samedi 18 juillet 2015

Le délire à la grecque de notre gauche irresponsable

Que ce soit à RDI économie, au téléjournal, dans les quotidiens plus à gauche (que les autres) du Québec, tous les fidèles du mythe de l'état providence contre toute rigueur et austérité, de nouvelles fables émergent...

Voici le héros grec de la gauche internationale qui a besoin d'argent après avoir siphonné l'Union Européenne: il va quêter à 
Moscou le dictateur russe de la république de Poutinia, Vladimir Poutine (Avril 2015). Le collet de sa chemise cache les trous laissés par les crocs. Démocratie?

La mythologie grecque doit survivre à l'épreuve de la réalité

La Grèce ne serait pas vraiment, ou pas du tout responsable de son fiasco. Ce serait une sorte de complot des banques et des financiers. La Grèce n'aurait pas tant dépensé tant que ça l'argent qu'elle n'a jamais eue. La Grèce serait une victime de l'Europe... qui pourtant lui prête encore de l'argent alors qu'elle n'est pas du tout solvable.

Imaginez un monde où personne n'a à payer ses dettes.

Imaginez un monde où on prête à tous les insolvables encore plus d'argent qu'ils n'ont pas à rembourser...

Imaginez un monde où le travail n'est pas nécessaire, où la production est facultative...

Et... imagines ce monde, où personne ne manquerait de rien... car on y a banni la rigueur aux finances du gouvernement.

Ça prendrait beaucoup de bénévoles... ça prendrait des pluies régulières de pains et de poisson comme dans la bible... Reste qu'on pourra aussi manger des sauterelles pour "sauver la planète"...

N'empêche que ce que l'on y voit dans cette idéologie anti-rigoureuse tant au point de la responsabilité collective, individuelle des citoyens de la collectivité, qu'au plan de l'intellect... c'est une sorte d'évasion de la réalité.

Après l'évasion fiscale... l'évasion du monde réel doit survenir pour rester sur le même nuage de temps emprunté.

Parce que dans ce monde que l'on doit imaginer... On fait aussi comme les grecs... On ne paie pas ses impôts.

Il n'y a aucun régime esclavagiste dans l'histoire qui a eu autant d'esclaves à son service, ou de robots pas encore inventés, pour subvenir aux besoins de ce monde imaginaire grec, de citoyenneté ou par solidarité... Il y a de ces grecs d'outre-mer qui n'ont jamais mis les pieds en Grèce, incapables de nommer une 2e ville de ce pays, qui ne veulent que continuer à recevoir du "pain béni" pour faire de l'art narcissiquement en toute oisivité sur le plateau Mont Royal.

Les amis, dans un monde qui comptera 8 milliards d'êtres humains, ne rien produire d'utile, ne donner aucun service utile... est mal. Espérer être payé, logé, nourri, que pour exister... comme si on était invalide, c'est une sorte de crime contre l'humanité. Ce n'est bien sûr pas comme tuer et enterrer des gens dans une fosse, mais c'est ne pas contribuer à ce que l'économie mondiale puisse subvenir aux besoins essentiels de tous.

Les gens ne se soignent pas, ne sont pas nourris, ne sont pas logés, habillés, pour rien. Quelqu'un, quelque part doit faire un effort.

Que le service soit donné par l'état ou l'entreprise privée... des gens doivent être payés pour ça... et les syndicats de la fonction publique nous le rappellent constamment.

Mettre la faute sur des complots tirés par les cheveux pour éviter le problème de TA paresse, ton rêve d'un monde d'abondance qui n'existe pas, est une preuve de ta complicité à parasiter le monde plutôt que d'y contribuer.

Notez aussi que ces corniauds ont de la difficulté avec la cohérence, la logique, la chronologie, la causalité: Ils disent tous en choeur que l'austérité a plongé la Grèce en crise, alors que les réformes, coupures, ont été décidées d'abord parce que les finances de la Grèce étaient en crise. Ce n'est pas l'austérité qui a causé la crise, mais bien l'absence de rigueur sur une longue période qui a imposé de fait une austérité. Le monde réel est très différent de celui qu'ils se servent pour leur pauvre analyse... La réalité est "réarrangée" de manière à s'arrimer à la conclusion que l'on a choisi: Allergie à la rigueur sous toutes ses formes. 

Extorsion en commun

Jamais assez
La pensée par le souhait, ou en bon français, "wishful thinking", est cette façon de voir le monde à travers les lunettes déformantes de nos désirs. Donc, par exemple, en tant qu'employé de l'état, vu que tu veux un spa dans ta cour, tu veux que le gouvernement ne soit pas austère, et qu'il te donne l'augmentation que tu crois mériter... peut-importe les impacts sur le reste de la société. So-so-so solidarité! Si le méchant gouvernement austère ne te donne pas ce que tu veux, tu entreprendras des moyens de pression, faire la grève, tu refuseras de donner les services pour lequel le gouvernement te paie... tu feras du mal aux patients du système de santé en les faisant attendre davantage, tu refuseras d'instruire les élèves pour qui tu dis vouloir donner le meilleur... et tu bloqueras le chemin sur la route à ceux qui doivent aller travailler au privé pour payer les impôts qui servent à payer ton relatif très bon niveau de vie auquel tu réponds avec ingratitude.

Et bien sûr, ils comparent leur sort à celui des pauvres grecs... Ce qui est une insulte aux grecs qui subissent une réelle crise.


Je parlais de Radio-Canada au début de ce texte... qui est toujours en faveur des fronts communs et qui pleure l'austérité grecque... parce qu'eux-mêmes sont des employés de l'état, avec le privillège de détourner l'antenne financée par le public pour leur agenda personnel. Vous savez ce qu'ils ont fait de la télé publique en Grèce? Ils l'ont complètement fermée pendant deux ans... La gauche de Tsipras nouvellement élue l'a réouverte, pas parce qu'elle en avait les moyens... mais parce qu'elle n'avait pas les moyens de se priver de la propagande. 

Est-ce que mon discours tient de l'idéologie libertarienne? Non... Contrairement à la majorité de ceux que j'ai lu d'un bord où l'autre, émotifs, parfois complètement en délire, j'essaie de faire la part des choses. Je ne suis pas contre toute intervention de l'état: Je suis pour que l'état dépense ce qu'il peut dépenser, pour qu'il n'endette pas les générations futures avec des dépenses frivoles, ou l'achat de votes par "cadeaux de grec".

Le crime de Gaëtan Frigon

De la part des mythomanes grecs contre l'austérité soft à la québécoise, Gaëtan Frigon a commis un crime: Il a cité un texte de blogue dans une lettre ouverte publiée dans La Presse. La Presse l'a lâchement laissé tomber, lui qui n'a pas besoin d'écrire ses pensées pour gagner sa vie, sur le prétexte qu'il ne citait pas ses sources, tel un "vrai" journaliste devrait le faire. L'affaire, c'est que son texte jouait plutôt dans l'opinion, rien ne permettait d'en douter. L'affaire, c'est qu'on ne s'est jamais aussi donné la peine de citer une fausseté, de rectifier un fait qu'il rapportait. On s'est contenté de dire que le texte n'aurait pas du être publié de cette façon, on l'a effacé du site, et on a même ajouté que M. Frigon ne collaborera plus.

Tout a été assez expéditif...

Texte retiré de Gaëtan Frigon: Aucun des points n'a ouvertement été corrigé ou
dénoncé: On a seulement retiré le texte et discrédité l'auteur.
LA PRESSE 7 Juillet 2015
Publication en référence - Liberté d'information (cliquer pour agrandir)
La toile de merde 2,0 du dépotoir québécois de twitter a même comparé Gaëtan Frigon au fumiste qui s'inventait des reportages François Bugingo.

Comme si d'avoir publié des histoires sur les dépenses folles de l'état grec, que ces histoires aient été amplifiées dans un jeu du téléphone arabe, que ses sources n'aient pas été citées ou identifiées, ne se rapprochent en rien des histoires de reportages inventés de Bugingo 

Vous aurez compris que le crime de Gaëtan Frigon en est un d'opinion. En gros, ce qu'il disait, c'est que les problèmes de la Grèce aujourd'hui viennent des décisions que l'état grec a pris. En gros, on a préféré tout jeter ce qu'il disait, même de le censurer, ensuite de le discréditer comme étant une sorte de fraudeur, plutôt que d'accepter que son opinion ne soit publiée ouvertement.

Vous lisez le Journal de Montréal? Vous y trouvez Richard Martineau... souvent lui aussi victime de cyber-bullying, lorsque ce n'est pas en prime une manifestation devant sa maison en plein "printemps érable". Lui aussi a noté l'extravagance des dépenses de l'état grec, lui aussi a défendu la rigueur dans les finances à laquelle notre état doit se plier... Une rigueur maintenant pour éviter plus d'austérité plus tard.

Pour Martineau, ou son journal entier, encore on rejette entièrement ce qui ne fait pas notre affaire, ce qui ne cadre pas dans notre mythologie d'abondance qui doit servir au bout de la ligne nos intérêts personnels. Parce qu'il n'a pas la bonne opinion, il ne devrait pas être autorisé à commenter en public. Notez sur Facebook ceux qui harcelent, insultent, même menacent... dans leur profil personnel, ceux qui ne cachent pas tout de leurs infos, on reconnaît l'intérêt personnel de la dépense de l'état: Subventions aux arts, pensions liberté 50, augmentations déraisonnables à verser à la fonction publique.

Après, ils parleront de "solidarité": Payez et je recevrai, votez et je déciderai.

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