pour les jeunes, un rite de passage. On en est plus ici à l'essai d'un petit pétard le soir de la Saint Jean Baptiste lorsque la possession de drogues chimiques dures devient judiciarisée, et que la déroute de la personne aboutit à un enlèvement d'enfant.

Une amie d'enfance de Valérie témoigne à TVA qu'elle est certaine qu'elle n'aurait jamais fait de mal au bébé. Elle a le droit d'y croire. Moi j'ai le droit de douter de la prévisibilité d'une personne qui dysfonctionne (mot employé par Doc Mailloux), qui déraille depuis des mois, qui a fait l'usage de méthamphétamines, et qui a un historique de tentatives de suicides. Un bébé d'un jour... c'est fragile.

Je ne dis pas ici qu'on doit lui lancer des pierres, lui souhaiter la mort, une sentence au trou à vie... c,est plutôt de soins constants qu'elle a de besoin, et d'une surveillance pour longtemps. Mais, je crois qu'on a le droit d'évoquer qu'il y a une sérieuse possibilité que ses problèmes aux étages supérieurs puissent avoir été causés par elle-même, ses choix de vie... cela la rendrait un peu plus coupable que le scénario ficelé par un journalisme raccoleur que l'on a tenté de nous faire acheter, celui de la pauvre malade pas chanceuse dans la vie.

Pis j'y pense... vous vous rappelez cette histoire de triple meurtre à Trois Rivières en février? Coup donc, comment vont les enquêtes sur les vendeurs de drogue à Trois Rivières? Peut-être qu'on devrait y mettre un peu plus d'énergie?

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mardi 27 mai 2014

Les tariens partie 3 : Les tariens armés et la liberté ou mourir

Les libertariens disent défendre la liberté. En principe ils défenderaient la liberté et les droits individuels.

C'est louable, noble.

Mais en pratique, devant plusieurs d'entre-eux, on demeure perplexe...

C'est ce que j'ai lu au lendemain du triple meurtre de Trois Rivières en février dernier. Le papa des petits cons ne sera jamais responsable d'avoir mis une arme dans les mains de leur rejetons drogués? Non, c'est parce qu'on a pas donné de gun à des filles qui avaient pourtant le droit de vivre et le droit d'être en sécurité chez elles sans que de la vermine armée, mal élevée, vienne les déranger et les tuer... Faut vraiment fréquenter le centre de tir une fois par semaine pour avoir le droit de SURvivre?

Via Facebook j'ai fait une petite campagne de confrontation de certains libertariens avec les principes qu'ils prétendent défendre. Bien sûr, je ne me suis pas fait d'amis... mais qui pense vraiment se faire des amis déterminants avec des inconnus sur Facebook parmi des gens qui ont un comportement plutôt asocial, sinon carrément mysanthrope?

Gracieuseté Facebook
Parfois ça ressemble vraiment à une forme de psychopathie: Tu penses pas comme moi, crève. Que les malades crèvent, que les Afghans crèvent, que les féminisses crèvent... que la société et le système crève.

On pourrait s'amuser à trouver des similitudes aves le discours des vidéos Youtube d'Elliott Rodgers, le tireur fils de riche en BMW qui se plaignait que les filles l'avaient laissé puceau à 22 ans (le con ne s'est jamais dit que le problème, c'était lui - les filles avaient raison de s'en méfier...).

Bander dur sur les armes...

Non, il n'y a pas juste à se lire poster un statut citant Ron Paul qui rend dur dans les culottes pour un "tarien"...

Elliott Rodgers avait 3 armes sur lui pour réaliser son scénario dans sa BMW. Des proches avaient signalé à la police qu'il tenait des discours inquiétants et avait été rencontré par la police dans les jours précédant ses meurtres commis au hasard sur la rue. C'était une 3e rencontre avec la police depuis juillet de l'an passé... soit 10 mois. Elliott avait quand même toujours ses armes, parce que les armes ce serait sacré.

Il semble qu'à défaut de pouvoir "tirer un coup" comme un homme, on se replie sur les armes?

Mais qu'est-ce qu'il faut être un parfait loser pour être un fils de réalisateur en Californie, avec une BMW et ne pas être capable de conclure honorablement avec une fille!

Maman a trouvé que c'était une bonne
Idée d'initier fiston aux armes malgré
cette tête-là...
Ce qui en excite plusieurs, c'est la liberté de posséder une arme et d'exhiber l'arme, comme certains exhibent leur voiture... comme quelque chose qui définit leur personnalité dans cette société parallèle du "selfie".

Oui, j'ai pris position contre le registre canadien des armes à feu pour des raisons d'efficacité et de coûts. Je suis autant choqué qu'un militant anti-armes lorsque dans la première minute où des dizaines d'enfants sont tués de sang froid à l'arme d'assaut dans une école, ces amoureux du métal froid ont comme premier réflexe de penser à leur droit sacré d'exhiber leur broyeur à chevreuils sur Facebook, qui tire à répétition les 30 balles du magasin, plutôt que de se demander: Pourquoi un tel débile a pu avoir accès à une telle machine à tuer?

Ce qui touche le coeur n'est pas un accord de guitare, un refrain accrocheur, la profondeur du son d'un orchestre à cordes, une chanteuse qui étire la bonne note juste, la sensibilité de paroles, l'odeur des cheveux d'une femme restée sur la main... Non, rien de tout ça, c'est plutôt le bruit des coups de feu.

J'ai quelques fois demandé à des asociaux des médias sociaux... mais combien reste-t-il de liberté à la personne qui est morte du droit de l'autre de posséder une arme? Comment rendre la liberté à quelqu'un qui a injustement été tué? Comme Christopher Martinez 20 ans, au mauvais endroit, au mauvais moment. 

Pour en venir éventuellement à la réponse: Mais ça ne fonctionne pas ces conneries! Le droit de vivre de chacun prime sur la liberté d'un dérangé, un criminel, ou simplement un négligent, de se promener avec une arme a feu chargée, parce qu'on ne peut pas redonner la vie à quelqu'un qui l'a perdue.

Encore... comment appelle-t-on quelqu'un qui se fout qu'un innocent, même un enfant, soit mort injustement, ou par accident? Un psychopathe!

Dans mon parcours virtuel j'ai rencontré de drôles de personnages. J'ai pris quelques "screenshots" de choses qui me choquaient, ou même me bouleversaient.

Partage simpliste et inquiétant de Luc Harvey, ex-député conservateur. Si la Chine et la Russie étaient les seuls à avoir l'arme nucléaire... t'en aurait pu de liberté. Personne n'est mort jusqu'ici d'une mauvaise utilisation d'une arme nucléaire, contrairement aux armes à feu des individus. Ça s'appelle un armement stratégique.

Une constante: La liberté des autres semblait bien secondaire. Il peut y avoir plusieurs nivaux de liberté, soit la sienne d'abord, celle des autres après, même que semble-t-il, certains n'auraient pas vraiment de liberté dans leur façon de voir le monde.

Aussi, j'ai souvent remarqué que l'attitude projetée en est une d'agressivité, de violence... comme si la violence était une valeur qui faisait partie de la personnalité, qu'il fallait être fier d'être agressif.

Pis, la haine...

Donc, au rapport, ma conclusion est la suivante: Je ne suis pas contre que des honnêtes citoyens équilibrés possèdent une arme de chasse entreposée de manière sécuritaire selon des normes établies, mais j'ai un problème à ce que ceux qui semblent le plus attirés, et excités par l'armement, m'apparaissent comme des gens perturbés, intimidateurs, agressifs, violents, en plus qu'ils attirés vers les dictateurs (Poutine, Al-Assad), entretiennent des discours conspirationnistes paranoïaques, tout en affirmant défendre les libertés individuelles fondamentales en ayant peu de sympathie pour les autres qui perdent leur liberté parce que tués.

Voilà...

Vivre libre ou mourir d'accord, mais on est plus au 18e siècle. Il me semble que de ne pas avoir à acheter une arme pour avoir le droit de SURvivre, c'est une liberté qui n'a pas de prix...

Avoir une arme, ne rend pas intéressant, intelligent, courageux, fort, équilibré, viril... mais plusieurs dérangés pensent que d'avoir une arme rend intéressant, intelligent, courageux, fort, équilibré et viril... c'est justement ce qui prouve qu'ils sont dérangés.

J'ai mentionné plus haut l'histoire de Newtown au Connecticut... J'aurais pu parler de ce triste personnage qui a voulu se rendre intéressant à "protéger" une mère de Lévis qui était harcelée au téléphone par un autre dérangé, il y a 2 ans. Il débarque à la maison, dépose son sac qui le rend si courageux et intéressant sur la table de la cuisine. Un coup part accidentellement, qui tue sur le coup un petit bonhomme beaucoup trop jeune pour mourir.

Les normes de sécurité, le bon sens, penser avant d'agir, respecter la loi, c'était pas pour lui... Il considérait qu'il avait le "droit". Il se faisait du selfie sur Facebook avec ses joujous... des joujous qui ne pardonnent pas.

De quels droits vous parlez? Parce que moi je trouve qu'il y a un droit individuel par-dessus tout... c'est le droit de vivre.

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samedi 3 mai 2014

Les "tariens" partie 2 - La santé, les tariens-solidaires et la charte morte

Au moment d'écrire ces lignes, je suis à l'hôpital au chevet de mon garçonnet qui a eu des complications pour avoir été un peu trop longtemps sur une liste d'attente pour une opération très mineure de quelques minutes, pour un truc plutôt bénin normalement (Au moment de publier, c'est déjà passé depuis plusieurs jours).

Le systeme de santé québécois a la fâcheuse mauvaise habitude syndicalo-solidaire de placer l'employé au sommet des priorités, au lieu du "client", ou disons plus bêtement... "bénéficiaire" si l'on considère que l'on "bénéficie" d'un cadeau... qu'on a payé. C'est la même chose dans les écoles, les garderies, tout service public.

Je suis dans le meilleur hôpital du modèle québécois, où l'on donne généralement de très bons services, surtout pour la spécialité de pédiatrie. Soyons honnêtes, les meilleurs professionnels, des installations assez récentes du début de la dernière décennie, les services que l'on peut seulement offrir dans une logique de quotas où il faut attendre son tour. Les meilleures installations... probablement ce qu'on pourrait dire du trois étoiles, le stricit nécessaire pour donner un bon service. Ailleurs au Québec on a du une ou deux étoiles trop souvent et des installations du milieu du siècle dernier qui ont servi sous les infirmières-religieuses.

Le modèle québécois en santé n'a pas encore inventé le concept d'une chambre par malade, même en pédiatrie, probablement pour stimuler la "solidarité des québécois" qui peuvent ensemble se plaindre de l'inefficacité du système, malgré les coûts élevés. On paie pour du quatre étoiles.

Je ne blâme pas les individus, les employés personnellement... c'est un système. Des infirmières, des médecins, des préposés, des éducatrices en garderie font un travail souvent remarquable et passionné, consciencieux, humain, méritent respect et reconnaissance. D'autres aiment le système qui ne demande pas d'en faire un peu plus... Ceux-là sont bien protégés et protégeront jusqu'à la mort ce modèle.

Deux enfants de deux familles différentes dorment dans une même pièce dans une période difficile de leur courte vie, dont mon fils qui a eu une chirurgie avec anesthésie générale... ça coûte quoi que les employés d'entretien ne claquent pas les portes, ne rient pas fort entre eux dans le couloir? Encore... je répète ici, mon intention n'est pas de blâmer les employés dans leur ensemble, la majorité font leur possible et même plus.

La majorité a le réflexe du gros bon sens de placer le patient au sommet des priorités... malgré les embûches du système qu'ils déplorent eux aussi probablement. La majorité n'a pas à se faire dire qu'une tenue propre est de mise, que le patient n'a pas à connaître les préférences personnelles des infirmières et medecins au premier regard.

J'en viens avec une réflexion sur un débat qu'on va enterrer suite aux dernières élections.

Charte morte...

Premièrement, ce n'est pas parce que Bernard Drainville nous a fait croire qu'il avait plusieurs avis juridiques pour la charte, et qu'il n'en avait qu'un seul, que l'idée de la charte de la laïcité n'était pas bonne, et moins nécessaire.

Ce n'est pas parce que les stratèges péquistes n'ont pas géré le dossier avec le sérieux qu'il méritait, qu'ils ont passé leurs élections avant, que l'idée de la charte de la laïcité n'était pas bonne, et moins nécessaire.

Suite à cette campagne électorale névrosée que l'on a connu au Québec avec ces solidaires et ces "rlquistes" en front commun qui criaient des gros mots, des accusations de racisme et de xénophobie à tous ceux qui n'allaient pas dans leur sens de banaliser, ou encore survaloriser, le port de signes religieux dans la fonction publique, dont le voile de la misogynie islamiste chez des employés du réseau de la santé... j'ai continué de penser sur le sujet.

Pendant ce temps, en Grande Bretagne
C'est vrai, à Québec, on ne voit pas vraiment encore de préposés ou d'employés avec un voile. J'ai vu quelques patientes seulement, dans un très grand établissement.

Mais on nous a fait croire que ce serait alors un véritable drame qu'une employée voilée soit suspendue, congédiée, ou plutôt en réalité réaffectée à d'autres tâches, pour ce qui est clairement une insubordination, un refus de se conformer à des règles communes de respect, ou tout simplement d'hygiène. Comme la règle d'hygiène entre-autres qui indique que les infirmières et préposées ne devraient pas sortir de l'hôpital avec leurs vêtements de travail.

Tant les solidaires du kamarade Khadir que les rlquistes démagos placent l'individu avec sa religiosité, l'employé syndiqué, au sommet des priorités: Au diable le client, au diable le contribuable au diable le bénéficiaire.

Ce serait un drame que d'imposer cette règle de gestion, cette spécification, au code vestimentaire des employés: pas de voile, pas de distinctions religieuses (remarquez que la kippa ne me dérange pas du tout).

UNI-forme.

Ce code existe déjà... et il est affiché dans les hôpitaux du Québec. Je l'ai donc pris en photo... undercover.



Tant qu'il n'est pas question de religion, on pourait donc restreindre les peircings, les tatouages apparents de têtes de morts avec des serpents qui sortent des orbites, les colorations de cheveux en couleurs de freaks. 

Interdire des items ostentatoires de l'islam, une religion qui justifie trop souvent par incitation de leaders religieux, ou par le silence des autres, de nombreux actes abominables dans le monde, avec un code de lois religieuses qui détournent des sociétés entières de la voie du progrès, serait inacceptable comparé au reste.

Mais pourquoi on peut décider que l'affirmation d'un individu est moins défendable parce qu'elle n'est pas stipulée dans un code de lois d'une religion oppressante? Si les cheveux roses, l'ancre de bateau sur le bras, les peircings gigantesques aux oreilles (mettons avec des vraies poignées de portes), étaient imposés par une religion, ça deviendrait correct?

Tiens j'ai une idée... Ma religion vous oblige à m'embaucher, me payer à vie, et ensuite m'interdit de travailler tous les jours pairs et impairs parmi les 12 premiers mois de l'année.

La réflexion pour les intégristes ne va jamais bien loin: la religion c'est l'art de justifier l'illogique, l'injustifiable, le surnaturel. Si on ne sait pas pourquoi la roche tombe par terre, c'est parce que dieu, monsieur magique, les éloïms en ont décidé ainsi. Gauche, droite, islamistes, freaks de Jésus, les intégristes sont tous affectés d'un cancer de l'intelligence et du jugement. L'atrophie du cognitif, la légumisation à froid, permet ensuite les abus.

Tant pour nos amis tariens rlquistes que pour les kamarades solidaires khadiriens, la religiosité des individus qui passe devant le code vestimentaire, est plus importante que le drame des listes d'attente, ou des négligences du facteur humain qui mènent à des maladies nosocomiales. Ce qui importe c'est que l'employé travaille où il veut, quand il veut, comment il veut, avec beaucoup de vacances, avec peu de productivité, et surtout, en autant qu'il ait son signe religieux ostentatoire dans notre face, que son ami imaginaire le bénisse.

Son droit le plus fondamental semble-t-il... fuck les autres.

Le ciel attend ses élus...

Mon point depuis le début reste le même: Si on ne peut plus imposer des restrictions vestimentaires de base, si notre droit de gérance de NOS employés de la fonction publique et des services publics ne vaut plus rien, si le système existe pour le système et les individus qui sont dans ce système, nous sommes perdus. Le client, le bénéficiaire, le contribuable, ne vaut plus rien. Il ne sera jamais considéré.

La spiritualité passe avant la réalité.

Avec le Dr Couillard, la charte est morte, et tous les problèmes du système seront réglés d'un claquement de doigt, parce que la charte est morte.

Ma petite histoire avec mon garçonnet malade n'est pas un drame. C'est un numéro parmi d'autres, on attend, on s'en remettra. Le drame c'est les milliers de personnes en attente, les milliers d'erreurs de négligence causée par la déresponsabilisation des individus, les employés, un système qui n'a pas de coeur avec des listes d'attente, le bénéficiaire qui devient otage de groupes qui placent l'expression de l'employé avant les droits de tous.

Ou pire... un drame humain, c'est quand j'ai entendu "code rose en néonatalogie" dans l'intercom un matin à 6h45. Ça glace le sang, et on ne se rendort plus.

Si ce système a toujours quelques réussites, ou beaucoup, si des enfants sont toujours soignés, si des cancéreux entrent en rémission, c'est parce qu'à quelque part encore, des individus, peut-importe le système dans lequel ils travaillent, public ou privé, leur religion, leurs goûts, leurs problèmes personnels à la maison, passent toujours le client en priorité.

Barrette...

Il y a un éléphant à l'Assemblée nationale, il y a un éléphant dans le système.

On aura beau contourner le problème, le ministre de la Santé du Québec a l'air malade. Oui, peut-être qu'on se retiendrait un peu plus de le dire si c'était UNE ministre de la Santé, comme on s'est retenus de croire que Lise Thibault l'ex-lieutenant gouverneur était une voleuse à cause de sa chaise roulante... mais on aurait tout aussi tort. Même à la CAQ que j'appuyais, Gaétan Barrette par sa corpulence donnait un malaise de taille.

Il n'est pas gras comme un gars qui aime manger et qui est plutôt sédentaire: Il est obèse à un point qui inquiète pour sa santé et le défi à relever pour son poste est encore plus imposant que son surplus de poids.

Philippe Couillard lui-même était ministre de la Santé avec un surplus de poids, un peu essoufflé dans les escaliers... mais cela n'avait rien à voir avec le niveau de Gaétan Barrette.

L'idée d'une pétition pour lui suggérer un régime est plutôt ridicule. Pensons-nous qu'il faut se mettre au régime parce qu'une pétition le demande? De quel droit on fait une pétition intrusive comme ça? C'est plutôt comme employeur qu'il faut être inquiet : les politiciens sont nos employés, on leur confie un mandat, ils doivent être en mesure de le remplir.

Le président des États-Unis d'Amérique publie un rapport de santé annuellement. C'est peut-être trop... Je ne veux pas les détails. Mais si nos dirigeants se lancent dans le travail avec des artères bouchées, ça devient un peu de nos affaires.

La question que j'ai lue et qui m'est restée en tête c'est : "Comment avoir confance dans un gars qui doit gérer le système de santé du Québec, qui a échoué à gérer sa propre santé?"

Je ne dis pas qu'il faut s'arrêter là... mais c'est pertinent.

Un homme d'âge mur avec une bonne bédaine, c'est quasiment une norme, et son médecin lui dit de faire attention. Si Gaétan Barrette nous disait qu'il va s'attaquer au défi de redresser le système québécois ET qu'en même temps il va relever le défi de sa vie... il me semble que ça aurait quelque chose qui parlerait. Pas besoin de devenir mince et sculpté comme un athlète, comme Pierre Lavoie.

Qu'il fasse ce qu'il veut... sauf fumer du crack comme le gros con à Rob Ford.

Ok Rob... démissionne, fais tes thérapies, je dis "tes" parce que d'après moi ça en prend plusieurs et pour longtemps, pisse dans le petit pot, et écris nous un livre mea culpa autobiographique dans 10 ans.

Non mais, connaissez-vous du monde qui étaient scandalisés par la coke de Boisclair et qui disent ouvertement six ans plus tard sur les médias sociaux que Rob "crackhead" Ford mérite plus confiance que Pauline Marois? Ça... c'est de ça que je parlais... les tariens.

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