mercredi 31 décembre 2014

2014... Étais-ce le fond du baril?

Qu'est-ce qu'on fête en ce changement d'année?

Qu'elle est enfin terminée?

Si 2015 s'annonçait meilleure, peut-être... mais ce qui nous attend, que l'on sait déjà, c'est que ce ne sera guère mieux.

Au Québec, le 1er janvier amène de nouvelles taxes et des hausses de frais notables. Le 1er avril en amènera d'autres. Tout ce que le gouvernement fédéral promet aux contribuables québécois, le taxeur Carlos Leitao a un oeil dessus. Rappelez-vous du "62% d'effort" de Raymond Bachand... Non seulement cet engagement n'a jamais été respecté, mais l'actualité est plutôt à l'effort du contribuable le plus taxé du continent à 100%.

Les environnementalistes ont le vent dans les voiles. Les québécois ont beau payer l'expansion de l'éolien à fort prix, payer une taxe carbone dont il sont les seuls avec les californiens à payer, les projets créateurs de richesse (pipelines, pétrole, mines) qui pourraient diminuer le poids du système sur le dos des contribuables sont tous menacés ou bloqués car le gouvernement Couillard... n'a pas de couilles. Une seule exception polluante: la cimenterie subventionnée de Port Daniel, qui semble intouchable malgré son impact sur les émissions de carbone et sur la concurrence qui en arrache.

S'être débarassé du "mauvais gouvernement" péquiste de Pauline Marois le 7 avril ne changera pas grand chose, comme prévu, sauf pour l'idée de Charte de laïcité, mise aux poubelles. Victoire pour Adil Charkaoui, en plus récompensé de sa citoyenneté canadienne à l'été. 

Il était une fois dans l'Est...

En Ukraine, la guerre se poursuit malgré les cessez-le-feu. La Russie poursuit son implication militaire d'une manière hypocrite après que le peuple ukrainien ait renvoyé la marionnette de Poutine qui pillait le pays à coups de milliards depuis 2010.

La Russie a bel et bien lancé une guerre potentiellement explosive entre l'ouest et l'est, en quasi-impunité. Le pouvoir de Washington est tellement diminué que seules des phrases creuses sont dites et que quelques sanctions économiques timides peuvent être mises en application.

Résultat, une guerre, bien réelle... et la Crimée enlevée à l'Ukraine, exactement comme le 3e reich prenait des territoires dans les années 30.

Les militaires russes tués en Ukraine disparaissent, les dépouilles ne sont pas renvoyées à leurs familles, parce qu'officiellement ils ne sont pas morts en Ukraine. Les mères qui s'en plaignent risquent la prison.

Des mercenaires vétérans s'engagent dans l'Est de l'Ukraine payés par quelqu'un quelque part, 1000$ par mois (en roubles, -70% de valeur en un an)... mais aussi des conscrits sont envoyés au front sans leur consentement. Des convois identifiés à la Croix Rouge servent à déplacer des troupes et du matériel, clairement un crime de guerre de plus sur une longue liste impunie.

Pour plus de justice et de paix dans le monde, le réalisateur Oliver Stone travaille auprès de
la mafia Russe et la marionette déchue de Kiev pour un "documentaire".
En Russie de plus en plus de prisonniers politiques sont derrière les barreaux, même aux travaux forcés. Un blogueur se fait coller des années de prison pour une supposée fraude (on connaît la chanson), des manifestants arrêtés pour "hooliganisme" de par leur simple présence à une marche pacifique.

Poutine appauvrit son pays, mais ne semble pas vraiment déstabilisé. Le fiasco Olympique à 51 milliards n'a pas de conséquence... Pire, il a le support inconditionnel d'occidentaux anti-occidentaux et anti-démocrates favorables à une haine homophobe et ethnique que représente le leader ex-KGBiste, comme ces supporteurs français du Front national... pseudo-patriotes, en réalité les enfants et les petits enfants des collabos de Vichy.

Au Moyen Orient...

En Syrie et en Irak le groupe état islamique a fait découvrir un nouveau sommet dans la violence gratuite contre des minorités. Mais les pseudo-pacifistes québécois à la sauce conspirato-séditieuse  de déserteurs sont toujours opposés à ce que l'occident intervienne d'une manière ou d'une autre pour que cesse le carnage.


Les appels aux "loups solitaires" de la part du groupe E.I. sont entendus à Ottawa, Sydney, New York. On commence généralement à prendre les radicaux islamiques au sérieux, malgré que beaucoup sont toujours dans le déni: "Des actes isolés".

L'OPEP en a eu assez de la concurrence et a décidé de baisser le prix du baril. Cela minera la croissance canadienne et américaine. Le prix du baril que l'on aurait souhaité plus bas lorsqu'il était au-dessus du 90 $, est désormais sous le seuil critique du 65$. Les finances publiques canadiennes et québécoises devraient s'en ressentir surtout à partir de 2016.

Afrique...

Après un désastre en Afrique de l'Ouest, on semble avoir repris le contrôle de l'épidémie d'Ebola, la pire de l'histoire connue, avec près de 8000 victimes jusqu'à maintenant sur 20 000 cas, dont quelques-uns qui sont les premiers cas présents en Occident, après le transfert de malades du Liberia et de Sierra Leone. Un cas de contagion est même survenu aux États-Unis.

J'écris "repris le contrôle", parce que depuis novembre le nombre de contaminations est en-deça des prévisions qui ont été jusqu'à mentionner 1,5 million de cas en Afrique de l'Ouest pour janvier 2015. C'est probablement le résultat de mesures plus rigoureuses enfin appliquées, pour lesquelles des décideurs ont hésité, attendu, avant de mettre en place.

Boko Haram a intensifié les frappes et les enlèvements, malgré une campagne de médias sociaux pathétique où on leur demandait poliement de libérer les quelques 276 lycéennes de Chibok. Maintenant qu'on en parle plus, les 216 qui restent entre les mains de ces monstres, sont "mariées" (vendues et violées) et bien entendu, "converties" à cette religion de paix et d'amour qu'est l'islam.



Encore ici, des crimes contre l'humanité impunis.

En Corée du Nord...

Le ridicule dictateur Kim Jong Un a presque réussi à empêcher la sortie d'un film de Sony Pictures avec une attaque informatique contre l'entreprise, et des menaces d'attentats terroristes contre des salles de cinéma qui présenteraient le film.

On aura toujours le connard Dennis Rodman pour servir de monnaie d'échange...



Revenons ici...

Les carrés rouges de Montréal pensent toujours qu'ils sont des héros victimes de la brutalité policière... ils ne connaissent en réalité ni l'héroïsme de lutter contre un état autoritaire, ni la véritable brutalité policière... et ne sont toujours pas appelés à payer pour leurs frais de scolarité. Trois ans après le printemps 2012, ils ont toujours en mains ce qu'ils ont obtenu par la violence, l'intimidation, le vandalisme, et parfois, avec un diplôme en plus gracieuseté des contribuables québécois qui ont été empêchés d'aller travailler par les manifestations tenues non pas dans un but légitime de protestation, mais bien dans un but de nuisance publique.

Pour terminer, la "paix sociale" est toujours menacée au Québec par les organisations syndicales essentiellement de la fonction publique. Les protégés privilégiés, rentiers à vie, n'ont rien à foutre que des plus pauvres qu'eux aient à payer pour tout, poussant même l'audace à demander des "rattrapages" (sur quoi?) de 4,5% par année, en pleine pseudo-austérité*, alors que le revenu disponible (après impôts) du contribuable moyen risque de baisser... Tenant compte de l'inflation, c'est son pouvoir d'achat qui sera anéanti. En fait, le front commun syndical demande à ce que son pouvoir d'achat soit amélioré au détriment de ceux qui en perdent.

Donc... qu'est-ce que nous avons à fêter? Fêter pour oublier? Ah ça, oui!

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vendredi 12 décembre 2014

Torture dans la guerre au terrorisme : Mais qui donc s'indigne?


Regardez qui se permet de donner des leçons...


Amnistie Internationale fait remarquer que l'usage de la torture en Russie est répandue et fait partie des méthodes traditionnelles pour obtenir des aveux.

Plusieurs cette semaine, comme le régime poutiniste russe, s'indignent en choeur suite à la publication d'un rapport sur les méthodes utilisées par la CIA auprès de certains détenus dans le cadre de la guerre au terrorisme menée depuis les attentats du 11 septembre 2001, qui, rapellons-le, ont fait près de 3000 morts, des civils, sur le sol américain.


«Qu'étions-nous supposés faire avec Khaled Cheikh Mohammed, le cerveau présumé du 11-Septembre? L'embrasser sur les deux joues et lui demander:"S'il vous plaît, s'il vous plaît, dites-nous ce que vous savez"? Bien sûr que non!»

Est-ce que je cautionne la torture?

Je ne vois pas cela comme ça.

Si je peux sauver la vie de 100 personnes, des civils innocents, en ESSAYANT de faire tout ce que je peux faire pour faire parler quelqu'un à la manière Jack Bauer... essayer de faire parler quelqu'un dont nous savons hors de tout doute que c'est une sale ordure... C'est une chose. Je ne crois pas au relativisme désolant qui veut placer le waterboarding, ou l'écoute prolongée de Metallica à tes terroristes à Guantanamo, sur un pied d'égalité aux viols de femmes esclaves aux mains du groupe état islamique, de l'utilisation de toutes les méthodes de torture possibles par les régimes de Al Assad en Syrie (ce qui a mené à la révolte et au gâchis en cours depuis près de 4 ans) ou du travail forcé des prisonniers politiques condamnés pour "hooliganisme" par le régime de Poutine en Russie.

Non... ça ne se compare pas du tout. Il n'y a aucune équivalence.

D'un côté arracher des ongles pour qu'un opposant du régime donnera n'importe quel nom à ses bourraux, de l'autre, tenter d'éventer des complots d'attentats contre des civils.

D'autant plus qu'une bonne part de ceux qui s'indignent cette semaine, sont les mêmes qui soutiennent contre les États-Unis et l'Occident en général, des régimes qui sont reconnus pour faire usage à très grande échelle, de véritable torture: L'Irak de Saddam Hussein, la Russie poutiniste, ou encore, supportent le romantique régime castriste à Cuba qui a détenu des gens pendant près de 40 ans dans des "camps de rééducation" parce qu'ils ont dit ce qu'ils pensaient, et où la torture encore était une méthode répandue.

Pourquoi tant d'indignation sur des histoires que l'on connaissait déjà depuis des années, et si peu d'indignation sur tout le reste la torture dans le monde? C'est suspect.

Le mieux avec la torture, serait bien sûr de ne jamais avoir à s'en servir. Mais comment pouvons-nous promettre à ceux qui rêvent de tuer des millions d'occidentaux, prêts à tout pour y arriver, des découpeurs de têtes, que nous ne leur ferons jamais aucun mal?

Pour moi le plus désolant de ce rapport, c'est qu'à des fins politiques, certains rendent publiques beaucoup trop d'informations qui devraient demeurer classifiées, pour des questions de "sécurité nationale".

Ces informations serviront justement à démoniser les États-Unis dans la propagande des régimes les plus répugnants de la planète. C'est la même chose avec le travail de Julian Assange et d'Edward Snowden... Utiliser l'eau de javel à main nues... s'auto-torturer, pour laver plus blanc que blanc, alors nos ennemis sont morts de rire devant notre bêtise et le linge trop et pas assez blanchi à la fois.

Sérieusement, qu'est-ce qu'une administration démocrate aurait fait après le 11 septembre? Les Bush-haters sont parfois convaincus que les États-Unis ont été frappés à cause de Bush, alors que le 11 septembre était en préparation plusieurs années avant son arrivée à la Maison Blanche... et d'autres, plus déséquilibrés, sont convaincus que c'est Bush qui a commandé le 11 septembre pour "envahir l'Irak et voler le pétrole".

Ajoutons, qu'au sein même du parti républicain, une certaine frange critique l'usage de drônes dans des opérations qui visent à neutraliser, tuer, des terroristes. Personellement, je les trouve bien naifs. Le drône fait à lui seul un travail qui s'est avéré impossible: traduire en justice des terroristes arrêtés sur une scène de guerre... On ramène des problèmes au pays, puis un jour on les relâche. "Voilà ton pardon, va, et ne peche plus".

Pour moi le drône, dans une opération bien ciblée, où on évite le collatéral, c'est l'idéal. On pourrait s'en servir beaucoup plus, à beaucoup plus d'endroits. Ils sont l'arme chirurgicale à développer, l'efficacité ultime pour éliminer les pires menaces, tout en évitant les pertes de personnel militaire. On évite surtout l'occupation du territoire, longue, pénible, coûteuse, comme en Irak.

L'administration Bush a justement trop voulu faire dans les règles, arrêter les terroristes pour les traduire en justice, les soigner, les empêcher de se suicider, leur donner un coran, alors que dans d'autres guerres, on aurait tout simplement nettoyé la place, gardé uniquement comme prisonniers ceux qui se rendent sans résistance. Les croyances religieuses du président Bush ne sont pas étrangères à cette volonté de donner une chance à tout le monde, y compris ceux qui n'en méritent pas.

Je ne suis pas un très grand admirateur d'Obama, vous le savez. Mais même avec ce rapport, il considère le dossier clos, il n'a toujours pas fermé Guantanamo, et il a suivi l'opération qui a tué Ben Laden. On lui accordera ça, un devoir accompli.

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lundi 8 décembre 2014

Le 45e nord canadien ou... russe?

Twitter a ses forces et ses faiblesses. Une force qui est à la fois une faiblesse, c'est que tous peuvent passer un message qui a une chance de se rendre à des acteurs des événements, décideurs, journalistes... les blogueurs, et tout ce beau monde peuvent parler entre-eux au vu du public.

Je suis présent sur des forums et des blogs depuis 15 ans. Ayant oeuvré dans le milieu des médias, commenté les médias, été responsable d'une licence de diffusion du CRTC, dirigé une station de radio et créé quelques emplois dans le milieu, intervenu auprès du CRTC en  déposant un mémoire, avoir diffusé ma voix et mes idées tant sur AM, FM, radio satellite, internet, télévision hertzienne, câblée, je crois mériter mieux que le dévastateur qualificatif de "troll" lorsqu'en tant que blogueur je m'adresse à un autre blog sur une question qui touche tant la pratique du journalisme que la loyauté envers son pays et ses valeurs.

Si nous étions réducteurs, cela serait appellé un "tweetfight"... Mais c'était plus que ça: Il y avait énoncé, questionnement, arguments, relances... Malheureusement, comme trop souvent au Québec, on a beaucoup de difficulté à gérer la contrariété, énormément de difficulté à reconnaître un tort, ou ses limites.

Comme tout cela se déroule devant témoins, abonnés, le risque est grand pour qu'un intrus s'amène et fasse dérailler une discussion qui cherchait désespérément un point d'équilibre sur 140 minces caractères.

Point de départ: une complaisance envers le poutinisme en 2014 mérite une sévère réprobation publique. Je ne négocie pas cela. Avant de servir un geste de réprobation, je m'assure que ma cible n'a pas seulement erré de bonne foi... je la questionne.

Le monsieur donne dans les gros mots... En réalité, la personne "narcissique" est plutôt celle qui est incapable d'admettre le moindre tort et pose son jugement au-dessus de tout, sans analyse, sans vérification.

45e Nord est un "blog" qui se spécialise dans "l'information militaire" pour le Canada francophone. Son rôle est très utile, il peut apporter un aggloméré de toute l'information militaire dans le monde, au moment où ça chauffe à plusieurs niveaux, à plusieurs endroits.

Au début de leur blog, alors qu'ils n'avaient que très peu d'abonnés twitter, il m'arrivait de "retweeter" leurs publications. Le compte twitter de 45e Nord m'a même une fois remercié des retweets... De rien... quand l'info est pertinente, je la partage.

À la suite de cet entretien regrettable, je suis forcé de constater que les nombreuses fautes dans les articles publiés par 45e Nord ne font pas que traduire un manque de temps, une implication bénévole qui a ses limites (de bonnes excuses, parfois j'en suis coupable)... mais aussi un problème de rigueur, sinon d'honnêteté intellectuelle.

Parce que si on se présente comme étant "informatif", on s'entend que l'opinion serait accessoire, clairement définie à une section... pas dans un titre.

Il y a aussi le fait que l'opinion a ses limites, doit avoir un fondement, elle doit être défendable par des faits, reposer sur des constats raisonnables. En 2014, que la terre soit plate peut continuer d'être une "opinion", mais tout le monde qui a des connaissances qui dépassent celles d'un enfant en CPE saura que cela est une blague.

Je ne m'en cache pas, c'est clair: mon blog en est un de "point de vue". C'est une revue de presse commentée, c'est mon point de vue basé sur mes valeurs et mes connaissances que j'accumule chaque jour, avec une soif quasi-insatiable. L'information y est un outil pour l'opinion. Je campe à l'ouest libéral-conservateur-démocrate, pas pour les noms des partis, mais pour des VALEURS profondes.

Je suis plutôt conservateur, mais un conservateur occidental, le conservatisme du moyen orient me répugne. Celui de la Russie à la sauce nostalgique soviétique me consterne et me fait douter de l'être humain.

Pendant toute l'année 2014, j'ai commenté sur la crise devenue guerre, disons-le franchement, un bain de sang, en Ukraine. Près de 5000 morts en quelques mois dans une agression indigne d'une puissance au Conseil de sécurité des Nations Unies, agression qui fait reculer la diplomatie de 70 ans. J'ai dénoncé des positions prises chez nous, mais souvent inspirées d'un ultra-conservatisme français qui a des teintes de chemises brunes, ça sent Vichy. Avant à la solde du 3e Reich, maintenant sous les brigands mafieux russes.

Or, lorsque je vois un site "d'information militaire" pour le Canada francophone, qui reprend des éléments de la propagande poutiniste, cela m'interpelle. Le Canada est un pays démocratique, membre d'une alliance qui a une sorte de mandat de faire la police dans le monde, avec en tête, de favoriser la démocratie, les libertés individuelles, et de commerce.

Démocratie, libertés des individus, libertés de commerce... Trois piliers de nos sociétés occidentales complètement à l'opposé du modèle russe de Poutine.

Donc, voyant l'opportunité, j'interpelle les éditeurs de 45e Nord, afin de les questionner. En fait, c'était ma 2e tentative, parce qu'un autre titre il y a quelques semaines m'avait laissé perplexe, un texte du même auteur, un certain M. Godbout.

Je suis direct... et je n'ai pas l'intention de me faire berner. Le titre "L’Occident a mis son nez en Ukraine, la Russie pourrait bien remettre le sien en Afghanistan"... J'ai mis des guillemets parce que je le cite, mais dans leur présentation, il n'y a pas de guillemets pour dire qu'ils citent une version qui n'est pas la leur, interpretant des propos, une pensée, de quelqu'un d'autre.

Cela aurait pu être simplement un oubli. Deux petits guillemets dans le titre, tout change: c'est une citation.

Or... que l'Ukraine ait la porte ouverte pour une collaboration avec l'Union Européenne, pour une collaboration à l'OTAN, cela ne regarde pas les russes. S'ils considèrent l'Ukaine comme LEUR zone d'influence qui n'a pas le droit à l'autodétermination, c'est dans leur tête, et cela n'a aucune valeur au plan du droit international, c'est même contraire à tous les principes qui régissent la diplomatie mondiale depuis la fin de la 2e guerre mondiale.

Les principes du commerce mondial impliquent aussi que l'Ukraine a le droit d'acheter ses biens où elle veut selon les lois du marché, et que la Russie n'a pas le droit de faire chanter les nations en jouant sur les prix du gaz qu'elle exporte.

Comme à plusieurs reprises dans l'histoire où des brigands, des hors-la-loi, se sont emparés du pouvoir, un simple profit selon les lois du marché ne suffit pas. On connaît l'OPEP, le cartel des sheiks, il y a le régime russe qui impose des régimes autoritaires dans sa "zone d'influence" qui signent des ententes de complaisance selon les termes dictés par Moscou.

C'était un des problèmes de Ianukovitch, destitué par la révolte Maidan à Kiev... c'était une marionette, un escroc, un vendu à la solde des russes (d'ailleurs il a fui en Russie comme un vaurien), en plus d'être un pilleur de fonds publics ukrainiens.

Cela ne change rien aux thèses exprimées par monsieur Godbout de 45e Nord.

D'abord, on me répond que c'est une citation, un repotage de ce que dit et pense le Kremlin. Mais avec mon approche frondeuse, j'ai déstabilisé mon interlocuteur pour que jaillisse dans une colère le fond de sa pensée, 11 heures plus tard.

C'est mon interprétation: Je ne dis pas que c'est une vérité absolue... mais le gestionnaire de 45e Nord a eu la chance de répondre, et il l'a fait à sa façon... rien pour me rassurer.

Il apparaît clair que pour mon interlocuteur, l'Occident qui offre un partenariat économique à l'Ukraine, c'est "mettre son nez" dans les affaires des Russes. Poussons cette "logique": Qu'en est-il des affaires des ukrainiens? N'ont-ils pas le droit de choisir leurs représentants, leurs partenariats, n'ont-ils pas le droit d'avoir leur diplomatie, de signer des traités selon LEURS intérêts?


Bref historique...

Au cours de l'histoire, même au sein de l'Union Soviétique, l'Ukraine avait son siège à l'ONU, et en est même un membre fondateur. Déjà, il s'agit d'une reconnaissance internationale d'une indépendance qui dans les faits n'existe pas. L'Union Soviétique va profiter de cet imbroglio pour avoir un vote de plus à l'assemblée générale.

L'indépendance de l'Ukraine se doit être factice au profit de Moscou. C'était le cas avant la chute de l'URSS, cela le demeure après, lorsque Moscou contrôle les marionettes de Kiev comme Vladimir Ianoukovitch destitué dans la disgrâce au début de l'année, et lorsque Moscou corrompt et fabrique des oligarques locaux qui prennent un pourcentage sur les importations de gaz. Le peuple déjà pauvre se fait alors lessiver une fois de plus.

Avant 1945, les décisions de Staline allaient jusqu'à faire entourer les villages ukrainiens qui résistaient à la collectivisation des terres, saisir leur production, faire durer le siège pour que les villageois meurent de faim. La Russie aujourd'hui ne reconnaît toujours pas l'holodomor, le génocide par la faim. Pourquoi? Parce que la Russie dit qu'elle n'est pas l'héritière de l'Union Soviétique, que l'Union Soviétique n'existe plus comme entité. 

Mais pour rétablir sa zone d'influence, Moscou se réclâme l'héritière de l'Union Soviétique. Lorsqu'il est question de saisir des territoires en Géorgie, en Moldavie, en Ukraine, les bases militaires... La Russie se réclâme héritière de l'Union Soviétique.

Surtout, pour garder le siège au Conseil de sécurité... Là, la Russie se dit héritière de l'Union Soviétique.

Encore, voilà des incorrigibles menteurs, fumistes, imposteurs... ils réclâment les héritages, mais ne veulent pas payer les factures.

C'est comme pour le "séparatisme"... À l'intérieur de la fédération russe, il est sévèrement réprimé (près de 360 000 morts dans 2 guerres en Tchetchénie 1994 et 1999)... mais en Ukraine, il est directement encouragé par le Kremlin. Tout comme le séparatisme de Transnistrie (Moldavie), d'Abkhazie et d'Ossétie (Géorgie).

Ces doubles discours clownesques sont permis en grande partie par le corruption des idées à l'ouest, et la corruption financière, celle qui souhaite prendre une part du gâteau de l'argent sale russe, en plus d'une volonté diplomateuse bête de donner une impression de paix et de stabilité: on veut faire notre camp de scouts sans armes dans une forêt d'ours.

Que M. Godbout de 45e Nord soit incapable de reconnaître une erreur dans son titre est une chose, mais en attendant, je serai forcé de me désabonner de cet outil d'information, et chercher d'autres sources. En attendant une meilleure attitude de leur part, je suis contraint de penser qu'il s'y trouve un biais pro-Poutine, du moins, une énorme complaisance.



Si je me trompe, ils peuvent répondre, je leur laisserai la réplique. J'apprécierais encore plus un plaidoyer sincère en faveur des valeurs défendues, trop mollement à mon avis, par les puissances de l'OTAN. Enfin, j'espère toujours m'être trompé.



mercredi 3 décembre 2014

La "communauté" Facebook gérée par des idiots à Hyderabad en Inde

Depuis l'été dernier, la gestion de la "communauté Facebook" selon les "standards" établis par Facebook s'est complètement détraquée, interprétée par des zombies.

Des demeurés du tiers monde fanatique religieux se sont vus confier la gestion des opinions sur Facebook. C'est eux qui décident, sans appel.

Il apparait désormais risqué de publier quoi que ce soit de "sensible" sur la question de la prolifération de l'idéologie islamiste dans un monde qui est de plus en plus inquiétant sur la question de la liberté d'expression 13 ans après le 11 septembre 2001. Voici maintenant "l'état islamique" version 2.0 à l'oeuvre.

Voici l'image qui m'a servi d'entête à la page Facebook "Brouilleur d'Ondes" pendant 3 jours... Que pensez-vous de l'image a justifié le signalement et l'examen? La tête du calife? Gabriel Nadeau Dubois? La colère de Poutine? La feuille de pot sur le chandail de Justin? Toutes ces réponses?

Voici ce que j'avais sue l'écran de mon téléphone ce matin, aucune autre explication, aucune possibilité d'appel de cette décision ridicule.

La semaine dernière, le journaliste canadien Tarek Fatah a été "barré" deux ou trois fois pour la publication d'une image humoristique de Homer Simpson tenant la tête de son voisin "Flanders", affirmant à Marge qu'il s'est converti à l'islam.

Ce n'était pas politiquement correct... mais depuis quand que le politiquement correct doit s'élever en dictat?

Tout ce qui déplait à un islamiste devient possiblement sujet à la censure. Votre compte se retrouve en "punition" de publication pendant un temps donné, on le vandalise.

Tarek Fatah dénonce depuis qu'il connaît à répétition des problèmes avec ses publications, que Facebook ait confié la gestion de sa sécurité à des sympathisans islamistes dans le fief reconnu de Hyderabad en Inde, au beau milieu de bidonvilles. Lui est assez sur la ligne de front, dénonçant continuellement les violences islamistes dans son pays d'origine le Pakistan, l'ancienne partie de l'Inde qui n'a pas voulu demeurer avec le reste parce qu'un dieu est "meilleur" que les autres, et que le "vivre ensemble" est toujours difficile avec les religions plus exhaltées.



Tarek Fatah a été suspendu à plusieurs reprises dans la même semaine (27 au 31 novembre2014) pour avoir partagé cette image humoristique (vous saviez pas, rire est un péché... imaginez, rire des croyances des idiots).
Voilà une dérive évidente de la mondialisation à la recherche de main d'oeuvre à rabais qui n'a pas été à l'école de la liberté et du discernement. Nous perdons le contrôle de nos publications parce que pour sauver quelques sous, c'est géré par des arrièrés.

Et pourtant, le créateur de Facebook... n'est-il pas juif?

Cela s'inscrit dans une suite où des gens ont été menacés de mort, des ambassades ont été incendiées suite à la publications de caricatures visant Mahomet et l'islam en 2005. Les islamistes du monde ont décrété que les occidentaux n'aveient plus droit à leur liberté de caricaturer certains personnages, d'évoquer certaines réalités... Certains ont reculé poliment, voulant respecter les volontés de la dictature du respect des croyances (jusqu'aux plus insolites), d'autres se sont opposés.

Nous sommes forcés de reconnaître que 9 ans plus tard, nous avons reculé davantage. La censure s'adresse maintenant pas seulement aux revues satiriques européennes, aux quotidiens... mais à tout le monde sur les médias sociaux, partout dans le monde.

Une autre technique d'intimidation des censeurs, pour des commentaires émis dans des fils de discussion, est de faire "sauter" les comptes de ceux qui parlent trop. Ils "signalent" les auteurs aux amis d'Hyderabad, et quelqu'un là-bas clique sur quelque chose, l'option "ce n'est pas un vrai compte, veuillez confirmer votre identité en nous faisant parvenir une confirmation, soit une photographie de vos cartes d'identités".

Franchement, avez-vous l'intention de vous soumettre à ça? Envoyer votre identité, copie de carte avec photo, copie de PASSEPORT numérisée, à un imbécile d'un pays pourri, à une époque où le vol d'identité fait des ravages, et la fraude internationale par le crime organisé posent des problèmes difficiles à résoudre? JAMAIS!

En fait... le monde 2.0 serait meilleur si les pays douteux étaient tout simplement débranchés.

Si le fil était coupé à la Côte d'Ivoire, le Nigeria, le Pakistan, la Russie... Faute de justement, de RESPECTER DE VÉRITABLES STANDARDS à la hauteur de ce que peuvent s'attendre les sociétés modernes de droit, PAS d'abaisser le monde à leur bas niveau sociétal.

Tu ne fais pas arrêter ceux qui extorquent en faisant chanter sur internet des idiots qui se masturbent devant leur webcam? Tu n'enquête pas sur le groupe criminel qui fait du hameçonnage, ou ceux qui font miroiter un héritage d'un prince, ou encore, une belle jeune femme exotique prête à être mariée? On vous coupe l'internet! Vous serez rebranchés lorsque vous aurez atteint un certain niveau de développement!

Dans ce combat contre les puissances obscures représentant un déclin des libertés civiles, vous pensiez que vous pouviez compter sur l'aide des pirates héros anonymes du web "Anonymous"? ERREUR! Ils font partie du problème... Lorsque vous émettez des propos anti-carrés rouges, ou contre le traître Edward Snowden, et même des caricatures du genre que celles que Tarek Fatah a publié, ceux qui se prétendent "Anonymous" sont les rouages mêmes du système de dénonciation.

La police de la rectitude.

Ils prétendent combattre pour les libertés du web, mais sont des alliés des censeurs d'Hyderabad.

Ça va très mal! Facebook doit absolument revoir son "staff" à Hyderabad et confier la sécurité et la gestion des abus à des personnes FIABLES, qui ont un jugement au standard occidental.

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