dimanche 24 mai 2015

Le fabulateur François Bugingo est nu

Le voile est levé sur les mensonges nombreux de François Bugingo: En fait toute sa carrière repose sur des mensonges selon une enquête réalisée par La Presse.

Une petite recherche permet de voir que tous les médias ou presque du Québec, sont éclaboussés, à un niveau qui redéfinit le "journalisme fabulatoire", à l'échelle mondiale. Le New York Times, le Washington Post, Paris Match ont été victimes de scandales de reportages inventés.

François Bugingo, il y a quelques mois à peine, dénonçait Fox News dans son blog du Journal de Montréal le 19 janvier dernier parlant de «grave délit de mensonge ou de fabulation » commis par Fox News, et de « devoir professionnel et éthique » des médias et journalistes de dénoncer... « Il en va de notre crédibilité auprès du public », avant de conclure « Dans les guerres et autres tragédies du monde, la vérité est la première victime, a-t-on souvent dit. Il serait dramatique que ceux qui se disent défenseurs de cette vérité (et Dieu sait si nombre de nos collègues sont morts en recherchant la vérité) contribuent à son enterrement. »

Le voici à Tout le monde en parle, 20 jours avant la fin de sa carrière, le 3 mai dernier:




Le gars est un beau parleur de niveau olympique... il connaissait ses sujets pour en inventer autant sur ses voyages qu'il n'avait pas fait... Il avait un talent certain qui dépassait celui de mentir. Il semble qu'il était affecté de quelque chose qui l'empêchait d'utiliser ses talents à autre chose, comme quelque chose de compulsif. Francois Bugingo aurait fait surement un bon journaliste s'il n'avait pas été avant tout et par dessus tout un fumiste. Peut-être qu'il lui reste à utiliser ce qu'il a pour écrire des romans sous un pseudonyme, car lui, est brulé de Montréal à Paris. Une fois les emplois obtenu sur un faux CV, il n'a pas été capable d'arrêter de mentir, probablement en y trouvant un plaisir. Ses employeurs à partir de Télé-Québec, à Radio-Canada, jusqu'à TVA et le Journal de Montréal sont tous éclaboussés, et le public peut se demander ce qu'il y avait de vrai dans tout ce qu'il a fait. L'enquête démontre qu'il y en avait que très peu.

En 2013, François Bugingo avait traité les pro-charte du Québec de nazis, tout en dénonçant des "dérives" dans une composition à la fois mielleuse, comme d'habitude, mais comportant de la broche... Il écrit de son blogue directement à la première ministre Marois:
De toute ma vie, j’ai combattu l’extrémisme et le radicalisme avec la conviction que ce n’était là ni un projet intelligent ou stratégiquement construit, ni un plan de vie sociale souhaitée par la majorité des membres des communautés auxquelles ces jusqu’au-boutistes appartiennent.
Aujourd'hui on sait que son combat... était un mensonge pompeux.
Méfiez-vous des uniformes et de la consanguinité, tous les scientifiques vous diront que la différence enrichit, stimule et fait progresser. Et si on passe notre temps à dénoncer l’obscurantisme taliban ou le conservatisme saoudien, on ne s’honore pas à le combattre par une imitation renversée.
Talibans, Arabie Saoudite... et un Québec sans voile... apparentés dans la consanguinité. La burqa et le tchador... une différence qui "enrichi".
Vieux discours éculé d’un alter-mondialisme dépassé, crieront certains. Peut-être. Mais ils ne vous diront pas que leur discours d’un nationalisme de rejet n’a rien de neuf et porte les mêmes senteurs nauséabondes des décennies 30 et 40 dramatiques. 
On s'en souvient de ce François Bugingo. Pour moi, les feux rouges à sont sujet ont allumé là, le 29 décembre 2013.

Donc, lorsque je vois Bugingo tomber le 23 mai 2015, 17 mois plus tard, je me réjouis. François Bugingo m'a attaqué, comme près de deux québécois sur trois, du haut d'un piedestal en bois pourri peinturé en or, et il en est tombé.

Aujourd'hui le "journaliste" est nu et tout le monde le sait.

Au fait... François est-il bel et bien né au Congo? Est-ce une histoire d'un gars qui romance son parcours de Kisangani, anciennement Stanleyville ou Stanleystad, au Zaïre, devenu République démocratique du Congo en 1997... à la chute et la mort de Mobutu... année de l'arrivée de François au Québec, jusqu'au plateau de Tout le monde en parle à Montréal? Et qu'a-t-il écrit dans sa demande d'immigration au Canada dans les années quatre-ving dix? Probablement que "dieu sait", comme il l'écrivait...

A beau mentir...


***

Archives du blog